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samedi 21 octobre 2017

Fiche historique, les villes fortifiées, Chartres
















Fiche historique N°4


Située au centre du département de l'Eure-et-Loir, sur un axe historique Paris-Versailles-Rambouillet ou, un peu plus haut, l'on retrouve Dreux et Anet se positionnant au Nord, non loin d'Evreux et du département de l'Eure. Chartres a été une des plus ancienne ville de France, connue aujourd'hui pour sa cathédrale, elle a su s'imposer...









Dénomination : Cité médiévale

 Localisation : 28 000, Chartes, département de l'Eure-et-Loir. 

Région : Centre-Val-de-Loire

 Siècle  de création : Antiquité




Les différentes attaques de la ville dans la seconde moitié du IXe s. montrent cependant que les défenses n’étaient, bien entendu, pas totalement infranchissables. Les Scandinaves investissent la ville en 858 mais sont repoussés en 865 et en 886 puis en 911, préalablement au traité de Saint-Clair-sur-Epte. En 962, la ville est de nouveau assaillie et détruite par le duc de Normandie, Richard Ier. L’étude du cadastre actuel et des courbes altimétriques suggère une enceinte antérieure à celle de 1181, suivant les bords de la pointe de l’éperon. Longue de moins de 1 500 m, elle aurait défendu un espace d’environ 11 ha. De hauts murs de terrasses sont encore visibles sur le coteau de la rive gauche de l’Eure, depuis les jardins de l’évêché jusqu’à l’église Saint-Aignan. Il est possible qu’une partie au moins du tracé de ces murs de terrasses reprenne celui d’une enceinte plus ancienne, mais aucun élément ne permet de proposer une datation formelle : enceinte du Bas-Empire, du haut Moyen Âge ou du XIe s. ?

Si l’on considère que l’espace urbanisé au haut Moyen Âge à Chartres se limite au sommet du promontoire, la rétractation du Bas-Empire ferait passer la surface urbanisée de plus de 200 ha à environ 11 ha. Au XIIe s., l’espace urbain fortifié représente 65 ha. À Reims, la ville du Haut-Empire, ceinturée, comme à Chartres, par un fossé annulaire, englobe environ 600 ha. Au Bas-Empire, l’enceinte fortifie un espace de 55 ou 60 ha et il fallut attendre le XIVe s. pour la construction d’une grande enceinte urbaine englobant un espace de 220 ha.
Amiens serait un exemple encore plus proche de Chartres, si l’on considère à la fois les surfaces et leur évolution : environ 200 ha au Haut-Empire, une vingtaine au Bas-Empire et 70 au XIIIe s.
À Orléans, la superficie de la ville ouverte du Haut-Empire peut être estimée à environ 70 ha. L’enceinte du Bas-Empire fut utilisée jusqu’à la fin du Moyen Âge. Elle connut une légère extension, à l’ouest, au XIVe s., le périmètre muré passant de 25 à 37 ha. Au XVe s., une extension à l’est porta le périmètre fortifié à plus de 60 ha. La rétraction de la fin de l’Antiquité s’approche donc d’un rapport de 1 à 3.
À Bourges et à Tours, la rétraction du Bas-Empire et du haut Moyen Âge est plus importante : un rapport de 1 à 3 ou 4 pour la première, de 1 à 6 ou 10 pour la seconde. Dans ces deux cas, l’enceinte fortifiée du XIVe s. englobe une superficie très proche de celle de la ville ouverte du Haut-Empire. Au Mans, les fortifications à la fin du Moyen Âge défendent un périmètre encore plus restreint que celui du Bas-Empire (9 ha). La ville ouverte du Haut-Empire devait dépasser les 60 ha. Metz montre aussi un schéma atypique : plus de 10 ha pour la ville ouverte du Haut-Empire, 72 pour la ville fortifiée du Bas-Empire et 160 au bas Moyen Âge.

A partir du XIIe siècle, avec l'accroissement de la population, de nouveaux remparts sont édifiés et des faubourgs s’étendent autour des douze portes de la ville, dont les plus importantes sont les portes Châtelet, Saint-Jean, Drouaise, Guillaume, Morard, Saint-Michel et des Epars. Au moment de la guerre de Cent ans, la défense redevient une préoccupation essentielle des villes, et pendant la 2nde moitié du XIVe siècle, Chartres, qui est une place militaire, procède à la réfection et à la modernisation de son système défensif. Les fossés de la basse ville sont inondés grâce à une dérivation de l'Eure en 1358 et on construit des bâtiments défensifs (tourelles, bretèches...)la plupart du temps en bois entre les principales tours de l'enceinte. Les portes principales, quant à elles, sont précédées de herses, pont-levis, et autres ouvrages défensifs. Le tour des remparts mesure alors 3,7 km et la surface de la ville intra-muros représente environ 60 ha. À la fin du XVIIe siècle, Chartres cesse de jouer un rôle de place forte et les remparts sont alors aménagés afin de contribuer à l’embellissement de la ville. la Porte des Epars au moyen âge.

La Porte des Epars étaient l'une des entrées de la ville, celle de la route du Mans. Un petit faubourg existait déjà hors les murs à cet endroit au XIIIe. A cette époque, en sortant par la porte des Epars, on trouvait l'église St Saturnin, qui fut détruite en 1357, et dont il ne subsista que le cimetière et une chapelle dédiée à St Thomas de Canterbury (détruite elle, en 1568), le cimetière ayant été utilisé jusqu'en 1786, ainsi que le couvent des Cordeliers, installé à cet endroit dès 1231, couvent qui fut détruit également pendant le siège de 1568. La porte des Epars fut détruite en 1806.

La porte Châtelet était l'une des plus importantes des tours d'enceinte de la ville. Son cintre fut démoli en 1732, et sa destruction achevée vers 1830.

À la fin du XVIIe siècle, Chartres cesse de jouer un rôle de place forte et les remparts sont alors aménagés afin de contribuer à l’embellissement de la ville.


Le château de Chartres est construit à l'intérieur de la ville, au bord du plateau dominant l'Eure, à l'emplacement de l'actuelle place Billard : c'est vraisemblablement d'abord une simple tour en bois, qui sera ensuite remplacée par un donjon en pierre, dont les ruines subsisteront jusqu'au début du XIXe. La création d'un château provoque la naissance d'un bourg comtal, bien distinct du domaine épiscopal existant autour de la cathédrale. Cependant, dès le XIe siècle, le Comte de Chartres préfère résider dans une autre partie de son domaine et délègue ses pouvoirs à des vicomtes qui n'ont pas les moyens d'entretenir et de moderniser le vieux château. Le comté de Chartres disparaît en 1328. Le château, laissé à l'abandon, ne peut que se dégrader, et le donjon est (partiellement) détruit en 1587. Les tours sont cependant utilisées comme prison et comme tribunaux : c'est là que le tribunal de baillage de Chartres a siégé pendant 5 siècles, et le présidial de Chartres y est installé depuis 1552. ( présidial : tribunal qui jugeait en dernier ressort dans certains cas et pour certaines sommes ; hors ces cas, il y avait lieu à l'appel de ses sentences devant le parlement). Se tenaient également dans le château les assemblées générales des habitants, et des assemblées provinciales. L'ancien château comtal est racheté par la ville en 1719 : jusqu'en 1785, il servira d'abattoir. A la révolution, il retrouve, pour une courte période, sa vocation de prison : c'est dans ses murs que furent emprisonnés les brigands de la bande d'Orgères, dont une vingtaine fut exécutée le 3 octobre 1800. Laissé à l'abandon depuis des siècles et déjà en fort mauvais état depuis le XVIe siècle, il n'en reste, en 1800, que des ruines : ce qui reste est voué à la démolition. De nouveau acheté par la ville en 1801, celle-ci commence aussitôt sa démolition, offrant à la vieille ville un nouvel espace libre.




 L'enceinte de Chartres

La ville à l'époque Gallo-romaine

Chartres au Haut-moyen-âge


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jeudi 19 octobre 2017

Fiche historique, les villes fortifiées, Dreux













Fiche Historique N° 03


Située au Nord du département de l'Eure-et-Loir, à deux pas du département de l'Eure, entouré par Evreux au Nord, Ivry-la-Bataille, Houdan, Rambouillet à l'Ouest, Maintenon, Chartres au Sud, Dreux c'est placé parmi un essaim de villes prestigieuses...  Pays des Durocasses dont Durocasio, Dreux était la capitale qui passait chez les anciens pour être le milieu de la Gaule. Pays druidique, Dreux fut une place puissante et importante.









Dénomination : Cité médiévale

 Localisation : 28 100, Dreux, département de l'Eure-et-Loir. 

Région : Centre-Val-de-Loire

 Siècle  de création : l'antiquité 





Le pays des Durocasses dont Durocasio, Dreux était la capitale, passait chez les anciens pour être le milieu de la Gaule Suivant plusieurs historiens c' était dans la vaste forêt de Crolais Crolensis sylva qui l' environnait et dont il ne reste pins qu' une faible partie, que se tenaient tous les ans ces assemblées des Druides dont parle César dans ses Commentaires liv vi et auxquelles se rendaient des divers points de la Gaule tous ceux qui avaient à leur faire juger un différent Ji Druides cerlo anni lempore in flnibus Carnulum quai regio lolius Galliœ media hahelur consistent in loco con secralo Hùc omnes undique qui controversiam habent conve niunt eorumque judiciis decrelisque parent. C' est l' opinion de D Juigné Borpinière qui ajoute:
"Dreux ville et comté sur les confins du pays chartrain est l' une des plus anciennes de France et du monde selon Bérose car l' on tient qu' elle fut fondée par Druys, roi des Gaules, parent et instituteur des Druides l'an du monde 206. Ceux qui sont du sentiment de Bérose dit Thomas Corneille tiennent avec lui que Samothès étant venu en ce royaume du temps de Noé y laissa un fils appelé Magus qui bâtit diverses villes. Sarron son fils régna après lui et à Sarron succéda Drius IVe roi des Gaules fondateur de Dreux et instituteur des Druydes qui se firent renommer par-dessus tous autres prêtres juges et philosophes. Ces Druides y tenoient leurs assemblées en de certains tems et tous ceux qui avoient des différends les venoient vuider par leurs jugements."

Moréri qui appelle Dreux Drocum croit que cette ville est une des plus anciennes du royaume mais il traite de fabuleuse la tradition portant qu' elle a été bâtie par Dryus. Dans les états généraux rapporte cet auteur, elle a la préséance sur Chartres et plusieurs autres villes. Elle est bien bâtie et assez jolie ayant sept églises dans son enceinte et divers monastères. Piganiol de la Force mentionne Dreux sous les noms de Durocassis, Durocasis, Durocassœ, Durocasœ, Drogas, Castrum Durcassinum, Castrum. Cette petite ville passe pour être d' une antiquité gauloise et avoir pris son nom des anciens prêtres gaulois appelés Druides que les peuples de ce pays avaient dans le temps du paganisme pour célébrer les mystères de leur religion.
Dreux, dit M Le Bas, ville de la partie de la Beauce, connue autrefois sous le nom de pays Maniais, a une origine fort incertaine et remonte à une haute antiquité. C était la capitale des Durocasses dont le pays est encore désigné dans les capitulaires de Charles le Chauve sous le nom de Pagus Durcassinus, ce nom s' altéra par la suite et se changea en Droces d' où l' on a fait Dreux. D' Anville veut que de ce nom de Durocasses ou Durocassœ, dont dit il on a fait Drocœ, soit dérivé de celui de Dreux. C' est aussi l' opinion de l' abbé d' Expilly et de la Martinière.

La communauté de druides et des oracles organisaient des fêtes et des sacrifices ainsi que des assemblées judiciaires qu’ils tenaient tous les ans aux alentours, devaient attirer des foules. Ces manifestations autour de la forêt de Crolais (aujourd'hui de Dreux), firent naitre des constructions d'habitations qui, d’abord éparses et informes , finirent par former une agglomération dans cette jolie vallée baignée par les eaux de deux rivières, la Blaise et l’Eure, et protégée contre la brise du nord—ouest par une colline haute et escarpée. Cette colline, offrant aussi un excellent poste d‘observation et de défense, n'était pas négligée par les habitants de cette contrée, quand ils se trouvèrent dans la nécessité de se défendre contre les courses réitérées des Germains qui, depuis le ler siècle de l’ère chrétienne, avaient appris le chemin de la Gaule et y accouraient à chaque instant,attirés par la perspective d‘un riche pillage, plutôt que par le besoin de se créer des établissements durables. Peut-être aussi est—ce le génie militaire de César qui construisit les premiers retranchements et les premiers forts sur cette colline. Ce point permit alors de surveiller les mouvements des Carnutes ou établir ses troupes en quartier d’hiver dans leur pays. Sous ce rapport, nous sommes réduits à des suppositions, mais il y a tout lieu de penser qu’à l’une de ces deux époques la colline de Dreux fut fortifiée et qu’elle prit le nom de Duro-calh , mot qui, dans la langue celtique, signifie un fort près d’une rivière. Au IVe siècle, ces deux mots étaient réunis, mais avec une suffixe latin « Durocassio » qui lui fut sans doute imposée par Auguste, lorsque cet empereur changea la dénomination des principales cités de la Gaule. Cette ville est appelée Durocasis dans l’ltinéraire d‘Antonin (livre), Durocases d’après une inscription citée par Wesseling, et Durocassis dans la table théodosienne (ancienne carte romaine). Nous avons vu précédemment les diférentes modifications que ce nom a subies. Sous le célèbre Agrippa, gendre d’Auguste, la capitale des Durocasses et son territoire étaient le centre de plusieurs voies romaines qui correspondaient aux quatre grandes chaussées que cet empereur lança du milieu de la ville de Lyon, aux bords de l’Atlantique, du détroit gallique et du Rhin.


481-511.
C’est à dater de cette époque que les rois de France exercèrent leur droit de suzeraineté sur Dreux, mais ils n’y avaient pas encore de palais; leur résidence était établie à Fermincourt.
Dreux se forma sur des ruines de cette ancienne ville Gauloise qui était alors, d'après la seconde partie de son nom Curia, la court où se traitaient les affaires civiles et militaires de la cité. A cette époque, il n‘y avait sans doute à Dreux qu’un fonctionnaire militaire qui logeait dans le château d’où il pouvait surveiller tout le pays. Dreux resta sous l'égide des rois de France, elle appartint sans doute d‘abord à Clodomir (511-524), l’aîné des enfants de Clotilde, qui posséda l’Orléanais, la Beauce, la Touraine, l’Anjou, en un mot tout le milieu de la Gaule; puis à Childebert Ier (524-558) qui avait eu, de l’héritage de son père, le Parisis, le pays Chartrain, la Beauce, la Neustrie (excepté Rouen), etc., avec les pays limitrophes de ces provinces, et ensuite à Clotaire Ier (558-561).
Dreux compta ensuite un grand nombre de ses souverains: Chilpéric ler (567-584), Clotaire Il (615-628), Dagobert Ier (628-658), Clovis II (658-656), Clotaire III (656-669), qui opéra encore une fois à construire l’unité de la monarchie franque et vit passer entre ses mains les villes, pays et domaine royal de Dreux. Childeric II recueillit l’héritage de son frère en 670, mais il n’en jouit pas longtemps et fut assassiné en 673. Pour la sixième fois la Gaule se trouva divisée et Dreux changea encore de maître; mais Théodoric, troisième fils de Clovis II, ne tarda pas à jouir seul du titre de souverain des Francs et Dreux passa sous sa domination en 678. A partir de cette année, le Parisis, l'Orléanais, la Bourgogne et la Neustrie, dont le pays Chartrain et la Beauce avec le Drugesin, composèrent le royaume Franc-Salien, l'Austrasie ne s’y trouva réunie que quatre vingt-treize ans plus tard, sous le règne de Charlemagne, après la mort de son frère Carloman, arrivée en 771.

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Le château

Les fortifications


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samedi 16 septembre 2017

Fiche historique, les villes fortifiées, Evreux










Fiche Historique N° 02


Evreux, préfecture de l'Eure est situé entre Rouen et Paris, deux grands noms à cette époque... Construite au Sud-Est du département à environ une vingtaine de kilomètres de l'Ile-de-France, cette cité de deux mille ans était surnommée la Cité Jolie par Mme de Sévigné et fut construite dans la vallée de l'Iton sur le plateau de craie sénonienne, recouvert de silex et saupoudré de sables de Lozère.









Dénomination : Cité médiévale

 Localisation : 27 000, Evreux, département de l'Eure. 

Région : Normandie

 Siècle  de création : Fin du Ier siècle Av Jésus Christ 
Tout début du Ier siècle Après Jésus Christ




L'ancienne ville d' Evreux était peu étendue, malgré son importance, ses accroissements les plus considérables datent du XVe siècle, elle était surtout défendue par un énorme donjon contigu au mur d' enceinte, à l' endroit ou fut, plus tard, l' hôtel de ville.


* Le Beffroi
 Fin XIVe, début XVe,  une tour de la cathédrale servait de tour de guet aux habitants de la ville, qui y disposaient d'une cloche pour sonner l'alerte. En 1396, la ville se dote d'une première horloge installée dans un bâtiment en bois.
Par le biais d'une assemblée des bourgeois,  la construction de cette tour avec horloge et cloche se décide et se fait. Le chantier commence par la fabrication de la cloche, baptisée "Louyse", du nom de son parrain le dauphin Louis, fils de Charles VI et duc de Guyenne. La construction de la tour est ensuite lancée, près de la porte de Rouen : cet emplacement permet de surveiller la route qui mène à cette ville et par laquelle les Anglais ont souvent mené leurs attaques. L'horloge est réalisée par un artisan de Mantes, et commence à sonner les heures en 1412.


* Les remparts
Comme beaucoup de remparts tardifs, celui d’Évreux est composé de différents éléments de récupération (fûts de colonnes, blocs sculptés, grand appareil, chapiteaux) issus de spoliations faites aux bâtiments inutilisés de la ville, notamment sa fondation et sa partie basse, composées de blocs calcaires irrégulièrement arrangés (appareil pseudo-isodome irrégulier), coiffée par un blocage mixte de silex et de moellons de calcaire, entrecoupé de chaînages en brique. Cet appareillage peut être qualifié d'opus mixtum (opus testaceum et opus caementicium), et est assez répandu en Gaule durant l'Antiquité tardive : il est économique, efficace, dissuasif et rapide à mettre en œuvre. La courtine accuse une structure en léger retrait progressif (encorbellement inversé) afin d'améliorer sa stabilité.

Il ne faut que des yeux pour se convaincre que les vestiges de ces murailles ont au moins une fois plus d'étendue que celle qui renferme ce qu' on appelle la cité d' Evreux à laquelle on a ajouté les faubourgs dont quelques uns sont clos de murailles mais d' une fabrique différente de celle des murs de la cité. Ceux-ci sont comme les murailles du Vieil Evreux construits de cailloux brisés jusqu'à la hauteur de 1,50 mètres, après quoi il y a un lit de grands pavés de terre cuite sur lequel vient se rajouter un autre lit de cailloux jusqu'à la hauteur qu' on a voulu leur donner. Il y a, dans l' enceinte de ces murailles et environ au milieu de la paroisse du côté Est, une espèce de citadelle dont les vestiges font juger qu' elle était extrêmement forte. Entre le Sud et l' Ouest il y a les vestiges de ce château que M Le Brasseur dit avoir été bâti par Richard sur les ruines d' un fort construit par les Romains. On trouve, proche de ce château, un aqueduc de 1,60 mètres et large d environ 1,30 mètres, on suit aisément les vestiges de cet aqueduc pendant quatre 16 kilomètres, il reçoit l' eau de l'Iton, proche Damville, il venait se décharger en passant par-dessous ce fort construit par les Romains dans une espèce de bassin qu'on appellait encore au XIXe siècle vivier. Ce bassin contient environ un arpent parfaitement carré et fermé par ses quatre côtés de quatre fortes murailles dont ou voit les vestiges à raz de terre. Ce n'est pas seulement aux environs de ce fort des Romains que l' on trouve des médailles et autres sortes d'antiquités, c' est dans toute l'enceinte des murailles qui aurait, à ce qui semble, plus d'une lieue et demie de tour.
La courtine accuse une structure en léger retrait progressif (encorbellement inversé) afin d'améliorer sa stabilité. Le rempart est assez bien connu : plusieurs tronçons ont fait l'objet de fouilles archéologiques dès le XIXe siècle, d'autres sont largement visibles dans le paysage urbains, soit utilisés comme base pour d'autres constructions, soit simplement restés à l'air libre depuis la fin de l'Antiquité. Une partie de ce mur est visible au pied de la cathédrale le long de l'Iton. L'autre partie constitue un des murs du sous-sol du musée situé tout à côté.

  Le rempart est décrit comme entourant « la cité » : à la pointe Sud, le rempart suit la fosse et le ruisseau de l'espringale, jusqu'à la tour du même nom (à l'angle de l'allée des soupirs et du boulevard Chambaudoin) avant de monter vers le Nord le long de l'allée des soupirs jusqu'au château (hôtel de ville) et sa cour (place de la mairie), ceinturée de remparts. La fortification mène à la porte de Rouen, située à l'intersection de la rue de l'horloge et de l'Iton, au niveau de la tour de l'horloge, puis longe le cours de la rivière (la promenade de l'Iton) pour redescendre à la porte de Notre-Dame (rue de l'évêché, au niveau du passage de l'Iton), proche de la cathédrale et contourne les bâtiments de l’évêché-grenier (détruit) et palais épiscopal (actuel musée) - au niveau du miroir d'eau. » À partir des Xe-XIe siècles, la ville reconquiert des espaces hors du castrum, selon un processus et une chronologie encore mal définis. Entre le côté nord de la muraille antique et l’Iton, se développe le bourg Saint-Pierre. Une première fouille, réalisée en 1992 rue Saint-Pierre, montre un hiatus dans l’occupation du secteur entre les IIIe et XIe siècles, et apporte des précisions sur la défense du bourg. Aux abords immédiats de ce dernier, se sont développées des installations artisanales au nombre desquelles figure un atelier de foulon des XIIIe-XIVe siècles, mis au jour rue Isambard en 1993.


Son histoire

Vers l' an 260, saint-Taurin y prêcha la foi chrétienne et dans le iue sièoje la ville devint épiscopale, plusieurs de ses évêques ont été canonisés.
En 892 le chef des Normands, Rollon, se rendit maître d' Evreux
En 1090 Amaury de Montfort s' empara d' Evreux
En 1194 Evreux reconstruite était redevenue considérable
Evreux appartint à la couronne jusqu' en 1285 où Philippe le Bel la donna à son frère Louis de France, tige de la branche royale des comtes d Evreux
En 1316 ce comté fut érigé en pairie perpétuelle

La ville ancienne, qui a donné naissance à Evreux, existait sur le territoire de la commune dite encore au XIXe siècle le fief Evreux. Elle se nommait Mediolanum et était la cité principale des Âultrci Eùuro rater. Au IVe siècle, elle fut nommée civitas Eburovicorum ou Ebroi eorum puis Ebroicm et enfin, Evreux, Vers l' an 260, saint-Taurin y prêcha la foi chrétienne puis la ville devint épiscopale, plusieurs de ses êvéques ont été canonisés.
En 1982-1985, puis en 1993, deux opérations ont mis en évidence une première tentative de fortification de la ville et son arrêt brutal dans les années 270-280, durant lesquelles Évreux connaît d’importantes destructions. Vers 300, la ville se dote d’une enceinte englobant une surface de 9 hectares, où va se concentrer l’occupation durant plusieurs siècles. La muraille abritera dans son angle sud-ouest la cathédrale et accueillera à l’opposé le château médiéval. L’enceinte du castrum reste pour une bonne partie active durant le Moyen-âge et les fouilles effectuées en 1992 en arrière de l’hôtel de ville ont permis d’observer un système de double fossé précédant à l’est la muraille. Evreux fut une des cités que les Romains conservèrent le plus longtemps, le reste des Gaules leur était déjà enlevé par les Visigoths, les Francs et les Bourguignons lorsque Clovis, appelé par l' évêque d' Evreux, s' empara de la ville et de toute cette partie des Gaules.
En 892 le chef des Normands, Rollon, se rendit maître d' Evreux, les habitants, terrifiés, firent peu de résistance, cependant, leur ville fut pillée et leur territoire ravagé. Quelques temps après Rollon, reçut du roi de France la IV eu s trie à titre de duché.

Composée de l’ancien Palais Épiscopal et de la Cathédrale, siège de l’évêché, la Cité Épiscopale d’Evreux offre l’un des plus beaux exemples français en la matière. L’ensemble, mis en lumière depuis 2009, fait actuellement l’objet d’une restauration architecturale et d’une mise en valeur touristique qui sera achevée au printemps 2013. Situé près de la cathédrale, le palais épiscopal d’Evreux, fut construit en 1499 sur commande de l’évêque d’Evreux Raoul du Fou. Prenant appui sur la muraille d’enceinte de la ville, l’Evêché est le parfait exemple d’édifice à double fonction : sa façade nord, dotée d’une tourelle de style gothique flamboyant, est élégante et raffinée, tandis que sa façade sud,  dominée par un encorbellement à mâchicoulis, revêt un aspect austère et défensif. Classé Monument Historique depuis 1907, il abrite le Musée d’Évreux depuis 1991. La ville d' Evreux fut comprise dans cette province située à la frontière, elle fut prise reprise ravagée à chaque guerre qui s'éleva entre les rois de France et les ducs de Normandie.

En 996 Evreux eut ses comtes particuliers ; Robert le Normand est le premier qui ait porté ce titre auquel il joignit celui d' archevêque de Rouen, bien qu'il fût marié et père de quatre enfants. Son neveu, le duc de Normandie, lui déclara la guerre, lui enleva sa ville capitale et le força à s' enfuir à Paris. Robert, comte et archevêque, excommunia alors son neveu et, grâce à la terreur qu' inspiraient ses armes spirituelles, recouvra Evreux où il mourut en 1037. Son successeur suivit, Guillaume le Conquérant en Angleterre, et se fit remarquer dans cette invasion.

En 1090 Amaury de Montfort s' empara d' Evreux par trahison et y commit de telles dévastations qu' on lut, un an entier, sans y dire la messe à peine. Cette ville recommençait à vivre, elle a réparée ses désastres que le roi d' Angleterre, Henri Ier, vint essayer de la reprendre. Le siège traînait en longueur quand l' évêqne d' Evreux, le traître Rotrodus, conseilla à Henri de lancer des feux sur la ville qui fut en effet brûlée de fond en comble.

Des interventions permettent de suivre l’expansion de la ville vers l’ouest et de préciser les circonstances de la réoccupation de l’espace séparant la ville close et le faubourg qui s’est développé à partir du XIe siècle autour de l’abbaye Saint-Taurin. Au niveau des rues Isambard, Saint-Sauveur et Joséphine, les fouilleurs notent une absence de traces d’occupation humaine entre la période antique et les XIIe-XIIIe siècles. Dégagées en 1993, des sépultures associées à un mur scandé de contreforts correspondent peut-être à l’église Saint-Thomas, qui est encore mal connue.
En 1194 Evreux reconstruite était redevenue considérable, elle avait été cédée à Philippe Auguste par Jean sans Terre moyennant 1,000 marcs d' argent et devait être réunie à la couronne de France. Philippe, néanmoins, l'avait laissée au frère de Richard d'Angleterre et s' était contenté de mettre garnison dans le château Jean sans Terre. Pour se réconcilier avec son frère, fit traîtreusement massacrer la garnison française. Philippe furieux attaqua Evreux, la prit, l'incendia et la fit en grande partie démolir, il s'en empara de nouveau trois ans après et acheva de la détruire. Elle lui fut définitivement cédée l'année suivante et il s'occupa dès lors de lui donner une nouvelle existence. Evreux appartint à la couronne jusqu'en 1285 où Philippe le Bel la donna à son frère Louis de France, tige de la branche royale des comtes d Evreux.

En 1316 ce comté fut érigé en pairie perpétuelle.
Le dixième comte d' Evreux fut Charles le Mauvais roi de Navarre, un des fléaux de la franc sous la première branche des Valois. Les Anglais s' emparèrent de la ville du temps de Charles VU, mais clic fut reprise par le Roi et donnée par lui à Jean Stuart, un des braves capitaines écossais, qui combattirent vaillamment pour la France au côté de l' héroïque Pucelle d' Orléans. A la mort de Stuart Evreux rentra dans le domaine royal d' où elle ne sortit que pour être donnée au duc de Bouillon en échange de la principauté de Sedan.

Avant la Révolution elle possédait outre sa cathédrale, huit paroisses, trois couvents d'hommes, un couvent de femmes et deux abbayes considérables.








L'architecture, sur un livre ancien

Le Beffroi ou la Tour de l'horloge

Les remparts Gallo-Romain

Une notice historique sur la ville

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Une estampe de la ville fortifiée

Les villes de Haute-Normandie au Moyen-âge


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jeudi 7 septembre 2017

Fiche historique, les villes fortifiées, Noyon










Fiche Historique N° 01






  Située dans un recoin circulaire au Nord du département de l'Oise, la ville est enclouée entre deux départements mitoyens, la Somme et l'Aisne. Noyon, proche de Compiègne plus au Sud, sa "compagne" royale distante d'une quinzaine de kilomètres, de Roye au Nord-Ouest, d'Ham au Nord, de Laon à l'Est est entourée de grands noms militaire du moyen-âge. Elle fut place-forte, citadelle, place religieuse puis ville au fil du temps, d'une histoire peu commune pour une agglomération...








 Dénomination : Cité médiévale

 Localisation : 60400, Noyon, département de l'Oise. 

Région : Hauts-de-France

 Siècle  de construction : XIIe




 La cité s´entoure d´une enceinte, formée sans doute au début d´un fossé et d´une levée de terre palissadée, puis de murailles. Une charte du XIIe siècle en fait foi : « les fossez de la ville de Noyon étoient tenus à blanc d´eau », formant des viviers où il y avait du poisson ; en 1192, l´évêque Etienne en ayant alors la disposition en donna aux frères de l´hôpital Saint-Jean « une partie depuis la porte d´Wez jusqu´à la porte Coquerelle avec pouvoir d´y pescher, leur recommandant toutefois de ne point endommager ni les fossez ni les murailles ». Il semble que l´on puisse situer la date de construction des remparts avant 1178, date de la fondation de l´hôtel-Dieu, que l´on n´imagine pas construit extra-muros. L'enceinte médiévale est probablement construite dans le 3e quart du XIIe siècle. Elle fera l'objet d'une importante modernisation (remparage et reconstruction partielle) dans la 1ère moitié du XVIe siècle. Vers 1553, un ouvrage d'artillerie appuyé sur le côté nord-est de l'enceinte est construit sur les plans de l'ingénieur italien Jean-Baptiste Porcell. A partir de 1591, une citadelle est construite sur le flanc ouest des fortifications à l'emplacement de l'ancienne abbaye Saint-Eloi (étudiée), sur des plans attribués à Errard de Bar Le Duc. Le démantèlement de la citadelle commence dès le 2e quart du XVIIe siècle, celui des fortifications a lieu dans le 2e quart du XIXe siècle, à partir de 1837.




 Matériaux: l'enceinte a été bâtie de pierre calcaire, de terre, de pierre, de brique moyen appareil, de pierre avec brique en remplissage.




  Durant le Haut Moyen-Âge, les faubourgs s’urbanisent progressivement, malgré les raids normands du IXe siècle. Ils sont englobés à la fin du XIIe siècle par le nouveau rempart médiéval. Cependant, le rempart gallo-romain demeure un élément topographique fort, dont témoigne encore la forme arrondie des îlots de maisons construits sur ses fondations.
Ville ligueuse pendant les guerres de religion, Noyon a connu deux sièges par les armées du roi de France Henri IV peu après son avènement. Par deux fois, les canons ont tonné et la ville s’est soumise. Une fois de trop, sans doute : durant quatre décennies, Noyon sera placée sous la surveillance militaire d’un gouverneur installé avec sa garnison dans une citadelle construite à cet effet sur l’emplacement de l’abbaye Saint-Eloi (actuellement entre le rond-point de l’Europe et la gare).
Au Moyen-Âge, Noyon acquiert le surnom de « bien sonnée » en raison de l’omniprésence des établissements religieux. L’ancien castrum devient le quartier cathédral, profondément remodelé entre les XIIe et XIIIe siècles. Le rempart gallo-romain est en partie détruit par la construction de la nouvelle cathédrale gothique. La ville est structurée par un réseau de dix paroisses. Abbayes et monastères se développent jusqu’à la Révolution. C’est alors que la quasi-totalité des clochers présents depuis des siècles disparaît du ciel noyonnais. Selon Moët de la Forte-Maison, la citadelle aurait pu être construite par l’ingénieur militaire Jean Errard (1554-1610), de Bar-le-Duc. Peu d’éléments de cet édifice sont connus, hormis ses matériaux de construction en pierre de réemploi agencés selon un plan carré autour d’une place d’armes. La gravure de Claude de Chastillon, datée des environs de 1610, est sans doute la représentation la plus précieuse de la citadelle dominant Noyon la ligueuse. La citadelle contrôla la ville durant quatre décennies. La garnison royale de Noyon eut à sa tête un gouverneur en la personne de François de Faudouas d’Averton, comte de Belin. Ce gouvernorat passera par la suite sous la coupe du gouverneur de Paris. A plusieurs reprises, les Noyonnais réclamèrent le départ de la troupe et le démantèlement de la citadelle. Ce n’est qu’en 1630 que leur demande fut entendue d’une part par Hercule de Rohan-Montbazon, gouverneur de Paris, Soissons, Noyon, Coucy et Chauny, qui accepta de perdre cet office moyennant subsides et, d’autre part, par le roi en son conseil qui fit oeuvre de « clémence et de bonté ». Le 30 mars 1630, un arrêt du conseil du roi ordonna la démolition de la citadelle après trente-neuf années d’existence dans la ville. L’abbé de Saint-Eloi, Charles de l’Aubespine, seigneur et marquis de Châteauneuf, en réclama alors la possession pour y réinstaller son abbaye.








 Le patrimoine de la ville

Un document sur la ville

L'inventaire de la ville

Une synthèse archéologique urbaine


 Le tourisme



 La Ville de Noyon





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