samedi 26 juillet 2008

Recomposition des rapports ville - campagne en Ile de France: exemple de la zone maraichère de Cergy





Les rapports ville campagne en Ile de France sont en voie de recomposition. Celle -ci s'effectue essentiellement autour de la reconsidération de l'agriculture qui continue avec les forêts d'occuper et de gérer 76% du territoire régional au moment où les franciliens perçoivent encore leur région très fortement urbanisée (Poulot et Rouyres, 2005). L'éloignement progressif du monde agricole est caractéristique des sociétés dont les modes de vie sont de plus en plus urbains. Cet éloignement va à contre courant de l'essor de la périurbanisation qui par définition met géographiquement les citadins touj ours plus proches des espaces agricoles.

L'exemple de la zone maraîchère de Cergy montre que même dans les cas extrêmes où l'agriculture se trouve entièrement contenue dans l'espace urbain, ses échanges avec la ville qui l'entoure peuvent s'avérés faibles voire même inexistants. Ainsi, le maintien de l'espace agricole péri ou intra urbain ne suffit - il pas pour maintenir l'agriculture qui ne peut exister durablement dans ces milieux que par son aptitude à développer des liens fonctionnels avec la ville. Des facteurs historiques, sociaux et économiques définis localement pour l'espace urbain concerné, influencent considérablement la mise en place de ces liens.

La participation des agriculteurs à la construction de l'espace urbain de départ est déterminante puisqu'elle pose des préalables à l'entente ville - agriculture facilitant l'intégration de cette activité dans les projets urbains le moment venu ; ainsi, l'exclusion des agriculteurs dans et par le projet de la ville nouvelle de Cergy Pontoise explique le climat de méfiance qui persiste entre l'agriculture et l'agglomération actuelle vouant à l'échec toute tentative de réintégration urbaine de cette activité au sein de la ville. Par ailleurs, les caractéristiques sociales de l'espace urbain en contact direct avec l'agriculture dicte des modalités de la mise en place de ces liens, elles peuvent soit constituer un inconvénient majeur ou au contraire le moteur principal des rapports fonctionnels ville - agriculture ; compte tenu des charges plus importantes dans les milieux urbains et périurbains, les produits agricoles proposés à des prix élevés sont en inadéquation avec les attentes des populations qui ont une moindre capacité économique à les rémunérer : les agriculteurs de la zone maraîchère

préfèrent ainsi parcourir des distances plus importantes pour se rapprocher de Paris afin d'écouler leur production, les marchés de l'agglomération sont abandonnés car fréquentés par les populations à faibles revenus installées avec la ville nouvelle. Parce qu'elle a su s'adapter même aux budgets les plus modestes, la grande distribution assure désormais le ravitaillement de cette population en produits agricoles, la concurrence des prix qu'elle exerce avec les revendeurs sur les marchés forains de l'agglomération réduit les chances de l'agriculture à réinvestir ces marchés.

L'analyse des tentatives de réintégration de l'agriculture en ville nouvelle de Cergy Pontoise met en évidence l'importance de la cohérence des objectifs des projets urbains en oeuvre avec les stratégies de l'agriculture concernée : tandis que l'agglomération réclame avant tout à l'agriculture qu'elle lui préserve un cadre de vie à travers l'entretien et la gestion de l'espace considéré comme vert, et plus récemment, de participer à la constitution d'une identité patrimoniale pour la ville, l'agriculture de la zone maraîchère souhaite plutôt pouvoir vendre ses productions à des citadins de moins en moins intéressés par les marchés forains.

La réintégration urbaine de l'agriculture est possible, reste à définir les modalités et les voies de sa mise en place. Dans l'attente de la rémunération de ses nouvelles fonctions, la consolidation de son rôle nourricier reste un moyen efficace puisque c'est dans ce dernier que se reconnaît encore l'agriculture : la reconversion des agriculteurs en jardiniers est à la fois refusée par plusieurs chercheurs et par les agriculteurs eux-mêmes. Les stratégies visant la reconquête des marchés urbains sont à encourager, toutefois, elles requièrent le maintien de la clientèle citadine sur ces marchés. De ce fait, les agriculteurs doivent s'activer dans cette voie en explorant toutes les opportunités y compris celles qui relèvent du marketing et de la communication ; ils doivent adapter leurs politiques de production et de commercialisation aux populations ciblées.

Compte tenu de la nature des interactions de l'agriculture avec les sociétés des milieux urbains et périurbains (difficultés de circulation, vols et dégradations, vente directe des productions) il est plus raisonnable de favoriser les relations de l'agriculture avec la population citadine de ses voisinages immédiats cars c'est avec elle que cette activité partage la gestion de son espace ; les stratégies à adopter doivent ainsi tenir compte des caractéristiques de chaque espace urbain concerné par l'agriculture en question. Même si l'on se permet encore d'évoquer l'espace périurbain lui reconnaissant une certaine homogénéité, les stratégies de maintien de l'agriculture dans ces espaces ne deviennent efficaces que si elles sont définies à partir des données propres à chaque contexte : les agricultures périurbaines qui soulèvent des problématiques adaptées à chaque situation, doivent être considérées à une

échelle plus locale sans, pour autant, exclure les analyses globales à des niveaux d'observation plus élevés.

Lorsque ces stratégies sont réfléchies dans le sens de maintenir l'activité agricole viable à travers le rétablissement de ses liens avec la ville, elles deviennent durables notamment dans le cas où l'agriculture se trouve déjà urbaine par sa localisation : étant déjà très sollicitée par de multiples usages urbains (expression, sports, promenades), l'agriculture doit accélérer son intégration en ville afin d'éviter qu'elle reste en décalage avec la forte assimilation de son espace par les populations urbaines. Elle peut commencer par s'engager dans des voies de son rapprochement avec les citadins, celles -ci s'effectuent principalement par la considération de leurs attentes ainsi que par la consolidation de son image auprès de la société urbaine.


Analyse plus approfondie:
Mémoire online

mardi 1 juillet 2008

Eugène Freyssinet














Eugène Freyssinet (13 juillet 1879 - 8 juin 1962) est un ingénieur français.

Il est né à Objat en Corrèze. Il fait l'Ecole polytechnique puis l'Ecole nationale des ponts et chaussées.
Nommé à Moulins, il construit de nombreux ponts jusqu'à la Première Guerre mondiale. Il obtient le prix Caméré de l'Académie des sciences pour la technique du décintrement par vérins, employée pour la première fois pour la construction du pont de Prairéal en 1908.
Ses nombreuses recherches lui permettent de mettre au point des cintres roulants, des voûtes à nervures au-dessus et surtout, il découvre l'effet bénéfique des vibrations sur la mise en œuvre du béton. Il est considéré comme l'inventeur du béton précontraint, brevet déposé en 1928.
Dans les années 1920, il participe à la construction du pont Albert-Louppe à trois travées identiques de 180 m de portée où il découvre les lois de la déformation différée des bétons.
En 1933, il consolide la gare maritime du Havre qui se tassait sur elle-même et menaçait de s'effondrer.
Il meurt en 1962 à 83 ans à Saint-Martin-Vésubie dans les Alpes-Maritimes.
La société STUP (Société Pour l'Utilisation de la Précontrainte) est créée afin de mettre en œuvre les brevets d'Eugène Freyssinet. Cette société a changé de nom pour devenir Freyssinet-International (S.T.U.P.) aujourd'hui groupe Freyssinet.























http://fr.wikipedia.org/wiki/Eug%C3%A8ne_Freyssinet

http://structurae.info/persons/data/index.cfm?id=d000012
















L’art gothique










L’art gothique se substitue peu à peu à l’art roman au cours de la seconde moitié du XIIe siècle. Né en Île-de-France, il rayonne ensuite dans toute l’Europe jusqu’au début du XVe siècle.

Cet art est avant tout religieux, mais il s’exprime également dans des édifices civils ou militaires, qui bénéficient des innovations techniques accompagnant l’avènement du style gothique. L’utilisation systématique de la voûte sur croisée d’ogives et d’arcs-boutants permet d’élever des bâtiments de grande hauteur, dont les surfaces murales sont désormais percées d’amples portes, galeries et fenêtres en arcs brisés. La lumière entre en majesté dans ces édifices, offrant ainsi des « pages » de plus en plus importantes à l’art du vitrail et de la sculpture.
La première des grandes cathédrales gothiques est construite à Sens. La basilique de Saint-Denis, élevée sous le règne des Carolingiens et rénovée entre le XIIe et le XIVe siècle, constitue ensuite l’un des grands chefs-d’œuvre gothiques. Le style de son décor annonce certaines des réalisations sculptées des grandes cathédrales de Reims, Chartres et des « bijoux » d’un gothique flamboyant à venir comme à la Sainte-Chapelle de Paris ou à la cathédrale de Strasbourg.



La voûte d’ogives:

L’esthétique gothique est née de l’invention de la voûte d’ogives. L’ogive gothique se définit par l’emploi systématique d’arcs-doubleaux et de formerets, associés aux ogives. Elle se perfectionne ensuite par la brisure des arcs. La forme de mandorle de l’arc brisé et les faisceaux de colonnes de plus en plus fines, qui montent vers la clé de voûte, caractérisent les édifices gothiques. Une impression d’élan vertical se dégage de ces réalisations virtuoses qui veulent servir avant tout le pouvoir de Dieu et la grandeur de son Église.













Le premier art gothique:

Combinant voûtes d’ogives et tradition romane, les cathédrales d’Angers (1149-1159) et de Poitiers (1162) figurent parmi les témoignages de l’art gothique primitif, plus austère et moins lumineux.
Née en France, l’architecture gothique se diffuse ensuite en Grande-Bretagne, notamment dans la cathédrale de Canterbury, achevée en 1185. Elle rayonne également dans le Saint Empire romain germanique, où apparaît le style romano-gothique. Il est sensible notamment dans la cathédrale de Limbourg-sur-Lahn qui conjugue l’arc en plein cintre roman et la voûte d’ogives gothique.
Finalement, c’est en France qu’apparaît l’innovation fondamentale de l’architecture gothique : dans la nef de Notre Dame de Paris construite entre 1182 et 1225, les voûtes sont, pour la première fois, soutenues par une série d’arcs-boutants.
















L’apogée gothique:

L’art gothique atteint son apogée pendant le règne de Saint-Louis (1226-1270). La reconstruction de la cathédrale de Chartres démontre avec force l’équilibre du gothique. Les arcs-boutants et les voûtes croisant les ogives sur un plan rectangulaire (barlong) constituent les canons de l’architecture gothique classique.
Parallèlement, grâce à l’ouverture des murs permise par les innovations architecturales, la fresque s’efface peu à peu au profit du vitrail. Celui-ci s’épanouit en de véritables verrières, ou rosaces, dont les plus célèbres sont celles de la cathédrale de Chartres. Le gothique classique marque également la sculpture monumentale. Les deux célèbres groupes de la cathédrale de Reims, l’Annonciation et la Visitation (ébrasement sud du portail central), constituent des modèles qui imprègnent toute la statuaire de l’époque.


Le gothique rayonnant et flamboyant:

Au fil du temps, les lignes gothiques s’affinent, les édifices sont de plus en plus hauts, les lacis de pierre toujours plus complexes. La conquête vertigineuse de l’espace sacré trouve un point d’arrêt après l’effondrement de la voûte de la cathédrale de Beauvais, qui devait culminer à plus de 150 mètres.
À Paris, l’exemple le plus somptueux de cette exacerbation du style gothique est la Sainte-Chapelle.


La diffusion de l’art gothique:

À la fin du XIIIe siècle, le style gothique est adopté dans toute l’Europe. Il s’épanouit notamment à Saint-Urbain de Troyes et dans la nef de Saint-Denis. Le style monumental, apparu dans la sculpture sous le règne de Saint Louis, avec la Sainte-Chapelle, restera en vigueur jusqu’au début du XIVe siècle. Il se retrouve dans les sculptures du collège apostolique de Saint-Jacques-de-l’Hôpital (1319-1327, Paris, musée de Cluny).
En Italie, l’art gothique atteint son apogée au début du XIVe siècle. Mais déjà en peinture et dans la sculpture florentine du XIVe se manifeste, avec Simone Martini, et surtout Giotto ou les frères Pisano, une volonté d’explorer différemment l’espace de la représentation. Les conventions héritées des icônes byzantines tombent. À la lumière des antiques, l’espace et les figures se creusent en trois dimensions, prennent chair. Ces recherches plastiques annoncent les prémices de la Renaissance et les conquêtes de Masaccio ou de Piero della Francesca.


L’art gothique international:

Entre le XIVe et le XVe siècle, alors même que certains artistes font déjà entrer l’Europe dans la Renaissance, le prestige de Paris et la mobilité des artistes favorisent une large diffusion de l’art gothique et impose encore ses canons. Dans le domaine de l’architecture, certains édifices religieux, comme la cathédrale de Milan, sont le fruit d’une collaboration internationale.

L’épanouissement des arts précieux atteint alors une ampleur sans précédent. Si bien que, dans l’imaginaire collectif, certaines des œuvres de cette époque ont fini par incarner, à elles-seules, l’idée que l’on se fait du Moyen Âge : le livre enluminé Les Très Riches Heures du duc de Berry (1404-1410) des frères de Limbourg, le sceptre de Charles V (musée du Louvre) ou encore la tapisserie La Dame à la Licorne (musée de Cluny). Vers 1300, les orfèvres parisiens remettent au goût du jour l’émail cloisonné sur or, avec l’invention des émaux de plique (terme qui peut signifier « applique » ou « compliqué »). Les plaquettes du musée de Cluny en sont un remarquable témoignage. Elles sont peut-être dues au plus célèbre créateur parisien d’émaux de plique, Guillaume Julien, orfèvre du roi Philippe le Bel.
Malgré cela, la redécouverte de l’Antiquité, associée à de multiples autres facteurs, plonge très vite le Moyen Âge dans d’obscurs retranchements. Synonyme des temps barbares, frappé d’obsolescence par les nouveaux traités d’esthétique et le goût italien, le gothique disparaît peu à peu et laisse place à la Renaissance.











































































































http://fr.wikipedia.org/wiki/Art_gothique

http://www.citechaillot.fr/data/activites_cf40e/categorie/419/archi_gothique2_36b16.pdf

http://classes.bnf.fr/villard/reperes/index4.htm



http://fr.wikipedia.org/wiki/Sculpture_gothique

http://www.art-gothique.net/sculpture.html