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dimanche 25 octobre 2015

Eugène Viollet-Leduc parlant du Château Gaillard















Château Gaillard est une forteresse médiévale qui se situe au cœur du Vexin normand, proche de Vernon à 100kms de Paris sur la commune des Andelys sur l'axe Louviers-Gisors placé au Sud-Ouest. Il constitue un morceau d'histoire de France qui domine la vallée de la Seine en haut d'une falaise de calcaire, mêlant Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste.








Localisation: Les Andelys, 27700 
département de l'Eure

Région: Normandie

Année de construction : 1196 - XIIe Siècle




*






Selon Eugène Viollet-leduc

Le Château Gaillard résume à lui seul tous les travaux d' art imaginés par les Normands. Ce fut Richard Cœur de Lion qui le fit construire.
Ce puissant génie militaire, cet homme de guerre consommé y déploya tous ses talents, habile capitaine, héros magnanime, ingénieur plein de ressources, expérimenté, prévoyant, capable de devancer son siècle et ne se soumettant pas à la routine, il fit bâtir ce château en un an.

 Avec ce coup d'œil qui n'appartient qu'aux grands capitaines, il choisit l'assiette de la forteresse et, une fois son projet arrêté, il en poursuit vite l'exécution avec une ténacité et une volonté telles qu'il brisa tous les obstacles opposés à son entreprise, et termina tous les travaux en un an. On y trouve, ajoute le savant Viollet-le-Duc, toutes les qualités qui distinguent les fortifications normandes mises en pratique par un homme de génie. Richard était mieux qu'un capitaine, d'une bravoure emportée, toute son attention s'était portée sur la partie attaquable, il présida lui-même à l' exécution du château, dirigea les ouvriers, hâtait leur travail et ne les quitta pas que l'œuvre ne fût achevée.  

Le tracé de la muraille elliptique indique un soin, une recherche, une étude, et une expérience de l'effet des armes de jet qui ne laisse pas que de surprendre. Richard sachant calculer, prévoir, attachait une importance considérable aux détails les moins importants en apparence et possédait ce qui fait les grands hommes; savoir la justesse du coup d'œil dans les conceptions d'ensemble, et le soin, la recherche dans l'exécution des détails. Voilà pour la construction, le Château Gaillard nous offre donc le chef d'œuvre du château-fort du XIIe siècle et cette construction, si parfaite, résume toutes les qualités des forteresses normandes.....

Vu sur une revue archéologique datant de 1860. Voir page 528
https://books.google.fr



Page 89, tome III du Dictionnaire d'architecture, une critique du château;

 L'examen du plan du Château Gaillard fait voir que Richard n'avait nullement suivi les traditions normandes dans la construction de ce château, avait-il rapporté d'Orient ces connaissances en architecture militaire, très avancées pour son temps? Richard avait eu le tort de ne pas ménager des embrasures à rez-de-chaussée, ce château est trop resserré, les obstacles sont accumulés sur un petit espace et nuisent à la défense, Richard avait abusé des retranchements des fossés, les ouvrages sont amoncelés les uns sur les autres. Les latrines du côté de l'escarpement, n'avaient pas été suffisamment garanties contre une escalade, le petit escalier de la tour date de la construction, c'est probablement par là que Cadoc put atteindre le parapet. Pour un peu, sic, on retrouverait encore les trous percés dans la craie par les pionniers, sans doute lorsque le Château Gaillard fut pris en 1204 par Philippe Auguste. Dès cette dernière époque Mr Viollet-le-Duc ne loue plus que l'habileté du roi de France, Philippe-Auguste, et ne rappelle que les torts de Richard Cœur de Lion dont l'immense capacité paraît avoir disparu dans l'escarpement des latrines du château non suffisamment garanties contre l'escalade.









La fiche historique du château

La prise du château

Un document sur le château



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Les places fortes entourant l'Ile-de-France

Châteaux, château-fort, donjons
http://unchemindeliledefrance.blogspot.fr

Le monde des châteaux




















jeudi 22 janvier 2015

Descriptif du Château de Marly

























Dénomination : Château


Localisation :   78 160, Marly-le-roi
département des Yvelines

Région : Ile-de-France

Année de construction :  XIVe siècle (les bases du château actuel)






Situé à 17,76 kms à l'Ouest de Paris, proche de Saint-Germain-en-Laye, Marly, ville que l' on appelle Marly le Roi pour la distinguer de plusieurs autres, n'est devenu considérable que depuis la construction de son château par Louis XIV. La terre a appartenu à la famille Fumé, descendante d'un chancelier de France, lorsque Louis XIV l'acheta elle appartenait en partie à un M Bossuet de la famille du savant évêque de Meaux et en partie à M Philippeaux de Pontchartrain secrétaire d'Etat qui l'échangea avec le roi pour la terre de Neaufles. Il n'y avait, à Marly, au commencement du XIIIe siècle, qu'une seule église sous le titre de Saint-Vigor, depuis il en fut élevé une seconde sous l' invocation de Notre-Dame et en outre un Prieuré.

Mais en 1681 le tout fut réuni à la première paroisse que Louis XIV fit rebâtir, dans le genre de celle de Versailles. On arrive au château de Marly par une magnifique avenue, la grille royale ferme une cour ronde sur les côtés de laquelle l'on peut voir les écuries et les remises. La seconde avenue, qui descend dans l'avant cour, est terminée par deux pavillons dont l'un sert de salle des gardes, et l'autre de chapelle.

L’originalité du château de Marly réside avant tout dans l’ordonnance de l’architecture en un système de pavillons et dans la décoration de toutes les façades par des fresques polychromes. D’un seul point de vue quantitatif, l’ensemble des projets de ce décor représente le groupe de dessins le plus important de la première phase de construction de Marly. Non seulement ces documents, parmi les plus anciens conservés, nous renseignent sur la première phase de la conception, mais, dans le cas du Pavillon royal, ils sont aussi la preuve qu’un processus de concertation eut lieu entre Le Brun et Mansart en vue d’harmoniser l’architecture et le système de décor feint.

 La tradition des décors de fêtes éphémères a sans aucun doute constitué la source d’inspiration principale de ce décor : les correspondances frappantes entre le premier projet d’ensemble pour Marly et l’Illumination du jardin de Versailles organisée en 1674 et 1676 – dont nous aimerions attribuer le projet à Le Brun –, qui a fortement fasciné Louis XIV, pour lequel elle représentait une sorte d’extension idéale du jardin de Versailles, suggèrent que ce décor a fourni le modèle de l’idée initiale de Marly. 


Le château, ou grand pavillon du roi, est décoré de pilastres corinthiens, de trophées, de devises peints à fresque sur les dessins de le Brun, d'abord par Rousseau, et ensuite achevés par Meusnier.
Chaque face du pavillon présente un avant corps finement couronné par un fronton, dont la sculpture est de Jouvenet et de Mazeline Les perrons à pans, placés dans les angles et aux faces, sont ornés de seize groupes d'enfants, et de huit sphinx de plomb bronzé exécutés par Coustou et l' Espingola.


En son intérieur, dans le salon d'honneur, l'on peut voir des grandes glaces et quatre tableaux qui désignent les quatre Saisons ;

* l'Automne, désigné par Ariane et Bacchus peint par Lafosse 

* l'Hiver, sous la ligure d'un vieillard nu, par Jouvenet

* 1'Eté, sous celle de Cérès par Boulogne le jeune

* le Printemps sous l'emblème de Zéphire et de Flore par Antoine Coypel.

Ce salon possède quatre fenêtres qui sont dans l'attique et quatre fenêtres ovales, en bas des croisées il y a quatre balcons dorés soutenus par des aigles. Les fenêtres ovales sont ornées de guirlandes de fleurs portées par des Amours. Toutes ces sculptures sont dues à Hurtrelle, à Vancleve et à Coustou l'aîné.

Le vestibule, qui est en face, sert de salle à manger, l'on y voit deux tableaux de Vander Meulen, l'un représente Maastricht, Louis XIV est sur le premier plan du tableau monté sur un cheval blanc, parlant à un officier, l'autre est le siège de Cambrai, le roi est sur un cheval moucheté, derrière lui on aperçoit son camp.

Le vestibule qui est du côté de la montagne sert de salle de billard, il est aussi orné de deux tableaux de Vander Meulen; l' un est le siège de Valenciennes, on y remarque Louis XIV sur un cheval, Isabelle montrant ses gardes qui paraissent dans le lointain, l'autre est le siège de Douai, sur le devant on reconnaît un équipage aux livrées du roi.

On admire dans la chambre du conseil deux tableaux de Mignard ; l'un est l'Astronomie, l'autre un Concert champêtre. Elle est ornée de deux tables en marqueterie représentant des fleurs, des fruits, et des oiseaux. Les petits appartements pratiqués dans l'entresol sont bien distribués.
Au premier étage il y a les appartements, Natoire en a décoré le salon par quatre de ses tableaux qui représentent un repos de Diane, Bacchus et Ariane, Apollon et les Muses, et Vénus, se promenant sur les eaux.

Quatre pièces de verdure accompagnent le grand pavillon, dans chacune, de ce rectangle linéaire, il y a une statue de marbre entourée d'une grille de fer.

La façade extérieure, du côté des jardins, est ornée des statues antique de Fabius et de Fulvia. Du premier parterre, côté jardin, l'on descend par une rampe ornée de quatre vases de plomb, vers la fontaine des quatre gerbes, dont les bassins sont rocaillés. Elle est suivie de la grande pièce d'eau, au milieu de laquelle s'élève une gerbe haute de 18 mètres.
Sur deux grands piédestaux placés aux extrémités de la balustrade, qui termine ces magnifiques jardins, on a posé, en 1745, deux chevaux sculptés par Coustou le jeune qui se cabrent retenus par deux esclaves, l'un Français, l'autre Américain.
Pendant que Coustou travaillait à ces chevaux, un prétendu connaisseur s'avisa d'observer que la bride devait être tendue Pour persiffler la sottise de se donneur d'avis, le sculpteur répondit : « Monsieur si vous étiez venu un moment plutôt vous auriez vu la bride telle que vous la désirez, mais ces chevaux là ont 1a bouche si tendre que cela ne dure qu'un clin d œil. ».
Ces deux chevaux sont placés à l'entrée de la place de la Concorde, côté Champs-Elysées. Ces superbes jardins, qui offrent des modèles de tout ce que l'art peut imaginer, ont été plantés par Durasé.


Le Chantre des Jardins, Jacques Delille, chanté ainsi :

« C'est là que tout est grand, que l'art n'est point timide.
Là tout est enchanté, c'est le palais d'Armide.
C'est le jardin d'Alcine ou plutôt d'un héros.
Noble dans sa retraite et grand dans son repos.
Qui cherche encore à vaincre à dompter des obstacles.
Et ne marche jamais qu'entouré de miracles.
Voyez-vous et les eaux et la terre et les bois,
Subjugués à leur tour obéir à ses lois,
A ces douze palais d'élégante structure,
Ces arbres marier leur verte architecture,
Ces bronzes respirer, ces Beuves suspendus,
En gros bouillons d'écume à grand bruit descendus,
Tomber se plonger dans des canaux superbes.
Là s'épancher en nappe ici monter en gerbes.
Et dans l'air s'enflammant aux feux du soleil pour Pleuvoir en gouttes d'or d'émeraude et d'azur..
Si j'égare mes pas dans ces bocages sombres,
Des Faunes, des Sylvains en ont peuplé les ombres,
Et Diane et Vénus enchantent ce beau lieu,
Tout bosquet est un temple et tout marbre est un dieu,
Et Louis respirant du fracas des conquêtes,
Semble avoir invité tout l'Olympe à ses fêtes.»

Continuer ici 


Les douze pavillons ont été construits entre 1680 et 1683 sur un plan unique, disposé symétriquement par rapport à l’axe formé par le grand bassin. Ils étaient divisés en deux logements chacun : l’un au rez-de-chaussée et l’autre à l’étage. Tous étaient équipés d’un cabinet d’aisances.

* Marly : architecture, usages et diffusion d'un modèle français:

 * La création de Marly : les rôles de Charles Le Brun, Jules Hardouin-Mansart et Louis XIV dans la conception de l’ensemble:

 * Marly, département des Bâtiments du roi, création d’un microcosme institutionnel sous Louis XIV (1679-1715):





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Les places fortes entourant l'Ile-de-France 

 Châteaux, château-fort, donjons 

 Le monde des châteaux 













samedi 25 juin 2011

Quelques noms de l'architecture


















Jusqu'au XIe siècle


Anthémius de Tralles, byzantin du Ve siècle

Apollodore de Damas, syrien du Ier siècle

Callicratès, athénien du IVe siècle av. J.-C.

Celer, romain du Ier siècle, architecte du Colisée de Rome

 Dédale, grec, mythologique

Eginhard, architecte de Charlemagne ; Yu Hao, de la dynastie Song

Guillaume de Volpiano, clunisien qui œuvra en Europe de l'ouest. Nés au XIIe siècle

Ictinos, du IVe siècle av. J.-C. du monde grec

Imhotep, égyptien du XXVIIIe siècle av. J.-C.

Isidore de Milet, byzantin du VIe siècle

Lu Ban, chinois du IVe siècle av. J.-C.

Mnésiclès, du IVe siècle av. J.-C. du monde grec

Nimrod, assyrien, mythologique

Sénènmout, égyptien de la XVIIIe dynastie

Sostrate de Cnide, grec du IVe siècle av. J.-C.

Suger de Saint-Denis (1080 ou 1081-1151), maître d'ouvrage ayant partiellement assumé les fonctions de maître d'œuvre et ayant révolutionné l'architecture du Moyen Âge, le gothique.

 Vitruve, Ier siècle av. J.-C.




Nés au XVe


Bramante, (1444-1514)

Le Filarète (1400-1469)

Roulland Le Roux (?-?), a travaillé sur la Cathédrale de Rouen Giuliano da Sangallo, (1445-1516)

Diego de Siloé, (1495-1563) espagnol, travailla sur la Cathédrale de Grenade

Léonard de Vinci (1452-1519)



Nés au XVIe

Galeazzo Alessi ; Bartolomeo Ammannati, florentin

Baptiste Androuet du Cerceau, français, travailla aux châteaux du Louvre et de St-Germain-en-Laye

Jean Androuet du Cerceau, français, architecte de Louis XIII

Jacques Ier Androuet du Cerceau, français

Jacques II Androuet du Cerceau, français, travailla pour le Pont Neuf

Jean de Bautista de Tolède, espagnol, travaille pour le Site royal de Saint-Laurent-de-l'Escurial

Salomon de Brosse, français, travailla pour le Palais du Luxembourg, de Bretagne, de justice de Paris entre autres

Isaac de Caus, architecte français travailla en Angleterre

Salomon de Caus, architecte mais aussi ingénieur, musicologue français ayant travaillé en Allemagne et en Angleterre

Philibert Delorme, français ayant travaillé pour le château de St-Maur

Rodrigo Gil de Hontañón, espagnol

Juan de Herrera, espagnol, travaille pour le Site royal de Saint-Laurent-de-l'Escurial

Giulio Lasso, florentin ayant travaillé en Sicile

Pierre Lescot, français, travailla notamment pour la fontaine des Innocents

Lambert Lombard, wallon, était aussi numismate, graveur, archéologue, peintre, mythographe et maître d'académie

Carlo Maderno, tessinois, travailla pour la basilique St-Pierre de Rome

Clément Métezeau, pour Dreux

Clément II Métezeau, français travailla pour la place ducale de Charleville-Mézières

Louis Métezeau, français travailla pour Henri IV

Thibault Métezeau, français travailla le duc d'Alençon et de Henri III

Michel-Ange ; Andrea Palladio

Raffaello Sanzio

Heinrich Schickhardt, allemand (Saint-Empire Romain Germanique), architecte, ingénieur et urbaniste au service du Duc de Wurtemberg

Sinan, turc ; Marin de la Vallée, architecte à Paris au XVIe siècle

Simon de la Vallée, fils de Marin, né vers 1590 à Paris, mort le 28 novembre 1642 fut un architecte franco-suédois

Andrés de Vandelvira, espagnol, travaillé en la province de Jaén
Vignole, lombard



Nés au XVIIIe


Louis-Pierre Baltard

Jacques-François Blondel

Germain Boffrand

Étienne-Louis Boullée

Alexandre-Théodore Brongniart

Johann Michael Fischer

Johann Bernhard Fischer von Erlach

Pierre-François Léonard Fontaine

Claude Nicolas Ledoux

Johann Balthasar Neumann

Charles Percier

André Portier

Jacques-Germain Soufflot



Nés au XIXe

Paul Abadie

Victor Baltard

Charles Barry

Frédéric Auguste Bartholdi

Ernesto Basile

Anatole de Baudot

Fritz Beblo

Charles Frédéric Chassériau

Le Corbusier (Charles-Édouard Jeanneret)

Gabriel Davioud

Henri Deglane

Charles Garnier

Antoni Gaudí

Eugenio Geiringer

Émile Jacques Gilbert

Louis Girault

Paul Hankar

Jacques Hittorff

Georges Hoentschel

Victor Horta

Richard Morris Hunt

Charles Isabelle Henri Labrouste

Victor Laloux

Charles Rennie Mackintosh

Lucien Magne

André Maurice

Joseph Paxton

Charles Percier

Auguste Perret

Eugène-Emmanuel Viollet-le-Duc

Otto Wagner

Stanford White

Frank Lloyd Wright




Nés au XXe

Elizabeth de Portzamparc

Hyacinthe Devondel

Pierre Dufau

Charles Eames

Hassan Fathy

Richard Buckminster Fuller

Tony Garnier

Cass Gilbert

Michael Graves

Walter Burley Griffin

Heydar Ghiaï de Chamlou

George Grenfell Baines

Hector Guimard

Hiroshi Hara

Paul Hankar

Jacques Henri-Labourdette

Victor Laloux

Denis Laming

John Lautner

Charles Lavigne

C.Y. Lee

Arsène Lejeune

Charles Lemaresquier

Noël Le Maresquier

Henry Jacques Le Même

Alexandre Léonard

Robert Mallet-Stevens

Erich Mendelsohn

Gio Ponti

Emmanuel Pontremoli

Fernand Pouillon

Jean Prouvé

Jean Renaudie

Gerrit Rietveld

Kevin Roche

Aldo Rossi

Michel Roux-Spitz

Henri Sauvage

Guillaume Tronchet





Eugène Freyssinet:


Ricardo Bofill:


Christian de Portzampac


Dominique Perrault:


Jean Nouvel:








Le Béton:





















samedi 24 mai 2008

Le monde ouvrier















Le monde ouvrier serait-il en phase de concéder du terrain au profit de...?

Il y a peu de temps encore, l'ouvrier, quelqu'il était, possédait un statut à part entière avec ses boires et déboires bien connus et perçus de tout le monde. A présent, une mise à l'écart au profit des nouvelles technologies naissantes, laisse de plus en plus de métiers manuels dans l'ombre. Peu valorisés par la dureté du travail, par l'avenir un peu ombrageux qu'ils connaissent, par une trop lente perspective de carrière, ces métiers pourraient, si personnes n'en prend garde, perdre de leurs savoir faire, perdre de leurs "estime", face à des postes moins ingrats dirons-nous.
Eux qui durant des décennies et des siècles passés ont contribuer activement à la reconstruction de la France, à la montée en puissance de l'industrie Française, il ne faut pas l'oublier... A l'image qu'un corps sans membres ne sert qu'à moitié, qu'une chanson sans parole produit moins de recettes... Que serait un chantier de construction sans ouvrier, une usine même moderne sans technicien, un hôtel sans une femme de ménage... etc...

A niveau égal, employé, ouvrier, pourquoi rémunérer un secteur plus avantageusement qu'un autre sachant que l'un ne va pas sans l'autre? Une raison tac-tic et financière?

Le travail manuel prend aussi et surtout tout son sens, lorsque à l'orée d'un musée, à l'antre d'un parc, tout à chacun peut admirer le travail d'un sculpteur, le travail d'un ouvrier paysagiste, à l'orée d'autres portes chacun peut admirer la finition d'une voiture, d'une maison, d'un appartement, d'un sac, d'un bijou, etc...

Pourquoi les dénigrer alors que, parmi beaucoup de corporation, parmi beaucoup de branches, une floppée de métiers y sont fortement intéressant fortement spécialisés...
En 50, 60 ans, les conditions de travail ont fortement évolués, les machines, si petites soient-elles, telles la visseuse-dévisseuse, qui parait anodine, ont contribuées à la productivité et à cette amélioration, qui, dans les années 60-70 et bien plus tôt, demandait plus de sueur et d'investissement physique.

Les temps ont changés, évolués, fort heureusement, mais, quelque part, ne sommes-nous pas entrain de perdre, de freiner quelque chose de précieux?
Une force, un mouvement, qui à permis entre autre de mettre en place les congés payés, la semaine des 40 heures, des lois qui concernent les licenciements, la protection des salariés, etc...

Au delà de cela, j'irai jusqu'à dire qu'un bon ouvrier doit avoir de bons outils pour effectuer correctement son travail et de bons "outils" pour évoluer dans son travail...
N'est-ce donc pas là une finalité quelque part?

Le travail manuel se trouve en grand nombre dans différents domaines, comme dans le bâtiment et les travaux-public, l'art, l'industrie. Imaginons un peu ce nombre multiplié par X fois à mesure que des secteurs de métiers soient cités....

Il y a des métiers manuels qui demandent plus d'attention, de précision que d'autres, à mon sens, tout à chacun peut trouver sa voie, sa destinée professionnelle... Il y a tant de métiers qui nous sont mal connus, ceux-ci recquièrent aussi un bon savoir-faire.
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dimanche 18 mai 2008

Le béton, usage et Technique















Aspect et usages:

Le béton peut être teinté dans la masse en y incorporant des pigments naturels ou des oxydes métalliques. Il peut aussi être traité à l'aide d'adjuvants pour être rendu hydrofuge (il devient alors étanche, empêchant les remontées capillaires). L'ajout de différents matériaux (fibres textiles, copeaux de bois, matières plastiques...) permet de modifier ses propriétés physiques. Son parement pouvant être lissé ou travaillé, le béton de ciment est parfois laissé apparent (brut de décoffrage) pour son esprit minimaliste, brut et moderne.

Le béton utilisé en revêtement de grandes surfaces (esplanades, places publiques...) est souvent désactivé : on procède en pulvérisant, à la surface du béton fraîchement posé, un produit désactivant qui neutralise sa prise. Un rinçage à haute pression permet alors, après élimination de la laitance, de faire apparaître, en surface, les divers gravillons constitutifs. Moulé ou banché (c'est-à-dire coulé dans une banche : un moule démontable mis en place sur le chantier et démonté après la prise), le béton peut prendre toutes les formes. Cette technique a permis aux architectes de construire des bâtiments avec des formes courbes.

En technique routière, le béton extrudé, mis en œuvre à l'aide de coffrages glissants, permet de réaliser des murets de sécurité, des bordurages et des dispositifs de retenue sur des linéaires importants.









Le béton est un matériau capable de supporter des efforts de compression importants (10 à 100 MPa) alors que sa résistance aux efforts de traction est très faible (de l’ordre du dixième de sa résistance à la compression). C’est donc pour pallier cette insuffisance qu’est née l’idée de placer, dans les zones soumises à des efforts de traction, des barres d’acier (armatures) qui elles, sont résistantes aussi bien en compression qu’en traction. Le matériau résultant de l’association du béton et de l’acier est appelé « béton armé ». Dans une structure en béton armé, les aciers principaux sont positionnés dans les parties tendues du béton pour compenser la mauvaise résistance du béton en traction. Pour une dalle en béton armé par exemple, on place les armatures principales en partie basse des travées et en partie haute au niveau des appuis. Les premiers ouvrages en béton armé utilisaient des barres lisses en acier doux, par la suite les barres furent constituées d'acier haute adhérence comprenant des aspérités et ayant une meilleure résistance. Les premières définitions des principes de calculs ont été faites à la suite des travaux de la commission du ciment armé qui ont abouti à la rédaction de la Circulaire du 20 octobre 1906 concernant les instructions relatives à l'emploi du béton armé. Une commission prussienne définit les premières instructions sur le béton armé le 16 avril 1904, modifiées par le Ministre des Travaux publics de Prusse par la circulaire du 24 mai 1907. 

 Principes de calcul

Données techniques:
Énergie grise
* parpaing : 200 kWh/m3
* béton armé : 1 850 kWh/m3


Classes de résistance:

Les bétons sont divisé en plusieurs classes de résistance nommé Cxx/xx où xx sont des nombres à deux chiffres qui représentent la résistance en compression d'un cylindre et d'un cube de béton en N/mm2. Le premier nombre représentant la résistance à 28 jours sur une éprouvette cylindrique et le second celle à 28 jours sur une éprouvette cubique.
Il existe aussi la classe LC xx/xx pour les bétons légers non caverneux
C comme Concrete et LC comme Light Concrete


Importance économique:

En France

Selon les relevés d’enquête de l’UNICEM (lien), pour 2005 :
* le béton prêt à l’emploi représente :

39 365 800 m3 vendus, pour 3 365 407 000 € dont 3 048 000 € à l’exportation.
dans 542 entreprises ou sections d’entreprises, par 7 914 salariés (dont 4 310 cadres & ETAM), effectuant 6 164 000 heures de travail, pour une masse salariale brute (hors cotisations sociales) de 206 749 000 €.

* La fabrication de produits en béton représente :

30 924 000 tonnes vendues, pour 2 796 757 000 € dont 40 125 000 € à l’exportation dans 708 entreprises ou sections d’entreprises, par 19 773 salariés (dont 6 077 cadres & ETAM), effectuant 22 803 000 heures de travail, pour une masse salariale brute (hors cotisations) de 467 769 000 €.

* La fabrication de supports en béton armé représente :

120 700 tonnes vendues, pour 34 045 000 €.
dans 9 entreprises ou sections d’entreprises, par 260 salariés (dont 131 cadres & ETAM), effectuant 225 000 heures de travail, pour une masse salariale brute (hors cotisations) de 6 866 000 €.


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http://www.techno-science.net



http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A9ton

http://www.futura-sciences.com/magazines/maison/infos/dico/d/maison-beton-precontraint-10544/

http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/article-recycler-le-beton-27964.php







Le béton, les différents types










Le Béton aggloméré:

L'église Sainte-Marguerite au Vésinet réalisée en 1855 par l'architecte L.A. Boileau suivant le procédé Coignet de construction de béton aggloméré imitant la pierre, fut le premier bâtiment non industriel réalisé en béton en France. Cette église fut très critiquée lors de sa réalisation en raison de sa morphologie mais aussi du procédé Coignet qui a provoqué très rapidement des marbrures noires sur les murs (en raison de présence de mâchefer dans le béton).


Le Béton armé

De façon intrinsèque, le béton de ciment présente une excellente résistance à la compression. En revanche, il a une faible résistance à la traction donc à la flexion. Aussi est-il nécessaire, lorsqu'un ouvrage en béton est prévu pour subir des sollicitations en traction ou en flexion (comme par exemple un plancher, un pont, une poutre...), d'y incorporer des armatures en acier destinées à s'opposer et à reprendre les contraintes de traction qui pourraient mettre en péril la pérennité de l'ouvrage. Les armatures mises en œuvre peuvent être soit en acier doux (peu utilisés pour reprendre la traction pure, par définition l'acier doux n'a qu'une faible adhérence au béton, il reste donc utilisé pour les éléments travaillant essentiellement en flexion tel que les pylônes, les fûts, etc.) soit en acier haute-adhérence (aciers HA anciennement dénommés TOR). On parle alors de béton armé, matériau composite mis au point par François Hennebique en 1886.


Le Béton précontraint:

Parfois, les sollicitations prévisibles sont telles que l'élasticité propre de l'acier ne suffit pas à assurer la sécurité de l'ouvrage. Aussi, a-t-on recours à des techniques spécifiques d'armature conduisant au béton précontraint.

En effet, le béton possède des propriétés mécaniques intéressantes en compression alors que la résistance en traction est limitée et provoque rapidement sa fissuration et sa rupture.

Il s'agit de techniques inventées par Eugène Freyssinet en 1928, qui consistent à tendre (comme des ressorts) les aciers constituant les armatures du béton, et donc à comprimer, au repos, ce dernier. Ainsi, lorsque la structure est sollicitée, ces armatures s'allongent et le béton a tendance à se décompresser sans toutefois se mettre en traction, puisqu'il était déjà en partie comprimé.

Selon que cette tension appliquée aux armatures (appelé câble de pré-contrainte ou toron de pré-contrainte) est effectuée avant la prise complète du béton ou postérieurement à celle-ci, on distingue la précontrainte par pré-tension et la précontrainte par post-tension.

* Dans la pré-tension (le plus souvent utilisée en bâtiment), les armatures sont mises en tension avant la prise du béton. Elles sont ensuite relâchées, mettant ainsi le béton en compression par simple effet d'adhérence. Cette technique ne permet pas d'atteindre des valeurs de précontrainte aussi élevées qu'en post-tension.

* La post-tension consiste à disposer les câbles de précontrainte dans des gaines incorporées au béton. Après la prise du béton, les câbles sont tendus au moyen de vérins de manière à comprimer l'ouvrage au repos. Cette technique, relativement complexe, est généralement réservée aux grands ouvrages (ponts) puisqu'elle nécessite la mise en œuvre d'encombrantes « pièces d'about » (dispositifs mis en place de part et d'autre de l'ouvrage et permettant la mise en tension des câbles).

Dès lors la section de béton est uniformément comprimée (selon la position des câbles il apparaît même une contre-flèche à vide). Une fois soumis à la charge maximale, la précontrainte en fibre inférieure sera presque annulée par la tension de charge, alors que dans la partie supérieure la compression sera largement plus importante que dans une poutre en béton armé classique.
Autres techniques de renforcement

On peut améliorer la résistance mécanique (post-fissuration) du béton en y incorporant des fibres(dosages traditionnels de l'ordre de 20 à 60 kg/m3). L'incorporation de celles-ci dans le béton rend ce dernier davantage ductile (moins fragile). Différents types de fibre peuvent être utilisés avec des propriétés spécifiques. C'est surtout le rapport entre la longueur et le diamètre des fibres (élancement) qui aura une influence sur les performances finales du béton fibré. On obtient ainsi un « béton fibré », souvent mis en œuvre par projection (tunnels) ou couramment utilisé pour les dallages industriels par exemple.

Une autre option est dite de « poudre réactive » à structure fractale : les grains qui le composent ont tous la même taille, et accessoirement la propriété de présenter la même forme à différentes échelles (fractale). L'organisation optimale des granulats au sein du béton lui octroie de meilleures propriétés mécaniques. Il s'agit toutefois d'une technique toujours au stade expérimental.


Le Béton bitumineux:

Le béton bitumineux (aussi appelé enrobé bitumineux) est composé de différentes fractions de gravillons, de sable, de filler et utilise le bitume comme liant. Il constitue généralement la couche supérieure des chaussées (couche de roulement). L'enrobé est fabriqué dans des usines appelées « centrales à enrobés », fixes ou mobiles, utilisant un procédé de fabrication continu ou par gâchées. Il est mis en œuvre à chaud (150 °C environ) à l'aide de machines appelées « finisseurs » qui permettent de le répandre en couches d'épaisseur désirée. L'effet de « prise » apparaît dès le refroidissement (< 90 °C), aussi est-il nécessaire de compacter le béton bitumineux avant refroidissement en le soumettant au passage répété des « rouleaux compacteurs ». Contrairement au béton de ciment, il est utilisable presque immédiatement après sa mise en œuvre.

Le bitume étant un dérivé pétrolier, le béton bitumineux est sensible aux hydrocarbures perdus par les automobiles. Dans les lieux exposés (stations services) on remplace le bitume par du goudron. Le tarmacadam des aérodromes est l'appellation commerciale d'un tel béton de goudron (rien à voir avec le macadam, dépourvu de liant).




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lundi 14 avril 2008

Ricardo Bofill















Biographie:

Ricardo Bofill a fait ses études à Genève.
Ses principales influences sont les architectes Andrea Palladio, Mansart et Ledoux.

Il fonde en 1963, Le Taller de Arquitectura, à Barcelone avec Manuel Nuñez Yanowsky (auteur des « arènes de Picasso » à Marne-la-Vallée), Ramón Collado et sa sœur Ann, comme une cellule de « brainstorming transdisciplinaire ».

Depuis les années 1970 – période depuis laquelle il travaille en France – il œuvre contre « une architecture de masse », concrétisée par les ensembles HLM, contre une « architecture d’ingénieurs sans identité » et cherche à faire des monuments pour le peuple.


Constructions Française par ville:

- Maison de l'orchestre de Lorraine L'Arsenal 1989 av Ney, Metz


Montpellier

- Coordination Antigone 1980-2000 Montpellier

- Piscine olympique d'Antigone swimming pool 1996 av Jacques Cartier, rue Poséidon, rue de l'Acropole, Antigone, Montpellier

- Bureaux Le Capitole, Le Parnasse, Les Guinguettes, 1996 av de la Pompignane, av du Pirée , Antigone, Montpellier

- Bureaux (tour) Europe, 1995, rue Poseidon, Antigone, Montpellier

- Port Juvénal,1993, esplanade de l'Europe, rue de Rhodes, av du Pirée,Antigone, Montpellier

- Hôtel de région, 1989, av de la Pompignane , Antigone, Montpellier

- Bureaux, Centre commercial "Les échelles de la ville",1987, av Henri Fresnay, Antigone, Montpellier

- Place du Nombre d'Or,1984, av Henri Fresnay, Antigone, Montpellier


Paris

- Bureaux, commerces, 1997, pl du Marché Saint Honoré, Paris 1e

- Bureaux "GAN", 1993, 154 rue de l’université, 9 av Robert Schumann, Paris 7e

- Bureaux "Cartier", 2002, Cité du Retiro, 37 rue Boissy d'Anglas, Paris 8e

- Siège "AXA" (bât. Matignon, bât.Rabelais, 1998-2000, ancienne barre de P. Dufau, 25-27av Matignon, 6 rue Rabelais, Paris 8e

- Bureaux "parfums Christian Dior",1992, 33 av Hoche, Paris 8e

- Bureaux "Rochas", 1987, 33 rue François 1er, Paris 8e

- Logements, 2003,79 quai Panhard et Levassor, rue René Goscinny, quartier Masséna Nord, ZAC Paris Rive gauche, Paris 13e

- Logements sociaux "Les Echelles du Baroque" 1985, pl de Catalogne, bord voies ferrées, Paris 14e

Contemporain de ses projets des villes nouvelles ou de Montpellier, le projet de la place de Catalogne est sans doute le plus réussi et celui qui vieillit le mieux. Il s'intègre dans son contexte par un gabarit proche de ses voisins et par des pièces de béton préfabriqué de couleur claire qui s'égaye au moindre rayon de soleil. En coeur d'îlot, Ricardo Bofill crée, une place ovale avec son jardin semi-privé entourée de colonnes-bow-windows et un amphithéâtre avec scène et gradin.

- Hôtel K,1993, 13 rue de Magdebourg, Paris 16e

- Siège "J. C. Decaux", 1991, angle du 17 rue Soyer, rue Ybry, Neuilly sur Seine, Nord-ouest Région parisienne


Villes nouvelles

- Les Colonnes St Christophe housing 1986 pl des Colonnes, Cergy Saint Christophe, Cergy, Cergy-Pontoise, Villes nouvelles Région parisienne

- Logements Sociaux "Les espaces d'Abraxas", 1982, pl des Fédérés, Noisy le Grand, Marne la Vallée, Villes nouvelles Région parisienne

- Logements "Les Arcades du Lac", Le Viaduc, 1981, rue Jacques Cartier, ..., bord bassin de la Sourderie, Montigny le Bretonneux, Saint Quentin en Yvelines, Villes nouvelles Région parisienne

- Logements "Les Temples du Lac", 1986, rue des 4 Vents, bord bassin de la Sourderie, Voisins le Bretonneux, Saint Quentin en Yvelines, Villes nouvelles Région parisienne


















Noisy-le-Grand, Abraxas







Paris, proche de la gare Montparnasse (derrière)











Saint-Quentin-en-Yvelines,
Les Arcades du lac














Montpellier, Antigone