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mercredi 29 avril 2020

Fiche historique, les édifices. Montramé














Fiche N° 10







Maison forte

         








Situé au Sud-Est de son département à deux pas de Provins, son Nord-Ouest face à Courpalay, une autre maison forte et beaucoup plus encore qui hébergea Lafayette, là, à quelques encablures se devine le département de l'Aube, Troyes....  
Construit au XIIe siècle, il fut géré par divers seigneur dont la famille Tillet qui y resta jusqu'en 1792.







Localisation : 77 650 Soisy - Bouy
département de la Seine-et-Marne

Région : Ile-de-France  


Année de construction :  XIIe siècle





Le Château de Montramé est une seigneurie fortifiée du XIe siècle surplombant une forêt de 65 hectares. Les murs chargés d'histoire possèdent un décor d'une essence typiquement médiéval, dehors de grands arbres bordent un jardin à la française alors que deux ailes de bâtiment en vis-à-vis, forment un espace apaisant hors du temps.
Faisant office d'hôtel, le domaine dispose de 3 salles de caractère, voûtées ou équipées d'une cheminée, ainsi que de 16 agréables chambres pouvant héberger jusqu'à 44 personnes.

Le château de Montramé construit au XIIe siècle, fut détruit en partie pendant la révolution. Les bâtiments encore debout correspondent aux dépendances du château, il reste notamment une charmante petite chapelle romane, un escalier en pierre et de belles salles voûtées restaurés en 1927, ainsi que des jardins à la française et les mûrs d'enceinte. Entre 1463 et 1494, le château de Montramé fut géré par le seigneur Nicolas La Ballue, entre autres, conseiller du roi. Le château de Montramé fut habité par la famille du Tillet au milieu du XVe siècle. Elie II du Tillet, fils de Jean 1er du Tillet et Jeanne Brinon fut seigneur de Gouaix-en-Brie et Servolles, excellemment placé à la cour notamment en tant que secrétaire ordinaire du Dauphin (futur François II en 1557), puis conseiller du roi Charles IX, puis grand réformateur des eaux et forêts de France sous Henri III. Entre 1484 et 1520, son second fils Jacques Ier du Tillet, écuyer puis chevalier, se forgea un large domaine en tant que seigneur de Montramé et Bouy, Chalautre-la-Petite, Servolles, etc. Sa descendance, Jacques II du Tillet devint en décembre 1643, à la mort de son père, lui succéda en tant que seigneur de Montramé, Bouy… Puis l'aîné de Jacques II, Louis du Tillet en 1662 devient seigneur, il céda ensuite la demeure à son fils Charles-Claude, marquis du Tillet, il était en plus de son titre seigneurial, brigadier des armées du roi. On peut facilement s'imaginer que Charles-Claude François du Tillet de Montramé y résida aussi jusqu'à sa mort en 1783 avec son épouse Charlotte-Geneviève Pellard de Sebbeval de Beaulieu. Ils eurent 5 enfants qui portèrent eux aussi le titre « de Montramé », cependant il n'en survécu qu'un, Charles-Louis-Alphonse du Tillet, qui émigra en Allemagne en 1792. Depuis 2007 à aujourd'hui, le cadre rustique du château et ses salles voûtées sont louées, afin de recevoir des événements du type mariages, anniversaires, etc.










































lundi 20 mai 2019

Fiche historique, les édifices. Hargicourt





























Fiche N° 3







Ferme fortifiée 

 Située sur le plateau du Vermandois dans la continuité du bassin parisien, Hargicourt, positionnée au Nord-Ouest du département de l'Aisne, à fleur avec la Somme, proche de Saint-Quentin, se dote d'un site fortifié, une ferme seigneuriale et plus tard d'un donjon. La famille Gaucourt, seigneur d'Hargicourt, issue ou au moins fortement apparentée aux comtes de Clermont-en-Beauvaisis alliée aux comtes de Bar, chapeautaient le village. Au XIIe siècle, Jean de Clermont dit «du Plessis» était seigneur du Plessis, Gaucourt et Hargicourt.









Dénomination : Site du "fort" de la Cologne, ferme fortifiée et donjon


Localisation : 02 420 Hargicourt, département de l'Aisne

Région : Hauts-de-France  


Année de construction :  XIIIe siècle





Le «fort» de la Cologne, un des rares retranchements médiévaux rescapés des deux guerres mondiales dans cette zone du Cambraisis et du Vermandois, était cependant menacé d'une destruction totale (aujourd'hui réalisée) par la construction de l'autoroute A26.

 La fouille exhaustive du site sur une surface de près d'un hectare a pu être effectuée en 1982 et 1983.

Une ferme seigneuriale et d'un donjon occupés depuis le XIIIe s. environ jusqu'au XVe s. ont pu être retrouvées. En partie détruite par l'érosion, les terrassements médiévaux postérieurs et les impacts d'obus de la lre guerre mondiale, la première phase a néanmoins livré le plan d'une grange à halle centrale et nefs latérales, de 18 x 13 m environ construite en matériaux périssables et couverte de tuiles plates. Quelques vestiges d'un autre bâtiment ont pu être localisés près de la grange. Au cours de la seconde période, la grange fait place à une construction presque semblable mais d'orientation différente. Un bâtiment d'une longueur probable de 14 m construit en matériaux périssables a été reconnu en partie à l'Ouest de la grange. A la suite de divers aménagements, dont le creusement de deux mares, un petit grenier sur pilotis est installé près des deux bâtiments.

 Il semble que la ferme soit restée sans défense au cours de ces deux périodes. Ce n'est qu'au début de la période 3 qu'est établie une fortification «trapézoïdale» de 70 m de long sur 60 m de large, constituée d'une muraille soigneusement parementée (malheureusement en grande partie récupérée au xixe s.), et d'un fossé de 2,50 m de profondeur et 10 m de large. Deux des angles étaient protégés par des tourelles rondes, et un troisième peut-être par un premier donjon rectangulaire. Une porte ouvrait sur un petit pont au Nord, à l'opposé des bâtiments de la ferme. A l'intérieur de l'enceinte, après un apport de remblais provenant du creusement des fossés, la grange est reconstruite exactement au même endroit que la précédente. Un bâtiment rectangulaire de près de 9 m sur 19 m au moins est venu s'adosser à la muraille à l'Ouest. L'ensemble encadrait une cour revêtue de craie et d'éclats de taille de pierre, une mare centrale servant de réceptacle aux eaux de pluie. Malgré l'introduction massive de la pierre sur le site, il est certain que ces bâtiments étaient édifiés principalement en bois et torchis. Un incendie marque le terme de la période 3. La période 4 est essentiellement caractérisée par l'édification ou peut-être la reconstruction d'un gros donjon carré de 14 m de côté, flanqué de trois tours rondes.
L'enceinte de la ferme qui semble s'être appuyée précédemment sur le donjon est complètement détruite et fait place à des douves de 10 à 15 m de large. A la même époque la ferme est arasée et recouverte des remblais issus des fossés du donjon. Les deux premières périodes d'occupation ont livré très peu de matériel de sorte qu'il est difficile de dater précisément la fondation de la ferme. L'expérience de thermoluminescence en cours sur les tuiles des périodes 1 et 2 apporteront peut-être des précisions. Quelques trouvailles numismatiques et céramiques montrent que la ferme fortifiée était occupée dans le courant du XIVe s. Le donjon de la période 4 a livré de nombreux objets de la première moitié du XVe s., outils en fer, éperon, cuillères en cuivres, plat en étain, monnaies, céramiques et une grosse quantité d'ossements animaux. L'abandon du site semble effectif à la fin du XVe s. ou au début du XVIe s. La fouille de «La Cologne» doit faire l'objet prochainement d'une publication dans la Revue Archéologique de Picardie. (Responsable de la fouille : Didier Bayard).


























mardi 18 décembre 2018

Fiche historique, les édifices. Maillebois
































Fiche N° II



Ferme fortifiée du Rouvray, à Maillebois



Placé entre Dreux et Chartres sur l'axe de Rambouillet, au Nord-Ouest du département de l'Eure-et-Loir dans la région naturelle du Thymerais, ancien pays du Perche sous la dynastie mérovingienne, cette ancienne place forte, sans doute un ancien château-fort transformé au cours du XVIIe siècle, fût une véritable forteresse vers l'an 960, elle a été fortifiée, ceint d'une enceinte.







Dénomination : Château-Fort


Localisation :   28 170, Maillebois, département de l'Eure-et-Loir.

Région : Centre-Val-de-Loire


Année de construction : Antérieur au Xe siècle




Cette ferme, sans doute un ancien château-fort transformé au cours du XVIIe siècle, a été très remaniée depuis. De tous les bâtiments qui la composent, seule la porte fortifiée a gardé son caractère. Elle présente un bâtiment carré dont l'accès se fait par un pont à arches en pierre qui a sans doute remplacé un pont-levis. Elle donne accès à la cour par un grand porche à arc surbaissé en briques, s'élevant sur la hauteur du rez-de-chaussée et du premier étage, donnant lui-même accès à un autre passage en plein cintre qui mène à la cour. Aux angles sont encore visibles les encorbellements d'anciennes échauguettes.
Ancien château-fort pendant la guerre de Cent ans, il ne reste aujourd'hui qu'une seule tour de cette ancienne place forte. Des fossés, qui devaient être emplis d'eau et consolidés par une muraille, entouraient cette forteresse. Les fondations des autres tours sont encore visibles. Il reste à voir le pignon et la croisée de la chapelle.

Situé au bord de la route de Verneuil, sur le Plateau, la ferme du Rouvray réunit autour d'une vaste cour, un ensemble de bâtiments de diverses époques, isolés par de larges douves, maintenues en eau par l’inclination naturelle du terrain qui permet aux eaux de pluie de ruisseler dans le bon sens.
Le nom de Rouvray, vient du chêne rouvre, commun au temps des Gaulois, devenu très rare et qui portait le gui sacré des druides. Ce gui n’a rien à voir avec celui qui parasite nos pommiers et auquel on ne peut guère trouver d’autre utilité que celle du bouquet de fin d’année sous lequel embrasser nos amoureux.
Le Rouvray, habité depuis fort longtemps, de par son nom revendique une origine celtique et probablement fut un lieu sacré. Les traces de cette civilisation sont nombreuses dans le périmètre : Mainterne, village voisin dont le nom a pour origine maën-tal (extrémité de la roche) et la ferme proche de la Lucazière , lieu vraisemblablement dédié au culte de Lug , dieu de la lumière. On peut supposer qu’au temps des Gaulois une forteresse était établie sur l’emplacement du Rouvray. Mais des constructions en bois des Gaulois, il ne reste plus rien, sauf le nom d’un hameau voisin : La Plesse. Une Plesse était une fortification avancée, défendue par un maillage de branches, de ronces et d’aubépine. Le mot de plesse désigne toujours dans le Perche une clôture végétale de préférence épineuse. Il en est resté le plessis qui désigne la défense avancée d’une forteresse.
En suivant l’ordre logique des choses, le Rouvray, situé à deux kilomètres de la voie romaine qui passe à Blévy, fut probablement une villa Gallo-Romaine. Vers 960, le Rouvray est une véritable forteresse, enceinte de murailles en silex renforcés de puissants contreforts et entourée de fossés alimentés par les eaux de pluie et maintenus en eau par la pente naturelle du sol. Ces douves sont toujours en état. En été, en période de sécheresse, on peut en se promenant le long des douves, voir des traces de ces constructions, en particulier sur la face Nord. Une seule tour subsiste, peut-être du XIIe, et on distingue encore les fondements des autres. Place-forte pendant la guerre de cent ans, les bâtiments actuels supportés par une charpente du XVIe, datent dans leur ensemble du XVIIe siècle, sauf bien entendu, les bergeries dont on peut situer la construction vers le début du XIXe.
Toujours est-il que de ce passé, nous n’avons aucune preuve formelle.
En 1460, un an avant la mort de Charles VII, le Rouvray dont la suzeraineté dépassait largement les limites de Maillebois, devint un simple manoir. François de Courseulles bailli et capitaine de Dreux, épouse Jacqueline Le Barrier, fille d’un écuyer, seigneur du Rouvray qui lui apporte en dot, outre d’autres seigneuries : le Rouvray. Les terres, alors d’une étendue considérable, jouissaient de droits seigneuriaux dont Maillebois dépendait. Plus tard, vers la fin du règne de Louis XV, les seigneurs du Rouvray en difficulté, furent expropriés et les seigneurs de Maillebois réunirent les terres à leur domaine ce qui leur donna les droits de haute, moyenne et basse justice. En 1552, Pierre de Courseulles achète le domaine de Dampierre.
En 1587, Jean de Courseulles est valet de chambre ordinaire du roi Henri III et possède un important patrimoine. Son fils François devient conseiller du roi Louis XIII, achète les domaines de Fortisle et de Tréon. Il meurt en 1649( la Fronde). Il est inhumé à Dampierre qui est resté le lieu de sépulture de la famille de Courseulles.
Sous le règne de Louis XIV, commence une période de difficultés. Les forges de Dampierre sont vendues au duc d’Enghien. Son acquisition par le marquis de Maillebois , vers 1740. S’ensuit une longue période de fermage jusqu’au rachat en 1860 par Mr Paris maire de Saint-Maixme. Le destin du Rouvray fut dernièrement lié à celui du domaine voisin de Maillebois.








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Les places fortes entourant l'Ile-de-France

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Le château





































vendredi 30 novembre 2018

Fiche historique, les édifices. Massy































Fiche N° 2





Ferme fortifiée 

 Le château de Vilgénis autrefois place forte dessinée sous forme de ferme fortifiée, est situé sur la commune de Massy en pays Hurepoix, aujourd'hui dans le département de l'Essonne en région Île-de-France, à quinze kilomètres au sud-ouest de Paris. A proximité des frontières avec Verrières-le-Buisson et Igny, sur la rive droite de la Bièvre, aux confins de la vaste forêt de Verrières, Massy, sur sa position défensive dominante accueilla, au XIIe siècle, sa ferme fortifiée édifiée par Jean de Macy alors seigneur.









Dénomination : Ferme fortifiée


Localisation : 91 300 Massy, département de l'Essonne

Région : Ile-de-France  


Année de construction : XIIe siècle




* Les origines

La plus ancienne occupation de Massy remonterait à l’époque gallo-romaine, comme semble l’indiquer son étymologie. Il faut toutefois attendre le IXe siècle pour voir apparaître l’une des premières mentions écrites de la terre de Massy, dans le Polyptyque de l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. A cette époque, le territoire est partagé en plusieurs fiefs, dont l’un de grande importance, celui d’un seigneur dénommé Vulfradus. Situé sur le Mont Gaudon et relevant du monastère - peut-être déjà depuis le milieu du VIe siècle - il comporte une exploitation agricole et de nombreuses dépendances. C’est autour de ce domaine et sur cette éminence qui surplombe la vallée de la Bièvre (l’actuelle colline des Sablons), que se développe peu à peu le bourg de Massy, dans une position défensive dominante et à proximité de terres faciles à travailler. A partir du XIe siècle s’établit à Massy une lignée de seigneurs, dont les noms sont cités dans le cartulaire du prieuré de Notre-Dame-de Longpont. Cependant, « comme il y eut autrefois et en même temps plusieurs seigneurs sur cette terre, chacun d’eux donna son nom à la portion qu’il possédoit », note l’abbé Lebœuf, dans son Histoire du diocèse de Paris publiée en 1757.
Au XIIe siècle, Jean de Macy partage ainsi le domaine entre ses trois fils : Guillaume, qui prend sa succession, Aymon, qui reçoit la terre de Villaine, où un hameau se constitue progressivement autour de la maison seigneuriale et Jean, qui fait élever une ferme fortifiée, ou villa Johannis, à l’emplacement actuel du château de Vilgénis. Seul le village de Massy est toutefois doté d’une église, édifiée au XIIIe siècle et dédiée à sainte Marie-Madeleine. Une léproserie y est également mentionnée en 132910. Ravagé par la guerre de Cent Ans, le fief de Massy change de mains à plusieurs reprises au cours des siècles suivants. Erigé au rang de baronnie, il passe en possession de Martin Ruzé d’Effiat, qui, en 1635, le réunit au marquisat de Longjumeau et de Chilly. Après l’extinction de la branche Ruzé d’Effiat, la baronnie de Massy connait le même sort que les terres de Chilly et de Longjumeau : elle revient aux ducs de Mazarin, puis, à la fin du XVIIIe siècle, aux princes de Monaco.

 http://patrimoines.iledefrance.fr/Massy.pdf


* Les trois châteaux

1216 : Il est fait mention d’un certain Hugues de Villa-Genis, premier seigneur cité pour ce lieu. Se trouve sans doute ici une ferme fortifiée.
1502 : 1er château, famille Fourquaud, noblesse de robe du Parlement de Paris : construction du premier château seigneurial avec donjon et basse-cour entourés d'une enceinte flanquée de quatre tours.
1697 : la ferme est mentionnée dans l'héritage d'Albertas,"seigneur d'Igny et de Villegenis"
1719 : le seigneur de Vilgénis est Claude Glucq des Gobelins, magistrat et industriel (héritier de la moitié de la manufacture paternelle de teinturerie). Il est amateur d'art, a possédé plusieurs toiles de Watteau, une autre de Desportes.

http://massystoric.fr/dossiers




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Historique du château et du domaine de vilgenis


XIIe siècle: la villa Johannis devient le fief du 3e fils du seigneur de Macy.

  .1216: un ferme fortifiée y est implantée.

.1502: construction d'un premier château par Jacques Foucaud, seigneur de Villegénis et Villemoisson.

.1748: Elisabeth Alexandrine de Bourbon-Condé fait reconstruire la demeure pour en faire un des plus beaux châteaux d'Ile de France.

. A la Révolution, il est pillé. En 1795,il devient une filature de textile.

.1823: Charles Delorme, avocat au Parlement, fait détruire le château et le remplace par une "maison bourgeoise".

.1860: Jérôme Bonaparte, nouveau propriétaire, agrandit la demeure et les communs, fait construire les écuries et fait creuser les étangs.

.1946: l'état rachète le domaine à la dernière famille propriétaire, les Corey, au profit d'Air France.

.2010: Air France quitte le site, à l'exception de 8 hectares; le château et son entourage sont vendus à la société Safran; une autre partie, la plus importante, est transformée en Zac pour y construire 1000 logements; la partie nord , de 18 hectares, est acquise par la mairie qui en confie la gestion à la SIAVB: celle-ci projette d'en faire un espace naturel voué à la biodiversité.

2018: ouverture au public de cet espace naturel sous le vocable "parc de Vilgénis".































mercredi 10 octobre 2018

Fiche historique, les édifices. Presles































Fiche N° 2





Ferme fortifiée 



Située dans le vallon du ru de Presles, à flanc de coteau, au Nord-Ouest du département du Val D'Oise proche de Beaumont sur Oise, autre place forte dont il reste de belles ruines d'un château-fort, de l'abbaye de Royaumont et de Luzarches,  Presles fut place forte, forteresse sous Louis XI au XIIIe siècle et bénéficia d'un donjon (du XIIe) muni de meurtrières. Au Moyen Âge, la seigneurie située sur la route des Flandres appartient à des grandes familles.









Dénomination : Ferme fortifiée


Localisation : 95590 Presles, département du Val d'Oise

Région : Ile-de-France  


Année de construction : XI-XIIe siècle



Ancienne forteresse donnée par Louis XI à l’Abbaye de Royaumont en 1249, devient au XVIe siècle, la propriété de la famille de Chambly qui en fait le chef-lieu du comté de Beaumont. Le donjon de 16 m de haut fut érigé au XIIIe siècle (subsistent les meurtrières), mais sa partie supérieure fut transformée en colombier au XIIe siècle. Le logis seigneurial comprenant plusieurs fenêtres à meneaux du XVIe, les douves en partie comblées remontent au XIIe et la grange (47m de long), remonte aussi au XIIe siècle, mais ses ouvertures ont été remaniées au XIXe. La charpente médiévale a disparue en 1992 au cours d'un incendie.
Placée au Sud-Est du village, la ferme fortifiée du Val Pendant surplombe la vallée. D’après la tradition, cette construction remonterait aux Templiers qui, sur l’autre versant du vallon, avaient édifié une Commanderie dont il reste des vestiges à l’orée de la forêt de Carnelle. L’historien BISSON de BARTHELEMY a cité des documents d’archives selon lesquels, au XIIe siècle, la ferme du Val Pendant appartenait à MATHIEU II, puis à MATHIEU III, Comte de BEAUMONT. La ferme fortifiée du Val Pendant fut ensuite propriété de l’Abbaye du Val (MERIEL) puis revint à SAINT-LOUIS.

 Au début du Moyen-Age, il existe une famille de PRESLES. En 1580, son fief passe entre les mains de la famille BAILLET, Conseiller au Parlement, puis dans celles de la famille de NOINTEL en 1701 et enfin par alliance, PRESLES devient possession du Prince de CONTI. Il existait alors sur le territoire communal d’autres petits fiefs de Nantouillet, de Remi, de Rouvray, de Prérolles, de Courcelles, de Val Pendant et de Montbray. Plusieurs des derniers tenants de ces fiefs furent exécutés en 1794. La ferme fortifiée de Valpendant domine le hameau de Courcelles. Cette ancienne forteresse donnée par Louis XI à l'abbaye de Royaumont en 1249 devient la propriété au XIVe siècle de la puissante famille de Chambly qui en fait le chef-lieu du comté de Beaumont. Le donjon de 16 mètres de hauteur fut érigé au XIIIe siècle, on peut encore y voir les meurtrières; sa partie supérieure fut transformée en colombier au XVIIe siècle. Le logis seigneurial comprenant plusieurs fenêtres à meneaux date lui du XVIe siècle. Les douves en partie comblées remontent au XIIe siècle. La grange, d'une longueur de 47 mètres, remonte au XIIe siècle, mais ses ouvertures ont été remaniées au XIXe siècle et sa charpente médiévale a malheureusement disparue au cours d'un incendie en 1992.



Matériaux : Pierre









La ferme sur la base Mérimée


La ville de Presles





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samedi 6 mai 2017

Fiche historique, les édifices. Louâtre






























Blason de la France ancienne





Fiche N° 3 

Ferme fortifiée 



De vastes horizons sur le Soissonnais au Nord, sur 1’0rxois au Sud entourent Louâtre cette commune de la région Hauts-de-France, du département de l'Aisne, qui se joue de ses crêtes stratégiques et qui ne manque ni de variété, ni de pittoresque,  acceuilla son château seigneurial.









Dénomination : Château, maison seigneuriale


Localisation : 02600 Louâtre, 
département de l'Aisne

Région : Hauts-de-France  


Année de construction : 




La ferme de la recette est l’ancienne maison seigneuriale, délimitée par un quadrilatère régulier de cinq côtés partout bordés de chemins ou sentes. Rien de médiéval ne subsiste du château, le pavillon des Estrées est au centre tandis que les bâtiments ruraux s’adossent aux clôtures.
Le plan de l’architecte devait comporter un corps de logis faisant face à une terrasse tournée vers l’église, terrasse elle-même cantonnée de deux ailes. Seule l’aile de gauche a été élevée ainsi que la tour d’escalier haute de 10 mètres sous corniche, qui devait se placer en charnière aux deux bâtiments. Les intérieurs restent de tradition médiévale, avec plafonds à poutres et solives, cheminées superposées au rez-de-chaussée, à l’étage et dans les combles. La plus jolie est sans conteste celle de l’étage, son manteau est orné de quatre écussons malheureusement muets, qui pour couronnes n’ont que coquilles. La tourelle est curieuse, elle est la transposition Renaissance de celles qu’érigea le XVe siècle. Elle est d’abord la vis d’escalier des étages, puis aurait donné communication avec le grand logis projeté, plus haut, elle se termine par une sallette sous la pyramide, éclairée par des lucarnes de pierre et elle aussi, chauffée par une petite cheminée.

Le manoir a été construit approximativement entre 1550 et 1560 pour Jean d'Estrées, grand maître de l'artillerie ; les bâtiments de la ferme ont été bâtis au XVIIIe siècle ; mais plusieurs d'entre eux ont du être réédifiés après la guerre de 1914-1918.
Manoir couvert d'un toit en tuile plate avec pignon découvert, sauf le toit en pavillon de la tourelle d'escalier qui est en calcaire ; les bâtiments agricoles, construits en moellon de calcaire et grès, sont protégés par des toitures d'ardoise avec pignon couvert.

Le donjon était muni de fenêtres à meneaux en croix d'une cheminée curieuse extérieurement. C’était en réalité le fief du Désert, ainsi .dénommé en 1647 dans les titres de Hugues de Hauston, puis réuni par les Simon à la seigneurie principale et converti en "petite ferme". Les bâtiments d’exploitation dont la disposition se lit sur l’atlas cadastral de 1835 disparurent vers 1900. Dès lors le logis demeura seuil, s’acheminant vers une déchéance complète jusqu’au jour ou M. Jean Roudault entreprit de le rendre à 1’honneur (1956). Des caves, plus anciennes, qui se rattachent à l’annexe du logis, font penser que celui-ci a succédé à un autre. Il est d’une date à peine antérieure au pavillon d’Estrées et se caractérise par trois particularités :

* Sa petitesse et sa sobriété.
Il est à 1’échelle du plus humble gentilhomme de campagne, qui malgré tout conserve quelque fierté de sa condition. Il se réduit à deux salles au Rez-de-Chaussée et à l'étage. Chacune d’elles était chauffée par une cheminée adossée aux pignons.

* L’apport de quelques éléments Renaissance sur la tourelle à vis, la porte avec son fronton, les moulures du bandeau et de la corniche. A remarquer sur le logis, le chanfrein des croisées de pierre qui se poursuit sur le linteau, suivant un dessin peu commun.

* Soucis de sécurité;  Le seul accès était celui de la tourelle hexagonale (haute de 9 mètres), il se trouvait défendu par un moucharabier porté par deux mâchicoulis. Les fenêtres étaient rares (on les a multipliés en 1956). Ces mesures de défenses, bien que précaires, rappellent l’insécurité du temps ; les menaces de Charles Quint et les guerres de  religion. Nous n’avons connu qu’une seule cheminée (celle de gauche) sa hotte en mitre est supportée par une plate-bande en anse de panier, qui est timbrée d‘un écusson martelé avec diadème.

En 1885, lorsque le manoir servait d’habitation au berger de la ferme, les quatre étaient en place ; la plus curieuse n’avait pas de côtés, deux colonnes octogonales à chapiteaux, avancées dans la salle portaient le manteau. Les manoirs des XV et XVe siècles sont encore nombreux dans nos villages, le désert est un de ceux qui en marquent la dernière période, ses caractéristiques sont assez rares, elles en font tout l’intérêt.




Matériaux : Pierre









La ferme sur la base Pop culture

L'histoire du village, du château, des seigneurs

Des fouilles mérovingiennes effectuées sur la commune