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jeudi 10 janvier 2019

Fiche historique. Les donjons. Marchenoir



















۝   Le donjon de Marchenoir à Marchenoir.



Place stratégique au Moyen-âge, située entre Orléans et Vendôme au Nord-Est du département du Loir-et-Cher, dans l'axe de Blois, plus au Sud, Marchenoir se situe au creux d'une région naturelle sur un plateau. Marchenoir, élevée au XIIe siècle, fut place-forte munie d'une forteresse et fortifiée assez tôt.








Dénomination : Donjon, château


Localisation :  41 370, Marchenoir, département du Loir-et-Cher

Région : Centre-Val-de-Loire


Année de construction :  XIIe siècle

Anciennement : Donjon de forteresse




Marchenoir avait une position stratégique qui ne pouvait être négligée au moyen-âge. C' était le point où venaient se croiser deux importantes et très anciennes voies, celle de Blois à Châteaudun et celle d' Orléans à Vendôme. On comprend dès lors la nécessité d' y élever une forteresse et d'entourer la ville de remparts qui pussent la protéger contre les excursions militaires si fréquentes dans ces temps troublés. On attribue à Thibault Ier dit le Vieux la construction du donjon de Marchenoir, ce qui fait présumer qu' il fut le premier seigneur de cette châtellenie établie sur la limite de ses possessions blésoises et dunoises. La fondation de la ville est évidemment postérieure à celle de la forteresse mais elle doit au moins remonter au XIIe siècle puisqu'en 1158 nous trouvons l' érection en paroisse du prieuré de Marchenoir et en 1190 un acte par lequel Thibault V concéda, dans sa forêt, des droits d' usage aux habitants de sa localité. Louis IX, comte de Blois et de Dunois, fut un des bienfaiteurs de l' église de Marchenoir par le don qu' il fit le 4 février 1194 de l' église de Saint-Thomas de Bellou et de ses dépendances pour être unies au prieuré cure de Marchenoir. En 1330, Guy de Châtillon, XVIe comte de Blois et de finnois, augmenta le revenu du prieuré cure de Marchenoir et confirma le don qui lui avait été fait en 1194 de la chapelle de Saint-Thomas de Bellou.

La raison d' être de celui de Marchenoir au milieu d' une plaine tenait comme nous l' avons dit plus haut, à sa position topographique que pouvait néanmoins rendre défendable l' importante et solide construction qu' on y éleva, surtout à une époque où l' artillerie n' était pas découverte. Le donjon était ceint d' une muraille crénelée quadrangulaire, haute de 7 à 8 mètres et de 2 mètres d' épaisseur mesurant environ 180 mètres de pourtour. La porte de l' enceinte, placée à l' ouest, avait une ouverture voûtée de 3m 30 surmontée d' un étage servant de logement aux hommes préposés à sa garde. Elle était défendue par deux tours placées de chaque côté. Aux deux tiers environ de l' enceinte, il y avait le donjon circulaire dont, suivant l' abbé Bordas auteur d' une Histoire du Dunois, la moitié existait encore au XVIIIe siècle.
La hauteur primitive était d' environ 30 mètres, son diamètre extérieur de 18m et son diamètre intérieur de 10m, ce qui donnait aux murs 4m d épaisseur à la base. Comme dans tous les donjons de cette époque, il n' y avait pas de porte pour pénétrer au Rez-de-Chaussée, il n' avait pas non plus de fenêtres pour l' éclairer. Un escalier pratiqué dans l' épaisseur du mur et conduisant au premier étage était éclairé par de très étroites ouvertures. Au milieu de l' espace circulaire s' élèvent encore jusqu' à une certaine hauteur les restes d' un énorme pilier cylindrique semblant placé là pour soutenir la retombée de la voûte en plein cintre, construite en maçonnerie. Ce pilier n' était autre chose que le prolongement du tuyau du puits central dont l' orifice était au premier étage. Une ouverture carrée de 0m 85 de côté pratiquée dans la voûte servait de communication entre le premier étage et le Rez-de-Chaussée destiné dans ces vieux donjons à servir de magasin d' approvisionnements de toute nature pour les assiégés. La porte, servant à pénétrer dans le donjon, se trouvait à la hauteur du premier étage, on y accédait par un escalier en bois que l' on pouvait retirer après sa montée.

La tour était divisée en quatre étages y compris le Rez-de-Chaussée qui seul était voûté en maçonnerie. Des corbelets à différentes hauteurs dans les murs tendraient à faire croire que les autres étages étaient séparés par des planchers en bois. Suivant l' abbé Bordas, déjà cité, la tour aurait commencé à tomber en ruine vers 1692. Si maintenant nous quittons l' enceinte du vieux château pour pénétrer dans la ville par la porte de communication dont nous avons parlé plus haut, nous trouvons cette modeste localité entourée d' une muraille crénelée conservant encore, d' après le plan de 1644 au midi et au nord, deux tours, seuls restes de celles qui primitivement devaient être échelonnées le long de l' enceinte extérieure. A cette même époque de 1644, les portes de la ville à l' est et à l' ouest étaient bien conservées et tout à fait conformes à celle donnant entrée de la ville, dans le château. On remarque seulement que la porte de l' est était flanquée de tours rondes tandis que l' autre s' ouvrait entre des tours carrées. Cette dernière subsistait encore en 1809. Les arches en pierre, sur lesquelles on passe pour pénétrer dans la ville n' existaient pas en 1644, ainsi que l' indiquent sur le plan ces sortes de ponts volants en bois, qui eux-mêmes avaient dû remplacer les anciens ponts levis. La hauteur des murailles était de 7 à 8 mètres sur lm 50 à 2m d' épaisseur. L'enceinte, de forme elliptique, avait un développement de 280m environ et ne renfermait pas plus de 40 à 50 habitations. De larges et profonds fossés longeaient le pied des murailles. Ils existent encore en partie mais ils ne forment plus les limites de la petite ville dont les maisons ont depuis longtemps franchi l' enceinte primitive.....

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La ville


Un document d'une société historique
page 248
https://books.google.fr/books

Sur Gallica
page 250
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4335981/f282.image

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