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dimanche 21 décembre 2025

Fiche historique, les forteresses; Les Alluets-le-Roi



 






























Fiche Historique N° 1



La commune de Les Alluets-le-Roi se trouve dans la plaine de Versailles, dans la partie nord des Yvelines, à environ 15 kilomètres à l'ouest de Saint-Germain-en-Laye, chef-lieu d'arrondissement et 24 kilomètres environ au nord-ouest de Versailles, préfecture du département. Placé entre Chambourcy et Mantes-la-Ville, Alluets-le-Roi est essentiellement agricole et bordée au nord et à l'ouest par la forêt dite des Alluets. Cette forteresse des plus anciennes du IXe siècle fit partie d'une ligne de défense contre les envahisseurs normands, il s'agirait d'une tour tout simplement.




     





Dénomination : Forteresse


Localisation :  78580,  Les Alluets-le-Roi
département des Yvelines.

Région : Ile-de-France 



Année de construction : 









Architecture : 

Cette forteresse pourrait même avoir été plus ancienne (IXe siècle) et faire partie d'une ligne de forteresses établies contre les envahisseurs normands, comme les châteaux forts de Poncy, Béthemont, Montjoie, Joyencal, Retz à Chambourcy ou les châteaux d'Orgeval et de Tressancourt.

Cette forteresse (simple tour ou château fort?) fut probablement détruite pendant la guerre de cent ans qui fit rage aux Alluets, à tel point qu'entre 1414 et 1448, il n'y avait plus un seul habitant dans le village, car il était impossible d'y demeurer en raison des combats. On constate une pénurie de documents concernant les Alluets de 1372 à 1453 dans les archives des Dominicaines de Poissy et de l'Abbaye d'Abbecourt. En particulier Abbecourt n'a pas perçu de cens, c'est à dire de redevances, de 1418 à 1448.

A quelle époque le château fût-il construit ou reconstruit? Il existe en 1446, puisqu'il est question, à cette date, d'une redevance de 2 sous sur le Château des Alluets. Entre 1710 et 1734, les Logivières (Seigneurs de Maule) possédaient le château des Alluets et les terres en dépendant. "Le château et l'enclos occupaient une superficie de 2 arpents 50 perches (1,2767ha) et le restant en terres labourables, pâtures ou bois taillés, environ 39 arpents (19,9181ha).
En 1734, le château des Alluets était "en masure", l'enclos dans lequel il se trouvait était fermé de murs et d'une contenance de 2 arpents 1/2. Les fermages étaient à Pierre Bourgeois et Elisabeth Dantu sa femme.

Le 2 février 1794, le château n'existe plus, mais le domaine est décrit comme : "une terre clos de viels murs et haye, appelé l'ancien château, contenant 2 arpents et demy environ (soit environ 1ha2767) compris les chemins et mare assise au bord du village, tenant, d'un coté et d'un bout, les rue de lasdite commune (Les Alluets), d'un coté Jean Baptiste Lucas et autres, et d'autre bout, les héritiers de François Lefèvre et autres."


L'emplacement du château

Dans son Mémoire sur les Alluets en 1821, le baron Coquebert-Montbret ne précise pas l'emplacement du château qui semble avoir été perdu depuis cette date. Pour le retrouver l'on peut le trouver sur une description de 1794, avant de savoir qu'il avait été vendu comme bien national. Tout d'abord si nous regardons le plan général des Alluets du terrier de 1827, il saute aux yeux que le village est composé de deux parties très différentes: une partie de plan circulaire, de type moyenâgeux et une partie au quadrillage régulier. Une hypothèse raisonnable est que le château se trouvait dans la partie moyenâgeuse.

D'après le terrier de 1827, seulement 35 ans après la description de 1794, les parcelles numéros 1232 à 1237, soit plus du tiers de la zone considérée, appartiennent aux héritiers Lucas, tandis que la parcelle 1257 appartient à Mr. Odiot de Saint Germain (terrier). Cette parcelle fait 1ha3085 et contient une mare, est bordée sur deux cotés par les rues du village (actuelles rues de Maule et du Moulin) et touche à l'ouest un terrain appartenant aux héritiers Lucas. Elle correspond donc exactement à la description donnée. L'emplacement du château des Alluets a été retrouvé!
En 1997, ce terrain est toujours entouré de vieux mur, la mare a été asséchée (mais l'emplacement est visible le long de la rue de Maule) et le propriétaire le cultive encore, car le terrain a été peu construit.
On peut remarquer que Monsieur Odiot n'a pas utilisé sa réserve faite lors de l'achat du terrain "de faire déclaration au profit de qui lui semblera", puisqu'il possède le terrain encore 30 ans plus tard. Etait-ce un réflexe de notaire ou espérait-il y trouver un trésor ?

Rappelons qu'il s'agit du château du XV siècle, en ruine au milieu du XVIII, et non pas de la forteresse du XIIe siècle dont nous ne savons toujours rien.


La forteresse

Nous pouvons faire trois hypothèses:
- cette forteresse serait une simple tour (cf. celle de Béthemont) située à l'extérieur du village. Une tradition orale la situerait entre la route royale et la rue de Maule, lieu dit "Le Gros chêne", ou celui de "la butte Allain", du côté du bosquet d'arbustes qui se trouve au milieu. Après tout, c'est là le point culminant du plateau des Alluets (186m).

- Elle se trouverait au centre du village, qui se serait développé autour, comme l'affirme Eugène Dubois qui, en 1925, a eut "l'heureuse occasion, chez des personnes notables du pays, de visiter une cave large et fort profonde dans laquelle les ogives soutenues par un pilier,..., des chapiteaux rongés ne laissent aucun doute sur leur lointaine origine". Pour lui, pas de doute, il était "au milieu des fondations du château-fort". Dans ce cas on peut imaginer plutôt un château-fort, semblable à celui qui existait à Maule. Comme à Maule, le château plus récent se serait développé un peu à l'écart, dans une ancienne manse romaine, c'est à dire un terrain séparé en 2 parties, l'une étant une ferme dépendant du château, l'autre partie étant composée de terrains donnés en location moyennant une redevance. La cave, rue de Crespières, comportent des ogives et un pilier qui sont toujours là, ils ne datent malheureusement pas du XIIe siècle. On peut aussi rappeler qu'avant la guerre de cent ans le village s'étendait plus au nord, dans la direction de Bazemont, c'est à dire au delà de ce qui s'appelle encore aujourd'hui "la vieille rue".

- la troisième hypothèse serait que le château primitif se trouverait sur le même emplacement ou un emplacement très voisin du château plus récent, comme cela était très souvent pratiqué.

Qui sait si des fouilles, un jour, livreront le secret du vieux château.




La Ville de Les Alluets-le-roi


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mardi 28 mai 2019

Fiche historique. Les donjons. La Roche-Guyon

























Située en hauteur sur une boucle de la Seine, au Sud-Ouest de son département le Val d'Oise, le site médiéval, proche de la vallée de l'Epte, surplombait le village. Les seigneurs y bâtir au XIIe siècle un donjon et un château; “un corps de logis” parallèle à la falaise flanqué de deux portes : la porte française (Est) et la porte normande (Ouest). 





۝   Le donjon de La Roche-Guyon à La Roche-Guyon.











Dénomination : Donjon


Localisation :  95 780, La Roche-Guyon, 
département du Val d'Oise

Région : Ile-de--France


Année de construction :  XIIe siècle 

Anciennement : Donjon de château







Ce donjon qui était le boulevard de la France sur la rive droite de la Seine offre, par sa position, du haut de sa falaise escarpée juchée sur un plateau et par l' accumulation de ses défenses (décrites par Viollet-le-Duc), des ressemblances avec Château Gaillard mais sur de moindres proportions. Le donjon, très bien construit, a toutes ses ouvertures en plein cintre, il mesure 38 mètres pour un diamètre de 12 mètres et des murs épais de 3 mètres. Deux enceintes ovales et concentriques enveloppent le donjon, une chose est à remarquer c' est qu'elles  n'ont aucune partie saillante pour les flanquer. Même au milieu du XIIe siècle, date probable de cette construction, on négligeait ce moyen de défense.

Le traité de Saint-Clair-sur-Epte conclu en 911 place le site de La Roche dans une position stratégique exceptionnelle de frontière face au duché de Normandie, sur la rive droite de l'Epte. Un premier château troglodytique est édifié, vers 1066, pour défendre l'Île-de-France, territoire royal, dans le cadre de la fortification de l'Epte. Il est décrit par Suger en ces termes : « Au sommet d'un promontoire abrupt, dominant la rive du grand fleuve de Seine, se dresse un château affreux et sans noblesse appelé La Roche-Guyon. Invisible à sa surface, il se trouve creusé dans une haute roche. L'habile main du constructeur a ménagé sur le penchant de la montagne, en taillant la roche, une ample demeure pourvue d'ouvertures rares et misérables. »

Au XIIe siècle le donjon est édifié relié au château par un escalier souterrain d'une centaine de marches creusé dans le flanc du plateau ; il domine les vallées de la Seine et de l'Epte, dans une position stratégique exceptionnelle.










La ville




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Un document sur le village, le château page 26 
Les seigneurs de la ville 
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Une coupe du donjon





Le donjon













samedi 26 août 2017

Fiche historique. Les donjons. Magny-les-Hameaux










Fiche N° 5




 



۝   Le donjon de Magny,  à Magny-les-Hameaux.






















A deux pas de Saint-Quentin-en-Yvelines, Châteaufort-en-Yvelines, Magny-les-Hameaux se situe sur le plateau de Cressely-Beauplan plan incliné à l'est, entaillé profondément et de manière parallèle, le long de la Mérantaise, en Yvelines, région Francilienne. Proche de Chevreuse, une autre place-forte qui possède encore son château-fort, Magny posséda son donjon appelé au moyen-âge château-fort, de forme circulaire, il avait été construit proche de l'église durant les dernières années du Xe siècle par Guillaume de Hainaut qui construisit en même temps le donjon de Montfort.








Dénomination : Château-fort au moyen-âge

Localisation : Chemin des patissiaux, entre les deux 
chemins ruraux 23 et 24, proche de l'impasse, à sa gauche, 
78114,  Magny-les-Hameaux
département des Yvelines.

Région : Ile-de-France


Année de construction : XIe siècle

Anciennement : Donjon 

Année de destruction ou démolition du donjon : XVIIIe siècle














Magny-les-Hameaux était pourvu d'un donjon cylindrique, satellite de celui de Châteaufort, qui derrière l'église, était posé sur une motte peu élevée. Trois contreforts plats disposés irrégulièrement et le départ d'un mur vers l'est, ont été construis en pierre meulière. Son diamètre extérieur atteignait 14,60m, les murs avaient une épaisseur de 1,80m, le diamètre intérieur était de 11m, une hauteur de 20m environ. Un pilier central devait supporter les étages. Elle fut donc plus élevée que celle qui existe encore à Chevreuse. Ses dimensions la rapprochent plutôt de la tour de Maurepas

Construction de la fin du XIe ou début XIIe siècle, comparable aux donjons contemporains de Châteaufort et de Maurepas (Yvelines). Ruinée avant 1702 (Arch. Nat. N IV Seine-et-Oise 49 et
Lebeuf, p. 293). Dénomination château-fort.

La forme des tours et donjons peut aussi servir à déterminer l' âge des châteaux, mais pas d' une manière absolue, plusieurs types ayant été simultanément employés pendant tout le cours du moyen- âge sans que l' on puisse indiquer les raisons qui ont fait adopter tantôt l' un, tantôt l' autre. Ainsi dans les dernières années du X siècle, Guillaume de Hainaut construisit en même temps le donjon de Montfort dont le plan est un octogone irrégulier et celui d Épernon qui était carré avec des contreforts. Les donjons de Chevreuse, Mantes, Nogent-le-Roi, Brétencourt étaient carrés tandis que leurs voisins et contemporains, ceux de Gallardon, Châteaufort, Maurepas, La Hunière, Magny et Neaufle, près Montfort, étaient cylindriques avec ou sans contreforts. Au XI siècle les types de châteaux étaient peut-être plus variés et plus tranchés que dans les siècles suivants lorsque les progrès de l' art militaire eurent fixé les formes les plus favorables à la défense.




Matériaux : Pierre meulière, moellons




Historique :

Le château-fort, situé au coeur même du village, date de la fin du XIe siècle. Il est aujourd’hui intégré au jardin d’une propriété privée. Fortement détruit au cours des guerre de cent ans (1337-1453), il est en ruine dès le début du XVIIIe siècle, d’ou son état actuel.
 De la forteresse du moyen âge, il ne reste que quelques pans de mur, en gros moellons de meulières, base d’une tour et quelques pierres taillées, campées sur une butte de terre.
Magny appartient aux seigneurs de Châteaufort, Mathilde, leur héritière au milieu du XIIe, apporta la châtellenie à Bouchard Ier de Marly, dont le père, en 1215, avait fondé l'abbaye de Porrois, qui deviendra plus tard l'abbaye du Port-Royal.

En 1356, Magny passa dans les mains de la famille de Lévis, puis, au XVIIe dans les mains de la famille Escoubleau, et enfin, en 1675, Magny fut réuni au duché de Chevreuse avant d'être mis, en 1693, aux dames de Saint-Cyr, baronnes de Magny l'Essart, ancien nom de la ville.








* Un dossier historique sur le donjon

Un document sur le donjon

Le patrimoine à Magny


 La ville de Magny-les-Hameaux





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Un vestige du château-fort






















































lundi 19 juin 2017

Fiche historique. Les donjons. Montainville










Fiche N° 7









۝   Le donjon de Montainville, à Montainville

Au coeur du département des Yvelines, non loin de Thoiry, à la limite Est du plateau du Mantois et sur le versant ouest de la vallée de la Mauldre, Montainville eut  au centre du village, une maison forte appartenant aux seigneurs de Maule.








Dénomination : Donjon 


Localisation : 78124 Montainville, 
département des Yvelines

Région : Ile-de-France


Anciennement : Donjon 




L'implantation d'un donjon à Montainville et son démantèlement vers 1125 par ordre de Louis VI, demeurent à l'état d'hypothèse. L'existence, au centre du village, d'une maison forte appartenant aux seigneurs de Maule est en revanche avérée ; cette fortification est prise par les troupes de Charles le Mauvais en 1357. L'édifice, remanié à plusieurs reprises et converti en bâtiments agricoles, ne conserve de son affectation seigneuriale d'origine que la porte de l'enclos dit « Le Fort ». Ce dernier, flanqué d'une tour carrée, reçoit des aménagements défensifs tardifs, c'est-à-dire des d'embrasures de tir adaptées aux armes à feu portatives.

Au Haut Moyen Âge, la partie nord de ce territoire, centrée sur le bassin de la Mauldre a formé par la suite le pagus pinciacus (Pincerais). Ce terme perdurera dans la limite religieuse du diocèse de Chartres, le doyenné du Pincerais. Dans son ouvrage Jacques Tréton propose de nommer Montainville-en-Pincerais pour le distinguer de Montainville-en-Beauce localisé près de Chartres. Au tout début du XIIe siècle, un premier seigneur de Montainville apparait. Au XIIIe siècle, le village qui porte le nom de montain villa n'aura plus de seigneur autonome mais sera rattaché à une seigneurie extérieure plus puissante, la famille de Maule, issue des Le Riche.       




Matériaux : Pierre








Documents sur le donjon 


Le patrimoine sur la base Pop culture
http://www.pop.culture.gouv.fr


Tourisme Yvelines


Montainville





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samedi 11 mars 2017

Fiche Historique, les donjons. Provins










Fiche N° 7








۝   Le donjon de Provins,  à Provins








Entre Brie-Comte-Robert et Troyes, située au Sud-Est du département de la Seine-et-Marne, Provins est devenue au moyen-âge la troisième ville de France, après Paris et Rouen. Provins est devenue importante dès le IXe siècle, quelques temps après, elle s'équipa d'une place forte encore éxistante de nos jours. Aujourd'hui, la ville est devenue "Le" grand parc médiéval d'Ile-de-France. 









Dénomination : Donjon 


Localisation : 77160 Provins, département de la Seine-et-Marne

Région : Ile-de-France


Année de construction : XIIe siècle

Anciennement : Donjon 


Année de destruction ou démolition du donjon : Existe encore




Provins est célèbre pour ses fortifications médiévales entourant la ville. L'enceinte de la ville haute, longue de 1 200 mètres et comportant 22 tours aux géométries variées, fut construite de 1226 à 1314. Elle reste aujourd'hui la partie la mieux préservée, grâce notamment à plusieurs phases récentes de restauration, et participe grandement à l'attrait touristique de la ville. Concernant la partie en ville basse, elle a subi les assauts du temps mais reste visible à certains endroits, sur le long de la fausse rivière. La tour César datant du XIIe siècle est le seul donjon octogonal à base carrée ; elle est sur un pavé.Une première tour, existant en 1137, est nommée dans la charte fixant les limites des foires de Champagne. La tour actuelle fut bâtie sur un éperon rocheux qui se trouve sur la Ville-Haute, appelée autrefois, "Tour du Roi", "Grosse Tour", "Tour aux prisonniers", elle a probablement été construite sous le règne de Henri le Libéral, après 1150 selon André Châtelain. Une légende veut que l'origine de Provins se trouve à l'époque romaine. Suivant cette tradition, la grosse tour de Provins aurait été bâtie par Jules César. Toutefois aucune source ne prouve que César ne soit jamais venu À Provins. ce nom est plutôt à rapprocher d'un symbole de puissance. À l'origine, la tour n'était pas couverte et se terminait par des créneaux. Le toit actuel et la charpente datent des XVIe et XVIIe siècles


Bâti au XIIe siècle, il est plus intéressant encore à étudier, c' est un véritable fort polygonal flanqué de quatre tourelles engagées à leur base mais qui se détachaient du corps de la construction dans la partie supérieure et permettaient de battre tous les alentours. Cet ouvrage pouvait être garni d' un grand nombre de défenseurs à cause de ses différents étages en retraite et de la position flanquante des tourelles.
Le terre plein qui entoure le donjon de Provins date du XVe siècle et fut élevé par les Anglais pour recevoir probablement de l'artillerie à feu, il remplaçait un mur de contre garde d' une époque beaucoup plus ancienne. Le mur de prolongement aboutissait à la porte de Paris et permettait de communiquer du terre plein au mur de contre garde, aux chemins de ronde des murs de la ville.
Autrefois on entrait dans la salle du premier étage du donjon par le chemin de ronde du mur de contre garde et quatre poternes en passant sur des ponts volants. Il fallait, du premier étage, descendre au Rez-de-Chaussée qui n'avait aucune communication avec l'extérieur par la porte, on arrivait par un emmarchement jusqu' au puits masqué. Un cachot ,qui, dit-on servit de prison à Jean le Bon, duc de Bretagne, forme avec la grande salle centrale, les logements du Rez-de-Chaussée, un four avait été établi pendant le Xe siècle, une petite chapelle existait.
Le premier étage présente un grand nombre de réduits, de pièces séparées propres au logement des chefs. Par les quatre poternes et les ponts volants, la garnison se répandait facilement sur le chemin de ronde de la chemise primitive que nous supposons rétablie et sortait sur le mur de prolongement communiquant avec l'extérieur. Par un petit escalier à vis, on accédait aux parapets crénelés et aux échauguettes. Puis, par les rampes, on arrivait au deuxième étage dont la défense est en partie détruite. Les anciennes constructions sont dérasées aujourd' hui, il n'est pas douteux que la partie supérieure en fût défendue avec beaucoup de soin, la disposition des tourelles d'angle l' indique. La position des hourds en bois des quatre faces supérieures ne nous semble pas douteuse, on ne s'expliquerait pas autrement la retraite ménagée au-dessus du chemin de ronde et qui paraît avoir été destinée à porter les pieds des grands liens de hourds assez saillants pour former mâchicoulis en avant des chemins de ronde du premier étage. Ces hourds ainsi disposés flanquent les tourelles qui elles-mêmes flanquent les faces.
Mais au XIIIe siècle on sembla renoncer aux formes carrées ou combinées dans le tracé des plans des donjons pour adopter définitivement le plan circulaire. Dès la fin du XIIe siècle ou le commencement du XIIIe le donjon de Châteaudun, celui du Louvre, étaient élevés suivant une forme cylindrique. Vers 1220 Enguerrand III de Coucy faisait bâtir l' admirable donjon que nous voyons encore aujourd' hui. Nous nous arrêterons à celui là comme étant le plus vaste, le plus complet et celui dont le système défensif est le plus fort en même temps qu' il est le plus facile à expliquer.




Matériaux : Pierre, grès











Documents sur le donjon 

Document détaillant son architecture

Sur la base Mérimée
http://www.pop.culture.gouv.fr


Tourisme Picardie



Provins








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Une coupe du donjon



Une vue de dessus



Le Rez-de-Chaussée