Espace exposition

mardi 30 août 2022

Fiche historique, les châteaux. Le Plessis-Brion


















Village rural de 1400 habitants située au nord-est du département en proche lisière de la forêt domaniale de Laigue (1 500 ha), sur la rive gauche de l'Oise, Le Plessis se trouve cerné par la forêt domaniale de Laigue créée par Philippe Auguste à deux pas de Compiègne et de Noyon plus en haut au nord-est. 

Le Plessis-Brion fut une forteresse, puis au fil du temps une maison de plaisance dès le XVIe siècle façonnée de briques figurant des damiers à losanges, de hautes fenêtres et de grosses tours d’angle cernant cette bâtisse exceptionnellement belle, etc... 

 







Dénomination : Château

Localisation :  Le Plessis-Brion, 60 150
Département de l'Oise.

Région : Hauts-de-France

Année de construction: 



Au moyen-âge, Le Plessis fut une forteresse contrôlant le passage de l'Oise, le château actuel a été construit sur les fondations du précédent, par l'un des grands maîtres de l'artillerie sous François Ier. "Plessis" exprime une enceinte fortifiée constituée de pieux, cette forteresse perdure depuis l'ère mérovingienne et surement dès l'époque gallo-romaine. 

Au fil du temps, le château se substitue en maison de plaisance dès le XVIe siècle, il exprime sa forte architecture féodale qui est vu sur sa façade avec ses deux grosses tours entre autre, dans les caves de style gothique et dans les parties les plus anciennes du château. Le style Renaissance a pris le dessus, il est le seul château de ce style dans le département de l'Oise et est inscrit parmi les plus beaux châteaux de Picardie.

L’ensemble de l’édifice est entouré de fossés. Les surfaces extérieures sont composées de briques figurant des damiers à losanges, les hautes fenêtres sont encadrées de pierre blanche contrastant avec le rouge de la brique, les tours d’angle sont à toiture en cône et tronc de cône couverte d’ardoises, quant au corps de logis il est à toit pentu recouvert de même. La partie occidentale de l’édifice est ceinte, à la hauteur du premier étage, d’une corniche en pierre de taille appelée « cordon royal » et qui signifiait que le propriétaire du château avait un degré de noblesse suffisant pour y recevoir le Roi de France. La partie haute des tours est garnie de mâchicoulis décoratifs, héritage de l’époque moyenâgeuse.

La porte d’entrée en anse de panier, s’encadre de pilastres sculptés en saillie, elle est surmontée d’un bandeau décoré d’un heaume à panache et de la coquille de Saint-Jacques de Compostelle. L’escalier à vis, au pas à gauche, est construit en hors-d’œuvre dans une tourelle à section polygonale.

Sur le pignon nord existait autrefois une fenêtre-lucarne dont la partie inférieure, qui seule subsiste encore, est gothique. Sur le pignon sud, au contraire, ce qui reste de la même fenêtre est dans le plus pur style Renaissance. On y distingue un médaillon orné d’une tête de femme.
Au sud, l’accès principal au château se fait à l’extrémité d’une belle avenue par un portail monumental en pierre datant du XVIe siècle. Une avant-cour précède la cour d’honneur. L’entrée d’honneur, quant à elle, date de l’époque Louis XV, c’est une grille de fer forgé située au carrefour des routes départementales D 15 et D 66. Les jardins sont « à l’anglaise », ils ont été remodelés à la fin du XIXe siècle.

Le Plessis-Brion a appartenu au IXe siècle au comte de Noyon puis fut, au milieu du siècle suivant, en la possession de Bernard II, comte de Senlis.

En 1186 les terres du Plessis et la forteresse font partie du domaine royal de Philippe Auguste (1165-1223) qui l’inféoda au seigneur de Thourotte la localité voisine.

Lire la suite sur le site wikipédia de la ville 






La ville

https://fr.wikipedia.org

https://www.leplessisbrion.com/



Les places fortes entourant l'Ile-de-France 

 Châteaux, château-fort, donjons 

Le monde des châteaux 



vendredi 26 août 2022

Fiche historique, les édifices. Esmans

 













Fiche N° 5









Ferme fortifiée-château



Entourée de champs cultivables visible à perte de vue s'en allant flirter avec Nemours plus loin vers le sud-ouest et la porte de l'Yonne de l'autre coté, Esmans, du haut de ses 80 mètres encrés sur un plateau qui domine la région, est apparue très tôt et s'est développée jusqu'à accueillir une forteresse. La commune se trouve au sud sud-est du département de la Seine-et-Marne proche de Fontainebleau, Melun. .









Localisation : 77 940 Esmans 
département de la Seine-et-Marne

Région : Ile-de-France  




 La présence d'un aqueduc souterrain, découvert après des fouilles archéologiques en juin 1960, fait remonter l'existence de la commune d'Esmans à l'époque gallo-romaine. Le nom d'Esmans est cité une première fois dans l'histoire anonyme de la translation du corps de Saint-Germain en leur église, sous le règne de Pépin le Bref. Un premier château, à la fois prieuré et habitation seigneuriale, est construit au VIIIe siècle. Ce manoir du VIIIe siècle ou plutôt le prieuré qui sert d'habitation seigneuriale ne permet pas aux abbés de se défendre contre les ravages du Moyen Âge. Les invasions normandes rendent encore plus nécessaire la création d'un fief militaire. C'est donc vers le XIIIe siècle que ce château est bâti, massive forteresse féodale à la forme d'un vaste parallélogramme flanqué d'une grosse tour en saillie aux quatre angles. Deux tours défendent l'unique et étroite entrée, précédée d'un pont jeté sur le fossé rempli d'eau. Les ouvertures où passent les chaînes servant au pont-levis sont encore visibles tout comme les rainures où glisse verticalement la herse de fer.
Le château datant du XVe siècle est une ancienne ferme massive, véritable forteresse féodale flanquée d'une grosse tour en saillie aux quatre angles dont deux subsistent.

Depuis les invasions normandes, le château devient une forteresse féodale massive. 

 Nul doute que Briçonnet ait cherché à améliorer cet ensemble comme il l'a fait au palais épiscopal de Meaux. Les modifications architecturales apportées pour le fonctionnement du centre d'exploitation agricole actuel, notamment une entrée transférée, ne permettant pas de percevoir au premier coup d'œil les dispositions de la construction au début du XVIe siècle. Mais une étude attentive de celle-ci nous aiderait à en avoir une meilleure connaissance, en particulier de l'ancienne façade, à l'Ouest, encore imposante. C'est dans sa résidence d'Esmans que Guillaume Briçonnet passe ses derniers moments. Il y rédige in extremis son testament, le 21 janvier 1534, y faisant choix du lieu de sa sépulture suivant qu'il décédera à Esmans, à Meaux ou à Saint-Germain. Il ajoute deux codicilles les 22 et 23 janvier. Dans ce dernier, il est stipulé : « Item, ordonne que maistre Jean Segard, son receveur d'Aismans, lequel il croist estre homme de bien, en la reddition de ses comptes et autres entremises qu'il a eu audit Aismans, soit doucement traicté». La finale du testament nous fait connaître les personnes dont il a fait choix pour l'entourer au moment de quitter ce monde: «Faict ès presences de noble et sage messire Anthoine Bohyer, sieur de Sainct Cyergue et de Che- nonceaux, General de France; maistre Jean Desjardin, Docteur en medecine demeurant à Paris; Jean Parisé, prestre, vicaire de l'eglise paroissiale d'Aismans et notaire en la Cour de Sens; Jacques Herault, chanoine de Meaux; Anthoine Martin, prestre ; Pierre Fourcroy et Jean Segard et autres... ».







La Ville


Esmans, l'abbaye et la ville
https://gallica.bnf.fr

Des images



*


Les places fortes entourant l'Ile-de-France

Châteaux, château-fort, donjons
http://unchemindeliledefrance.blogspot.fr















mercredi 24 août 2022

Fiche historique, les château-fort. Asnières-sur-Oise

 















Fiche historique N°IV




۩   Le Château de la reine Blanche, à Asnières-sur-Oise

Village du Val d'Oise flirtant avec le département de l'Oise au nord et à l'est, Asnières-sur-Oise est emmaillotée en grande banlieue au nord-est du Val d'Oise proche de Chantilly plus au nord et se situe au carrefour de la vallée de l'Oise et de l'Ysieux, enserré par les forêts de Chantilly et de Carnelle. 










Dénomination : Château-Fort puis château

Localisation :   95 270, Asnières-sur-Oise
département du Val d'Oise

Région : Ile-de-France




Le château de la Reine Blanche (nommé ainsi d'après Blanche de Castille), rue des Auges, a été initialement un domaine royal muni d'une forteresse en son centre, dont les origines ne sont pas trop connues.

 La configuration des bâtiments est connue par le cadastre de 1742, elle se définissait par de larges fossés d'eau qui entouraient le château pour faciliter sa défense, le château par lui-même avait la forme d'un fer à cheval oblong, il était protégé d'une enceinte "armée" de neuf tours semi-circulaires dont une seule a été conservé. Un donjon venait se greffer et constituait l'entrée du château et de la façade principale. La porte d'entrée était flanqué de deux grosses tours, l'on peut s'imaginer qu'elles formaient un châtelet, l'une des deux subsiste partiellement, mais a perdu son apparence d'origine. L'enceinte mesurait 2.80m d'épaisseur et était probablement munie d'un chemin de ronde. 

 Le château dominait une plaine dont il devait assurer la défense du port aux Anglais jusqu'au versant nord de la forêt de Carnelle, où un ouvrage militaire connu comme la motte du parc à une distance de deux kilomètres environ devait à son tour renforcer la protection du château. 
Saint-Louis y séjourna fréquemment avec sa mère Blanche de Castille, en raison de la richesse en gibier de la forêt de Carnelle toute proche et pour la proximité d'avec l'abbaye de Royaumont qu'il affectionnait.


D'après le plan cadastral d'Asnières, on peut déduire que le nombre d'habitants était très important en 1260 au village, les quartiers étaient très diversifiés, le château, lui, porte depuis le XIIIe siècle le nom de la Reine Blanche. Des monnaies découvertes portent la date de 901 et montrent que le château est antérieur de plusieurs siècles à Saint-Louis.




Les places fortes entourant l'Ile-de-France

Châteaux, château-fort, donjons











mardi 23 août 2022

Fiche historique, les châteaux. Asnières-sur-Oise














Village rural construit autour de l'Abbaye Royale de Royaumont au carrefour de la vallée de l'Oise et de l'Ysieux, flanqué des forêts de Chantilly et de Carnelle en Île de France, jouxtant l'Oise au nord, Asnières-sur-Oise est emmaillotée en grande banlieue au nord-est du Val d'Oise proche de Chantilly plus au nord. Le village vit sa place forte au moyen-âge, puis des châteaux dont celui de La Reine Blanche.  

 







Dénomination : Château

Localisation :  Asnières-sur-Oise, 95 270
Département du Val d'Oise.

Région : Ile-de-France

Année de construction: 



Le château de la Reine Blanche (nommé ainsi d'après Blanche de Castille), rue des Auges, qui a été initialement un domaine royal avec une forteresse en son centre, dont les origines se perdent dans le temps. Cette forteresse était munie de neuf tours, de fossés, d'une enceinte et d'un donjon. Saint-Louis y séjourna plusieurs fois en raison du gibier.
La configuration des bâtiments est connue par le cadastre de 1742.

Par la suite, le château est vendu par le roi en 1763. À la suite de sa vente comme bien national à la Révolution, il devient la propriété de M. Coulon, fileur de coton, puis de M. Piébaud. Mal entretenu, il se dégrade jusqu'à devenir inhabitable. Le propriétaire en 1829, l'académicien Étienne de Jouy, fait entamer des travaux de remise en état, qu'il ne parvient cependant pas à mettre à terme, et après sa mort en 1849, le château est de nouveau en ruine. Le général Charlemagne fait reconstruire le château entièrement en 1882 et lui donne son aspect actuel. Après lui, la propriété change fréquemment de maître jusqu'en 1950; parmi eux, une nièce de Adolphe Thiers et l'épouse d'Émile Pereire. Ensuite, une congrégation religieuse achète le château et le garde pendant une bonne quarantaine d'années, pour le vendre ensuite à des particuliers.








La ville


Le château
Le château est décrit sur le site de la ville de Wikipédia

Tourisme en Val d'Oise


*


Les places fortes entourant l'Ile-de-France 

 Châteaux, château-fort, donjons 

Le monde des châteaux 



jeudi 18 août 2022

Fiche historique, les château-fort. Villevaudé

 











Fiche historique N°XXI




۩   Le Château de Montjay, à Villevaudé

Au nord-ouest du département de la Seine-et-Marne, proche de Chessy, entre l'aéroport Charles-de-Gaulle et Coulommiers,  scellée entre des bois et des terres cultivables Villevaudé était au moyen-âge une terre considérable qui avait des Seigneurs remarquables dès le XIIIe siècle.







Dénomination : Château-Fort puis château

Localisation :   77 410, Villevaudé
département de la Seine-et-Marne

Région : Ile-de-France


Année de construction : e siècle



La commune est répartie en trois hameaux, Villevaudé, Montjay et Bordeaux. Au Moyen Age, il s’agit de trois fiefs importants en raison de la renommée de leurs seigneurs. Ce hameau était une terre considérable qui avait des Seigneurs remarquables dès le XIIIe siècle.
Villevaudé qui n' était vraisemblablement qu' un hameau de la Paroisse d' Oroir représente au XVIIIe siècle cette Paroisse.

Les premiers seigneurs connus sont Pierre de « Villevoudé » en 1194, Barthélémy de « Villevodé » en 1230 et Robert de « Villavaudé » chevalier en 1264.

Le Château de Montjay-la-Tour fut construit sur une colline élevée dans le premier quart du XIIe siècle, Montjay-la-Tour fut célèbre tant par les faits historiques qui s’y sont passés que par la puissance et le rang des seigneurs qui furent successivement barons de Montjay : les seigneurs de Châtillon-sur-Marne de 1134 à 1227.
Alberic de Montjay dit Paganus ou Païen de Montjay (décédé en 1147) était vassal de l’Evêque de Paris et familier des Rois Philippe 1er et Louis VI. Sa fille Ermengarde (née en 1090) épousa Henri de Châtillon (1080-1130) Leur fils Gaucher de Châtillon (1110-1146) fit fortifier le château de Montjay et entretint une garnison de pillards qui terrorisa le voisinage et menaça les terres du roi Louis VII le jeune qui en 1142 fit intervenir son armée qui prit et rasa le château, ne laissant que la tour.

En 1430 les anglais de Bedford s’emparèrent de la tour.
Des familles illustres furent propriétaires de la seigneurie de Montjay: de Bourbon, de Bourgogne, de Chabannes, de Dreux, de France (Tristan, fils de St Louis), de Nevers, d’Orgemont, de St Pol etc…
Avant la Révolution elle appartenait au Duc de Gesvres qui en fit don à la commune de Villevaudé.
La tour fut rasée au XIXe siècle.

Cette Tour correspondant avec celles de Montlhéry et de la Queue faisait autrefois partie d' un château-fort qui servait de défense qui fut assiégé et pris par les Anglais en 1430. Il ne reste aucun vestiges passés du château seulement la tour haute de 23m dont la moitié s' est écroulée laissant voir ainsi à l'intérieur trois voûtes formant 3 étages, les restes d' un escalier de pierre et plusieurs galeries pratiquées dans l' épaisseur du mur de 3,6m environ. Cette tour avait une dépendance 
très considérable à l'égard d’un autre, elle appartenait avant la révolution au Duc de Gesvres qui en avait fait don à la commune de Villevaudé.



Villevaudé qui n' était vraisemblablement qu' un hameau de la Paroisse d' Oroir représente au XVIIIe siècle cette Paroisse.




Les places fortes entourant l'Ile-de-France

Châteaux, château-fort, donjons






La motte castrale de Montjay









Fiche historique, les châteaux-forts. Nangis

 












Fiche historique N°XIII




۩   Le Château de La motte Beauvoir ou Beauvais, à Nangis

 Le château-fort est situé en plein cœur de la ville de Nangis entre Melun et Provins, au centre de la Brie et du département de Seine-et-Marne à 60 kms au sud-est de Paris. En plein milieu du plateau Briard, le château-fort était un avant poste avec la frontière de la champagne appartenant au domaine royal au XIIIe siècle. Le château-fort protégea la population de la seigneurie pendant la guerre de cent ans.
 







Dénomination : Château-Fort puis château

Localisation :   77 370, Nangis
département de la Seine-et-Marne

Région : Ile-de-France


Année de construction : XVe siècle




Au Moyen-âge, deux fiefs, qui purent rivaliser, se partageaient la terre de Nangis-en-Brie: le Châtel/Chastel de Nangis (cf. La rue du Châtel, un peu au nord du centre-ville), et la Motte de Beauvoir ou de Beauvais (ce deuxième château est à l'origine de l'Hôtel de Ville, en plein centre, proche de l'église ; curieusement, il existe aussi Beauvoir à une dizaine de km au NO). La Motte-Beauvais finit par l'emporter, et son pouvoir fut dominant, modelant le développement de la ville. Les ouvrages traitant de la question mélangent souvent ces deux seigneuries (les familles seigneuriales avaient-elles une origine commune ? On cite les de Marolles, les de Courtry (-à Sivry ?), les Le Riche... ; il semble que les Beauvais et les du Châtel aient eu la Croix en fief commun).

Le nom de « La Motte » suggère la motte castrale qui indique l'origine médiévale de l'endroit. Fleury (v. 1093-† v. 1147), fils du roi Philippe Ier de France, en est le plus ancien seigneur connu. En 1245, le château de l'époque passe à la maison de Montmorency. Bien que reconnu comme forteresse en 1397, les Anglais font subir d'importants dommages au château en 1429. Le roi Charles VII le Bien-Servi offrira la seigneurie à Denis de Chailly en récompense pour son aide à Jeanne d'Arc. Celui-ci fit reconstruire la forteresse en 1436.
Au moyen-âge, afin de permettre aux marchands de Paris de se rendre aux grandes foires de Brie et de Champagne, à Provins ou à Troyes, on bâtit à travers la forêt une route. Pour la sécurité des voyageurs fut créée une forteresse pour leur servir de refuge et loger une garnison. Telle fut l’origine du Châtel, première seigneurie créée sur le territoire de Nangis. Pour que la forteresse du Châtel puisse étendre son action de protection, il fut élevé, sur le bord de la route, à droite et à gauche du donjon, des avant-postes fortifiés : en direction de Provins « La Petite Bertauche » et en direction de Paris « La Grande Bertauche », puis Bailly et Châteaufort (village actuel de Grandpuits). Le seigneur de ce fief prit le nom de Chastel et les habitants celui de Chastel-lès-Nangis.

Aujourd'hui on peut voir encore les douves de l'ancienne motte castrale qui étaient jadis remplies d'eau. L'aile gauche qui subsiste aujourd'hui possède encore deux tours d'angle. On a la chance de voir aussi une tour cylindrique d'enceinte pourvue d'archères. À l'époque, Jeanne d'Arc était passée par le pont-levis pour se rendre au donjon.

La base Mémoire des images du  Ministère de la Culture comprend deux photos prises vers 1907-1909, l'une montrant la façade vue en perspective et l'autre, une tour de l'enceinte.





*


Le Monde des Châteaux

Les places fortes entourant l'Ile-de-France

Châteaux, château-fort, donjons
















mardi 16 août 2022

Fiche historique, les châteaux. Asnières-sur-Seine














Jouxtant la Seine au nord-ouest de Paris, emmailloter en proche banlieue à deux pas de la capitale, au nord-est des Hauts-de-Seine entre La Défense et Saint-Denis, Asnières c'est développée sur d' anciens bras marécageux de la Seine qui ont été asséchés et partiellement remblayés à la fin du XIXe siècle.  

Ce magnifique château d’Asnières est une œuvre significative et typique du XVIIIe siècle, il témoigne des ambitions artistiques de Marc-René d'Argenson, marquis de Voyer.











Dénomination : Château

Localisation :  Asnières-sur-Seine, 92 600
Département des Hauts-de-Seine.

Région : Ile-de-France

Année de construction: XVIIIe siècle



Le château d’Asnières est une œuvre significative et typique du XVIIIe siècle ; la chambre du marquis en conserve ses caractéristiques et les deux escaliers principaux sont dotés de très belles rampes en ferronnerie de cette époque.
Le logis actuel fut érigé à l'emplacement d'une première demeure de "plan massé" construite à la fin du XVIIe siècle par Antoine Lemoyne, prêtre docteur en Sorbonne. Il avait appartenu sous la Régence à la célèbre marquise de Parabère, maîtresse du Régent qui venait souvent la visiter là. Le château d'Asnières, joint aux écuries situées au bout du domaine, d'une capacité de 120 chevaux et dénommées "entrepôt général des haras d'Asnières", constituait au milieu du XVIIIe siècle, l'un des plus beaux domaines des environs de Paris. Les chevaux étaient dressés avant d'être répartis dans les différents haras du royaume. "L'entrepôt" était relié au château par une vaste allée bordée de part et d'autre d'une triple rangée d'arbres afin de marquer la magnificence du lieu. 

Quand le marquis de Voyer – Maréchal des Camps et Armées du Roi, entre autres titres – est nommé directeur général des Haras de France, il se doit d’abriter les meilleurs éléments de la race chevaline, dont la reproduction doit répondre aux demandes incessantes de l’armée. Son domaine s’étirant de l’actuel pont de Clichy à celui d’Asnières, comprend divers jardins, de grandes écuries et un manège à ciel ouvert. En 1769, le marquis, endetté, se sépare du château déjà dépouillé de ses meubles.


L'architecture:

L'architecte avait exploité là un motif employé par son arrière-arrière-grand-oncle François Mansart à Maisons-Laffitte. Du côté du château, cette allée desservait une avant-cour menant à la cour principale. Au fond, se trouvait l'aile en retour du château détruite au début du XIXe siècle. En retour de cette aile, était construit le pavillon abritant le petit théâtre du château, également démoli. Lors des travaux, on découvrit des sépultures attribuables à l’Antiquité tardive. Derrière cette aile et celle sur jardin encore visible, se trouvait une arrière-cour faisant office de basse-cour qui ouvrait sur la place du village.

Le centre des ailes était marqué par un avant-corps, à pans coupés sur la cour, à pans convexes sur jardin. Ce dernier était coiffé du buste du Roi avec un monogramme du marquis au-dessous afin de rappeler la vocation royale de ce domaine dévolu aux Haras. Certains courtisans viendront ainsi faire croire que le château d'Asnières était une nouvelle résidence royale bâtie sous le nom du marquis. Élevé sur deux niveaux et coiffé d'une couverture "à l'Italienne" avec garde-corps continu, le château évoquait par son plan en Z le Grand Trianon de Jules Hardouin-Mansart, aïeul de Mansart de Sagonne. Il témoigne des ambitions artistiques de Marc-René d'Argenson, marquis de Voyer, qui sut rassembler là parmi les meilleurs artistes et artisans de son temps : Jacques Hardouin-Mansart de Sagonne pour l'architecture, Nicolas Pineau pour les ornements, Guillaume II Coustou pour la sculpture, les Brunetti et Jean-Baptiste Marie Pierre pour la peinture, Jacques Caffieri pour les bronzes dorés. 

La notoriété du château s'accrut au XVIIIe siècle avec la présence du collectionneur et graveur Claude-Henri Watelet, puis du fameux banquier génevois Thélusson, futur client de l'architecte Claude Nicolas Ledoux.



Depuis, plusieurs propriétaires se sont succédé dont Jean-Baptiste Duchesnay qui devient, en 1836, maire d’Asnières et… châtelain ! Le château sera ensuite utilisé comme bâtiment scolaire (École Ozanam) de 1897 à 1913, puis comme institution pour jeunes filles, Institution Sainte-Agnès, de 1913 à 1975.






La Ville

*

Le château



Tourisme en Hauts-de-Seine


*


Les places fortes entourant l'Ile-de-France 

 Châteaux, château-fort, donjons 

Le monde des châteaux 



*