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mercredi 6 mai 2020

Fiiche historique, les châteaux-forts. Villeconin











Fiche N° IX








۩   Le Château de Villeconin, à Villeconin


 Enchassée au centre-Ouest du département de l'Essonne proche d'Etampes et Dourdan, deux anciennes villes royale, Villeconin peut nous emmener au Sud vers le Loiret et les châteaux de la Loire, vers les Yvelines à l'Ouest et Rambouillet, vers Fontainebleau à l'Est, en Seine-et-Marne, un beau voyage dans le temps... Il fut d'abord une grande ferme fortifiée qui portait et porte le nom de "château de Villeconin", puis il fut transformé à la fin du XIVe siècle par Jean de Montagu, surintendant des finances du roi, puis à la renaissance par ses différents propriétaires...  









Dénomination : Château-Fort


Localisation :   91 580, Villeconin, département de l'Essonne

Région : Ile-de-France


Année de construction :  XIVe siècle (les bases du château actuel)




Le château de Villeconin a été construit à la fin du XIVe siècle par Jean de Montagu, surintendant des finances du roi Charles VI. Il est transformé à la Renaissance par les Cochefilet, belle-famille de Sully. A la Révolution, il est décrété bien national.
Au début du XIXe siècle, il devient une ferme inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926. Il est acquis par Henri de Jouvencel en 1932. Son petit fils Roland de Longevialle, propriétaire actuel, et sa famille vous font découvrir cette demeure de charme.

Cette grande ferme jadis, si curieusement fortifiée porte le nom de "château de Villeconin". L'abbé Massuchetti nous le dit faire partie de ce fief d'Ardenelle relevant de Saint-Maurise, taxé en 1370 à 24 livres pour la rançon du roi Jean, possédé en 1376 par Jean de Montagu, à l'époque de la révolution par Cézar Marie de Talarue, marquis de Chalmaséb et de Chamarande et entre temps par les d'Estouteville, les Cochefillet, les Mérault et probablement aussi par les Graville. Le petit hameau d'Ardenelle qui a donné son nom à cette seigneurie, est situé au midi de Villeconin, de l'autre côté de la rivière. Au XIVème siècle, le fief se composait d'un hôtel ou place messière (c'est à dire d'un lieu fermé de murs avec juridiction) consistant en maison, grange, étable, cour, colombier. Les dîmes des héritages tenus en censives qui en dépendaient, etc...et toute la série des droits féodaux. Un plan terrier levé en 1753, et relevé par Mr. Molletz nous présente le manoir sous la forme d'un carré long, ouvrant vers l'Est, entièrement entouré de douves profondes, flanqué sur la façade du Nord-Est de deux tourelles d'angle. Entre les deux, une petite saillie à angles aigus, prolongée en arrière et perpendiculairement, par un long bâtiment rectangulaire, figure la place du pavillon couvrant la porte cavalière cintrée, accostée de l'ouverture réservés aux gens de pied. Villeconin aux frères de Maintenon - Le Château de Villeconin

Le dernier occupant était un ermite décédé en 1940. La ferme était déjà abandonnée en 1899 quand un instituteur rédige une monographie de Villeconin. Au XIXe, il a servi de carrière: ses pierres étaient vendues. Archives et gravures font état d'une « tour de l'escalier » haute de 17,5 m dont il reste la base, l'une des sept de ce château de 58 m sur 60. Quand a-t-il été construit ? Où se situe sa chapelle ? Est-il lié à l'ordre des Hospitaliers, qui étaient présents à Villeconin ?

Demeure historique située au coeur d'un village fleuri dans la vallée de la Renarde. Le château de Villeconin a été construit à la fin du XIVe siècle par Jean de Montagu, surintendant des finances du roi Charles VI. Il est transformé à la Renaissance par les Cochefilet, belle-famille de Sully. A la Révolution, l'édifice est décrété bien national. Au début du XIXe siècle, il devient une ferme inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926. La bâtisse est acquise par Henri de Jouvencel en 1932. Son petit-fils, Roland de Longevialle, propriétaire actuel et sa famille vous font découvrir cette demeure de charme.












- L'ancien Château de Villeconin ou manoir des Ardenelles








Gravure du château au XVe




La cour de l'ancien château











dimanche 3 mai 2020

Fiche historique, les châteaux. Vivières







Le château de Mazancourt














Au Sud-Ouest de son département, Vivières, ce village de l'ancien Valois, est inséré  au coeur du bassin parisien entre Soissons et Crépy-en-Valois proche de Villers-Cotterêts. Vivières entourée d'anciennes places fortes a été bâti sur un plateau élevé qui, autrefois, dépendait de l'intendance de cette ville, du bailliage de Villers-Cotterêts, arrond. et diocèse de Soissons.
Au début du XXe siècle, les propriétaires, dont Henri Bataille, apportent des modifications











Localisation:  02600, Vivières, 
département de l'Aisne

Région: Hauts-de-France


Construit au:  XVIe siècle





Château construit au XVIe siècle, dans la première moitié du XVIIe siècle il subit une complète réfection à l'exception d'une tourelle qui est conservée; un colombier est édifié en 1721, porte la date, d'après un historien régional, des parties agricoles consistant en remises et granges auraient été édifiées en 1794 ; l'aile nord de ces bâtiments agricoles, et une petite demeure à l'est du château, représentées sur le cadastre de 1835, ont été détruites postérieurement, à une date inconnue; dans le premier quart du XXe siècle, les propriétaires successifs du château, dont l'écrivain Henri Bataille, y ont apporté des modifications ; c'est alors que furent édifiées dans le parc une étable en forme de hutte, destinée à des lamas et deux rangées de colonnes doriques, le château a servi de ferme de 1930 à 1960 environ et a repris aujourd'hui sa destination primitive. Château bâti sur une terrasse à laquelle on accède par un escalier isolé en équerre en maçonnerie et donnant sur un parc dans lequel se trouve un escalier droit isolé. Il comprend un sous-sol voûté en berceau, un étage carré desservi par un escalier dans oeuvre tournant à retours avec jour en maçonnerie, et un étage de comble. Il est couvert de toits à croupe, de toits en pavillon et d'un toit polygonal ; colombier en moyen appareil, couvert d'un toit polygonal en tuile plate aile est des communs construite en moellon couverte d'un toit à croupe et pignon découvert, d'un toit à demi croupe et pignon couvert, principalement en tuile plate; fabrique de jardin consistant en 28 colonnes toscanes en brique masquée par un enduit; étable pour les lamas en bois et torchis couverte d'un toit polygonal en tuile plate.

Edifice du XVIe siècle complètement refait au XVIIe, à l'exception d'une tourelle conservée. Colombier édifié en 1721. Remises et granges dateraient de 1794. L'aile nord des bâtiments agricoles et une demeure à l'est du château auraient été détruites après 1835. Au début du XXe siècle, les propriétaires, dont Henri Bataille, apportent des modifications : édification dans le parc d'une étable en forme de hutte, destinée à des lamas, et une fabrique de jardin consistant en 28 colonnes toscanes en brique masquée par un enduits. De 1930 à 1960, le château est utilisé comme ferme. Le château est construit sur une terrasse dont l'accès s'effectue par un escalier isolé en équerre, donnant sur un parc. L'édifice comprend un sous-sol voûté en berceau, un étage carré desservi par un escalier dans-oeuvre tournant à retours avec jour en maçonnerie, et un étage de comble.








L'histoire, la ville

Le château, le patrimoine



Le château-fort
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Les seigneurs de Vivières




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Le Château, la ville de Poissy










Armorial de Gasce de Poissy, seigneur de Poissy






Poissy, ancienne ville royale, des rois, de l'industrie automobile est située sur la rive gauche de la Seine sur une boucle face à Saint-germain-en-Laye,un peu plus loin, proche de Chambourcy, Sartrouville, à quelques encablures du Val d'Oise, de Cergy, dans le prolongement de la forêt de Marly, en bordure de la plaine de Versailles.
Le roi Robert II le Pieux, fils d’Hugues Capet, reconstruit le Château Royal, c'est à peu près vers 1200 que les fortifications sont édifiées, elles s'étendaient sur une superficie d'environ 800 mètres de long sur 500 mètres de large.








Localisation : 78 300,  Poissy
département des Yvelines.


Région : Ile-de-France







La ville, le château

Poissy fut une résidence royale dès le Ve siècle. En 862, 864 et 868, le Carolingien Charles II le Chauve y réunit une assemblée de dignitaires. De 996 à 1031, Robert II le Pieux l'érigea en demeure royale et fit construire l'église Notre-Dame. Sa seconde épouse, Berthe de Bourgogne, éleva un monastère de femmes de l'ordre de Saint-Augustin qui furent chassées par la construction du prieuré royal à partir de 1303.

C'est vers 1200 également que la commune de Poissy fit construire le pont de pierre qui subsistera jusqu'en 1944, en remplacement d'un pont de bois attesté en 1161. Les fortifications, édifiées à cette époque, s'étendaient sur une superficie d'environ 800 mètres de long sur 500 mètres de large. L'enceinte s'ouvrait sur sept portes : la porte aux dames, l porte du Pont, la porte du Bourget, la porte de Conflans, la porte du Trou, la porte de Paris et la porte de Tournelle.

Dès les premiers siècles de notre ère, les habitants de ce bord de Seine vivent de l’agriculture, de la chasse et de la pêche. La forêt giboyeuse d’ « Iveline » attire les seigneurs et les rois qui y bâtissent des résidences. Le roi Robert II le Pieux, fils d’Hugues Capet, reconstruit le Château Royal et pose en 1016 la première pierre d’une église dédiée à Sainte Marie, église rebâtie au XIIe siècle.

Poissy n’est alors pas seulement une cité monastique, elle est aussi une cité agricole avec des fermes établies à l’extérieur des murailles de la ville et surtout une cité commerçante qui s’est développée autour de deux pôles : le pont et le marché aux bestiaux. Le pont sur la Seine, avec ses défenses militaires, ses moulins à moudre le blé et ses deux ports de navigation, attirait les pêcheurs groupés en corporation, les commerçants, les agriculteurs des environs, les voyageurs, les armées en temps de guerre.

Les textes du XIe siècle mentionnant la fortification pisciacaise la dénomment castellum, oppidum, palatium ou sede regalis mais jamais castrum. Il semble que cette structure contenait uniquement la résidence princière et ses annexes ecclésiastiques. Le parcellaire moderne a fossilisé autour de la collégiale deux formes semi-circulaires emboîtées, tronquées à l’ouest par l’enclos du prieuré royal Saint-Louis établi en 1304. L’espace compris entre les deux formes arrondies correspond à l’emprise de l’ancien fossé, loti après la désaffection du château, c’est-à-dire probablement au XIVe siècle. L’habitat privé présent au XVIIIe siècle est concentré entre escarpe et contrescarpe, sur un parcellaire très découpé. Les fossés étaient primitivement en eau, comme en témoigne la présence d’une rue des Tanneries le long de ce parcours. La surface interne de l’ancien château, fractionnée en grandes parcelles de même orientation, reste le domaine d’édifices communautaires. L’espace emmuré, qui semble dépourvu de flanquements, se réduit à une aire d’une centaine de mètres de diamètre dont l’accès principal devait être établi au niveau de la rue de l’Eglise. Une empreinte fossilisée au cœur de l’îlot bordant le fossé au nord-est prolonge cet accès, qui devait donc se diriger en ligne droite vers l’actuelle Grand’Rue.

Le fils de Blanche de Castille et de Louis VIII, le futur saint Louis, est rebaptisé au château royal le 25 avril 1214. Son petit-fils, Philippe le Bel, fait construire en son honneur une magnifique abbatiale et un prieuré royal (aujourd’hui détruits) qu’il confie à des Dominicaines. Autour de ses deux églises et de trois couvents, Poissy va connaître une vie religieuse intense. La cité accueille du 9 au 26 septembre 1561 le Colloque dit de Poissy au cours duquel, en présence du roi de France Charles IX et de Catherine de Médicis, Théodore de Bèze expose la doctrine de l’Eglise réformée en vue d’une conciliation. Malheureusement, le Colloque n’a pas les suites escomptées. La zone urbanisée, qui couvre environ 30 ha au début du siècle dernier, s’est développée sur une terrasse d’alluvions anciennes de bas niveau (Fy de la carte géologique).
La ville médiévale s’est structurée autour d’une route Paris-Rouen qui emprunte le tracé de l’actuelle Grand’Rue avant de franchir la Seine pour gagner la Normandie par la rive droite du fleuve. Les sources médiévales attestent que cet axe est doublé par un itinéraire en rive gauche, qui suit la ligne de crête à distance de Poissy (actuelle N 13), et par la circulation fluviale.


L'organisation de la ville

Sous les Capétiens, il a existé deux châteaux à Poissy. Le premier, le Château vieux, voisin de la collégiale, remontait à un ancien rendez-vous de chasse des Mérovingiens. Le second, le Château neuf, fut vraisemblablement construit par Constance d'Arles, troisième épouse du roi Robert II le Pieux. Il se trouvait à l'emplacement de l'enclos de l'abbaye et contigu au château vieux, une tradition historiographique le situant à l’emplacement choisi par la suite pour édifier le grand autel de l’abbatiale. En 1120-1140, une maladrerie est construite. En 1188, Philippe-Auguste donne des institutions communales à la ville, en échange de la prise en charge par les bourgeois des travaux de fortifications de la ville et d’un service d’ost.

La partie nord abritait la collégiale, rebâtie par Robert le Pieux, l’hôtel-Dieu attesté en 1213 et placé dans la juridiction du chapitre, le cimetière, ainsi que quelques bâtiments qui pourraient correspondre aux structures collectives et à des maisons du chapitre. La partie sud était occupée par le château royal que les délibérations capitulaires du XVIIe siècle localisent entre la façade occidentale de la collégiale et l’actuelle rue Meissonier.

Le second, le château neuf, fut vraisemblablement construit par Constance d'Arles, troisième épouse du roi Robert II le Pieux. Il se trouvait à l'emplacement de l'enclos de l'abbaye et contigu au château vieux. En 1120-1140, une maladrerie est construite. En 1188, Philippe-Auguste donne des institutions communales à la ville, en échange de la prise en charge par les bourgeois des travaux de fortifications de la ville et d’un service d’ost. En 1200, Philippe-Auguste donna son château en apanage à son fils Louis VIII à l'occasion de son mariage avec Blanche de Castille. Il accorda en 1221 à la cité, en même temps qu'à Triel et Saint-Léger-en-Laye, une charte de commune, lui confirmant la possibilité de s'administrer librement. Poissy, qui fait partie avec Meulan et Mantes-la-Jolie, des plus anciennes communes des Yvelines, disposait d'une assemblée municipale de douze pairs avec à sa tête un maire, tandis qu'un prévôt représentait la justice royale. Sous son règne, la ville est ceinte de remparts qui ont subsisté jusqu'au xixe siècle et dont des vestiges sont encore visibles boulevard Louis-Lemelle.

En 1221-1222, sous le règne de Philippe-Auguste, la ville de Poissy est affranchie du domaine royal et acquiert des droits de commune. Elle décide de faire construire un mur fortifié, destiné à protéger ses droits fiscaux. Les fortifications, édifiées à cette époque, s’étendaient sur une superficie d’environ 800 mètres de long sur 500 mètres de large. Pour entrer en ville en acquittant sa “redevance” pour les marchands, plusieurs portes permettaient l’accès à Poissy ; la porte du pont, la porte du Bourget, la porte de Conflans, la porte du Trou, la porte de la Croix-Verte (vers Maisons), la porte de Paris, la porte de la Tournelle, où la fortification rejoint celle du prieuré royal et la porte aux Dames. C’est vers 1200 également que la commune de Poissy fit construire le pont de pierre qui subsistera jusqu’en 1944, en remplacement d’un pont de bois attesté en 1161. Le pavillon d’octroi, où sont perçues les taxes des animaux vendus sur le marché, est érigé lui en 1822 au niveau de la porte de Paris. Démantèlement de la muraille Pendant la guerre de Cent Ans, ces fortifications n’empêcheront pas, en août 1346, Édouard III, roi d’Angleterre, de piller et brûler la ville après avoir débarqué en Normandie et fondu sur la vallée de la Seine. Les Anglais s’en iront ensuite vers le Vexin puis la Picardie en direction de Calais où les bourgeois se soumettront corde au cou pour éviter des massacres. Dès 1829, plusieurs portes voient leurs tours détruites pour élargir les chemins. Le nombre des portes devient insuffisant devant l’accroissement de la ville et plusieurs brèches sont ouvertes en 1841, notamment avec l’arrivée du chemin de fer de l’ouest. à partir de 1842, les riverains peuvent y faire des ouvertures. Après 1867, date de fermeture du marché, l’enceinte devient inutile. En 1901, la municipalité décide la démolition et l’adjudication du mur. Il en subsiste néanmoins quelques fragments devenus propriété privée, notamment boulevard Louis-Lemelle.









La ville



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Fiche de l'enceinte 

La tour de Béthemont

Le prieuré Saint-Louis



Les seigneurs de la ville




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Fortification au XIXe
























samedi 2 mai 2020

Fiche historique, les châteaux-forts. Verdelot












Fiche N° XXX








۩   Le Château de Launoy-Renault, à Verdelot

 Enchassée à l'orée du département de l'Aisne, à l'Est de la Seine-et-Marne proche de Coulommiers entre Provins et Château-Thierry, Verdelot est insérrée dans la Brie cette vaste région naturelle courant assez loin... Verdelot sous son aspect villageois a accueillit sa place forte au moyen-âge, son château et des remparts, cette forteresse antérieur à 1458 fut un point stratégique...








Dénomination : Château-Fort


Localisation :   77 510, Verdelot, département de la Seine-et-Marne

Région : Ile-de-France


Année de construction :  XVIe siècle
















La forteresse de Launoy-Renault, construite à Verdelot, en Seine-et-Marne, et dont la construction est antérieur à 1458, est partiellement détruite à la guerre de cent ans. Le château fut reconstruit au XVIe siècle avec une superbe façade renaissance. Jadis entourée de bois et d’étangs, il est devenue, à cet emplacement stratégique, une simple demeure appartenant à la famille d’Espence. Puis le château a été la propriété de la famille protestante de Bauveau. La chapelle sert au culte réformé jusqu'en 1685. Le château est un rendez-vous des seigneurs Huguenots. La seigneurie de Verdelot appartenait au Comte d'Allonville qui y possédait quatre fiefs dont Launoy-Renauld. Émigré en 1791, le Comte Armand Jean D'allonville seigneur de Verdelot et Launoy-Renauld, mourut à Londres le 24 janvier 1811.

Un acte de décembre 1456 entérine le dénombrement fait par « noble homme Claude Toignel, seigneur de Guivry et de Launoy-regnault », lieu où il a « toute justice haulte, moyenne et basse », à son suzerain robert de sarrebruche, comte de roucy et de Braine, seigneur de Montmirail et de La Ferté-Gaucher en Brie. Le descriptif mentionne : « le chastel et forteresse dudit Launoy regnault ainsi comme il se comporte avec les grans fossez et les petis ensemble la basse court et arrières fossez assis devant ledit chastel ainsi tout se comporte lesquels chastel et basse court à l’occasion des guerres qui ont esté par long temps en ce royaume, ont esté par longue espace de temps ruynez et inhabitez et depuis peu de temps ont esté reddifiez et remis sub audit chastel basse court… ». Ces termes prouvent l’existence d’un château de Launoy-renault avant la guerre de Cent Ans. Château et seigneurie n’apparaissent pas dans les rôles des fiefs du comté de Champagne au XIIIe siècle, recueillis jusqu’en 1275. Le domaine pourrait avoir été constitué, après cette date, par un premier seigneur inconnu. En 1456, le château venait d’être remis en état, vraisemblablement par Claude Toignel, à sa reprise du fief, après une longue période d’abandon et de ruine, mais l’équipement économique associé, notamment « aucuns saunoirs estant ès fossés et arrière-fossés de ladite place pour mectre et garder poisson », n’était pas encore rétabli. Ce contexte confirme accessoirement que les fossés du château étaient en eau, comme ils le sont encore aujourd’hui. il est cependant difficile de reconnaître, dans cette description d’un château à basse-cour et avant-fossés, le vaste plan quadrangulaire du château aujourd’hui conservé, avec angles et porterie flanqués de tours.
L’homogénéité de conception et de réalisation de l’œuvre architecturale du XVIe siècle exclut toute hypothèse d’un chantier échelonné en plusieurs étapes et plaide en faveur d’un achèvement vers 1530 au plus tard. Cette même unité architecturale permet d’affirmer que le logis de Launoy-renault, tours d’angle comprises, n’est pas une construction du XIVe et du XVe siècle largement remaniée au XVIe siècle, mais un édifice neuf datant du premier tiers du XVIe siècle. De plus – on y reviendra ‒ la distribution fait référence à celle des logis de quelques châteaux de grands officiers de la couronne réalisés dans le premier quart du XVIe siècle

Le seul vestige probable du château médiéval restauré en 1456 semble être l’ouvrage d’entrée fortifiée, pavillon de plan carré flanqué de façon asymétrique de deux tourelles cylindriques dont le soubassement baigne dans l’eau des fossés. La mise en œuvre de cet édifice, plusieurs fois remanié au point d’avoir perdu la plupart de ses aménagements d’origine, est différente de celle du grand logis sud, plus rustique et moins unitaire. Étayées après coup par deux gros contreforts frontaux, les tourelles sont construites en blocage de petits moellons de grès et de silex depuis le soubassement massif jusqu’au niveau du rez-de-chaussée inclus. Au-dessus, le reste du corps cylindrique est monté entièrement en briques, tandis que les murs du pavillon sur lequel se greffent ces tourelles sont en blocage de petits moellons sur toute leur élévation, sans mauvais raccord d’une maçonnerie à l’autre. La tourelle nord abrite au rez-de-chaussée une petite chambre de tir circulaire couverte d’une voûte sur croisée d’ogives rudimentaire et équipée d’une ouverture de tir de type archère, à fente simple au-dehors, permettant de contrôler le passage sur le pont d’accès. Cet élément pourrait appartenir au château ruiné pendant la guerre de Cent Ans, et les élévations en briques à son rétablissement en 1455. La grande arcade d’entrée actuelle couverte en anse de panier, appareillée en grès, et le pont dormant ont sans doute remplacé, avant 1770, un ancien dispositif de porte à pont-levis, avec arcade charretière plus étroite et guichet, dispositif usuel au XVe siècle. La tourelle sud contient un escalier tournant en bois qui peut remonter au XVIIe siècle.


Le grand corps de logis

À l’instar des modèles fournis par les prestigieux châteaux neufs des grands dignitaires du temps de Louis XII et de François Ier, le grand corps de logis de Launoy-renault est conçu comme une suite d’appartements ‒ salles, chambres, garde-robes et cabinets ‒, tout en intégrant une composante défensive. Long d’un peu plus de 49 m pour une largeur moyenne de 9,50 m hors œuvre, flanqué de deux tours d’angle de 7 m de diamètre, abritant deux niveaux résidentiels, il s’apparente nettement au schéma des logis de deux de ces grands châteaux, malheureusement détruits, Bury en Blésois bâti en 1512-1515 pour Florimont robertet (1458-1527) , secrétaire des finances de Charles VIII, Louis XII et François Ier et Bonnivet en Poitou, bâti de 1516 à 1524 pour Guillaume II Gouffier, amiral de France (1481-1525).


L'enceinte

Le parti d’ensemble, une ample enceinte quadrangulaire cantonnée de tours circulaires, formant un rectangle imparfait (env. 49 x 78 m), ceinte de fossé en eaux, est assez classique pour des châteaux ou grandes maisons fortes de plaine à partir du XIIIe siècle. il est bien représenté en Brie jusqu’au XVIIe siècle.
Les dimensions assez modestes de l’ouvrage d’entrée à deux tours – autre poncif architectural inauguré au XIIIe siècle ‒ et l’absence de tours de flanquement intermédiaires sur les longs côtés de l’enceinte, sont des indices du rang secondaire de Launoy-renault, par comparaison avec des châteaux de seigneurs de plus grande envergure. rien, dans l’absolu, ne s’opposerait à ce que le plan général de Launoy-renault ait été fixé tel qu’il l’est encore dès le premier « châtel et forteresse », présumé fondé vers le début du XIVe siècle


Lire la suite page 432  http://corvisier.mesqui.fr/Chateaux_francais/pdf/Launoy-Renault.pdf








La ville



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Fiche de l'enceinte du château



Les seigneurs de la ville




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mercredi 29 avril 2020

Fiche historique, les édifices. Montramé














Fiche N° 10







Maison forte

         








Situé au Sud-Est de son département à deux pas de Provins, son Nord-Ouest face à Courpalay, une autre maison forte et beaucoup plus encore qui hébergea Lafayette, là, à quelques encablures se devine le département de l'Aube, Troyes....  
Construit au XIIe siècle, il fut géré par divers seigneur dont la famille Tillet qui y resta jusqu'en 1792.







Localisation : 77 650 Soisy - Bouy
département de la Seine-et-Marne

Région : Ile-de-France  


Année de construction :  XIIe siècle





Le Château de Montramé est une seigneurie fortifiée du XIe siècle surplombant une forêt de 65 hectares. Les murs chargés d'histoire possèdent un décor d'une essence typiquement médiéval, dehors de grands arbres bordent un jardin à la française alors que deux ailes de bâtiment en vis-à-vis, forment un espace apaisant hors du temps.
Faisant office d'hôtel, le domaine dispose de 3 salles de caractère, voûtées ou équipées d'une cheminée, ainsi que de 16 agréables chambres pouvant héberger jusqu'à 44 personnes.

Le château de Montramé construit au XIIe siècle, fut détruit en partie pendant la révolution. Les bâtiments encore debout correspondent aux dépendances du château, il reste notamment une charmante petite chapelle romane, un escalier en pierre et de belles salles voûtées restaurés en 1927, ainsi que des jardins à la française et les mûrs d'enceinte. Entre 1463 et 1494, le château de Montramé fut géré par le seigneur Nicolas La Ballue, entre autres, conseiller du roi. Le château de Montramé fut habité par la famille du Tillet au milieu du XVe siècle. Elie II du Tillet, fils de Jean 1er du Tillet et Jeanne Brinon fut seigneur de Gouaix-en-Brie et Servolles, excellemment placé à la cour notamment en tant que secrétaire ordinaire du Dauphin (futur François II en 1557), puis conseiller du roi Charles IX, puis grand réformateur des eaux et forêts de France sous Henri III. Entre 1484 et 1520, son second fils Jacques Ier du Tillet, écuyer puis chevalier, se forgea un large domaine en tant que seigneur de Montramé et Bouy, Chalautre-la-Petite, Servolles, etc. Sa descendance, Jacques II du Tillet devint en décembre 1643, à la mort de son père, lui succéda en tant que seigneur de Montramé, Bouy… Puis l'aîné de Jacques II, Louis du Tillet en 1662 devient seigneur, il céda ensuite la demeure à son fils Charles-Claude, marquis du Tillet, il était en plus de son titre seigneurial, brigadier des armées du roi. On peut facilement s'imaginer que Charles-Claude François du Tillet de Montramé y résida aussi jusqu'à sa mort en 1783 avec son épouse Charlotte-Geneviève Pellard de Sebbeval de Beaulieu. Ils eurent 5 enfants qui portèrent eux aussi le titre « de Montramé », cependant il n'en survécu qu'un, Charles-Louis-Alphonse du Tillet, qui émigra en Allemagne en 1792. Depuis 2007 à aujourd'hui, le cadre rustique du château et ses salles voûtées sont louées, afin de recevoir des événements du type mariages, anniversaires, etc.










































mardi 25 février 2020

Fiche historique, les châteaux. Ivry-la-Bataille












"Palais-Tour"




Ivry-la-Bataille est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie toute proche d'Anet, vraiment à la limite du département de l'Eure-et-Loir, à 15-20 kilomètres à vol d'oiseau de Mantes-la-Jolie.
Les ruines encore visibles à Ivry, nous emmènent vers le « palais-tour », sa création à la charnière entre le premier et le second millénaire constitue le premier geste architectural majeur connu du Moyen-âge dans notre région, mais sa portée dépasse largement celle-ci, au point d' être considéré comme un véritable prototype pour certaines grandes tours maîtresses « intégrées », bâties par les grands dignitaires de l'époque.









Localisation :  27540,  Ivry-la-Bataille
département de l'Eure.

Région : Normandie


Année de construction : XIe  Siècle




Matériaux : Pierre











Implanté à un point stratégique de la frontière orientale de la Normandie, le château d’Ivry-la-Bataille est réputé avoir été érigé à la fin du Xe siècle à l’initiative d’Aubrée, seconde femme de Raoul, frère du duc Richard Ier. Selon le chroniqueur Orderic Vital, cette dernière aurait fait élever par Lanfred une « tour célèbre, énorme et très fortifiée » (« turris famosa, ingens et munitissima »). L’architecte s’est illustré pour avoir construit le château de Pithiviers ; il aurait été mis à mort après l’achèvement de la tour, afin d’éviter qu’il n’en fasse de semblable ailleurs. Du point de vue militaire, le château, qui sera bientôt épaulé par celui de Pacy, s’oppose à toute attaque du duché par la vallée de l’Eure. Au pied de la forteresse, se développe une agglomération entourée d’une muraille : elle contrôle la navigation sur l’Eure et un point de passage de la rivière.

La création du « palais-tour » d'Ivry constitue le premier geste architectural majeur connu du Moyen Âge dans la région, mais sa portée dépasse largement celle-ci, au point d'être considéré comme un véritable prototype pour certaines grandes tours maîtresses « intégrées », bâties par les grands dignitaires de l'époque. Il est cependant nécessaire de mettre en perspective l'analyse architecturale pour mieux évaluer cet impact . La datation de la tour d’Ivry semble plus clair que l'édifice, avant sa modification au tout début du XIIIe siècle, résultait de deux phases de construction successives. Or il n'est pas sans importance que la seconde de ces deux phases ait consisté à enterrer partiellement et surélever un édifice antérieur qui avait un caractère peut-être résidentiel. 
Ce premier édifice était une grande salle palatiale pourvue en équerre d'une chapelle ; on ignore sa hauteur primitive, mais rien n' atteste vraiment, dans les restes actuels, qu'elle ait eu plus qu'un rez-de-chaussée, même si ceci peut étonner. Pour nous, ce n'est que dans la seconde phase que cet édifice devint une tour rectangulaire « intégrée », présentant un chevet saillant pour la chapelle, dont seule la nef fut absorbée par l‟extension et l'intégration des fonctions dans un unique volume prismatique.

 Au début de l'an mille, vers 1015, l’ouvrage restera, tout au long du règne de Guillaume le Conquérant, dans le domaine ducal, en 1196, le château a perdu, du fait du rattachement de la Normandie à la France, une part importante de son intérêt stratégique et ne joue, durant les XIIIe et XIVe siècles, qu’un rôle de second plan.



Quelques dates:

* Vers 1030 Hugues, évêque de Bayeux, fils du comte Raoul,  ayant mis une garnison se défendit contre le duc Robert et ne se rendit qu' après un long siège.

* Le domaine d Ivry fut attribué par Guillaume le Bâtard à Roger de Beaumont son échanson qui en 1071 fonda, au-dessous du château, un monastère de l' ordre de Saint-Benoit.

* En 1088 Robert Courte Heuse força Roger à prendre Brionne en échange d' Ivry qu' il remit à Guillaume de Breteuil, celui-ci se laissa enlever sa forteresse à deux reprises par Ascelin Goël seigneur du château de Bréval, il assiégea son ennemi qui incendia le fort, l' abbaye et l' église et ne livra à Guillaume qu' un monceau de ruines.

* En 1119 Henri I, roi d' Angleterre, tenait une forte garnison dans le château d' Ivry, Louis le Gros vint l'assiéger et s'empara de cette place.

* En 1188, Jean sans Terre poursuivi par Philippe Auguste et provoqué au combat s' enfuit à Ivry, Philippe prit ce château en 1193.

* Pendant les guerres anglaises Talbot vint en 1418 assiéger Ivry, prit d' assaut la ville et força le château à capituler, la butte sur laquelle était placée l' artillerie de siège portait encore au XIXe siècle  le nom de Butte Talbot.

* En 1424 le duc de Bedford à la tête de mille hommes vient de nouveau assiéger Ivry que les Français avaient repris et s'en empara.

* Dunois fait rentrer ce lieu sous la domination de Charles VII en 1449 et démolit les fortifications.

* En 1553 Diane de Poitiers acheta Ivry en même temps qu' Anet.

* Les calvinistes pillèrent l' abbaye en 1563 et détruisirent l' église qui fut relevée six ans après. Mais Ivry doit toute son illustration à la bataille livrée depuis par Henri IV au duc de Mayenne, chef de la ligue. Ce fut le 14 mars 1590 que les adversaires se trouvèrent à la tête de leurs principales forces.

En 1445 pendant l' occupation anglaise Jean de Foyal baron d Ivry épousa Marie Boyau Quatre ans plus tard Dunois ayant repris Ivry en fit démolir les fortifications. Les vestiges qui en restent sont fort étendus on y retrouve la triple enceinte des fossés quelques souterrains et l' emplacement du donjon des armures et des boulets de pierre y ont été déterrés. Il y avait dans le château une chapelle de Saint-Ursin sorte de petite collégiale danslaquelle les religieux d Ivry devaient chaque jour chanter la messe.



Quelques questions autour du site

La construction la plus ancienne sur le site pourrait avoir été un grand bâtiment rectangulaire orienté nord-sud, dont un niveau nous est parvenu. Trois côtés de l’édifice sont connus avec certitude ; la localisation du mur sud demeure, en l’état actuel des connaissances, hypothétique. Les données en notre possession indiquent que nous sommes en présence d’un rez-de-chaussée. Ce dernier était abondamment éclairé par quatre fenêtres percées dans son mur ouest ; une porte très basse et étroite, traversant le mur nord, la reliait à l’extérieur. L’existence d’une baie ouvrant vers l’est n’est, en l’état actuel des recherches, en aucun cas attestée. Nous n’avons pas d’information sur le ou les niveaux supérieurs de cette construction, dont le caractère résidentiel est suggéré par l’existence de nombreuses baies.
Avec le remblaiement du pourtour de l’ouvrage nous entrons, semble-t-il, dans une autre logique une construction militaire se substitue à la chapelle l’enfouissement des parties anciennes du château entraîne la condamnation de la plupart des baies situées à ce niveau et vraisemblablement une redéfinition de son rôle. Peut-on, dès lors, évoquer une tour énorme et très fortifiée.

Nous sommes, à Ivry, au cœur de la problématique concernant l’origine des tours romanes qui ont marqué le paysage de la France et de l’Angleterre aux XIe et XIIe siècles. Pierre Héliot a évoqué cette question dans un article concernant les « origines du donjon résidentiel et les donjons-palais romans de France et d’Angleterre », dans lequel il conclut que la forme et la structure du donjon résidentiel se fixent « au terme d’une série de mutations, probablement amorcées dans l’ensemble de la Francie carolingienne » (1976). Ivry pourrait, compte tenu de sa complexité et de sa richesse archéologique, constituer une référence pour cette question, aux côtés de Doué-la-Fontaine ou de sites étudiés plus récemment comme les châteaux de Langeais ou de Mayenne.

Ivry-la-Bataille fut-elle la « tour-mère » pour les grands édifices anglo-normands ?
E. Impey a montré en tout cas que selon toute probabilité, elle inspira largement la Tour Blanche de Londres, mais il a souligné également que la disparition d'un trop grand nombre d'entre eux oblige à considérer l'hypothèse avec prudence.

On y ajoutera le fait que, si l'on considère comme acceptable l'enchaînement de coïncidences selon lequel la tour de Pithiviers figurée vers 1800 serait l'édifice bâti par l'architecte Lanfroy, le concept développé à Ivry ne serait alors qu'un succédané de celui déjà mis en œuvre à Pithiviers ; la représentation extrêmement fidèle qui nous en a été conservée semble prouver, à tout le moins, qu'il s'agissait d'un bâtiment unitaire, où la tourelle saillante faisant corps avec le reste de la maçonnerie. On en viendrait alors à proposer que la tour d'Ivry résulterait d'une adaptation du modèle de Pithiviers au palais à chapelle déjà présent sur le site préalablement. Mais on est ici dans le domaine de la pure spéculation, tant les hypothèses se révèlent fragiles à l'examen.

La première mention qui en soit faite au moyen-âge est une donation de Richard I, duc de Normandie, à Raoul, comte de Bayeux. Albereda, femme de Raoul, fit bâtir sur la crête de la montagne qui domine au loin la vallée une forteresse qui fut une des plus puissantes et des plus fameuses de l' époque.