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mercredi 6 mai 2020

Fiiche historique, les châteaux-forts. Villeconin











Fiche N° IX








۩   Le Château de Villeconin, à Villeconin


 Enchassée au centre-Ouest du département de l'Essonne proche d'Etampes et Dourdan, deux anciennes villes royale, Villeconin peut nous emmener au Sud vers le Loiret et les châteaux de la Loire, vers les Yvelines à l'Ouest et Rambouillet, vers Fontainebleau à l'Est, en Seine-et-Marne, un beau voyage dans le temps... Il fut d'abord une grande ferme fortifiée qui portait et porte le nom de "château de Villeconin", puis il fut transformé à la fin du XIVe siècle par Jean de Montagu, surintendant des finances du roi, puis à la renaissance par ses différents propriétaires...  









Dénomination : Château-Fort


Localisation :   91 580, Villeconin, département de l'Essonne

Région : Ile-de-France


Année de construction :  XIVe siècle (les bases du château actuel)




Le château de Villeconin a été construit à la fin du XIVe siècle par Jean de Montagu, surintendant des finances du roi Charles VI. Il est transformé à la Renaissance par les Cochefilet, belle-famille de Sully. A la Révolution, il est décrété bien national.
Au début du XIXe siècle, il devient une ferme inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926. Il est acquis par Henri de Jouvencel en 1932. Son petit fils Roland de Longevialle, propriétaire actuel, et sa famille vous font découvrir cette demeure de charme.

Cette grande ferme jadis, si curieusement fortifiée porte le nom de "château de Villeconin". L'abbé Massuchetti nous le dit faire partie de ce fief d'Ardenelle relevant de Saint-Maurise, taxé en 1370 à 24 livres pour la rançon du roi Jean, possédé en 1376 par Jean de Montagu, à l'époque de la révolution par Cézar Marie de Talarue, marquis de Chalmaséb et de Chamarande et entre temps par les d'Estouteville, les Cochefillet, les Mérault et probablement aussi par les Graville. Le petit hameau d'Ardenelle qui a donné son nom à cette seigneurie, est situé au midi de Villeconin, de l'autre côté de la rivière. Au XIVème siècle, le fief se composait d'un hôtel ou place messière (c'est à dire d'un lieu fermé de murs avec juridiction) consistant en maison, grange, étable, cour, colombier. Les dîmes des héritages tenus en censives qui en dépendaient, etc...et toute la série des droits féodaux. Un plan terrier levé en 1753, et relevé par Mr. Molletz nous présente le manoir sous la forme d'un carré long, ouvrant vers l'Est, entièrement entouré de douves profondes, flanqué sur la façade du Nord-Est de deux tourelles d'angle. Entre les deux, une petite saillie à angles aigus, prolongée en arrière et perpendiculairement, par un long bâtiment rectangulaire, figure la place du pavillon couvrant la porte cavalière cintrée, accostée de l'ouverture réservés aux gens de pied. Villeconin aux frères de Maintenon - Le Château de Villeconin

Le dernier occupant était un ermite décédé en 1940. La ferme était déjà abandonnée en 1899 quand un instituteur rédige une monographie de Villeconin. Au XIXe, il a servi de carrière: ses pierres étaient vendues. Archives et gravures font état d'une « tour de l'escalier » haute de 17,5 m dont il reste la base, l'une des sept de ce château de 58 m sur 60. Quand a-t-il été construit ? Où se situe sa chapelle ? Est-il lié à l'ordre des Hospitaliers, qui étaient présents à Villeconin ?

Demeure historique située au coeur d'un village fleuri dans la vallée de la Renarde. Le château de Villeconin a été construit à la fin du XIVe siècle par Jean de Montagu, surintendant des finances du roi Charles VI. Il est transformé à la Renaissance par les Cochefilet, belle-famille de Sully. A la Révolution, l'édifice est décrété bien national. Au début du XIXe siècle, il devient une ferme inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926. La bâtisse est acquise par Henri de Jouvencel en 1932. Son petit-fils, Roland de Longevialle, propriétaire actuel et sa famille vous font découvrir cette demeure de charme.












- L'ancien Château de Villeconin ou manoir des Ardenelles








Gravure du château au XVe




La cour de l'ancien château











samedi 2 mai 2020

Fiche historique, les châteaux-forts. Verdelot












Fiche N° XXXI








۩   Le Château de Launoy-Renault, à Verdelot

 Enchassée à l'orée du département de l'Aisne, à l'Est de la Seine-et-Marne proche de Coulommiers entre Provins et Château-Thierry, Verdelot est insérrée dans la Brie cette vaste région naturelle courant assez loin... Verdelot sous son aspect villageois a accueillit sa place forte au moyen-âge, son château et des remparts, cette forteresse antérieur à 1458 fut un point stratégique...








Dénomination : Château-Fort


Localisation :   77 510, Verdelot, département de la Seine-et-Marne

Région : Ile-de-France


Année de construction :  XVIe siècle
















La forteresse de Launoy-Renault, construite à Verdelot, en Seine-et-Marne, et dont la construction est antérieur à 1458, est partiellement détruite à la guerre de cent ans. Le château fut reconstruit au XVIe siècle avec une superbe façade renaissance. Jadis entourée de bois et d’étangs, il est devenue, à cet emplacement stratégique, une simple demeure appartenant à la famille d’Espence. Puis le château a été la propriété de la famille protestante de Bauveau. La chapelle sert au culte réformé jusqu'en 1685. Le château est un rendez-vous des seigneurs Huguenots. La seigneurie de Verdelot appartenait au Comte d'Allonville qui y possédait quatre fiefs dont Launoy-Renauld. Émigré en 1791, le Comte Armand Jean D'allonville seigneur de Verdelot et Launoy-Renauld, mourut à Londres le 24 janvier 1811.

Un acte de décembre 1456 entérine le dénombrement fait par « noble homme Claude Toignel, seigneur de Guivry et de Launoy-regnault », lieu où il a « toute justice haulte, moyenne et basse », à son suzerain robert de sarrebruche, comte de roucy et de Braine, seigneur de Montmirail et de La Ferté-Gaucher en Brie. Le descriptif mentionne : « le chastel et forteresse dudit Launoy regnault ainsi comme il se comporte avec les grans fossez et les petis ensemble la basse court et arrières fossez assis devant ledit chastel ainsi tout se comporte lesquels chastel et basse court à l’occasion des guerres qui ont esté par long temps en ce royaume, ont esté par longue espace de temps ruynez et inhabitez et depuis peu de temps ont esté reddifiez et remis sub audit chastel basse court… ». Ces termes prouvent l’existence d’un château de Launoy-renault avant la guerre de Cent Ans. Château et seigneurie n’apparaissent pas dans les rôles des fiefs du comté de Champagne au XIIIe siècle, recueillis jusqu’en 1275. Le domaine pourrait avoir été constitué, après cette date, par un premier seigneur inconnu. En 1456, le château venait d’être remis en état, vraisemblablement par Claude Toignel, à sa reprise du fief, après une longue période d’abandon et de ruine, mais l’équipement économique associé, notamment « aucuns saunoirs estant ès fossés et arrière-fossés de ladite place pour mectre et garder poisson », n’était pas encore rétabli. Ce contexte confirme accessoirement que les fossés du château étaient en eau, comme ils le sont encore aujourd’hui. il est cependant difficile de reconnaître, dans cette description d’un château à basse-cour et avant-fossés, le vaste plan quadrangulaire du château aujourd’hui conservé, avec angles et porterie flanqués de tours.
L’homogénéité de conception et de réalisation de l’œuvre architecturale du XVIe siècle exclut toute hypothèse d’un chantier échelonné en plusieurs étapes et plaide en faveur d’un achèvement vers 1530 au plus tard. Cette même unité architecturale permet d’affirmer que le logis de Launoy-renault, tours d’angle comprises, n’est pas une construction du XIVe et du XVe siècle largement remaniée au XVIe siècle, mais un édifice neuf datant du premier tiers du XVIe siècle. De plus – on y reviendra ‒ la distribution fait référence à celle des logis de quelques châteaux de grands officiers de la couronne réalisés dans le premier quart du XVIe siècle

Le seul vestige probable du château médiéval restauré en 1456 semble être l’ouvrage d’entrée fortifiée, pavillon de plan carré flanqué de façon asymétrique de deux tourelles cylindriques dont le soubassement baigne dans l’eau des fossés. La mise en œuvre de cet édifice, plusieurs fois remanié au point d’avoir perdu la plupart de ses aménagements d’origine, est différente de celle du grand logis sud, plus rustique et moins unitaire. Étayées après coup par deux gros contreforts frontaux, les tourelles sont construites en blocage de petits moellons de grès et de silex depuis le soubassement massif jusqu’au niveau du rez-de-chaussée inclus. Au-dessus, le reste du corps cylindrique est monté entièrement en briques, tandis que les murs du pavillon sur lequel se greffent ces tourelles sont en blocage de petits moellons sur toute leur élévation, sans mauvais raccord d’une maçonnerie à l’autre. La tourelle nord abrite au rez-de-chaussée une petite chambre de tir circulaire couverte d’une voûte sur croisée d’ogives rudimentaire et équipée d’une ouverture de tir de type archère, à fente simple au-dehors, permettant de contrôler le passage sur le pont d’accès. Cet élément pourrait appartenir au château ruiné pendant la guerre de Cent Ans, et les élévations en briques à son rétablissement en 1455. La grande arcade d’entrée actuelle couverte en anse de panier, appareillée en grès, et le pont dormant ont sans doute remplacé, avant 1770, un ancien dispositif de porte à pont-levis, avec arcade charretière plus étroite et guichet, dispositif usuel au XVe siècle. La tourelle sud contient un escalier tournant en bois qui peut remonter au XVIIe siècle.


Le grand corps de logis

À l’instar des modèles fournis par les prestigieux châteaux neufs des grands dignitaires du temps de Louis XII et de François Ier, le grand corps de logis de Launoy-renault est conçu comme une suite d’appartements ‒ salles, chambres, garde-robes et cabinets ‒, tout en intégrant une composante défensive. Long d’un peu plus de 49 m pour une largeur moyenne de 9,50 m hors œuvre, flanqué de deux tours d’angle de 7 m de diamètre, abritant deux niveaux résidentiels, il s’apparente nettement au schéma des logis de deux de ces grands châteaux, malheureusement détruits, Bury en Blésois bâti en 1512-1515 pour Florimont robertet (1458-1527) , secrétaire des finances de Charles VIII, Louis XII et François Ier et Bonnivet en Poitou, bâti de 1516 à 1524 pour Guillaume II Gouffier, amiral de France (1481-1525).


L'enceinte

Le parti d’ensemble, une ample enceinte quadrangulaire cantonnée de tours circulaires, formant un rectangle imparfait (env. 49 x 78 m), ceinte de fossé en eaux, est assez classique pour des châteaux ou grandes maisons fortes de plaine à partir du XIIIe siècle. il est bien représenté en Brie jusqu’au XVIIe siècle.
Les dimensions assez modestes de l’ouvrage d’entrée à deux tours – autre poncif architectural inauguré au XIIIe siècle ‒ et l’absence de tours de flanquement intermédiaires sur les longs côtés de l’enceinte, sont des indices du rang secondaire de Launoy-renault, par comparaison avec des châteaux de seigneurs de plus grande envergure. rien, dans l’absolu, ne s’opposerait à ce que le plan général de Launoy-renault ait été fixé tel qu’il l’est encore dès le premier « châtel et forteresse », présumé fondé vers le début du XIVe siècle


Lire la suite page 432  http://corvisier.mesqui.fr/Chateaux_francais/pdf/Launoy-Renault.pdf








La ville



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Fiche de l'enceinte du château



Les seigneurs de la ville




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mercredi 29 avril 2020

Fiche historique, les édifices. Montramé














Fiche N° 10







Maison forte

         








Situé au Sud-Est de son département à deux pas de Provins, son Nord-Ouest face à Courpalay, une autre maison forte et beaucoup plus encore qui hébergea Lafayette, là, à quelques encablures se devine le département de l'Aube, Troyes....  
Construit au XIIe siècle, il fut géré par divers seigneur dont la famille Tillet qui y resta jusqu'en 1792.







Localisation : 77 650 Soisy - Bouy
département de la Seine-et-Marne

Région : Ile-de-France  


Année de construction :  XIIe siècle





Le Château de Montramé est une seigneurie fortifiée du XIe siècle surplombant une forêt de 65 hectares. Les murs chargés d'histoire possèdent un décor d'une essence typiquement médiéval, dehors de grands arbres bordent un jardin à la française alors que deux ailes de bâtiment en vis-à-vis, forment un espace apaisant hors du temps.
Faisant office d'hôtel, le domaine dispose de 3 salles de caractère, voûtées ou équipées d'une cheminée, ainsi que de 16 agréables chambres pouvant héberger jusqu'à 44 personnes.

Le château de Montramé construit au XIIe siècle, fut détruit en partie pendant la révolution. Les bâtiments encore debout correspondent aux dépendances du château, il reste notamment une charmante petite chapelle romane, un escalier en pierre et de belles salles voûtées restaurés en 1927, ainsi que des jardins à la française et les mûrs d'enceinte. Entre 1463 et 1494, le château de Montramé fut géré par le seigneur Nicolas La Ballue, entre autres, conseiller du roi. Le château de Montramé fut habité par la famille du Tillet au milieu du XVe siècle. Elie II du Tillet, fils de Jean 1er du Tillet et Jeanne Brinon fut seigneur de Gouaix-en-Brie et Servolles, excellemment placé à la cour notamment en tant que secrétaire ordinaire du Dauphin (futur François II en 1557), puis conseiller du roi Charles IX, puis grand réformateur des eaux et forêts de France sous Henri III. Entre 1484 et 1520, son second fils Jacques Ier du Tillet, écuyer puis chevalier, se forgea un large domaine en tant que seigneur de Montramé et Bouy, Chalautre-la-Petite, Servolles, etc. Sa descendance, Jacques II du Tillet devint en décembre 1643, à la mort de son père, lui succéda en tant que seigneur de Montramé, Bouy… Puis l'aîné de Jacques II, Louis du Tillet en 1662 devient seigneur, il céda ensuite la demeure à son fils Charles-Claude, marquis du Tillet, il était en plus de son titre seigneurial, brigadier des armées du roi. On peut facilement s'imaginer que Charles-Claude François du Tillet de Montramé y résida aussi jusqu'à sa mort en 1783 avec son épouse Charlotte-Geneviève Pellard de Sebbeval de Beaulieu. Ils eurent 5 enfants qui portèrent eux aussi le titre « de Montramé », cependant il n'en survécu qu'un, Charles-Louis-Alphonse du Tillet, qui émigra en Allemagne en 1792. Depuis 2007 à aujourd'hui, le cadre rustique du château et ses salles voûtées sont louées, afin de recevoir des événements du type mariages, anniversaires, etc.










































dimanche 9 juin 2019

Fiche historique, les châteaux-forts. Vétheuil












Fiche N°XV







۩   Le Château de Vétheuil, à Vétheuil

Village agréablement situé sur une boucle de la Seine à 6 kms de La Roche-Guyon, Vétheuil était, avant la révolution, un bourg assez considérable, quelques hameaux voisins qui forment aujourd' hui une commune détachée en dépendaient. On y remarque encore les ruines d'un château-fort très ancien qui concourait ainsi que la tour de la Roche Guyon à défendre cette partie du Vexin et à couvrir Paris de ce côté.









Dénomination : Château-Fort


Localisation :   95510, Vétheuil
département du Val d'Oise

Région : Ile-de-France


Année de construction: Xe siècle



 A l'époque féodale, Charles le Chauve avait obligé les seigneurs locaux à réparer les anciens châteaux-forts et à en construire de nouveaux pour s'opposer aux ravages des Normands et défendre les bords de Seine. Vétheuil eut donc aussi son château-fort comme nombre de cités. Il en est fait mention dans des actes datant de 1067. Défendu par 3 tours de 5 mètres de large dont la hauteur était proportionnée, ce château a par la suite soutenu de longs sièges.
Au XVIII siècle, alors que les tours n'existaient déjà plus, il était habité par la famille Morin de la Sablonnière, puis il passa en diverses mains jusqu'à celles de M. Séguin, marbrier de l'empereur. En 1898, la Générale Margueritte et ses fils Paul et Victor, écrivains de renom, l'acquirent.
Ce château-fort fut détruit par Bertrand Du-Guesclin en 1364, il en reste quelques souterrains.  Louis-Jean-Baptiste-Étienne Vigée, frère de Mme Vigée-Lebrun dit « La maison que je décris dans des vers, simple, mais assez considérable a été construite sur une partie de l’emplacement qu’occupait un château-fort qui, après avoir été, au dixième siècle, pris par les Anglais et repris sur eux, a été depuis entièrement démoli. On voit encore dans le jardin un mur de terrasse qui faisait partie des fortifications et les ruines de trois tours, dont les fondations formant bassins, reçoivent l’eau d’un ruisseau qui fait tourner plusieurs moulins placés sur différents points de la côte qui protège le village. »

Les anciens seigneurs de Vétheuil possédèrent ce fief jusqu’au XIVe siècle, la terre devint ensuite propriété des comtes et ducs de la Roche-Guyon. Vétheuil possédait un château fort, bâti au Xe siècle et dont on trouve mention dans un acte de 1067.






Le patrimoine, l'histoire du village 




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dimanche 2 juin 2019

Fiche historique, les châteaux-forts. Montréal
























۩   Le Château de Montréal, à Montréal

Situé à moins de 10 kilomètres au Nord-Est d'Avallon et placé au Sud-Est du département de l'Yonne, Montréal est une ancienne place-forte construite en hauteur sur un monticule qui dominait le village et la vallée du Serein. La commune est assise entre le duché de Bourgogne et le comté de Champagne dont elle dépendait, sur un vaste territoire constitué des comtés de Nevers, Auxerre et Tonnerre, soutenu par le roi. Le village devint prospère, ce qui permit à Montréal de devenir une véritable ville, au point de rivaliser avec Avallon, elle fut une clef défensive de la Bourgogne.








Dénomination : Château-Fort


Localisation :   89420, Montréal, département de l'Yonne

Région : Bourgogne-Franche-Comté


Année de construction : XIe siècle




Le château se composait de cinq tours muni d'un fossé, il datait de l'époque des Anséric, XIe siècle, les guerres lui fit subir un bons nombres de dommages, il subit donc des remaniements.
L'intérieur se composait d'une magnifique salle de 33 mètres de long sur 10 m de large munie d'immenses cheminées, elle servait de lieu de fête, de bienvenue..


Antérieur au XIIIe siècle, la place forte se composait de trois enceintes percées de portes en arc brisé surmontées de tours. Une première enceinte isolait le château et la collégiale du reste du sommet de la colline, ou logeaient les chanoines et très certainement la garnison, lui-même à l’abri d’une deuxième enceinte. La porte qui en fermait l’accès a disparu, mais la base d’une échauguette toute proche est encore visible. Une troisième ligne de remparts protégeait la ville à flan de colline.
En étudiant la charte d'affranchissement d'Anséric, il apparait que le village s'étendait déjà à l'extérieur des enceintes, toutefois, c'est dans la partie haute que l'on trouve le plus de demeures anciennes, des XVe, XVIe, XVIIe siècle.

La municipalité propose en 1792 d'en faire une vaste prison ainsi qu'une manufacture qui emploierait les prisonniers. Sans suite... En 1794, les autorités avallonnaises envisagent de remettre le château en état de défense, avec un corps de troupe de mille hommes. Là encore, aucune suite ne sera donnée... C'est une loi de 1794 sur la destruction des châteaux forts et forteresses de l'intérieur, qui scelle définitivement son sort.

Les quatre portes établies au XIIIe siècle, étaient des tours carrées surmontées de mâchicoulis et équipées de doubles portes et de herses en fer. À l'extérieur de ces fortifications s'étalaient les faubourgs, non protégés et donc les premiers pillés et incendiés dans les périodes de troubles.

Le village possède encore des portes, on y pénètre par la porte d'En Bas pourvues de belles arcades de pierre, la porte du bas et la porte du milieu.



Quelques travaux

En 1345 des travaux permirent des remettre en état les murs, les créneaux et de construire des eschiffes sur la porte du Belle

En 1362 d'autres travaux eurent lieu, ils permirent : de ré-appareiller les angins (engins) pour faire getier (), de recoigner (réparer) les portes des quinquez, remettre les pans des arches et faire quatre portes neuves.

En 1366, des travaux permirent d'élever toutes les tours du château et  faire de nouvelles eschiffes
En 1367, des travaux eurent lieu à la tour cigogne

Au XIVe siècle, pour loger sa femme et son fils le Duc Hugues IV du faire de gros travaux

De 1530 jusqu'en 1556, il y eut de grands travaux au château, en 1557 un édit ordonna la fortification des villes de Bourgogne.

A partir de 1599, il n'y eut plus de travaux, ces consolidations durèrent jusqu'à la révolution. En 1800, le château fut détruit.

Il a été réparé et fortifié par les sires de Montréal et par les ducs de Bourgogne, il avait 4 belles portes en tours carrées à herse et mâchicoulis un donjon environné de 19 tours d un fossé d un cavalier, il protégeait 28 villages en cas de besoin, ceux-ci devait, en contrepartie, participer aux travaux de restauration et d'entretien.

On regardait cette forteresse comme la clef de la Bourgogne du côté de la Champagne. 



L'histoire


Vers 1005, Landry, comte de Nevers vint l'assièger plusieurs fois pendant les guerres du roi Robert sans pouvoir s'en emparer.
Vers la même époque, les seigneurs de Montréal fondent le prieuré Saint-Bernard, puis en 1068 le  chapitre de cette ville.
Après la croisade de 1147, Anséric fit bâtir l'église.
La puissante famille de Montréal, qui a jouée un rôle brillant durant trois siècles, perdit son nom, mais une branche distincte de cette famille, les Beauvoir, dont descende les Beauvoir-Chastellux (qui laissérent leur titre de Beauvoir pour ne garder que Chastellux) possédait le château.
Il fut fort endommagé par les Anglais maîtres de Flavigny et de Guillon en 1359, Eudes IV y conclut un traité d' alliance avec Amé, comte de Savoie, en 1348 et y ratifia le contrat de mariage de Jeanne sa petite fille, avec ce prince, en présence de plusieurs de ses barons.
 Le duc Jean, résidant en 1404 dans ce château, rédige une célèbre ordonnance qui rend à ses sujets le commerce libre des grains dans les pays étrangers, sur le jugement fait par les élus que la Province avait une production excédentaire en grains. Il amena au château des munitions et de l' artillerie en 1419. Les Etats s' y tinrent sous François Ier qui les honora de sa présence.
Apparemment, pendant son séjour, on bâtit les halles sur la façade de laquelle on voit la Salamandre, sa devise chérie. Le baillage d' Avallon y fut transféré au temps de la ligue comme dans un lieu de sûreté. Ce fut aussi l'asile des autres royalistes de cette ville décidée, pour le parti de la ligue, tandis que Montréal était resté fidèle au roi qui fit réparer les fortifications démolies depuis, sur ordre d'Henri IV. On a prudemment desséché un étang qui baignait le pied du château.

La chambre qu' il occupait se trouve dans une tour qui porte encore le nom de Tour du Roi.



vu sur page 623  https://books.google.fr/books


samedi 2 mars 2019

Fiche historique, les châteaux-forts. Soisy-Bouy





















Fiche N° XXII







۩   Le Château de Montramé, à Soisy-Bouy










Village du Provinois situé à l'extrémité du plateau Briard sur des terres agricoles, enchassé entre Provins  au Sud et la Seine un peu plus loin au Sud du département de la Seine-et-Marne, proche de Nogent-sur-Seine, Soisy-Bouy vit le jour bien avant le XIIe siècle, siècle en lequel son château se construisit sous l'impulsion du seigneur.








Dénomination : Château-Fort


Localisation :   77650, Soisy-Bouy, département de la Seine-et-Marne

Région : Ile-de-France


Année de construction : XIIe siècle



Le Château de Montramé est un château bâti au N°9, rue du Château, à Soisy-Bouy, dans le département de la Seine-et-Marne, en Ile-de-France. Construit au XIIe siècle, il perdura durant des centaines d'années affrontant les déboires de sa vie, puis il fut en partie détruit pendant la Révolution. Les bâtiments encore debout correspondent aux dépendances du château, il reste une petite chapelle romane, un escalier en pierre et de belles salles voûtées restaurés, en 1927, ainsi que des jardins à la française et les mûrs d'enceinte.
 Entre 1463 et 1494, le château de Montramé fut géré par le seigneur Nicolas La Ballue, entre autres, conseiller du roi. Le Château de Montramé fut habité par la famille Du Tillet au milieu du XVe siècle. Elie II du Tillet, fils de Jean 1er du Tillet et Jeanne Brinon fut seigneur de Gouaix-en-Brie et Servolles, excellemment placé à la cour notamment en tant que secrétaire ordinaire du Dauphin (futur François II en 1557), puis conseiller du roi Charles IX, puis grand réformateur des eaux et forêts de France sous Henri III.
Entre 1484 et 1520, son second fils Jacques 1er du Tillet, écuyer puis chevalier, se forgea un large domaine en tant que seigneur de Montramé et Bouy, Chalautre-la-petite, Servolles. Sa descendance, Jacques II du Tillet devint en décembre 1643, à la mort de son père, lui succéda en tant que seigneur de Montramé, Bouy. Puis l'aîné de Jacques II, Louis du Tillet en 1662 devient seigneur, il céda ensuite la demeure à son fils Charles-Claude du Tillet dit « Marquis du Tillet », il était en plus de son titre seigneurial, brigadier des armées du roi. Charles-Claude François du Tillet de Montramé y résida jusqu'à sa mort en 1783 avec son épouse Charlotte-Geneviève Pellard de Sebbeval de Beaulieu. Ils eurent 5 enfants qui portèrent eux aussi le titre « de Montramé », cepedant il n'en survécut qu'un seul qui émigra en Allemagne, en 1792. Depuis 2007 à aujourd'hui, le cadre rustique du château et ses salles voûtées sont louées, afin de recevoir des événements du type mariages, anniversaires..





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