vendredi 22 mai 2015

Gisors, traits d'architecture du château-fort


















A la première construction il faut certainement rapporter que le donjon qui s' élève sur la motte centrale, et dont les dessins publiés par M de Caumont dans son "Architecture militaire", donnent une idée parfaite du site.

On voit que la tour qui le domine est un octogone irrégulier avec des  contreforts aux angles, cette tour a subi plusieurs grosses modifications;

En premier lieu, la tourelle octogone, qui lui est accolée, est une adjonction bien postérieure dont la maçonnerie ne fait pas corps avec elle.
L' escalier qu'elle renferme est purement gothique, c' est à dire qu' il ne présente pas la petite voûte rampante des escaliers romans que l' on trouve encore au Château Gaillard. Construit dans les dernières années du XII siècle, il serait tenté de rapporter cette tourelle d' escalier au XV siècle, de même que la porte de la tour dont l' archivolte est un arc de cercle très surbaissé, qui n' a nullement une physionomie romane.
 La reprise d'une porte, faite avec soin, peut néanmoins s'apercevoir surtout à l'intérieur. Elle donne dans une salle au rez-de-chaussée d'une construction fort négligée, qui ne devait être qu' un magasin obscur ou une basse fosse dans laquelle on ne pénétrait que par l'étage supérieur. Lorsque le donjon eut perdu presque toute sa valeur pour la défense de la place, et après la construction du second donjon, on perça dans la tour adjacente, une porte pour avoir un accès facile dans cette salle, et on y construisit une cheminée en application contre la muraille dont on voit les traces. En même temps on boucha l' ancienne porte et l' ancien escalier et l' on en construisit un nouveau dans la tourelle ajoutée. Cette ancienne porte plein cintre, large de l m20, placée près de la poterne de sortie, à l'opposé de la tourelle d'escalier, masquée par un contrefort un peu élevée au dessus du sol. Il semblerait qu'en enlevant la maçonnerie qui l' obstrue on ne retrouvât, dans l' épaisseur du mur, très épais à cet endroit, l'ancien escalier montant au premier étage.

 Le rempart circulaire du donjon avec ses contreforts plats et sa large porte d'entrée, est aussi l'œuvre de Robert de Bellême. Son épaisseur, de même que celle des murs de la tour, est de 1m95, c' est celle des enceintes de Dangu, Courcelles, Château-sur-Epte, etc...

 Elle paraît avoir été construite au XIe siècle et au commencement du XIIe, au maximum, rarement dépassé. Je ne sais trop comment expliquer la hauteur et la largeur de la porte de cette enceinte Elle n a pas de défenses latérales et supérieures, on peut y accéder par un escalier droit, d' une raideur effrayante, elle est large de 2m 70 et haute de 5m. Une charrette chargée de foin pourrait y passer, je l' appellerais volontiers un arc triomphal.

 Entre la tour et la porte se trouvait la chapelle romane dédiée à saint-Thomas de Cantorbéry, longue de 7 mètres (intérieur), large de 4m 70, elle n' avait qu' une travée dont la voûte était soutenue par des nervures croisées, et une abside voûtée en cul de four, en partie creusée dans le mur d enceinte, formée de cinq arcades dont celle du milieu était seule percée d' une petite fenêtre.

 Au nord de l'enceinte, l'épaisseur du mur est de 2 m 60, du côté ouest à près de 3 mètres, sans avoir pu constater s' il a été renforcé ou construit en une fois. Cette cette ligne de remparts a subi d' importantes modifications et présente des dispositions curieuses;
son pied à l'extérieur a été remblayé de façon à ce que le sommet du talus du fossé soit d'environ 4 mètres plus élevé que la cour du château, et que l'on entre de plain pied de l'extérieur au premier étage de chaque tour.
 L' élévation d'une des tours montre cette disposition et indique en même temps celle qui a existé primitivement. On ne peut admettre, en effet, qu'au XIIe et au XIIIe siècle, alors que la force des châteaux se montrait principalement par la hauteur de leurs murs, on ait disposé ce rempart plus haut à l'intérieur qu'a l'extérieur. On évitait, avec tant de soin de multiplier les ouvertures, chaque tour avait été percée de deux portes donnant dans les fossés, tandis que l'on comprend fort bien qu'après l'invention de l'artillerie, on ait protégé par un terrassement, une partie de la hauteur du mur et ouvert des portes pour le service des fausses braies, le long de la courtine.


Lire la suite, page 343....    https://books.google.fr/books















mercredi 20 mai 2015

Fiche historique, les Châteaux-fort. Montépilloy
























 





۩   Le Château-fort de Montépilloy,  à Montépilloy.




Entre château-Thierry et Creil, proche de Senlis, Montépilloy est implantée sur le plateau d'une butte-témoin qui fait partie du parc naturel régional Oise-Pays de France pour la totalité de son territoire. La commune délimite le parc à l'est, tout comme Rully (la commune de Fresnoy-le-Luat n'en fait pas partie, et Baron seulement au sud de la Nonette) et entre également dans le site inscrit de la vallée de
la Nonette dans le département de l'Oise.
L’ensemble du site domine la plaine du Valois et contrôle les axes menant à Senlis, carrefour routier depuis l’Antiquité. Le site représentait un enjeu au cours de la guerre de Cent Ans, et en 1431 le roi Charles VII ordonne son démantèlement, qui laisse les ruines de la tour bien visibles dans le paysage.
Le château de Montépilloy est la plus importante ruine de forteresse médiévale du pays de Senlis.














Dénomination : Château-fort


Localisation :  60810,  Montépilloy, département de l' Oise.


Région : Hauts-de-France (Picardie)


Année de construction :  XI-XIIe Siècle.






Architecture : 



Les vestiges comportent le flanc nord-ouest d'un majestueux donjon haut de 35 m et visible depuis plus d'une dizaine de kilomètres à la ronde ; une muraille d'enceinte indatable ; un châtelet du début du XIIIe siècle rehaussé à la fin du XVe siècle ; et un « château neuf » inachevé du début du XVe siècle, comportant tour, courtine avec porte fortifiée et deux corps de logis.

Le château est en ruine depuis la dernière phase de la guerre de Cent Ans dans la région, et son enceinte abrite une ferme depuis cette date, aujourd'hui inexploitée.

Les vestiges représentent un intéressant témoignage de l'architecture féodale gothique. Une reconstitution complète du château dans ses différents états jusqu'au début du XVe siècle n'est plus possible.
Le donjon n'est certainement pas le premier que connût le château, et d'autres éléments ont pu disparaître sans laisser de traces. Les vestiges du château comprennent quatre éléments ou ensembles issus d'au moins cinq campagnes de construction différentes, à savoir : la muraille d'enceinte extérieure, indatable mais reprenant sans doute le tracé de la palissade du xiie siècle ; La porte fortifiée au sud-ouest, entre deux tours en fer à cheval, construite au début du XIIIe siècle et remaniée à la fin du xve siècle.

Le donjon circulaire ruiné situé un peu au nord du centre de l'enceinte, difficilement datable mais sans doute postérieur à la destruction du château en 1358 / 1360 et remanié vers 1409 / 1411 ; Une tour en hémicycle sur la ligne d'enceinte primitive, au sud (à droite de la porte en regardant le château), avec une courtine orientée exactement nord-sud reliant la tour au donjon, un grand corps de logis à l'est de la courtine et mitoyen de la tour, et un petit corps de logis au nord du premier.
Cet ensemble est connu comme le « château neuf » et date de 1409 / 1411. Ces vestiges se superposent aux bâtiments de la ferme rajoutés à l'époque moderne.
Le logis de la ferme s'interpose entre la porte fortifiée et la tour du début du xve siècle, et les bâtiments d'exploitation s'adossent généralement à la muraille extérieure. Or, le donjon et le château neuf restent libres au milieu de la cour de ferme et n'ont pas été altérés. Une bâtisse ruiné se situe au nord-ouest, contre la muraille, mais il ne s'agit pas d'un élément du château féodal. 

Lire la suite http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Mont%C3%A9pilloy 


Edifiée au XIVe siècle sur l'emplacement d' une autre qui datait de l' époque romane, la forteresse était pourvue de fossés larges de quinze mètres, ils déterminent encore la figure heptagonale de l' enceinte. Des boulevards en terre défendent les approches de la porte qui est flanquée de deux tours semi-circulaires, réunies par une construction à petites fenêtres carrées à meneaux. Le donjon était rectangulaire, tenant au mur principal par une tour carrée en saillie, il en reste un pan de muraille à machicoulis.

 A l' autre bout du donjon, et vers le centre de la place, s' élève la grande tour qui domine le pays. C' est un massif cylindrique d' une maçonnerie aussi belle que celle de Pierrefonds, percée de meurtrières et de petites fenêtres carrées rares et couronnée de gros machicoulis et de gargouilles. Elle mesure quarante cinq mètres de haut et vingt de diamètre à la base. Elle ne subsiste qu' au tiers environ de sa circonférence, le reste a été détruit de même que les autres fortifications.



 Le donjon 

Le donjon portait initialement sur six niveaux ou 35 m de hauteur et possédait un diamètre de 17 m à 18 m, un chiffre exact ne pouvant être fourni en l'absence de fouilles.
L'entrée se faisait par un pont-levis au troisième niveau et par un couloir ménagé dans l'épaisseur énorme du mur. La défense de l'entrée était assurée par deux petites salles de garde, également ménagées dans l'épaisseur du mur.
L'une était située à côté du couloir et était équipée d'une archère bien orientée vers l'accès ; l'autre était située au-dessus du couloir et contenait également le mécanisme d'enroulement de la chaîne du pont-levis et un assommoir, et une herse coupant le couloir en deux pouvait être actionnée depuis cette salle.
Depuis le troisième niveau de la tour, des escaliers rampants distincts conduisent vers les niveaux inférieurs et supérieurs. Ils sont également ménagés dans l'épaisseur des murs et donnent accès à des ébrasements avec archères. Leur sens de circulation est différent, ce qui reflète un souci de sectionnement des communications entre niveaux, mais également la volonté de disposer les escaliers en tant qu'espaces creux affaiblissant la structure de l'édifice à un endroit où il était le moins susceptible de devoir faire face à des assauts.

 La salle de garde au-dessus du couloir d'entrée est par ailleurs desservie par un escalier indépendant depuis le quatrième niveau, avec lequel il ne communique donc pas directement





  Matériaux : Pierre 





Historique :

Édifié vers 1150 par Gui IV Le Bouteiller de Senlis, le château domine le comté de Senlis grâce à son formidable donjon, certainement le plus haut du domaine royal capétien à l'époque de sa construction (1190-1200).
Témoignage d'un passé médiéval prestigieux, les vestiges du château-fort comportent, outre le donjon dont la hauteur de 38 mètres le rend visible jusqu'à 25 km à la ronde, une enceinte polygonale dont les douves datent du XIIe siècle, un châtelet d'entrée (du XIIIe siècle, remanié au XIVe siècle, surélevé et transformé au XVIe siècle) dont le pont-levis permet l'accès à une basse-cour.
De là, on accède, par un autre pont-levis au réduit fortifié (datant du XVe siècle), constituée par une grande courtine dotée d'un chemin de ronde comportant des mâchicoulis sous les créneaux, reliant la tour maîtresse, elle-même rehaussée d'un niveau, au logis seigneurial et sa tour semi-circulaire.

Le château et sa seigneurie ont appartenu à une succession de familles ou de personnages historiques, proches des rois de France. A l'origine possession des Le Bouteiller de Senlis, véritables bras armés des premiers capétiens directs ayant participé aux côtés de Louis VI le Gros à sa lutte contre les seigneurs féodaux rebelles ou à l'octroi des chartes de liberté aux Communes, aux croisades (2ème avec Louis VII le Jeune et sa première épouse Aliénor d'Aquitaine, 3ème avec Philippe II Auguste mais aussi à Bouvines, 7ème avec Saint Louis).

 Lire la suite      http://chateaumontepilloy.wix.com

 

Ce château construit au XIIe siècle fut considérablement remanié vers 1400 par Louis duc d Orléans, il en reste, au XIXe siècle, l' enceinte principale, entourée de fossés et flanquée de tours rondes, dont deux protègent la grande porte, quelques débris de bâtiments, un donjon carré à mâchicoulis, et un pan de mur haut de 45 mètres qui faisait partie d' un donjon cylindrique des XII et XVe siècle. Au XIXe siècle, ces ruines sont occupées par une ferme mais l' accès en est toujours libre.














Notes  sur le Château 


(Jean Mesqui, 1979) 


Sur le site Persée

Une fiche du Pays de France


Document de la base Mérimée


Sur wikipédia




 La ville de Montépilloy









*


















Coupe du donjon par Eugène Viollet-Leduc

























vendredi 15 mai 2015

Fiche Historique, les Châteaux-forts. Thiers-sur-Thève



























 



۩   Le Château-fort de Thiers,  à Thiers-sur-Thève.












Le château de Thiers-sur-Thève est un château ruiné français situé à Thiers-sur-Thève, dans le département de l'Oise, en région Picardie. Les restes du château ont été classés assez tôt au titre des monument historique par liste de 1862.
Avec son enceinte flanquée de tours cylindriques, le château reprend la conception classique du XIIIe siècle, mais sa grande salle d'apparat avec une façade percée de grandes fenêtres tournées vers l'extérieur est tout à fait exceptionnelle, et n'a pas son pareil en Île-de-France. La fonction militaire recule ici devant les exigences de confort et de représentation : il s'agit du relais de chasse des évêque de Beauvais.













Dénomination : Château-fort


Localisation : Place du château, 60520,  Thiers-sur-Thève, département de l'Oise.


Région : Hauts-de-France (Picardie)


Année de construction :  XIII ième Siècle.





Architecture : 


Le château de Thiers — la maison de Thiers comme la désignent les anciens documents — est une demeure seigneuriale avec les éléments de défense qu'on rencontre ordinairement dans les édifices de ce genre élevés au XIIIe siècle. Le pays, sous Saint-Louis, jouissait d'une tranquillité complète. Les seigneurs féodaux avaient trouvé au dehors, par les croisades, l'emploi de leur ardeur batailleuse ; l'autorité royale solidement établie, assurait à nos contrées une paix qui allait, au siècle suivant, être si profondément troublée. Aussi nous voyons dans les châteaux construits à cette époque, plus de soins dans la commodité de l'habitation que de soucis de la fortification, sans cependant que celle-ci fut complètement négligée Résidence bâtie entre 1276 et 1283 par l'évêque de Beauvais Renaud de Nanteuil.

Dans une enceinte flanquée de nombreuses tours rondes, se dresse un logis au revers de la face d'entrée. Le rez-de-chaussée est ouvert en halle par de grandes arcades brisées.
L'étage comportait également en façade sur cour de telles arcades, qui paraissent avoir été un mode de construction économique, une fois remplie par un mince mur de pierre. Il se composait de plusieurs pièces éclairées par des fenêtres géminées ; sous un grand arc ogival, deux baies rectangulaires séparées par un meneau et couronnées par un tympan percé d'un quadrilobe. Les tours procurent des annexes.
 La chapelle, éclairées par de hautes fenêtres à remplages, est installée à l'étage, dans la tour de l'angle sud-est, et communiquait avec la grande salle par un espace intermédiaire. Parmi les équipements, il faut signaler une latrine double.
  On ne craint pas alors de pratiquer de larges ouvertures dans les murs extérieurs de la partie où loge le seigneur, bien qu'elle soit exposée à l'attaque du dehors ; mais plus tard l'assaillant trouvera en face de lui des murailles pleines, percées à peine d'étroites meurtrières pour permettre aux défenseurs de lancer leurs traits et de riposter à l'attaque. Construite en terrain plat, la petite forteresse de Thiers présente la forme d'un carré régulier ayant 60 mètres 80 de côté, enfermé dans un mur d'enceinte en maçonnerie de grès d'une épaisseur de 1 mètre 80 centimètres. A chaque angle du carré, et au milieu de chacun des côtés s'élèvent des tours reliées entre elles par les courtines, et d'un diamètre de 9 mètres 40. Les deux tours qui, au sud-est et au sud-ouest terminent la façade principale mieux construites, plus fortes, ont un diamètre un peu supérieur, 10 mètres 30 et 10 mètres. L'épaisseur des murailles de cette partie de la défense atteint 2 mètres 30. En outre, la porte est flanquée de deux tours qui défendent l'entrée et le passage du pont-levis, enfin des fossés, que la rivière voisine alimentait naturellement, isolaient complètement l'enceinte et protégeaient les abords. Le front sud est occupé tout entier par les bâtiments d'habitation. Au rez-de-chaussée, à droite de l'entrée, des voûtes prenant accès sur la cour servaient de magasins: au-dessus s'étendait une vaste salle voûtée, avec cheminée de pierre, éclairée par trois larges baies prenant vue sur la place et ornées dans le tympan de petites rosaces à quatre lobes. La chapelle était dans la tour sud-est ; quelques colonnettes à chapiteaux ornés de feuilles s'y voient encore. Le logis et les dépendances s'alignent le long de la muraille sud, avec, en son centre, le portail flanqué de deux autres tours, qui ont été intégrées dans des maisons construites après la destruction du château.

À droite de l'entrée, le rez-de-chaussée servait de magasin, et l'étage abritait une vaste salle d'apparat. La chapelle se situait dans la tour sud-est, et deux arcades ainsi que des chapiteaux en restent toujours visibles. En dépit du classement aux monuments historiques en 1862, le pignon ouest a été démoli en 1870, pendant la guerre franco-prussienne.
Toutes les tours étaient munies d'archères a fente simple et ébrasement triangulaire au niveau du rez-de-chaussée, et plusieurs possédaient des escaliers rampants ménagés dans l'épaisseur des murs.
La tour de la courtine ouest (tour n° 5) était dotée d'une voûte en coupole ; elle présente aussi la particularité d'un sous-sol divisé en quatre compartiments par trois murs. Mais c'est surtout la tour d'angle sud-est (tour n° 1) qui est remarquable.
Son rez-de-chaussée et son étage étaient voûtés d'ogives. Au rez-de-chaussée, les ogives sont d'un profil rectangulaire chanfreiné, et retombent sur des culs-de-lampe pyramidaux fortement moulurés. Les voûtes de l'étage étaient très élevées, et ses ogives et formerets donnaient naissance à des colonnes et colonnettes engagées dans les angles de la salle. Elles forment des faisceaux d'une colonne encadrée par deux colonnettes, qui présentent tous à mi-hauteur des chapiteaux sculptés en feuillages d'une belle facture. L'on peut supposer que cette haute salle d'angle abritait la chapelle du château. Elle se composait vraisemblablement d'une salle principale octogonale, reliée à la grande salle d'apparat par un mur diaphragme avec un arc trilobé, et de deux petites chapelles latérales aux angles, dont les vestiges demeurent également bien visibles.

L' enceinte complète du château de Thiers proche de Senlis, montre un plan carré de soixante dix mètres de côté défendue par neuf tours entourées de fossés et de boulevards, les murailles en grès s' élèvent encore à 2.50m. Les tours ont onze mètres de diamètre, les fenêtres sont des ogives couronnées de quatre feuilles. La tour du Sud-Est, où était la chapelle, a une autre fenêtre simulée en ogive trilobée avec des colonnettes à chapiteaux chargées de feuilles en volute, c'est la manière du treizième siècle. On remarque, à l' ouest, un grand pignon et quatre consoles de machicoulis, la porte pratiquée du côté opposé avait 3,30 m de profondeur entre deux tours.

Cette forteresse fut démantelée en 1357 avec d' autres par ordre du régent.





Matériaux : Pierre (Grès)





Historique :

C'est une construction féodale du XIIIe siècle. L'ensemble forme un carré d'environ soixante mètres de côté.
L'enceinte en maçonnerie de grès de 1m80 d'épaisseur est cernée de neuf tours. Le front sud donnant sur la place était réservé aux bâtiments d'habitation et à la chapelle. Des fossés alimentés par la Thève assuraient la défense de la forteresse.
 C'est Thibault de Beaumont époux de Jeanne Bouteiller qui le fit construite vers 1240-1250. L'évêque de Beauvais Renault de Nanteuil le rachète en 1276. A sa mort il lègue ce fief du comté épiscopal à l'évêché de Beauvais.
En 1307, Philippe IV le Bel, en lutte contre les Templiers les faits arrêtés. Treize d'entre eux sont retenus prisonniers dans le château. Sept non réconciliés seront conduits à Creil pour y être brûlés en 1311.
Le 29 mai 1358, à la suite de la révolte dite de la " Jacquerie ", le château est incendié. En 1431, ce qu'il en restait est démantelé. N'apparaît plus dès-lors que ce que l'on voit actuellement ( exception faite du pignon sud-ouest démoli en 1870). Le 10 octobre 1564 le château est vendu au connétable Anne de Montmorency qui fit poser de belles bornes armoriées aux limites de ses propriétés. Il en reste dix à Thiers.
 En 1624 son petit-fils Henry II de Montmorency accorde les ruines du château en concession à l'un de ses gardes des bois à Etienne Chanterelle. Au début du XVIIIe siècle, le château fut vendu à un habitant de Thiers. Les ruines de ce château-fort sont inscrites à l'inventaire des monuments historiques..  








Le château

¤  Une très belle notice sur le château


* Sur wikipédia


¤  Sur la base Mérimée





La ville de Thiers

http://fr.wikipedia.org/wiki/Thiers-sur-Th%C3%A8ve

http://www.thiers-sur-theve.fr/





















jeudi 14 mai 2015

Fiche Historique, les Châteaux-forts. Beaumont-sur-Oise





















Fiche N° III



Armorial appartenant à la France des Capétiens

 





۩   Le Château-fort de Beaumont,  à Beaumont-sur-Oise.




Beaumont sur Oise siège dans le département du Val d'Oise, proche de Chantilly, Viarmes, le nom de Beaumont apparaît dans plusieurs écrits du Moyen-âge et à cette époque, Beaumont devient le siège d'un comté important apparenté aux Capétiens : les comtes de Beaumont détenaient une place de choix dans la France du 12e siècle.
La ville était le siège d'un prieuré puissant construit au milieu d'une immense forteresse médiévale dont il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges ; la majeure partie de cette citadelle a été enterrée à la fin du XVIIIe siècle.




















Dénomination : Château-fort


Localisation :  Place du château, 95260,  Beaumont-sur-Oise, département du Val d'Oise.


Région : Ile-de-France


Année de construction :  XI-XIIe ième Siècle.





Architecture : 

Le donjon est situé dans l'enceinte, ce devait être une construction très imposante pour l'époque, l'enceinte,27m x 19m, il était habitable. Si les textes affirmant qu'il mesurait 37 mètres de haut sont vrai, ce donjon était aussi un symbole de pouvoir. (25m de haut sur 5m de large carré) Muni de contreforts plat (5 d'un coté et 3 de l'autre), il ressemble beaucoup aux constructions fortifiées du XIIe siècle. 
Ce donjon a été construit avec des pierres de taille en calcaire régulière (33 cm), quelques archères droites sont visibles coté Nord. A la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle,la tour cède la place à un énorme donjon roman rectangulaire en pierre (37 mètres de haut). Ce donjon, construit bien au centre, plus haut que le clocher de l'église St-Laurent (32m) servait à stocker la nourriture, au rez-de chaussée,et d'abriter les appartements du seigneur à l'étage. Son rez-de-chaussée est muni à l'Est d'un avant-corps en abside, dont l'étage abritait certainement une chapelle castrale. La collégiale s'agrandit et un cloître est construit.

Sans doute à cette époque, les différentes enceintes militaires sont remplacées par une grande muraille extérieure flanquée de tours circulaires pleines. Un observateur se tenant à l'extérieur de l'enceinte, face à l'imposante église gothique du prieuré, se trouvait devant une muraille imposante de 35 à 40 m d'élévation totale. On imagine le caractère monumental que présentait le prieuré clunisien de Saint-Léonor au sommet de Beaumont-sur-Oise.





Matériaux : Pierre de taille





Historique :

Outre la destruction partielle en 1358 lors de la révolte des paysans du Beauvaisis, ou Jacquuerie, l'on ignore quels évênements ont conduits le château avant la dernière phase de la guerre de cent ans, mais il se peut que sa destiné ait été paisible...

En 1403, des réfections y sont effectuées par le Maître-d'Oeuvre de Louis d'Orléans, en 1422, le Duc de Bourgogne abandonnant la forteresse devant les anglais, fit démanteler les remparts.
De 1527 à 1567, le Comte de Beaumont est le connétable de Montmorency.
En 1590, le château, aux mains des ligueurs, il fut assiégé par Henri IV et subit de graves dommages.
Après avoir été acquis par le Maréchal de la Motte-Houdancourt, le château passa en 1708 à la famille des Bourbon-Conti, ce sont les princes de Conti qui firent niveler les douves et la place.

En 1814, le Château cesse d'être une place militaire.









Le château 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Beaumont-sur-Oise

http://www.ville-beaumont-sur-oise.fr/patr.html



 La ville de Beaumont
http://fr.wikipedia.org/wiki/Beaumont-sur-Oise

http://www.ville-beaumont-sur-oise.fr/































dimanche 10 mai 2015

Fiche Historique, les châteaux. Le Château Royal de Senlis














Armorial  appartenant à Louis VI dit Louis le Gros

 







۝   Le Château de Senlis, à Senlis














Le château royal de Senlis, a été bâti à Senlis, au beau milieu de la forêt, proche de chantilly et d'Ermenonville, dans le département de l'Oise jouxtant avec les Yvelines et la Seine-et-Marne. Il remonte à l'époque des Mérovingiens et fut le lieu de l'élection de Hugues Capet en 987, il a été entièrement reconstruit sous Louis le Gros vers 1130, il est utilisé comme résidence royale jusqu'au début du XVIe siècle et tombe en ruines peu avant la Révolution. Les bâtiments subsistants sont pour la plupart démolis en 1812 et 1861.

 L'ensemble des ruines du château royal et du prieuré Saint-Maurice est situé sur un même terrain, aménagé en parc, et accessible gratuitement tous les jours sauf le mardi.















Dénomination : Chateau


Localisation :   Place du Parvis Notre-Dame, 60300, Senlis, département de l'Oise.


Région : Hauts-de-France (Picardie)


Année de construction : XII ième Siècle (le dernier château)


Année de démolition: 1861




L'architecture : 

Le château royal de Senlis, que les rois de France ont habité jusqu' au règne de Louis XIII, est un édifice à base romaine, comme les murs d' enceinte auxquels il est adossé, il possède un revêtement de petit appareil allongé. Les pans de murs tenant aux tours de la cité ont des fenêtres à plein cintre dont les archivoltes sont ornées de tuiles rouges formant un zig-zag, ou, séparant des claveaux égaux, la muraille est traversée par des lits horizontaux de briques. Ces restes sont accompagnés d' autres vestiges qui doivent appartenir à l' époque de la transition, on voit au-dessus des arcades d'ogives, des fenêtres plein cintre à boudins et colonnettes, quelques-unes ont des cordons de dentelures. On remarque aussi une grande rose à dents de scie entourant une fenêtre romane. Enfin une addition contiguë montre une cheminée en encorbellement et d' autres débris de la renaissance.

Le château royal se trouvait au nord de la ville à côté de la porte Saint-Rieul. L' élément principal, le donjon, un rectangle de 21,50m sur 17,50m, exceptionnel, aux murs épais de 4,50m flanqué de contreforts larges de 3 à 4,25m, saillants de 1,50m munis d'assises de parement qui atteignent 0,50m. Il n'en reste que le soubassement haut d'environ 7m sur ces quatres côtés, renforçés par trois contreforts sur chaque face; ils présentent sur leurs six premiers mètres, un profil également inhabituel car, après les premières assises à plomb, les huit suivantes dessinent un glacis avant de retrouver leur verticalité ce qui donne une silhouette évoquant les pyramides.
 La porte, perçée à la base, côté Sud-Ouest, est moderne, l'entrée primitive devait se trouver à un niveau aujourd'hui disparu. Dans l'épaisseur du mur Ouest, un passage est perçé de part et d'autre d'ou s'élève un escalier droit débouchant sur la crête actuelle du mur.
 Le donjon ; L'intérieur du donjon mesurait 12,50m sur 8,50 m, les traces d'un voutement postérieur à la construction du gros œuvre s'y voient clairement ; il comportait quatre quartiers voutés d'ogives reposant sur un pilier central, les formerets appuyés sur les murs sont visibles. Dans une salle taillée dans le roc haute de deux mètres et longue de douze sur sept mètres cinquante située au quart Sud-Est, un puit de 10m de profondeur s'ouvre,.


* Une grande tour sur la muraille

Les tours encore en élévation comportent toutes un talon épais de 70/75 cm environ. Pour s’en convaincre, il suffit d’aller dans la salle basse du musée municipal ou de regarder les tours en élévation dans le jardin du château royal. Pour que la grosse tour soit parallèle à la muraille, il a été nécessaire de détruire ce talon. S’il avait été conservé, la tour serait encore plus en retrait ; d’où la disparition du parement à cet endroit, sans intérêt à refaire, puisque non visible. Il existait donc bien une tour plus ancienne, faisant partie de la muraille. Placée devant cette grosse construction, elle gênait considérablement la visibilité vers le nord, à cause de ses étages comme ceux des tours voisines du “Vermandois” (à l’est) et des “Gardes” (dans le château), sur Saint-Rieul en particulier, église pillée plusieurs fois, mal défendue par un rempart de fortune édifié sous le règne du fils de Clovis et reconstruite vers 1029/1030.
À droite de la grosse tour se trouvent la tour dite du “Vermandois”, puis la tour sur laquelle repose l’ancienne bibliothèque du chapitre (actuelle maison du bedeau) et la tour qui sert de semelle à la chapelle Deslyons, de la cathédrale.
Un arrachement du parement de la muraille est visible, côté extra- muros, dans la cave de l’ancien magasin d’antiquaire à gauche en sortant de la “fausse porte Saint-Rieul”, emplacement de cette tour attachée à la muraille, pleine jusqu’à la courtine, qu’il a bien fallu se résoudre à détruire pour dégager un large panorama sur la partie nord de la ville et ses faubourgs. Cette démolition n’est que partiellement visible dans le sous-sol, parce que le mur d’un couloir, se dirigeant vers le nord, ne permet pas de voir la suite de l’arrachement de cette tour.
Sur la tour dite “des gardes” dans le château royal, on remarque parfaitement le talon en saillie de cette tour du côté intra-muros de la muraille (depuis la base jusqu’au sommet) et, à titre d’information, sur la muraille à droite de la porte et du chemin de ronde, l’arrachement du muret de défense où se situaient les créneaux.




Matériaux : Pierre





Historique :


Un premier palais mérovingien a été édifié. Il vit passer plusieurs rois, à partir de Clovis, et vit l’avènement de Hugues Capet en 987. Il fut reconstruit, selon les plans que nous lui connaissons de nos jours, sous Louis VI le Gros vers 1130, s’appuyant contre la rempart gallo-romain. Le château royal a été habité par les rois de France depuis Clovis jusqu’à Henri IV. Vendu comme bien national en 1780, le château voit une partie de ses dépendances abattues en 1812 et le corps de logis disparaît en 1861. La ville rachète les ruines en 1956 à la famille Turquet de la Boisserie. A l’entrée du domaine royal se trouve une tour médiévale quadrangulaire, de 21.5 par 17m, datant de la fin du Xe siècle.   Une chapelle royale, construit fin XIe siècle, est dédiée à Saint-Denis et est détruit au XIXe siècle. Louis VI le Gros (1108-1137) y construisit un palais roman et un grand donjon vers 1130. Leurs vestiges sont encore visibles de nos jours. Philippe Auguste y séjourna en 1180, après son mariage retentissant avec Isabelle de Hainaut. Saint Louis y fonda en 1262 le prieuré Saint-Maurice. Les Valois montrèrent moins de considération à l'endroit de la vieille ville épiscopale. Durant la guerre de Cent Ans, les Armagnacs y assiégèrent leurs adversaires Bourguignons (1418). Les Anglais s'en emparèrent en 1422. Jeanne d'Arc et les troupes de Charles VII délivrèrent la cité sept ans plus tard. La résidence royale devint palais de justice en 1551. Mal entretenu, l'ensemble commença à tomber en ruine à la fin du XVIIIe siècle. Des fouilles importantes révèlent que le château royal était lui-même construit sur l’emplacement d’un palais romain.











Le château

http://fr.wikipedia.org/wiki/Château_royal_de_Senlis

http://www.senlis-tourisme.fr/Decouvrir/Senlis

http://www.picardie.fr/Senlis-la-cite-royale



* Une notice sur le Château
http://www.donnees.picardie.developpement-durable.gouv.fr


*
Un document sur la ville
http://www.persee.fr/doc/pica


La Ville de Senlis:


http://fr.wikipedia.org/wiki/Senlis_(Oise)

http://www.ville-senlis.fr/











































mardi 5 mai 2015

Fiche Historique, les Châteaux-forts.Nemours





















Fiche N° XX





Armorial appartenant à la France des Capétiens

 





۩   Le Château-fort de Nemours,  à Nemours.


Le château de Nemours, situé au coeur de la ville, à deux pas du Loing,  à l'extrême Sud de la région Francilienne dans le département de Seine-et-Marne, est une forteresse bâtie au XIIe siècle sur la rive gauche du Loing, au niveau d'un ancien passage à gué.
Cet édifice est l’un des seuls châteaux de ville en Île-de-France parvenu jusqu’à nous. Contrairement aux châteaux construits à la même époque, il a échappé au démantèlement par la royauté grâce à la relation privilégiée des seigneurs de Nemours avec celle-ci.
Les premières pierres de l'édifice ont été posées vers 1120 par Orson sur la rive gauche du Loing. Un village est établi sur une colline voisine depuis l'époque mérovingienne (d'après l'exhumation en 1898 de sarcophages mérovingiens) à Saint-Pierre-lès-Nemours, rive gauche du Loing. Transformé en Château-Musée beaux-arts en 1903, il abrite une riche collection de plus de 20 000 œuvres.




















Dénomination : Château-fort


Localisation : Rue Gautier Ier, 77140,  Nemours, département de la Seine -et-Marne.


Région : Ile-de-France


Année de construction :  XII ième Siècle.





Architecture : 

Le château est composé d'un donjon ceinturé de quatre tours rondes et d'une tour de guet carrée de 28 mètres de haut, qui veille sur la vallée du Loing.
La cour d'honneur est entourée de maisons qui constituent le cœur du patrimoine historique de la ville entre les moulins banaux, l'église Saint-Jean-Baptiste et le quartier des clercs. A l'époque féodale, une enceinte ceinturait autrefois une basse-cour, un petit donjon, qui fût élevé vers 1130, un pavillon à quatre tours, qui fut édifié sous le règne de Philippe Auguste, et, un peu plus loin, à quelques mètres, une tour de guêt. Haute de ses 35 m en un carré de 6,50 m de coté, elle était munie d' une étroite galerie, de même hauteur que le corps principal du château, qui reliait les deux parties. Cette constitution, hormis l'enceinte et la basse-cour, est celle qu'il est encore possible de voir actuellement. Cet ensemble assurait la protection du côté de la ville et du Loing, sur l'autre rive, un châtelet se dressait

La fonction militaire est ici très importante car elle est aussi considérée comme un signe de puissance. L’organisation castrale; l’ensemble se constitue de plusieurs parties, les cours et les jardins d’abord, puis le château lui-même. L’extérieur du château se divise en deux cours appelées « basse cour » et « haute cour ».
La première servait de premier accès au château puisque l’entrée s’y situait. On y trouvait la chapelle Notre-Dame, construite en 1174 pour permettre aux serviteurs du château d’avoir un lieu de prière à disposition à une époque où le christianisme était très répandu et les écuries, dont le bâtiment, daté du XVe siècle, est encore visible aujourd’hui.

Le château, élément majeur de cette composition médiévale, est divisé en trois parties, lieu de vie seigneurial, le donjon était probablement composé de trois niveaux. Les sous-sols et le rez-de-chaussée servaient d’antichambre de protection en cas d’invasion tandis que le premier étage dit « étage noble » n’était autre que l’espace de vie du seigneur. On y trouve d’ailleurs une chapelle seigneuriale dans l’une des quatre tours d’angles, uniquement accessible par les coursives en bois extérieures qui permettaient de relier les tourelles d’angle entre elles. La galerie qui permet au donjon et à la tour de guet de communiquer, possède une certaine particularité. En effet, elle se termine en voie sans issue pour les deux niveaux inférieurs alors que, depuis l’étage, la galerie conduit à un escalier à vis permettant d’accéder au sommet de la tour de guet, soit deux étages plus haut.
Les différentes fenêtres de la galerie nous permettent d’affirmer que cet espace était destiné à la surveillance et à la défense, outre sa fonction première de circulation.
La tour de guet était principalement, dans les « bas étages », réservée à l’hygiène. Des latrines à encorbellements étaient existantes, prouvant que des notions d’hygiène étaient présentes dès le Moyen-âge.
Des marques sur les murs extérieurs du château servent de repères quant à l’emplacement de ses anciennes niches ligneuses. En revanche, les étages supérieurs étaient réservés à la surveillance avec notamment ce dernier étage qui offrait une vision à 360 ° sur les alentours.





Matériaux : Pierre





Historique :

En 1170, Gauthier de Villebéon décide de construire un château afin de permettre la défense du royaume de France. Il est alors l’un des personnages les plus importants et influents de la cour royale. Il occupe la fonction de grand chambellan des rois Louis VII et Philippe Auguste. Gauthier Ier s’engage naturellement auprès des rois pour participer aux croisades (la deuxième de 1147 à 1149 et la quatrième de 1202 à 1204) desquelles il ramène une relique de saint Jean-Baptiste. A son retour, il décide de placer la mandibule inférieure du saint dans une église qu’il fait construire en même temps que le château ; l’actuelle église Saint-Jean-Baptiste à Nemours.

Les premières pierres de l'édifice ont été posées vers 1120 par Orson sur la rive gauche du Loing. Un village est établi sur une colline voisine depuis l'époque mérovingienne (d'après l'exhumation en 1898 de sarcophages mérovingiens) à Saint-Pierre-lès-Nemours, rive gauche du Loing. Les premiers seigneurs avaient probablement installé un château-motte (en bois) en hauteur sur la rive droite du Loing dans un lieu encore dénommé "le chatelet".
L'établissement d'un tel ouvrage en bord de Loing se justifie par la présence d'un gué qui permettait son passage avant la construction d'un pont par la suite.

 En 1170, le deuxième seigneur de Nemours, Gauthier Ier de Villebéon, chambellan des rois Louis VII et Philippe Auguste, obtient une charte de franchise pour sa commune. Lors de la guerre de Cent Ans, la ville est incendiée en 1359 par les troupes de Jean de Grailly et le captal de Buch. En 1404, la ville devient un duché-pairie mais elle retombera 16 ans plus tard aux mains des Anglais. Elle sera libérée de leur emprise en 1437 par Jacques d'Anjou.
 La position hiérarchique notable de Gauthier Ier induit que son domaine doit refléter le pouvoir royal. Ainsi, l’emplacement de Nemours est idéal pour lutter contre le comté de Champagne, territoire allié des Anglais. La frontière naturelle du Loing lui offre alors une première protection en cas d’invasion et une vue imprenable sur le territoire champenois.


Vers 1150, Gauthier Ier de Villebéon, grand chambellan des rois de France Louis VII (1120-1137-1180) et Philippe Auguste (1165-1180-1223), lance la construction du château de Nemours.

1276, Les Villebéon, ruinés par les croisades, vendent leurs droits sur la seigneurie au roi Philippe III (1245-1270-1285), Nemours est alors intégrée au domaine royal.

1332, le haut donjon servit de prison aux enfants de Robert d Artois comte de Hainaut.

1358, Nemours fut pris et incendié par l armée du roi de Navarre.

1380, Une troupe d Anglais le pilla encore.

Pour éviter le retour de pareils événements les habitants fortifièrent leur ville de murailles en 1394, cela n empêcha pas les Anglais de s' en emparer encore et en 1 437 les troupes de Charles VII les en chassèrent.

1404, Sur décision royale, Nemours devient un duché.

1528, Le duché de Nemours devient propriété de la famille de Savoie pour près de 150 ans.

C' est à Nemours que furent conclus les traités de 1585 et 1588 entre Henri III et le parti de la ligue par lesquels ce prince fit de nombreuses concessions aux Guises.

1672, Louis XIV (1638-1643-1715) donne le duché à son frère, « Monsieur », le duc d’Orléans (1640-1701).Le château devient alors un auditoire de justice.

1789, Le statut de duché est abandonné avec la Révolution Française. Le château n’est pas détruit par les Révolutionnaires et est vendu comme bien national.

1810, Le maire de Nemours l’achète puis le rétrocède à la ville l’année suivante dans l’idée d’y installer une école publique. On projette aussi d’y installer la mairie.

1903 Sous l’impulsion de trois artistes nemouriens – J.-C. Sanson (1833-1910), A. Ardail (1835-1911) et E. Marché (1864-1932) – le château est transformé en musée avec un fonds « Beaux-Arts » important. 1977, Le château est classé « Monument historique ».

2002, Le Château-Musée obtient le label « musée de France »

2007, Réouverture du Château-Musée au public après des travaux de rénovation.












Le château

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Nemours

http://www.nemours.fr

http://journees-archeologie.fr

 http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee



La ville de Nemours

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nemours

http://www.nemours.fr/



















samedi 2 mai 2015

Fiche Historique, les Châteaux-forts. Clermont



























 



۩   Le Château-fort de Clermont,  à Clermont.




Clermont, parfois nommée localement Clermont-en-Beauvaisis ou Clermont-de-l'Oise, sous-préfecture du département de l'Oise en région Hauts-de-France,  est située au coeur du département, sur une colline de la vallée de la Brêche, à moins d'une heure de Paris et d'Amiens. Au Nord d'un promontoire, un donjon quadrangulaire construit par les comtes de Clermont dominait la ville et avait un grand pouvoir, il dirigeait le comté de Clermont, des frontières du Beauvaisis jusqu'au château de Creil.














Dénomination : Château-fort


Localisation :  60600,  Clermont, département de l'Oise.


Région : Hauts-de-France (Picardie)


Année de construction :  XI-XIIe Siècle.





Architecture : 

Au Nord d'un promontoire avait été construit par les comtes de Clermont un donjon quadrangulaire de 25,5 m sur 17,50 et de 30 m de haut réhabilité au fil du temps et plus particulièrement au XVIIIe par la princesse d'Harcourt, puis après la révolution ou il fut une prison.
Ses dimensions intérieur étaient de 19.80m sur 11.55m,
 Bâti de murs en pierre de taille calcaire épais de 3,40 m munis de gros joints et d'enduit rose, il comportait quatre contreforts plats à ressaut et larmiers d'un mètre de large sur ses grands côtés et deux sur ses petits cotés. Ces angles Nord et Sud se sont effondrés, l'angle Est fut adjointe et réhabilité d'une tourelle cylindrique en laquelle fut aménagé un escalier à vis. Le sommet des petits cotés fut reconstruit e,n pignons triangulaire à quatre redents quand une toiture à deux pans fut installée sur l'édifice.
 Ses murs sont perçés de trois étages de six fenêtres rectangulaire surmontées de quatre lucarnes. Le donjon était entouré d'une première enceinte presque carrée englobant au Nord-Est la collègiale Saint-Arnould fondée en 1114 et disparue totalement au cours des sièges de 1359. Son principal attrait venait d'une fenêtre à 3 baies (la fenêtre triplée est une forme très rare dans l'architecture civile de la moitié nord-ouest de la France.) ; bâtie en moyen appareil régulier de pierre de taille, et insérée dans une maçonnerie de moellons.
 À gauche de la fenêtre, un massif maçonné était en saillie : lors de la découverte il n'en subsistait qu'une chaîne d'angle avec cordon richement mouluré qui prolongeait le tailloir de la colonnette la plus proche (contrefort ou plutôt coffre de cheminée en encorbellement). Arcs en plein cintre, extradossés et clavés, retombant sur des colonnettes médianes et des colonnettes adossées aux piédroits ; archivolte encadrant la fenêtre ; baies en retrait par rapport au nu du mur.

Les chapiteaux solidaires ni des tailloirs, ni des fûts (le remontage qui en a été fait ne respecte pas l'ordonnance originelle) ; fûrent alternativement lisses et cannelés de chevrons ou de bâtons brisés, tailloirs : modénature variée et vigoureuse (3 des profils composés de doucines et de bandeaux ou de quarts de rond ; le 4e superposait 3 rangs de tresses), corbeilles : en tronc de pyramide, à peine épannelées, décor plus incisé que sculpté ; seul le chapiteau le plus à gauche manifeste une intention plastique.
Les caractères de cette fenêtre la datent du tout début du XIIe siècle, voire des dernières années du XIe siècle (à ce jour le plus ancien témoin d'architecture civile dans l'Oise). L'identification de la fonction du bâtiment reste en revanche sans réponse. On y a vu un vestige de la plus ancienne halle aux draps (ANSART, p. 77), hypothèse hasardeuse, vu l'âge présumé de la fenêtre, car ce programme n’est pas attesté au XIe siècle, ni même au début du siècle suivant. Il paraît plus raisonnable de l'identifier comme le vestige d'une résidence privée, bourgeoise, ecclésiastique ou seigneuriale, incorporée dans un bâtiment public. Les exemples de tels changements d'affectation ne manquent pas (cf. SAINT-ANTONIN, Tarn-et-Garonne).
 Une seconde enceinte enfermait la basse-cour à l'Ouest, au Sud de la grosse tour ainsi que des terrasses appelées Chatelier. Un château en dur existait déjà au XIe siècle, cette description est plus attribuée au XIIe siècle au comte Hugues et à son fils Renaud II.
 Le donjon était pourvu de tourelles en encorbellement aux angles et une toiture pyramidale surmontée d'un lanternon central. A la hauteur de l'entrée du cimetière, une tour se dressait à l'extrémité d'une muraille le long de la rue du Général-Moulin, jusqu'à la hauteur de la ruelle des Teinturiers, à l'aplomb de laquelle se trouvait une porte et une petite tourelle détruite en 1853.
 Un retour d'angle droit rejoignait l'entrée du château. Le château possédait aussi une collégiale, située à l'intérieur même du château, rebâtie par le comte Renaud II et dédicacée en 1114. Cette église était la seule de Clermont au xiie siècle et fut utilisée jusqu'en 1359. L'église Saint-Samson lui succéda. On peut voir des vestiges de la collégiale dans une des niches de la porte Nointel et à l'hôtel de ville, ainsi que des restes du château et de rares objets.





Matériaux : Pierre, moellon





Historique :

Au haut-moyen âge, le donjon étant un château, il dominait la ville et avait un grand pouvoir, il dirigeait le comté de Clermont, des frontières du Beauvaisis jusqu'au château de Creil. Au XIIe siècle, la ville est entourée de ses premières murailles et le château de ses propres remparts.

Pour renter dans le domaine du château, on passait un porte fortifiée rue du Donjon, proche de la porte Nointel ; suivi d'un pont et d'un fossé dominant plein d'eau. Un peu plus loin existait un pont-levis bordé, de part et d'autre d'un mur d'enceinte intérieur entourant le château. L'enceinte extérieure était constituée par un talus abrupt au nord non muré depuis l'entrée du cimetière actuel jusqu'à la hauteur de la ruelle du Châtellier (parc du Châtellier actuel). À cet endroit, une tour d'angle était raccordée au massif du château. Les murs des fortifications longeaient la rue du Tour-de-Ville, jusqu'au niveau où par retour d'équerre, ils traversaient l'actuelle impasse Duvivier, pour rejoindre la porte Nointel et le chemin d'accès au château.


  Quelques dates:

-1351, gros travaux de l'enceinte du château.
-1359 Jean de Cailly assiègea Clermont, s'empara du donjon et détruisit la collègiale
-1370, le Duc Louis de Bourbon répara les forteresses du duché et finit la construction de l'enceinte du bourg.
-1414, combats incessants durant prés de 36 ans.
-1514, rénovation du château et du donjon.
-1589 nouveaux combats.
-1590 rénovation du château.

 Le donjon fut racheté en 1805 par l'administration départementale qui le convertit en maison de correction. 20 ans plus tard, une ordonnance royale du 21 juin 1826 transforma cet établissement en maison centrale, destinée à la détention des femmes condamnées dans les départements de l'Oise, de la Seine, de l'Aisne, de la Seine-et-Oise et de la Seine-et-Marne. Elle accueillit les célèbres Pétroleuses de la Commune de Paris (1871) dont Louise Michel, la "vierge rouge" qui était la seule détenue politique de l'établissement et y resta plus d'un an (de 1883 à 1884). Elle était également la seule détenue a ne pas avoir de droit commun. .












Le château 



Deux documents sur le donjon, le château

* Des recherches sur le château, les enceintes et les fortifications de la ville http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6490522z/f11.image




 La ville de Clermont