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dimanche 3 mai 2020

Le Château, la ville de Poissy










Armorial de Gasce de Poissy, seigneur de Poissy






Poissy, ancienne ville royale, des rois, de l'industrie automobile est située sur la rive gauche de la Seine sur une boucle face à Saint-germain-en-Laye,un peu plus loin, proche de Chambourcy, Sartrouville, à quelques encablures du Val d'Oise, de Cergy, dans le prolongement de la forêt de Marly, en bordure de la plaine de Versailles.
Le roi Robert II le Pieux, fils d’Hugues Capet, reconstruit le Château Royal, c'est à peu près vers 1200 que les fortifications sont édifiées, elles s'étendaient sur une superficie d'environ 800 mètres de long sur 500 mètres de large.








Localisation : 78 300,  Poissy
département des Yvelines.


Région : Ile-de-France







La ville, le château

Poissy fut une résidence royale dès le Ve siècle. En 862, 864 et 868, le Carolingien Charles II le Chauve y réunit une assemblée de dignitaires. De 996 à 1031, Robert II le Pieux l'érigea en demeure royale et fit construire l'église Notre-Dame. Sa seconde épouse, Berthe de Bourgogne, éleva un monastère de femmes de l'ordre de Saint-Augustin qui furent chassées par la construction du prieuré royal à partir de 1303.

C'est vers 1200 également que la commune de Poissy fit construire le pont de pierre qui subsistera jusqu'en 1944, en remplacement d'un pont de bois attesté en 1161. Les fortifications, édifiées à cette époque, s'étendaient sur une superficie d'environ 800 mètres de long sur 500 mètres de large. L'enceinte s'ouvrait sur sept portes : la porte aux dames, l porte du Pont, la porte du Bourget, la porte de Conflans, la porte du Trou, la porte de Paris et la porte de Tournelle.

Dès les premiers siècles de notre ère, les habitants de ce bord de Seine vivent de l’agriculture, de la chasse et de la pêche. La forêt giboyeuse d’ « Iveline » attire les seigneurs et les rois qui y bâtissent des résidences. Le roi Robert II le Pieux, fils d’Hugues Capet, reconstruit le Château Royal et pose en 1016 la première pierre d’une église dédiée à Sainte Marie, église rebâtie au XIIe siècle.

Poissy n’est alors pas seulement une cité monastique, elle est aussi une cité agricole avec des fermes établies à l’extérieur des murailles de la ville et surtout une cité commerçante qui s’est développée autour de deux pôles : le pont et le marché aux bestiaux. Le pont sur la Seine, avec ses défenses militaires, ses moulins à moudre le blé et ses deux ports de navigation, attirait les pêcheurs groupés en corporation, les commerçants, les agriculteurs des environs, les voyageurs, les armées en temps de guerre.

Les textes du XIe siècle mentionnant la fortification pisciacaise la dénomment castellum, oppidum, palatium ou sede regalis mais jamais castrum. Il semble que cette structure contenait uniquement la résidence princière et ses annexes ecclésiastiques. Le parcellaire moderne a fossilisé autour de la collégiale deux formes semi-circulaires emboîtées, tronquées à l’ouest par l’enclos du prieuré royal Saint-Louis établi en 1304. L’espace compris entre les deux formes arrondies correspond à l’emprise de l’ancien fossé, loti après la désaffection du château, c’est-à-dire probablement au XIVe siècle. L’habitat privé présent au XVIIIe siècle est concentré entre escarpe et contrescarpe, sur un parcellaire très découpé. Les fossés étaient primitivement en eau, comme en témoigne la présence d’une rue des Tanneries le long de ce parcours. La surface interne de l’ancien château, fractionnée en grandes parcelles de même orientation, reste le domaine d’édifices communautaires. L’espace emmuré, qui semble dépourvu de flanquements, se réduit à une aire d’une centaine de mètres de diamètre dont l’accès principal devait être établi au niveau de la rue de l’Eglise. Une empreinte fossilisée au cœur de l’îlot bordant le fossé au nord-est prolonge cet accès, qui devait donc se diriger en ligne droite vers l’actuelle Grand’Rue.

Le fils de Blanche de Castille et de Louis VIII, le futur saint Louis, est rebaptisé au château royal le 25 avril 1214. Son petit-fils, Philippe le Bel, fait construire en son honneur une magnifique abbatiale et un prieuré royal (aujourd’hui détruits) qu’il confie à des Dominicaines. Autour de ses deux églises et de trois couvents, Poissy va connaître une vie religieuse intense. La cité accueille du 9 au 26 septembre 1561 le Colloque dit de Poissy au cours duquel, en présence du roi de France Charles IX et de Catherine de Médicis, Théodore de Bèze expose la doctrine de l’Eglise réformée en vue d’une conciliation. Malheureusement, le Colloque n’a pas les suites escomptées. La zone urbanisée, qui couvre environ 30 ha au début du siècle dernier, s’est développée sur une terrasse d’alluvions anciennes de bas niveau (Fy de la carte géologique).
La ville médiévale s’est structurée autour d’une route Paris-Rouen qui emprunte le tracé de l’actuelle Grand’Rue avant de franchir la Seine pour gagner la Normandie par la rive droite du fleuve. Les sources médiévales attestent que cet axe est doublé par un itinéraire en rive gauche, qui suit la ligne de crête à distance de Poissy (actuelle N 13), et par la circulation fluviale.


L'organisation de la ville

Sous les Capétiens, il a existé deux châteaux à Poissy. Le premier, le Château vieux, voisin de la collégiale, remontait à un ancien rendez-vous de chasse des Mérovingiens. Le second, le Château neuf, fut vraisemblablement construit par Constance d'Arles, troisième épouse du roi Robert II le Pieux. Il se trouvait à l'emplacement de l'enclos de l'abbaye et contigu au château vieux, une tradition historiographique le situant à l’emplacement choisi par la suite pour édifier le grand autel de l’abbatiale. En 1120-1140, une maladrerie est construite. En 1188, Philippe-Auguste donne des institutions communales à la ville, en échange de la prise en charge par les bourgeois des travaux de fortifications de la ville et d’un service d’ost.

La partie nord abritait la collégiale, rebâtie par Robert le Pieux, l’hôtel-Dieu attesté en 1213 et placé dans la juridiction du chapitre, le cimetière, ainsi que quelques bâtiments qui pourraient correspondre aux structures collectives et à des maisons du chapitre. La partie sud était occupée par le château royal que les délibérations capitulaires du XVIIe siècle localisent entre la façade occidentale de la collégiale et l’actuelle rue Meissonier.

Le second, le château neuf, fut vraisemblablement construit par Constance d'Arles, troisième épouse du roi Robert II le Pieux. Il se trouvait à l'emplacement de l'enclos de l'abbaye et contigu au château vieux. En 1120-1140, une maladrerie est construite. En 1188, Philippe-Auguste donne des institutions communales à la ville, en échange de la prise en charge par les bourgeois des travaux de fortifications de la ville et d’un service d’ost. En 1200, Philippe-Auguste donna son château en apanage à son fils Louis VIII à l'occasion de son mariage avec Blanche de Castille. Il accorda en 1221 à la cité, en même temps qu'à Triel et Saint-Léger-en-Laye, une charte de commune, lui confirmant la possibilité de s'administrer librement. Poissy, qui fait partie avec Meulan et Mantes-la-Jolie, des plus anciennes communes des Yvelines, disposait d'une assemblée municipale de douze pairs avec à sa tête un maire, tandis qu'un prévôt représentait la justice royale. Sous son règne, la ville est ceinte de remparts qui ont subsisté jusqu'au xixe siècle et dont des vestiges sont encore visibles boulevard Louis-Lemelle.

En 1221-1222, sous le règne de Philippe-Auguste, la ville de Poissy est affranchie du domaine royal et acquiert des droits de commune. Elle décide de faire construire un mur fortifié, destiné à protéger ses droits fiscaux. Les fortifications, édifiées à cette époque, s’étendaient sur une superficie d’environ 800 mètres de long sur 500 mètres de large. Pour entrer en ville en acquittant sa “redevance” pour les marchands, plusieurs portes permettaient l’accès à Poissy ; la porte du pont, la porte du Bourget, la porte de Conflans, la porte du Trou, la porte de la Croix-Verte (vers Maisons), la porte de Paris, la porte de la Tournelle, où la fortification rejoint celle du prieuré royal et la porte aux Dames. C’est vers 1200 également que la commune de Poissy fit construire le pont de pierre qui subsistera jusqu’en 1944, en remplacement d’un pont de bois attesté en 1161. Le pavillon d’octroi, où sont perçues les taxes des animaux vendus sur le marché, est érigé lui en 1822 au niveau de la porte de Paris. Démantèlement de la muraille Pendant la guerre de Cent Ans, ces fortifications n’empêcheront pas, en août 1346, Édouard III, roi d’Angleterre, de piller et brûler la ville après avoir débarqué en Normandie et fondu sur la vallée de la Seine. Les Anglais s’en iront ensuite vers le Vexin puis la Picardie en direction de Calais où les bourgeois se soumettront corde au cou pour éviter des massacres. Dès 1829, plusieurs portes voient leurs tours détruites pour élargir les chemins. Le nombre des portes devient insuffisant devant l’accroissement de la ville et plusieurs brèches sont ouvertes en 1841, notamment avec l’arrivée du chemin de fer de l’ouest. à partir de 1842, les riverains peuvent y faire des ouvertures. Après 1867, date de fermeture du marché, l’enceinte devient inutile. En 1901, la municipalité décide la démolition et l’adjudication du mur. Il en subsiste néanmoins quelques fragments devenus propriété privée, notamment boulevard Louis-Lemelle.









La ville



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Fiche de l'enceinte 

La tour de Béthemont

Le prieuré Saint-Louis



Les seigneurs de la ville




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Fortification au XIXe
























samedi 30 mars 2019

L'enclos du temple, Paris













 Localisation : 75 000, Paris, 
département de Paris  


Région : Ile-de-France


Construction: XIIe siècle





L'ancien enclos du Temple. 

Ce vaste ensemble de bâtiments entouré d'une enceinte s'élevait à l'emplacement du Carreau du Temple et des rues alentours jusqu'au XIXe siècle. Constitué au XIIe siècle avec l'installation des Templiers, il a connu d'importantes transformations au cours de son existence. La puissance de l'ordre du Temple et sa déchéance ont longtemps constitué pour les historiens de Paris l'attrait majeur de ce site, notamment pour Nicolas de La Mare (1705) ou Henri Sauval (1724). L'évolution de l'enclos sous la juridiction de l'ordre de Malte n'a donné lieu à des études précises qu'après sa disparition à la Révolution. La première étude importante est celle de E. J. J.Barillet en 1809, habitant de l'enclos qui a assisté aux démantèlements de la Révolution. Diverses études historiques sur les quartiers de Paris s'intéressent ensuite ponctuellement à l'histoire du site et à son aspect pittoresque, comme Jean-Maximilien Benjamin de Saint-Victor en 1822. L'étude principale qui a tenté de retracer précisément l'histoire de l'enclos et de ses occupants est celle de Henri de Curzon, La Maison du Temple de Paris, publiée en 1888. Elle constitue une base indispensable car l'auteur a dépouillé et étudié notamment les papiers de l'ordre de Malte conservés aux Archives nationales. Un siècle plus tard, deux mémoires universitaires de Laurence Moulun apportent encore des précisions sur cette évolution. On dispose en outre de très nombreux plans, gravures et lithographies des XVIIe au XIXe siècles, illustrant l'histoire de l'enclos.

Le site du Carreau du Temple est situé sur un relief de montille compris entre le tracé actuel de la Seine et un paléochenal secondaire qui passait par la gare de Lyon, la Bastille, les Grands Boulevards, jusqu'à l'Alma où il se connectait au bras sud. Ce relief, surélevé de quelques mètres au-dessus du lit mineur de la Seine, dessine un îlot dont le sommet correspond approximativement au tracé nord de la rue Saint-Martin. Le site de fouille se situe à la lisière de ce relief, en bordure de la dépression topographique qui marque l'emplacement de l'ancien méandre (Boulevard Beaumarchais).

Au XIIe siècle, le quartier des « Champeaux » à l'ouest de la rue Saint-Denis est encore un vaste espace vierge dans lequel se tiennent des réunions publiques. Sur l'initiative du roi Louis VII, un « nouveau marché » y est transféré pour remplacer le « vieux marché » de la Grève. Philippe Auguste y fait construire des halles en 1183. L'essor économique de la rive droite n'entraîne donc qu'une urbanisation et un lotissement très lents à partir des zones insubmersibles, et elle conservera longtemps son caractère rural. Au début du XIIIe siècle, l'enceinte édifiée par Philippe Auguste entre 1190 et 1203 englobe encore de nombreux espaces vierges, tandis que des bourgs et faubourgs existaient déjà à l'extérieur, notamment la zone de l'enclos du Temple.

Le site de l'enclos du Temple a été acquis par les Templiers vers le milieu du XIIe siècle. Geneviève Étienne suppose une « donation primitive » de terres au Temple, vers 1149-1150. Ce serait à partir de ce territoire, « sans doute presque tous les terrains situés au nord du Champs aux bretons et de la censive de Saint-Éloi entre les rues du Temple et Vieille-du-Temple », que la censive du Temple se serait ensuite progressivement agrandie. Car, comme on l'a vu, l'ordre possédait aussi des terres plus près de la Seine (près de Saint-Jean-en-Grève et Saint-Gervais), mais aussi sur l'Île de la Cité et sur la rive gauche. Toutefois, il a par la suite concentré ses efforts sur la rive droite et sur l'agrandissement de sa censive autour du vaste terrain qu'il avait acquis au nord de Paris. Cette zone insubmersible était bordée au nord par des terrains marécageux dont une grande partie appartenait à l'abbaye Sainte-Opportune qui les a mis en valeur à peu près au même moment que l'installation des Templiers. L'ordre en acquiert ainsi une partie qu'il prend à bail de Sainte-Opportune. Il agrandit encore sa censive par une série d'échanges au début du XIIIe siècle, notamment avec des terrains appartenant à l'ordre de Saint-Lazare en 1203, près de la porte Barbette, mais que les frères du Temple cultivaient déjà depuis longtemps. En 1204 c'est le monastère Saint-Éloi qui cède au Temple une partie de sa censive près du Bourg Tibourg. Au début du XIIIe siècle, l'ordre est donc l'un des principaux seigneurs fonciers de Paris.


La forteresse du Temple 

L'enclos du Temple est entouré d'une enceinte puissante, haute de huit mètres, dotée de tourelles et de créneaux. À l'extérieur de la ville, il constitue un refuge, à l'abri notamment des révoltes populaires. Cet aspect fortifié est aussi nécessaire car l'ordre a abrité dans ses murs le Trésor royal. L'enclos est surtout dominé par la haute tour du « donjon du Temple », démolie seulement au XIXe siècle, et dont on possède de nombreuses représentations. Cette tour doit dater de la seconde moitié du XIIIe et elle aurait été construite par le frère Jean de la Tour. Le bâtiment accolé sur son flanc nord est ajouté au XVe siècle. Une autre « vieille tour » est située au nord du cloître, elle est surnommée « tour de César » par les habitants de l'enclos car son aspect est très ancien. Elle serait en effet la première tour de l'enclos, celle bâtie par le frère Hubert (mort en 1222), donc vers le dernier quart du XIIe siècle ou le début du XIIIe siècle. Moins imposante, sa solidité valait au moins celle du donjon car elle est encore debout au XIXe siècle. Elle a alors perdu son rez-de-chaussée initial qui a été enterré par l'exhaussement progressif du sol. L'unique entrée dans l'enclos se situe sur la rue du Temple. Cette porte, nous dit E. Barillet, était autrefois « une véritable entrée d'un lieu de guerre »59. Elle abrite aussi la prison du Temple, que les visites prieurales des XVe et XVIe siècles décrivent assez précisément : elle contient plusieurs geôles et une chapelle pour les prisonniers. Le bâtiment de la porte du Temple abrite aussi au moins au XVe siècle le bailliage du Temple, avant qu'il soit transféré au sud du cloître.

Lire la suite  http://openarchive.eveha.fr/209-volume1.pdf




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L'enclos du Temple
https://fr.wikipedia.org/wiki/Maison_du_Temple

Le donjon du Temple
https://fr.wikipedia.org/wiki/Tour_du_Temple


Deux documents sur la ville, historique et archéologique
https://www.persee.fr/doc



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La ville





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Le palais



L'enclos


Plan de l'enclos






Plan de la tour




















samedi 21 octobre 2017

Fiche historique, les villes fortifiées, Chartres
















Fiche historique N°4


Située au centre du département de l'Eure-et-Loir, sur un axe historique Paris-Versailles-Rambouillet ou, un peu plus haut, l'on retrouve Dreux et Anet se positionnant au Nord, non loin d'Evreux et du département de l'Eure. Chartres a été une des plus ancienne ville de France, connue aujourd'hui pour sa cathédrale, elle a su s'imposer...









Dénomination : Cité médiévale

 Localisation : 28 000, Chartes, département de l'Eure-et-Loir. 

Région : Centre-Val-de-Loire

 Siècle  de création : Antiquité




Les différentes attaques de la ville dans la seconde moitié du IXe s. montrent cependant que les défenses n’étaient, bien entendu, pas totalement infranchissables. Les Scandinaves investissent la ville en 858 mais sont repoussés en 865 et en 886 puis en 911, préalablement au traité de Saint-Clair-sur-Epte. En 962, la ville est de nouveau assaillie et détruite par le duc de Normandie, Richard Ier. L’étude du cadastre actuel et des courbes altimétriques suggère une enceinte antérieure à celle de 1181, suivant les bords de la pointe de l’éperon. Longue de moins de 1 500 m, elle aurait défendu un espace d’environ 11 ha. De hauts murs de terrasses sont encore visibles sur le coteau de la rive gauche de l’Eure, depuis les jardins de l’évêché jusqu’à l’église Saint-Aignan. Il est possible qu’une partie au moins du tracé de ces murs de terrasses reprenne celui d’une enceinte plus ancienne, mais aucun élément ne permet de proposer une datation formelle : enceinte du Bas-Empire, du haut Moyen Âge ou du XIe s. ?

Si l’on considère que l’espace urbanisé au haut Moyen Âge à Chartres se limite au sommet du promontoire, la rétractation du Bas-Empire ferait passer la surface urbanisée de plus de 200 ha à environ 11 ha. Au XIIe s., l’espace urbain fortifié représente 65 ha. À Reims, la ville du Haut-Empire, ceinturée, comme à Chartres, par un fossé annulaire, englobe environ 600 ha. Au Bas-Empire, l’enceinte fortifie un espace de 55 ou 60 ha et il fallut attendre le XIVe s. pour la construction d’une grande enceinte urbaine englobant un espace de 220 ha.
Amiens serait un exemple encore plus proche de Chartres, si l’on considère à la fois les surfaces et leur évolution : environ 200 ha au Haut-Empire, une vingtaine au Bas-Empire et 70 au XIIIe s.
À Orléans, la superficie de la ville ouverte du Haut-Empire peut être estimée à environ 70 ha. L’enceinte du Bas-Empire fut utilisée jusqu’à la fin du Moyen Âge. Elle connut une légère extension, à l’ouest, au XIVe s., le périmètre muré passant de 25 à 37 ha. Au XVe s., une extension à l’est porta le périmètre fortifié à plus de 60 ha. La rétraction de la fin de l’Antiquité s’approche donc d’un rapport de 1 à 3.
À Bourges et à Tours, la rétraction du Bas-Empire et du haut Moyen Âge est plus importante : un rapport de 1 à 3 ou 4 pour la première, de 1 à 6 ou 10 pour la seconde. Dans ces deux cas, l’enceinte fortifiée du XIVe s. englobe une superficie très proche de celle de la ville ouverte du Haut-Empire. Au Mans, les fortifications à la fin du Moyen Âge défendent un périmètre encore plus restreint que celui du Bas-Empire (9 ha). La ville ouverte du Haut-Empire devait dépasser les 60 ha. Metz montre aussi un schéma atypique : plus de 10 ha pour la ville ouverte du Haut-Empire, 72 pour la ville fortifiée du Bas-Empire et 160 au bas Moyen Âge.

A partir du XIIe siècle, avec l'accroissement de la population, de nouveaux remparts sont édifiés et des faubourgs s’étendent autour des douze portes de la ville, dont les plus importantes sont les portes Châtelet, Saint-Jean, Drouaise, Guillaume, Morard, Saint-Michel et des Epars. Au moment de la guerre de Cent ans, la défense redevient une préoccupation essentielle des villes, et pendant la 2nde moitié du XIVe siècle, Chartres, qui est une place militaire, procède à la réfection et à la modernisation de son système défensif. Les fossés de la basse ville sont inondés grâce à une dérivation de l'Eure en 1358 et on construit des bâtiments défensifs (tourelles, bretèches...)la plupart du temps en bois entre les principales tours de l'enceinte. Les portes principales, quant à elles, sont précédées de herses, pont-levis, et autres ouvrages défensifs. Le tour des remparts mesure alors 3,7 km et la surface de la ville intra-muros représente environ 60 ha. À la fin du XVIIe siècle, Chartres cesse de jouer un rôle de place forte et les remparts sont alors aménagés afin de contribuer à l’embellissement de la ville. la Porte des Epars au moyen âge.

La Porte des Epars étaient l'une des entrées de la ville, celle de la route du Mans. Un petit faubourg existait déjà hors les murs à cet endroit au XIIIe. A cette époque, en sortant par la porte des Epars, on trouvait l'église St Saturnin, qui fut détruite en 1357, et dont il ne subsista que le cimetière et une chapelle dédiée à St Thomas de Canterbury (détruite elle, en 1568), le cimetière ayant été utilisé jusqu'en 1786, ainsi que le couvent des Cordeliers, installé à cet endroit dès 1231, couvent qui fut détruit également pendant le siège de 1568. La porte des Epars fut détruite en 1806.

La porte Châtelet était l'une des plus importantes des tours d'enceinte de la ville. Son cintre fut démoli en 1732, et sa destruction achevée vers 1830.

À la fin du XVIIe siècle, Chartres cesse de jouer un rôle de place forte et les remparts sont alors aménagés afin de contribuer à l’embellissement de la ville.


Le château de Chartres est construit à l'intérieur de la ville, au bord du plateau dominant l'Eure, à l'emplacement de l'actuelle place Billard : c'est vraisemblablement d'abord une simple tour en bois, qui sera ensuite remplacée par un donjon en pierre, dont les ruines subsisteront jusqu'au début du XIXe. La création d'un château provoque la naissance d'un bourg comtal, bien distinct du domaine épiscopal existant autour de la cathédrale. Cependant, dès le XIe siècle, le Comte de Chartres préfère résider dans une autre partie de son domaine et délègue ses pouvoirs à des vicomtes qui n'ont pas les moyens d'entretenir et de moderniser le vieux château. Le comté de Chartres disparaît en 1328. Le château, laissé à l'abandon, ne peut que se dégrader, et le donjon est (partiellement) détruit en 1587. Les tours sont cependant utilisées comme prison et comme tribunaux : c'est là que le tribunal de baillage de Chartres a siégé pendant 5 siècles, et le présidial de Chartres y est installé depuis 1552. ( présidial : tribunal qui jugeait en dernier ressort dans certains cas et pour certaines sommes ; hors ces cas, il y avait lieu à l'appel de ses sentences devant le parlement). Se tenaient également dans le château les assemblées générales des habitants, et des assemblées provinciales. L'ancien château comtal est racheté par la ville en 1719 : jusqu'en 1785, il servira d'abattoir. A la révolution, il retrouve, pour une courte période, sa vocation de prison : c'est dans ses murs que furent emprisonnés les brigands de la bande d'Orgères, dont une vingtaine fut exécutée le 3 octobre 1800. Laissé à l'abandon depuis des siècles et déjà en fort mauvais état depuis le XVIe siècle, il n'en reste, en 1800, que des ruines : ce qui reste est voué à la démolition. De nouveau acheté par la ville en 1801, celle-ci commence aussitôt sa démolition, offrant à la vieille ville un nouvel espace libre.




 L'enceinte de Chartres

La ville à l'époque Gallo-romaine

Chartres au Haut-moyen-âge


Sur la base pop culture



Tourisme Eure-et-Loir



La ville




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jeudi 19 octobre 2017

Fiche historique, les villes fortifiées, Dreux













Fiche Historique N° 03


Située au Nord du département de l'Eure-et-Loir, à deux pas du département de l'Eure, entouré par Evreux au Nord, Ivry-la-Bataille, Houdan, Rambouillet à l'Ouest, Maintenon, Chartres au Sud, Dreux c'est placé parmi un essaim de villes prestigieuses...  Pays des Durocasses dont Durocasio, Dreux était la capitale qui passait chez les anciens pour être le milieu de la Gaule. Pays druidique, Dreux fut une place puissante et importante.









Dénomination : Cité médiévale

 Localisation : 28 100, Dreux, département de l'Eure-et-Loir. 

Région : Centre-Val-de-Loire

 Siècle  de création : l'antiquité 





Le pays des Durocasses dont Durocasio, Dreux était la capitale, passait chez les anciens pour être le milieu de la Gaule Suivant plusieurs historiens c' était dans la vaste forêt de Crolais Crolensis sylva qui l' environnait et dont il ne reste pins qu' une faible partie, que se tenaient tous les ans ces assemblées des Druides dont parle César dans ses Commentaires liv vi et auxquelles se rendaient des divers points de la Gaule tous ceux qui avaient à leur faire juger un différent Ji Druides cerlo anni lempore in flnibus Carnulum quai regio lolius Galliœ media hahelur consistent in loco con secralo Hùc omnes undique qui controversiam habent conve niunt eorumque judiciis decrelisque parent. C' est l' opinion de D Juigné Borpinière qui ajoute:
"Dreux ville et comté sur les confins du pays chartrain est l' une des plus anciennes de France et du monde selon Bérose car l' on tient qu' elle fut fondée par Druys, roi des Gaules, parent et instituteur des Druides l'an du monde 206. Ceux qui sont du sentiment de Bérose dit Thomas Corneille tiennent avec lui que Samothès étant venu en ce royaume du temps de Noé y laissa un fils appelé Magus qui bâtit diverses villes. Sarron son fils régna après lui et à Sarron succéda Drius IVe roi des Gaules fondateur de Dreux et instituteur des Druydes qui se firent renommer par-dessus tous autres prêtres juges et philosophes. Ces Druides y tenoient leurs assemblées en de certains tems et tous ceux qui avoient des différends les venoient vuider par leurs jugements."

Moréri qui appelle Dreux Drocum croit que cette ville est une des plus anciennes du royaume mais il traite de fabuleuse la tradition portant qu' elle a été bâtie par Dryus. Dans les états généraux rapporte cet auteur, elle a la préséance sur Chartres et plusieurs autres villes. Elle est bien bâtie et assez jolie ayant sept églises dans son enceinte et divers monastères. Piganiol de la Force mentionne Dreux sous les noms de Durocassis, Durocasis, Durocassœ, Durocasœ, Drogas, Castrum Durcassinum, Castrum. Cette petite ville passe pour être d' une antiquité gauloise et avoir pris son nom des anciens prêtres gaulois appelés Druides que les peuples de ce pays avaient dans le temps du paganisme pour célébrer les mystères de leur religion.
Dreux, dit M Le Bas, ville de la partie de la Beauce, connue autrefois sous le nom de pays Maniais, a une origine fort incertaine et remonte à une haute antiquité. C était la capitale des Durocasses dont le pays est encore désigné dans les capitulaires de Charles le Chauve sous le nom de Pagus Durcassinus, ce nom s' altéra par la suite et se changea en Droces d' où l' on a fait Dreux. D' Anville veut que de ce nom de Durocasses ou Durocassœ, dont dit il on a fait Drocœ, soit dérivé de celui de Dreux. C' est aussi l' opinion de l' abbé d' Expilly et de la Martinière.

La communauté de druides et des oracles organisaient des fêtes et des sacrifices ainsi que des assemblées judiciaires qu’ils tenaient tous les ans aux alentours, devaient attirer des foules. Ces manifestations autour de la forêt de Crolais (aujourd'hui de Dreux), firent naitre des constructions d'habitations qui, d’abord éparses et informes , finirent par former une agglomération dans cette jolie vallée baignée par les eaux de deux rivières, la Blaise et l’Eure, et protégée contre la brise du nord—ouest par une colline haute et escarpée. Cette colline, offrant aussi un excellent poste d‘observation et de défense, n'était pas négligée par les habitants de cette contrée, quand ils se trouvèrent dans la nécessité de se défendre contre les courses réitérées des Germains qui, depuis le ler siècle de l’ère chrétienne, avaient appris le chemin de la Gaule et y accouraient à chaque instant,attirés par la perspective d‘un riche pillage, plutôt que par le besoin de se créer des établissements durables. Peut-être aussi est—ce le génie militaire de César qui construisit les premiers retranchements et les premiers forts sur cette colline. Ce point permit alors de surveiller les mouvements des Carnutes ou établir ses troupes en quartier d’hiver dans leur pays. Sous ce rapport, nous sommes réduits à des suppositions, mais il y a tout lieu de penser qu’à l’une de ces deux époques la colline de Dreux fut fortifiée et qu’elle prit le nom de Duro-calh , mot qui, dans la langue celtique, signifie un fort près d’une rivière. Au IVe siècle, ces deux mots étaient réunis, mais avec une suffixe latin « Durocassio » qui lui fut sans doute imposée par Auguste, lorsque cet empereur changea la dénomination des principales cités de la Gaule. Cette ville est appelée Durocasis dans l’ltinéraire d‘Antonin (livre), Durocases d’après une inscription citée par Wesseling, et Durocassis dans la table théodosienne (ancienne carte romaine). Nous avons vu précédemment les diférentes modifications que ce nom a subies. Sous le célèbre Agrippa, gendre d’Auguste, la capitale des Durocasses et son territoire étaient le centre de plusieurs voies romaines qui correspondaient aux quatre grandes chaussées que cet empereur lança du milieu de la ville de Lyon, aux bords de l’Atlantique, du détroit gallique et du Rhin.


481-511.
C’est à dater de cette époque que les rois de France exercèrent leur droit de suzeraineté sur Dreux, mais ils n’y avaient pas encore de palais; leur résidence était établie à Fermincourt.
Dreux se forma sur des ruines de cette ancienne ville Gauloise qui était alors, d'après la seconde partie de son nom Curia, la court où se traitaient les affaires civiles et militaires de la cité. A cette époque, il n‘y avait sans doute à Dreux qu’un fonctionnaire militaire qui logeait dans le château d’où il pouvait surveiller tout le pays. Dreux resta sous l'égide des rois de France, elle appartint sans doute d‘abord à Clodomir (511-524), l’aîné des enfants de Clotilde, qui posséda l’Orléanais, la Beauce, la Touraine, l’Anjou, en un mot tout le milieu de la Gaule; puis à Childebert Ier (524-558) qui avait eu, de l’héritage de son père, le Parisis, le pays Chartrain, la Beauce, la Neustrie (excepté Rouen), etc., avec les pays limitrophes de ces provinces, et ensuite à Clotaire Ier (558-561).
Dreux compta ensuite un grand nombre de ses souverains: Chilpéric ler (567-584), Clotaire Il (615-628), Dagobert Ier (628-658), Clovis II (658-656), Clotaire III (656-669), qui opéra encore une fois à construire l’unité de la monarchie franque et vit passer entre ses mains les villes, pays et domaine royal de Dreux. Childeric II recueillit l’héritage de son frère en 670, mais il n’en jouit pas longtemps et fut assassiné en 673. Pour la sixième fois la Gaule se trouva divisée et Dreux changea encore de maître; mais Théodoric, troisième fils de Clovis II, ne tarda pas à jouir seul du titre de souverain des Francs et Dreux passa sous sa domination en 678. A partir de cette année, le Parisis, l'Orléanais, la Bourgogne et la Neustrie, dont le pays Chartrain et la Beauce avec le Drugesin, composèrent le royaume Franc-Salien, l'Austrasie ne s’y trouva réunie que quatre vingt-treize ans plus tard, sous le règne de Charlemagne, après la mort de son frère Carloman, arrivée en 771.

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samedi 16 septembre 2017

Fiche historique, les villes fortifiées, Evreux










Fiche Historique N° 02


Evreux, préfecture de l'Eure est situé entre Rouen et Paris, deux grands noms à cette époque... Construite au Sud-Est du département à environ une vingtaine de kilomètres de l'Ile-de-France, cette cité de deux mille ans était surnommée la Cité Jolie par Mme de Sévigné et fut construite dans la vallée de l'Iton sur le plateau de craie sénonienne, recouvert de silex et saupoudré de sables de Lozère.









Dénomination : Cité médiévale

 Localisation : 27 000, Evreux, département de l'Eure. 

Région : Normandie

 Siècle  de création : Fin du Ier siècle Av Jésus Christ 
Tout début du Ier siècle Après Jésus Christ




L'ancienne ville d' Evreux était peu étendue, malgré son importance, ses accroissements les plus considérables datent du XVe siècle, elle était surtout défendue par un énorme donjon contigu au mur d' enceinte, à l' endroit ou fut, plus tard, l' hôtel de ville.


* Le Beffroi
 Fin XIVe, début XVe,  une tour de la cathédrale servait de tour de guet aux habitants de la ville, qui y disposaient d'une cloche pour sonner l'alerte. En 1396, la ville se dote d'une première horloge installée dans un bâtiment en bois.
Par le biais d'une assemblée des bourgeois,  la construction de cette tour avec horloge et cloche se décide et se fait. Le chantier commence par la fabrication de la cloche, baptisée "Louyse", du nom de son parrain le dauphin Louis, fils de Charles VI et duc de Guyenne. La construction de la tour est ensuite lancée, près de la porte de Rouen : cet emplacement permet de surveiller la route qui mène à cette ville et par laquelle les Anglais ont souvent mené leurs attaques. L'horloge est réalisée par un artisan de Mantes, et commence à sonner les heures en 1412.


* Les remparts
Comme beaucoup de remparts tardifs, celui d’Évreux est composé de différents éléments de récupération (fûts de colonnes, blocs sculptés, grand appareil, chapiteaux) issus de spoliations faites aux bâtiments inutilisés de la ville, notamment sa fondation et sa partie basse, composées de blocs calcaires irrégulièrement arrangés (appareil pseudo-isodome irrégulier), coiffée par un blocage mixte de silex et de moellons de calcaire, entrecoupé de chaînages en brique. Cet appareillage peut être qualifié d'opus mixtum (opus testaceum et opus caementicium), et est assez répandu en Gaule durant l'Antiquité tardive : il est économique, efficace, dissuasif et rapide à mettre en œuvre. La courtine accuse une structure en léger retrait progressif (encorbellement inversé) afin d'améliorer sa stabilité.

Il ne faut que des yeux pour se convaincre que les vestiges de ces murailles ont au moins une fois plus d'étendue que celle qui renferme ce qu' on appelle la cité d' Evreux à laquelle on a ajouté les faubourgs dont quelques uns sont clos de murailles mais d' une fabrique différente de celle des murs de la cité. Ceux-ci sont comme les murailles du Vieil Evreux construits de cailloux brisés jusqu'à la hauteur de 1,50 mètres, après quoi il y a un lit de grands pavés de terre cuite sur lequel vient se rajouter un autre lit de cailloux jusqu'à la hauteur qu' on a voulu leur donner. Il y a, dans l' enceinte de ces murailles et environ au milieu de la paroisse du côté Est, une espèce de citadelle dont les vestiges font juger qu' elle était extrêmement forte. Entre le Sud et l' Ouest il y a les vestiges de ce château que M Le Brasseur dit avoir été bâti par Richard sur les ruines d' un fort construit par les Romains. On trouve, proche de ce château, un aqueduc de 1,60 mètres et large d environ 1,30 mètres, on suit aisément les vestiges de cet aqueduc pendant quatre 16 kilomètres, il reçoit l' eau de l'Iton, proche Damville, il venait se décharger en passant par-dessous ce fort construit par les Romains dans une espèce de bassin qu'on appellait encore au XIXe siècle vivier. Ce bassin contient environ un arpent parfaitement carré et fermé par ses quatre côtés de quatre fortes murailles dont ou voit les vestiges à raz de terre. Ce n'est pas seulement aux environs de ce fort des Romains que l' on trouve des médailles et autres sortes d'antiquités, c' est dans toute l'enceinte des murailles qui aurait, à ce qui semble, plus d'une lieue et demie de tour.
La courtine accuse une structure en léger retrait progressif (encorbellement inversé) afin d'améliorer sa stabilité. Le rempart est assez bien connu : plusieurs tronçons ont fait l'objet de fouilles archéologiques dès le XIXe siècle, d'autres sont largement visibles dans le paysage urbains, soit utilisés comme base pour d'autres constructions, soit simplement restés à l'air libre depuis la fin de l'Antiquité. Une partie de ce mur est visible au pied de la cathédrale le long de l'Iton. L'autre partie constitue un des murs du sous-sol du musée situé tout à côté.

  Le rempart est décrit comme entourant « la cité » : à la pointe Sud, le rempart suit la fosse et le ruisseau de l'espringale, jusqu'à la tour du même nom (à l'angle de l'allée des soupirs et du boulevard Chambaudoin) avant de monter vers le Nord le long de l'allée des soupirs jusqu'au château (hôtel de ville) et sa cour (place de la mairie), ceinturée de remparts. La fortification mène à la porte de Rouen, située à l'intersection de la rue de l'horloge et de l'Iton, au niveau de la tour de l'horloge, puis longe le cours de la rivière (la promenade de l'Iton) pour redescendre à la porte de Notre-Dame (rue de l'évêché, au niveau du passage de l'Iton), proche de la cathédrale et contourne les bâtiments de l’évêché-grenier (détruit) et palais épiscopal (actuel musée) - au niveau du miroir d'eau. » À partir des Xe-XIe siècles, la ville reconquiert des espaces hors du castrum, selon un processus et une chronologie encore mal définis. Entre le côté nord de la muraille antique et l’Iton, se développe le bourg Saint-Pierre. Une première fouille, réalisée en 1992 rue Saint-Pierre, montre un hiatus dans l’occupation du secteur entre les IIIe et XIe siècles, et apporte des précisions sur la défense du bourg. Aux abords immédiats de ce dernier, se sont développées des installations artisanales au nombre desquelles figure un atelier de foulon des XIIIe-XIVe siècles, mis au jour rue Isambard en 1993.


Son histoire

Vers l' an 260, saint-Taurin y prêcha la foi chrétienne et dans le iue sièoje la ville devint épiscopale, plusieurs de ses évêques ont été canonisés.
En 892 le chef des Normands, Rollon, se rendit maître d' Evreux
En 1090 Amaury de Montfort s' empara d' Evreux
En 1194 Evreux reconstruite était redevenue considérable
Evreux appartint à la couronne jusqu' en 1285 où Philippe le Bel la donna à son frère Louis de France, tige de la branche royale des comtes d Evreux
En 1316 ce comté fut érigé en pairie perpétuelle

La ville ancienne, qui a donné naissance à Evreux, existait sur le territoire de la commune dite encore au XIXe siècle le fief Evreux. Elle se nommait Mediolanum et était la cité principale des Âultrci Eùuro rater. Au IVe siècle, elle fut nommée civitas Eburovicorum ou Ebroi eorum puis Ebroicm et enfin, Evreux, Vers l' an 260, saint-Taurin y prêcha la foi chrétienne puis la ville devint épiscopale, plusieurs de ses êvéques ont été canonisés.
En 1982-1985, puis en 1993, deux opérations ont mis en évidence une première tentative de fortification de la ville et son arrêt brutal dans les années 270-280, durant lesquelles Évreux connaît d’importantes destructions. Vers 300, la ville se dote d’une enceinte englobant une surface de 9 hectares, où va se concentrer l’occupation durant plusieurs siècles. La muraille abritera dans son angle sud-ouest la cathédrale et accueillera à l’opposé le château médiéval. L’enceinte du castrum reste pour une bonne partie active durant le Moyen-âge et les fouilles effectuées en 1992 en arrière de l’hôtel de ville ont permis d’observer un système de double fossé précédant à l’est la muraille. Evreux fut une des cités que les Romains conservèrent le plus longtemps, le reste des Gaules leur était déjà enlevé par les Visigoths, les Francs et les Bourguignons lorsque Clovis, appelé par l' évêque d' Evreux, s' empara de la ville et de toute cette partie des Gaules.
En 892 le chef des Normands, Rollon, se rendit maître d' Evreux, les habitants, terrifiés, firent peu de résistance, cependant, leur ville fut pillée et leur territoire ravagé. Quelques temps après Rollon, reçut du roi de France la IV eu s trie à titre de duché.

Composée de l’ancien Palais Épiscopal et de la Cathédrale, siège de l’évêché, la Cité Épiscopale d’Evreux offre l’un des plus beaux exemples français en la matière. L’ensemble, mis en lumière depuis 2009, fait actuellement l’objet d’une restauration architecturale et d’une mise en valeur touristique qui sera achevée au printemps 2013. Situé près de la cathédrale, le palais épiscopal d’Evreux, fut construit en 1499 sur commande de l’évêque d’Evreux Raoul du Fou. Prenant appui sur la muraille d’enceinte de la ville, l’Evêché est le parfait exemple d’édifice à double fonction : sa façade nord, dotée d’une tourelle de style gothique flamboyant, est élégante et raffinée, tandis que sa façade sud,  dominée par un encorbellement à mâchicoulis, revêt un aspect austère et défensif. Classé Monument Historique depuis 1907, il abrite le Musée d’Évreux depuis 1991. La ville d' Evreux fut comprise dans cette province située à la frontière, elle fut prise reprise ravagée à chaque guerre qui s'éleva entre les rois de France et les ducs de Normandie.

En 996 Evreux eut ses comtes particuliers ; Robert le Normand est le premier qui ait porté ce titre auquel il joignit celui d' archevêque de Rouen, bien qu'il fût marié et père de quatre enfants. Son neveu, le duc de Normandie, lui déclara la guerre, lui enleva sa ville capitale et le força à s' enfuir à Paris. Robert, comte et archevêque, excommunia alors son neveu et, grâce à la terreur qu' inspiraient ses armes spirituelles, recouvra Evreux où il mourut en 1037. Son successeur suivit, Guillaume le Conquérant en Angleterre, et se fit remarquer dans cette invasion.

En 1090 Amaury de Montfort s' empara d' Evreux par trahison et y commit de telles dévastations qu' on lut, un an entier, sans y dire la messe à peine. Cette ville recommençait à vivre, elle a réparée ses désastres que le roi d' Angleterre, Henri Ier, vint essayer de la reprendre. Le siège traînait en longueur quand l' évêqne d' Evreux, le traître Rotrodus, conseilla à Henri de lancer des feux sur la ville qui fut en effet brûlée de fond en comble.

Des interventions permettent de suivre l’expansion de la ville vers l’ouest et de préciser les circonstances de la réoccupation de l’espace séparant la ville close et le faubourg qui s’est développé à partir du XIe siècle autour de l’abbaye Saint-Taurin. Au niveau des rues Isambard, Saint-Sauveur et Joséphine, les fouilleurs notent une absence de traces d’occupation humaine entre la période antique et les XIIe-XIIIe siècles. Dégagées en 1993, des sépultures associées à un mur scandé de contreforts correspondent peut-être à l’église Saint-Thomas, qui est encore mal connue.
En 1194 Evreux reconstruite était redevenue considérable, elle avait été cédée à Philippe Auguste par Jean sans Terre moyennant 1,000 marcs d' argent et devait être réunie à la couronne de France. Philippe, néanmoins, l'avait laissée au frère de Richard d'Angleterre et s' était contenté de mettre garnison dans le château Jean sans Terre. Pour se réconcilier avec son frère, fit traîtreusement massacrer la garnison française. Philippe furieux attaqua Evreux, la prit, l'incendia et la fit en grande partie démolir, il s'en empara de nouveau trois ans après et acheva de la détruire. Elle lui fut définitivement cédée l'année suivante et il s'occupa dès lors de lui donner une nouvelle existence. Evreux appartint à la couronne jusqu'en 1285 où Philippe le Bel la donna à son frère Louis de France, tige de la branche royale des comtes d Evreux.

En 1316 ce comté fut érigé en pairie perpétuelle.
Le dixième comte d' Evreux fut Charles le Mauvais roi de Navarre, un des fléaux de la franc sous la première branche des Valois. Les Anglais s' emparèrent de la ville du temps de Charles VU, mais clic fut reprise par le Roi et donnée par lui à Jean Stuart, un des braves capitaines écossais, qui combattirent vaillamment pour la France au côté de l' héroïque Pucelle d' Orléans. A la mort de Stuart Evreux rentra dans le domaine royal d' où elle ne sortit que pour être donnée au duc de Bouillon en échange de la principauté de Sedan.

Avant la Révolution elle possédait outre sa cathédrale, huit paroisses, trois couvents d'hommes, un couvent de femmes et deux abbayes considérables.








L'architecture, sur un livre ancien

Le Beffroi ou la Tour de l'horloge

Les remparts Gallo-Romain

Une notice historique sur la ville

Sur la base pop culture


Une estampe de la ville fortifiée

Les villes de Haute-Normandie au Moyen-âge


Tourisme Eure



La ville





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