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mardi 16 août 2022

Fiche historique, les châteaux. Asnières-sur-Seine














Jouxtant la Seine au nord-ouest de Paris, emmailloter en proche banlieue à deux pas de la capitale, au nord-est des Hauts-de-Seine entre La Défense et Saint-Denis, Asnières c'est développée sur d' anciens bras marécageux de la Seine qui ont été asséchés et partiellement remblayés à la fin du XIXe siècle.  

Ce magnifique château d’Asnières est une œuvre significative et typique du XVIIIe siècle, il témoigne des ambitions artistiques de Marc-René d'Argenson, marquis de Voyer.











Dénomination : Château

Localisation :  Asnières-sur-Seine, 92 600
Département des Hauts-de-Seine.

Région : Ile-de-France

Année de construction: XVIIIe siècle



Le château d’Asnières est une œuvre significative et typique du XVIIIe siècle ; la chambre du marquis en conserve ses caractéristiques et les deux escaliers principaux sont dotés de très belles rampes en ferronnerie de cette époque.
Le logis actuel fut érigé à l'emplacement d'une première demeure de "plan massé" construite à la fin du XVIIe siècle par Antoine Lemoyne, prêtre docteur en Sorbonne. Il avait appartenu sous la Régence à la célèbre marquise de Parabère, maîtresse du Régent qui venait souvent la visiter là. Le château d'Asnières, joint aux écuries situées au bout du domaine, d'une capacité de 120 chevaux et dénommées "entrepôt général des haras d'Asnières", constituait au milieu du XVIIIe siècle, l'un des plus beaux domaines des environs de Paris. Les chevaux étaient dressés avant d'être répartis dans les différents haras du royaume. "L'entrepôt" était relié au château par une vaste allée bordée de part et d'autre d'une triple rangée d'arbres afin de marquer la magnificence du lieu. 

Quand le marquis de Voyer – Maréchal des Camps et Armées du Roi, entre autres titres – est nommé directeur général des Haras de France, il se doit d’abriter les meilleurs éléments de la race chevaline, dont la reproduction doit répondre aux demandes incessantes de l’armée. Son domaine s’étirant de l’actuel pont de Clichy à celui d’Asnières, comprend divers jardins, de grandes écuries et un manège à ciel ouvert. En 1769, le marquis, endetté, se sépare du château déjà dépouillé de ses meubles.


L'architecture:

L'architecte avait exploité là un motif employé par son arrière-arrière-grand-oncle François Mansart à Maisons-Laffitte. Du côté du château, cette allée desservait une avant-cour menant à la cour principale. Au fond, se trouvait l'aile en retour du château détruite au début du XIXe siècle. En retour de cette aile, était construit le pavillon abritant le petit théâtre du château, également démoli. Lors des travaux, on découvrit des sépultures attribuables à l’Antiquité tardive. Derrière cette aile et celle sur jardin encore visible, se trouvait une arrière-cour faisant office de basse-cour qui ouvrait sur la place du village.

Le centre des ailes était marqué par un avant-corps, à pans coupés sur la cour, à pans convexes sur jardin. Ce dernier était coiffé du buste du Roi avec un monogramme du marquis au-dessous afin de rappeler la vocation royale de ce domaine dévolu aux Haras. Certains courtisans viendront ainsi faire croire que le château d'Asnières était une nouvelle résidence royale bâtie sous le nom du marquis. Élevé sur deux niveaux et coiffé d'une couverture "à l'Italienne" avec garde-corps continu, le château évoquait par son plan en Z le Grand Trianon de Jules Hardouin-Mansart, aïeul de Mansart de Sagonne. Il témoigne des ambitions artistiques de Marc-René d'Argenson, marquis de Voyer, qui sut rassembler là parmi les meilleurs artistes et artisans de son temps : Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne pour l'architecture, Nicolas Pineau pour les ornements, Guillaume II Coustou pour la sculpture, les Brunetti et Jean-Baptiste Marie Pierre pour la peinture, Jacques Caffieri pour les bronzes dorés. 

La notoriété du château s'accrut au XVIIIe siècle avec la présence du collectionneur et graveur Claude-Henri Watelet, puis du fameux banquier génevois Thélusson, futur client de l'architecte Claude Nicolas Ledoux.



Depuis, plusieurs propriétaires se sont succédé dont Jean-Baptiste Duchesnay qui devient, en 1836, maire d’Asnières et… châtelain ! Le château sera ensuite utilisé comme bâtiment scolaire (École Ozanam) de 1897 à 1913, puis comme institution pour jeunes filles, Institution Sainte-Agnès, de 1913 à 1975.






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