dimanche 14 février 2016

Fiche historique, les forteresses; Guainville

























Fiche Historique N° 10





Guainville est situé à la pointe nord du département d’Eure et Loir, il domine les rives verdoyantes et escarpées de l’Eure proche d'Ivry-la-Bataille et Anet, ce village possédait sa forteresse qui est devenue royale.
Après une première œuvre de mise en valeur et de sauvetage achevée, le château est classé Monument Historique depuis 2012, et de nombreuses manifestations font revivre le site.




     
Armoirie des Capétiens





Dénomination : Forteresse


Localisation :  28260,  Guainville, département de l'Eure-et-Loir .

Région : Centre-Val de Loire


Année de construction :  XIIe Siècle









Architecture : 





Les caractères architecturaux attribuent l'édifice à la fin du XIIe siècle. Le flanquement systématique par des tours à archères le ferait remonter aux années 1180. Il fut, dès 1192, intégré dans les possessions royales françaises. L'édifice se place sur une plate-forme scindée en deux parties, le tout entouré par une enceinte maçonnée dont les courtines et les tours situées dans les deux tiers septentrionaux ont été presque entièrement ruinées, à l'exception de la tour d'entrée.

Situé sur la rive droite de l'Eure, le château de Guainville est cité dans la liste des fortifications de Philippe Auguste au début du XIIIème siècle. Il figure parmi les sites fortifiés des années 1180-1190 en bordure de l'ancienne frontière franco-normande. Installé sur une plate-forme entourée de fossés, le château est constitué d'une partie fortement défensive encore fortifiée et d'une basse cour.
Les deux parties sont séparées par une dépression abritant un logis. Des vestiges importants de l'enceinte maçonnée sont encore visibles avec courtines et tours de flanquement percées d'archères. Cet ensemble défensif comporte des éléments de la période franco-normande tels que la porte d'entrée, des poternes d'angles...

La fortification dessine une longue plate-forme ovoïdale séparée en deux parties inégales par une large dépression de plus de vingt mètres de largeur. Les deux plates-formes sont à peu près au même niveau (environ 132 NGF au nord, 131,5 au sud), dominant suivant les endroits de un à trois mètres les sols extérieurs : cette surélévation résulte certainement de l‟épandage des terres provenant des fossés, mais également de l‟accumulation de remblais de destruction, comme on peut le voir en particulier au sud. Le fond de la dépression intermédiaire est situé entre 128 et 130 NGF, donc à peuprès à la hauteur des sols extérieurs. On ne décèle cependant pas dans ce grand plateau double aucune singularité topographique qui atteste de la présence passée d‟une motte, l‟éminence visible au sud-est de la plate-forme nord, culminant à 134 NGF, paraissant être plutôt une accumulation de terres et de ruines.

Guainville et la fortification philippienne « traditionnelle » On rappellera ici les caractères du site de Guainville : - Au plan de la conception générale, uniformisation de la fortification d'ensemble par une enceinte régulièrement flanquée de tours ; rationalisation de la défense par l‟aplanissement de la plate-forme ; remplacement de l‟ancien noyau à motte par un donjon flanqué de quatre tours ;

- Au plan de la conception générale, uniformisation de la fortification d‟ensemble par une enceinte régulièrement flanquée de tours ; rationalisation de la défense par l‟aplanissement de la plate-forme ; remplacement de l‟ancien noyau à motte par un donjon flanqué de quatre tours ;

- Au plan de la défense active, généralisation de l‟archère, systématisée dans les tours et dans les courtines ; mise en place de herses et d‟assommoirs ; établissement de poternes défilées dans les fossés pour permettre les sorties ;

- Au plan de la défense passive, mise en œuvre de glacis à la base des courtines ;

- Au plan des techniques constructrices, généralisation de la voûte dans les tours flanquantes.

L‟utilisation systématique de ces caractères a constitué la base de l'architecture développée dans les fortifications à partir du dernier quart du XIIe siècle, tant par les rois anglo-normands que par les rois français, avec des variations non négligeables dans la mise en forme (architecture Plantagenêt, architecture philippienne). Nous ne reviendrons pas ici sur les évolutions parallèles qui eurent lieu dans les deux camps, dont la connaissance a éminemment progressé depuis un quart de siècle.

La mise en œuvre des éléments défensifs que sont les archères prête également, à Guainville, à une spécificité certaine. Les archères couvertes de voûtes coniques en berceau brisé ne sont pas légion dans la fortification philippienne, où le type le plus fréquent fut le couvrement par des dalles supportées par des coussinets symétriques. On peut citer cependant un cas où les archères à voûte conique furent utilisées de façon systématique : il s‟agit de l‟enceinte castrale de Falaise (Calvados), traditionnellement attribuée à Philippe Auguste après la conquête de 1204 . La ressemblance est d‟ailleurs frappante avec celles de Guainville, puisqu‟elles ont pratiquement les mêmes dimensions, à quelques centimètres près.



Matériaux : Pierre





Historique :

Reconstruit à la fin du XIIe siècle, le Vieux-, il était autrefois situé aux confins du royaume de France et de l’ancien duché de Normandie, alors possession du Roi d’Angleterre. Les vestiges de la forteresse présentent des spécificités remarquables, le plaçant comme un témoin majeur de l’art militaire de la fin du XIIe siècle.
La taille de l’enceinte fortifiée, son homogénéité générale et la qualité de l’œuvre en font une construction Royale et non celle d’un seigneur local. D’un caractère innovant, doté de nombreuses particularités, son architecture l’apparente aux constructions anglo normandes.
Le Vieux Château est l’unique forteresse anglo-normande en terre de France. Fortifiée en bois aux alentours du début du XIe siècle par Ascelin Goel, vassal de Guillaume le Conquérant, la maison passa successivement à son fils Guillaume Louvel, à Simon d’Anet, également vassaux du Roi d’Angleterre.
En 1192, Simon d’Anet mourut sans héritier, la forteresse en cours de reconstruction en pierre de taille, fut alors intégrée au royaume de France par Philippe Auguste. Entré dans les possessions du comte d’Evreux, le Château fut démantelé en 1378 par ordre de Charles V, suite aux nombreuses rebellions du propriétaire du domaine..

Il est aujourd'hui une propriété privée qui ne se visite pas.


La spectaculaire re-fortification de Guainville qui vient ici donner le ton, la destruction de 1378 l‟ayant fossilisée en dehors de tout contexte de développement urbain : le caractère exclusivement militaire du site l'a, d'une certaine façon, sauvé. Or le chantier qui y fut mené, dans un temps véritablement très bref, qui ne dut guère dépasser une à deux décennies, de 1190 à 1210 au plus tard, tranche résolument en présentant tout le corpus de la « nouvelle fortification » qui s‟imposa dans les deux dernières décennies du siècle en Occident, en réassimilant les leçons données par la fortification romaine jamais oubliées dans l‟Orient byzantin.











* Les traits architecturaux et historique du château sur un très bon document complet, à lire page 78:
http://www.mesqui.net/Articles_fortif/pdf/LES-SEIGNEURIES-ivry-breval-anet.pdf

* Sur la base mérimée
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr

* Le château
http://www.journalistes-patrimoine.org/spip.php?article7909

Les animations du château
http://www.levieuxchateau28.fr/visites/



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