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dimanche 3 mai 2020

Fiche historique, les châteaux. Vivières







Le château de Mazancourt














Au Sud-Ouest de son département, Vivières, ce village de l'ancien Valois, est inséré  au coeur du bassin parisien entre Soissons et Crépy-en-Valois proche de Villers-Cotterêts. Vivières entourée d'anciennes places fortes a été bâti sur un plateau élevé qui, autrefois, dépendait de l'intendance de cette ville, du bailliage de Villers-Cotterêts, arrond. et diocèse de Soissons.
Au début du XXe siècle, les propriétaires, dont Henri Bataille, apportent des modifications











Localisation:  02600, Vivières, 
département de l'Aisne

Région: Hauts-de-France


Construit au:  XVIe siècle





Château construit au XVIe siècle, dans la première moitié du XVIIe siècle il subit une complète réfection à l'exception d'une tourelle qui est conservée; un colombier est édifié en 1721, porte la date, d'après un historien régional, des parties agricoles consistant en remises et granges auraient été édifiées en 1794 ; l'aile nord de ces bâtiments agricoles, et une petite demeure à l'est du château, représentées sur le cadastre de 1835, ont été détruites postérieurement, à une date inconnue; dans le premier quart du XXe siècle, les propriétaires successifs du château, dont l'écrivain Henri Bataille, y ont apporté des modifications ; c'est alors que furent édifiées dans le parc une étable en forme de hutte, destinée à des lamas et deux rangées de colonnes doriques, le château a servi de ferme de 1930 à 1960 environ et a repris aujourd'hui sa destination primitive. Château bâti sur une terrasse à laquelle on accède par un escalier isolé en équerre en maçonnerie et donnant sur un parc dans lequel se trouve un escalier droit isolé. Il comprend un sous-sol voûté en berceau, un étage carré desservi par un escalier dans oeuvre tournant à retours avec jour en maçonnerie, et un étage de comble. Il est couvert de toits à croupe, de toits en pavillon et d'un toit polygonal ; colombier en moyen appareil, couvert d'un toit polygonal en tuile plate aile est des communs construite en moellon couverte d'un toit à croupe et pignon découvert, d'un toit à demi croupe et pignon couvert, principalement en tuile plate; fabrique de jardin consistant en 28 colonnes toscanes en brique masquée par un enduit; étable pour les lamas en bois et torchis couverte d'un toit polygonal en tuile plate.

Edifice du XVIe siècle complètement refait au XVIIe, à l'exception d'une tourelle conservée. Colombier édifié en 1721. Remises et granges dateraient de 1794. L'aile nord des bâtiments agricoles et une demeure à l'est du château auraient été détruites après 1835. Au début du XXe siècle, les propriétaires, dont Henri Bataille, apportent des modifications : édification dans le parc d'une étable en forme de hutte, destinée à des lamas, et une fabrique de jardin consistant en 28 colonnes toscanes en brique masquée par un enduits. De 1930 à 1960, le château est utilisé comme ferme. Le château est construit sur une terrasse dont l'accès s'effectue par un escalier isolé en équerre, donnant sur un parc. L'édifice comprend un sous-sol voûté en berceau, un étage carré desservi par un escalier dans-oeuvre tournant à retours avec jour en maçonnerie, et un étage de comble.








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mardi 25 février 2020

Fiche historique, les châteaux. Ivry-la-Bataille












"Palais-Tour"




Ivry-la-Bataille est une commune française située dans le département de l'Eure en région Haute-Normandie toute proche d'Anet, vraiment à la limite du département de l'Eure-et-Loir, à 15-20 kilomètres à vol d'oiseau de Mantes-la-Jolie.
Les ruines encore visibles à Ivry, nous emmènent vers le « palais-tour », sa création à la charnière entre le premier et le second millénaire constitue le premier geste architectural majeur connu du Moyen-âge dans notre région, mais sa portée dépasse largement celle-ci, au point d' être considéré comme un véritable prototype pour certaines grandes tours maîtresses « intégrées », bâties par les grands dignitaires de l'époque.









Localisation :  27540,  Ivry-la-Bataille
département de l'Eure.

Région : Normandie


Année de construction : XIe  Siècle




Matériaux : Pierre











Implanté à un point stratégique de la frontière orientale de la Normandie, le château d’Ivry-la-Bataille est réputé avoir été érigé à la fin du Xe siècle à l’initiative d’Aubrée, seconde femme de Raoul, frère du duc Richard Ier. Selon le chroniqueur Orderic Vital, cette dernière aurait fait élever par Lanfred une « tour célèbre, énorme et très fortifiée » (« turris famosa, ingens et munitissima »). L’architecte s’est illustré pour avoir construit le château de Pithiviers ; il aurait été mis à mort après l’achèvement de la tour, afin d’éviter qu’il n’en fasse de semblable ailleurs. Du point de vue militaire, le château, qui sera bientôt épaulé par celui de Pacy, s’oppose à toute attaque du duché par la vallée de l’Eure. Au pied de la forteresse, se développe une agglomération entourée d’une muraille : elle contrôle la navigation sur l’Eure et un point de passage de la rivière.

La création du « palais-tour » d'Ivry constitue le premier geste architectural majeur connu du Moyen Âge dans la région, mais sa portée dépasse largement celle-ci, au point d'être considéré comme un véritable prototype pour certaines grandes tours maîtresses « intégrées », bâties par les grands dignitaires de l'époque. Il est cependant nécessaire de mettre en perspective l'analyse architecturale pour mieux évaluer cet impact . La datation de la tour d’Ivry semble plus clair que l'édifice, avant sa modification au tout début du XIIIe siècle, résultait de deux phases de construction successives. Or il n'est pas sans importance que la seconde de ces deux phases ait consisté à enterrer partiellement et surélever un édifice antérieur qui avait un caractère peut-être résidentiel. 
Ce premier édifice était une grande salle palatiale pourvue en équerre d'une chapelle ; on ignore sa hauteur primitive, mais rien n' atteste vraiment, dans les restes actuels, qu'elle ait eu plus qu'un rez-de-chaussée, même si ceci peut étonner. Pour nous, ce n'est que dans la seconde phase que cet édifice devint une tour rectangulaire « intégrée », présentant un chevet saillant pour la chapelle, dont seule la nef fut absorbée par l‟extension et l'intégration des fonctions dans un unique volume prismatique.

 Au début de l'an mille, vers 1015, l’ouvrage restera, tout au long du règne de Guillaume le Conquérant, dans le domaine ducal, en 1196, le château a perdu, du fait du rattachement de la Normandie à la France, une part importante de son intérêt stratégique et ne joue, durant les XIIIe et XIVe siècles, qu’un rôle de second plan.



Quelques dates:

* Vers 1030 Hugues, évêque de Bayeux, fils du comte Raoul,  ayant mis une garnison se défendit contre le duc Robert et ne se rendit qu' après un long siège.

* Le domaine d Ivry fut attribué par Guillaume le Bâtard à Roger de Beaumont son échanson qui en 1071 fonda, au-dessous du château, un monastère de l' ordre de Saint-Benoit.

* En 1088 Robert Courte Heuse força Roger à prendre Brionne en échange d' Ivry qu' il remit à Guillaume de Breteuil, celui-ci se laissa enlever sa forteresse à deux reprises par Ascelin Goël seigneur du château de Bréval, il assiégea son ennemi qui incendia le fort, l' abbaye et l' église et ne livra à Guillaume qu' un monceau de ruines.

* En 1119 Henri I, roi d' Angleterre, tenait une forte garnison dans le château d' Ivry, Louis le Gros vint l'assiéger et s'empara de cette place.

* En 1188, Jean sans Terre poursuivi par Philippe Auguste et provoqué au combat s' enfuit à Ivry, Philippe prit ce château en 1193.

* Pendant les guerres anglaises Talbot vint en 1418 assiéger Ivry, prit d' assaut la ville et força le château à capituler, la butte sur laquelle était placée l' artillerie de siège portait encore au XIXe siècle  le nom de Butte Talbot.

* En 1424 le duc de Bedford à la tête de mille hommes vient de nouveau assiéger Ivry que les Français avaient repris et s'en empara.

* Dunois fait rentrer ce lieu sous la domination de Charles VII en 1449 et démolit les fortifications.

* En 1553 Diane de Poitiers acheta Ivry en même temps qu' Anet.

* Les calvinistes pillèrent l' abbaye en 1563 et détruisirent l' église qui fut relevée six ans après. Mais Ivry doit toute son illustration à la bataille livrée depuis par Henri IV au duc de Mayenne, chef de la ligue. Ce fut le 14 mars 1590 que les adversaires se trouvèrent à la tête de leurs principales forces.

En 1445 pendant l' occupation anglaise Jean de Foyal baron d Ivry épousa Marie Boyau Quatre ans plus tard Dunois ayant repris Ivry en fit démolir les fortifications. Les vestiges qui en restent sont fort étendus on y retrouve la triple enceinte des fossés quelques souterrains et l' emplacement du donjon des armures et des boulets de pierre y ont été déterrés. Il y avait dans le château une chapelle de Saint-Ursin sorte de petite collégiale danslaquelle les religieux d Ivry devaient chaque jour chanter la messe.



Quelques questions autour du site

La construction la plus ancienne sur le site pourrait avoir été un grand bâtiment rectangulaire orienté nord-sud, dont un niveau nous est parvenu. Trois côtés de l’édifice sont connus avec certitude ; la localisation du mur sud demeure, en l’état actuel des connaissances, hypothétique. Les données en notre possession indiquent que nous sommes en présence d’un rez-de-chaussée. Ce dernier était abondamment éclairé par quatre fenêtres percées dans son mur ouest ; une porte très basse et étroite, traversant le mur nord, la reliait à l’extérieur. L’existence d’une baie ouvrant vers l’est n’est, en l’état actuel des recherches, en aucun cas attestée. Nous n’avons pas d’information sur le ou les niveaux supérieurs de cette construction, dont le caractère résidentiel est suggéré par l’existence de nombreuses baies.
Avec le remblaiement du pourtour de l’ouvrage nous entrons, semble-t-il, dans une autre logique une construction militaire se substitue à la chapelle l’enfouissement des parties anciennes du château entraîne la condamnation de la plupart des baies situées à ce niveau et vraisemblablement une redéfinition de son rôle. Peut-on, dès lors, évoquer une tour énorme et très fortifiée.

Nous sommes, à Ivry, au cœur de la problématique concernant l’origine des tours romanes qui ont marqué le paysage de la France et de l’Angleterre aux XIe et XIIe siècles. Pierre Héliot a évoqué cette question dans un article concernant les « origines du donjon résidentiel et les donjons-palais romans de France et d’Angleterre », dans lequel il conclut que la forme et la structure du donjon résidentiel se fixent « au terme d’une série de mutations, probablement amorcées dans l’ensemble de la Francie carolingienne » (1976). Ivry pourrait, compte tenu de sa complexité et de sa richesse archéologique, constituer une référence pour cette question, aux côtés de Doué-la-Fontaine ou de sites étudiés plus récemment comme les châteaux de Langeais ou de Mayenne.

Ivry-la-Bataille fut-elle la « tour-mère » pour les grands édifices anglo-normands ?
E. Impey a montré en tout cas que selon toute probabilité, elle inspira largement la Tour Blanche de Londres, mais il a souligné également que la disparition d'un trop grand nombre d'entre eux oblige à considérer l'hypothèse avec prudence.

On y ajoutera le fait que, si l'on considère comme acceptable l'enchaînement de coïncidences selon lequel la tour de Pithiviers figurée vers 1800 serait l'édifice bâti par l'architecte Lanfroy, le concept développé à Ivry ne serait alors qu'un succédané de celui déjà mis en œuvre à Pithiviers ; la représentation extrêmement fidèle qui nous en a été conservée semble prouver, à tout le moins, qu'il s'agissait d'un bâtiment unitaire, où la tourelle saillante faisant corps avec le reste de la maçonnerie. On en viendrait alors à proposer que la tour d'Ivry résulterait d'une adaptation du modèle de Pithiviers au palais à chapelle déjà présent sur le site préalablement. Mais on est ici dans le domaine de la pure spéculation, tant les hypothèses se révèlent fragiles à l'examen.

La première mention qui en soit faite au moyen-âge est une donation de Richard I, duc de Normandie, à Raoul, comte de Bayeux. Albereda, femme de Raoul, fit bâtir sur la crête de la montagne qui domine au loin la vallée une forteresse qui fut une des plus puissantes et des plus fameuses de l' époque.























vendredi 31 mai 2019

Fiche historique, les châteaux. Moussy

















۩   Le Château de Moussy, à Moussy

Situé sur un plateau du Véxin au centre Nord du département du Val d'Oise, Moussy fait parti du canton de Pontoise et de la communauté de communes Vexin Centre. Placé entre Magny-en-Véxin et Cergy-Pontoise, ces deux places fortes aux allures royale, entourée d'ancienne places fortes aux noms évocateur ou un peu masquées par cette puissance féodale, Magny-en-Véxin, la plus proche, qui fait face à Montreuil-sur-Epte, positionnée là-bas, un peu plus loin sur un flanc de la vallée de l'Epte, l'accompagne dans son voyage quotidien vers le moyen-âge.... Ses souvenirs....








Dénomination : Château


Localisation :   95 640, Moussy
département du Val d'Oise

Région : Ile-de-France


Année de construction : XVe siècle





Cet ensemble fortifié fut édifié pour la famille d'Aumont à la fin du XVe siècle. L’impressionnante porterie qui donne accès à la cour, via une porte charretière et une porte piétonne plein cintre, est encadrée de deux hautes tours coiffées en poivrière qui rappellent le passé défensif de l’ouvrage pourtant de vocation agricole. Quand on pénètre à l’intérieur, la cour, qui se prolonge par un parc clos de murs, comporte en son centre un puits dont la margelle date du XVIe siècle. Dans cette vaste cour, entourée de tous côtés de murs ou de constructions, on peut remarquer que la partie ancienne de l’habitation, restaurée, s’oppose à l’aile dont la façade date de la fin du XVIe siècle. Cette cour se prolonge par un verger clos de murs.  Au nord, il existe encore un corps de logis plus ancien, peut-être du XIIe siècle. Il a été considérablement transformé aux XVe et XVIe. On pourrait supposer qu’il s’agit là de ce qui subsiste de l’ancien logis seigneurial. Le manoir est qualifié d'ancien prieuré.   
 L’ensemble s’affirme par un côté dominateur et défensif. Les constructions forment un angle obtus très ouvert et enferment la cour et le parc. De part et d'autre de la porte charretière, des tours s'ouvrent sur la rue, caractéristique de la fin du XVe siècle. Le logis seigneurial, auquel on a ajouté une aile en retour à la même époque, surmonte la porte de communication vers l'église.
Très restauré par la suite, la fenêtre à meneaux que l’on observe au-dessus de l’entrée principale en est un rajout caractéristique. Ce domaine, qui jouxte l’ancienne église Saint-André, fut la propriété de l'écrivain Henri Béraud (1885-1958). Site classé aux monuments historiques le 19-07-1927.
Chaque tour est ouverte de deux longues et étroites fenêtres à traverses qu’un larmier entoure d’un sourcil à leur partie supérieure, la fenêtre à meneaux au dessus du porche est une création moderne. L’ensemble des constructions qui forme un angle obtus très ouvert, est clos de murs qui englobent la cour et le parc. De chaque côté des deux tours s’ordonnent sur la rue des bâtiments scandés par les chaînes saillantes caractéristiques de la fin du XVe siècle.


Au moyen-âge 

Les éléments propres à l’architecture de défense sont alors repris et adaptés aux besoins des seigneurs locaux. Le plus fréquemment, on retrouve une enceinte avec ou sans système de porterie selon l’importance du bâtiment : ainsi les simples fermes seront protégées par les murs des bâtiments d’habitation et d’exploitation agricole, organisés autour d’une cour centrale, tandis que des édifices seigneuriaux plus importants disposeront également d’une porterie encadrée de tours équipées d’archères ; ce dernier système apparaît tout aussi efficace que dissuasif et symbolique du pouvoir du propriétaire. Il existe à Moussy un système de ce type, avec une porte charretière et une porte piétonnière, toutes deux protégées par les tours à archères qui les encadrent.

Vu sur  https://journals.openedition.org/inha/1093?lang=en

Le château abrita l'état-major allemand en 1943 et fut assez endommagé par un bombardement en 1944.



Les seigneurs :

* Pierre d’Aumont, chevalier, chambellan de Charles V, garde de l’Oriflamme de France
* Jean Barjot, avocat,
* François Hénault, président au Parlement et membre de l’Académie française,
* Pierre Louis Casimir Duquesnoy de Vaulouis, secrétaire du roi, receveur général des finances de la généralité de Montauban
* Henri Béraud (1885-1958), prix Goncourt en 1922 pour « Le Vitriol de Lune et Le Martyre de l’obèse »








Le village sur la base pop culture

Un beau livre sur le village

Le château

Un document sur l'architecture militaire du Véxin



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mercredi 8 mai 2019

Fiche historique, les châteaux. Champcevrais























Armes de la famille de Prie







۩   Le Château de Champcevrais, à Champcevrais

Flirtant avec le département du Loiret, Champcevrais est située au Sud-Ouest du département de l'Yonne, à une trentaine de kilomètres d'Auxerre placé un peu plus au Nord-Est, Champcevrais est traversée par le Beaume, un affluent du Loing. Au moyen-âge, la seigneurie de Champcevrais, a appartenu pendant plusieurs siècles à la maison de Prie, une des plus illustres du Nivernais, puis annexée à la terre de Châtillon-sur-Loing, elle a fait partie du duché de Châtillon créé en 1696.
Le château, construit pour un cadet de la famille peut, au 3/4, se marier dans un rectangle.












Dénomination : Château


Localisation : 89 220, Champcevrais département de l'Yonne


Région : Bourgogne-Franche-Comté






Champcevrais, Campus Sylvettris, doit son origine comme son nom l' indique à une colonie agricole établie au milieu des vastes forêts qui couvraient son territoire. On ne connaît du reste ni l' époque de sa fondation, ni l' époque de son érection en paroisse. Toutefois il est certain par le testament de Guillaume de Courtenay, seigneur de Champignelies daté de 1282, que cette paroisse existait alors. Quanta, la seigneurie de Champcevrais, a appartenu pendant plusieurs siècles à la maison de Prie, une des plus illustres du Nivernais, puis annexée à la terre de Châtillon-sur-Loing, elle a fait partie du duché de Châtillon créé en 1696 pour Paul Sigismond de Montmorency, Luxembourg comte de Luxe

La maison de Prie a emprunté son nom à la châtellenie du clocher de Prie en Nivernois connue dès 987 et réunie aujourd' hui à la commune de La Fermeté. Le titre produit par cette illustre maison pour établir l' ancienneté de sa noblesse est une charte de 1178. Le château de Prie, dépendant de la paroisse de Champcevrais et construit sans doute pour un cadet de cette famille. Les constructions de ce château sont disposées de manière à occuper trois côtés d un rectangle.

Château de Prie édifice carré en briques formant des losanges occupant 15 ares de superficie construit au XVe siècle composé d'un rez-de-chaussée et d' un étage. Au premier vaste cheminée ayant sur son manteau un écusson supporté par deux hommes des bois mutilés tours rondes crénelées mais en ruine Château de Châtre grand édifice de la fin du XVIIe siècle entouré de fossés et de 17 ares 5o centiares de superficie.



L'aile Nord

 Le corps de bâtiment, placé au Nord, est construit sur un plan irrégulier figurant à peu près un trapèze, il est flanqué de deux tourelles percées de meurtrières étroites et allongées. Une de ces tourelles occupe l' angle Nord-Est, l' autre à l' extrémité, Ouest,  mais à inégale distance des deux angles. Les murs de cette aile étaient percés originairement de baies terminées carrément par un haut chanfreinées à l' extérieur et largement évasées à l' intérieur. Supprimées en grande partie vers le milieu du XVIIe siècle, elles ont été remplacées alors par des fenêtres à chambranles quadripartis dont les compartiments sont formés par un pilastre d' ordre ionique coupé par une traverse ornée de rubans dont les bouts sont diversement repliés. A la base d' un de ces pilastres, est sculpté l' écusson royal qui est encadré de la maison de Prie. Les mêmes armes se reproduisent sur le linteau d' une autre fenêtre en forme de charte déroulée. Une porte, pratiquée dans un mur de refend, a ses jambages chanfreinés et terminés supérieurement par une saillie en console destinée à supporter le linteau des cheminées. Elle a aussi ses jambages chanfreinés sur l' arête et couronnés par un modillon à biseau et listel qui supporte la hotte. Tous ces caractères sont en cohésion avec le style de la maçonnerie où chaque moellon est enchâssé, pour ainsi dire, dans une couche épaisse de mortier indiquant suffisamment le XIIe siècle. La restauration du XVIIe siècle ne s' est pas arrêtée aux fenêtres; une autre cheminée, adossée contre celle que nous venons de décrire, révèle aussi cette dernière époque par ses jambages ornés de colonnes doriques cannelées dont l' entablement forme le manteau. Les anciens planchers ont disparu, ils ont été remplacés par d' autres qui paraissent dater de la fin du XVIe siècle. Les poutres portent sur des corbeaux saillants et sont ornées de moulures rapportées sur leurs faces verticales. Les solives posent sur ces poutres et dans les murs. Elles ont leur face inférieure ornée sur les angles de deux baguettes dégagées par des cavets. Ce bâtiment avait un Rez-de-Chaussée et un premier étage.


L'aile Sud

L' aile Sud formait, suivant toute apparence, les communs du château. Quelques parties de ce bâtiment semblent appartenir aussi au XIIe siècle, mais l' ensemble a été tellement modifié par des constructions récentes qu' il est impossible aujourd' hui, non seulement de le reconstituer mais encore de se faire une idée quelque peu exacte de sa physionomie primitive. La cour intérieure, fermée par un simple mur de clôture dans lequel se trouve pratiqué une porte cochère, l'était originairement sans doute par un quatrième bâtiment qui complétait le quadrilatère et le tout était entouré de fossés comblés.


Le bâtiment principal

Le bâtiment, faisant retour à l' extrémité des deux ailes, composait le manoir principal, il est très élevé et appartient à la fin du XVIe siècle. Son plan rectangulaire est partagé par un mur de refend en deux parties inégales formant au Rez-de-Chaussée deux salles, une grande et une petite. Au premier et au deuxième étage, cette petite salle est divisée en deux cabinets. La façade Sud, a chacun de ses angles, est accompagnée d une tourelle; l'une servait de cage d' escalier, l' autre servait de loge pour le guetteur. Celle-ci, suspendue sur un encorbellement d' environ 1 mètre 30 de haut et entièrement profilé de moulures, est éclairée par trois petites fenêtres circulaires de 15 centimètres de diamètre taillées carrément à l' intérieur pour recevoir une vitre percée au sommet d' une petite fente verticale qui disparaît dans l' évasement extérieur. Cette tourelle, qui d' abord s' élevait au-dessus des murs, a été rasée depuis à la même hauteur. Elle est surtout remarquable par une de ses moulures composée de cordons entrelacés qui se réunissent d' une part dans la gueule d' une tête de sanglier, d' autre part dans celle d' une tête de lion. Son pavé est de niveau avec le deuxième étage.
Quant à la tourelle servant de cage d' escalier, sa forme est hexagonale, elle est percée d' une porte et de petites fenêtres carrées ornées de moulures appartenant au style flamboyant arrivé à sa dernière période. Les marches en pierre de taille disposées en spirale forment à l' une de leurs extrémités un noyau cylindrique posé sur une base. L' autre bout est engagé dans le mur sur un modillon saillant. Ces modillons, tous dissemblables de forme et de dimension, composent un assemblage de profils plus bizarre que gracieux. Les fenêtres sont tantôt simples, tantôt divisées par deux meneaux, l' un vertical, l' autre horizontal, avec des chambranles et des moulures analogues au style général de l' édifice. Tout le parement extérieur de ce corps de bâtiment est construit en brique, mais des losanges dessinés en briques noires sur les façades rouges en dissimulent l' uniformité. Le pourtour de toutes les ouvertures est en pierre de taille. Les jambages des cheminées sont ornés de moulures consistant ; en un gros tore, un profond cavet et une double cymaise tant employée à la fin du XVIe siècle. Ces reliefs reposent sur un piédestal profilé de tores, de cavets et de listels obliques, mais ils ne sont pas surmontés de chapiteaux. Le manteau, ornementé des mêmes moulures que les jambages, en embrasse toute la largeur dans de la maçonnerie. La cheminée du rez-de-chaussée et celle du premier étage, étaient chargées au-dessus du manteau d' un bas relief dont le sujet a disparu sous l' effort du marteau, mais qui montrait, suivant toute apparence, l' écusson seigneurial avec ses supports. Les plafonds sont composés de solives carrées sans aucun ornement qui reposent sur des linçoirs décorés de moulures rapportées. Ces linçoirs sont supportés par des modillons en saillie.






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dimanche 3 mars 2019

Fiche historique, les châteaux. Le château de Parnes






















Armes de la maison de Valois







۩   Le Château d'Alincourt ou Hallaincourt, à Parnes












Parnes, est une commune qui fait partie du canton de Chaumont-en-Vexin, de la communauté de communes du Vexin-Thelle et de l’arrondissement de Beauvais, elle est installé au bord du ru du cuderon dans le département de l'Oise, sur l'axe Chaumont-en-Véxin-Vernon, à quelques kilomètres de la vallée de l'Epte et de Magny-en-Véxin, elle fait face à Saint-Clerc-sur-Epte et l'ancien Duché de Normandie autrefois situé de l'autre côté de la vallée de l'Epte, en Normandie. L' Ile-de-France étant encore le royaume de France. Village autrefois fortifié, Parnes est resté avec un pied dans le moyen-âge, encore lié avec son château.











Dénomination : Château


Localisation : 60 240, Parnes, département de l'Oise

Région : Hauts-de-France



Au château d’Alincourt à Parnes, les deux ailes du bâtiment ne sont pas contemporaines : la partie gauche en moellons crépis avec les angles en pierre de taille est la plus ancienne et date de la seconde moitié du XVe siècle, l’aile en brique et pierre date, elle, du tout début du XVIe siècle ; elle est due à Pierre Le Gendre, trésorier de France sous Louis XII et François Ier.
On trouve dans ce château deux éléments intéressants: les tourelles d’angle en encorbellement, très similaires aux précédentes ; l’appareillage des murs offre une petite variation par rapport au corps de bâtiment. La tour d’escalier octogonal est également intéressante. Elle est surmontée de créneaux percés d’archères, avec mâchicoulis sur consoles, qui sont totalement inutiles si l’on considère les autres ouvertures de l’édifice (et notamment celle du rez-de-chaussée du pignon) et qui ne sont là que pour souligner et mettre en valeur l’entrée principale du bâtiment. Un dernier point enfin reflète l’architecture défensive dans la terminologie. Il s’agit des donjons, symboles du pouvoir féodal par excellence. Ce terme de donjon est repris à cette époque charnière entre le Moyen Âge et la Renaissance pour désigner des tours carrées. Ce nouveau type de donjon n’a pas fonction de forteresse défensive. On le retrouve à Parnes, où effectivement la grosse tour qui fait office de porterie porte ce nom, tout en ne présentant plus les éléments réellement défensifs : épaisseur des murs, petites et rares ouvertures, mais en en conservant l’aspect général avec une forme carrée, des tourelles d’angle qui rappellent des échauguettes. On peut le voir également à Ambleville, château dont la façade est dans le pur style Renaissance et qui reprend l’emplacement d’un château plus ancien, où la forme carrée du donjon, agrémenté de tourelles d’angle en encorbellement a été gardée, essentiellement pour le prestige, et dont la fonction défensive est nulle. Le donjon reste associé à cette période encore au XIXe siècle.
Ces éléments sont l’apanage des plus riches demeures. Ce sont des organes superflus, réellement utilisés comme « marqueurs » du rang social et de l’autorité du propriétaire. Tous les petits seigneurs du Vexin ne pouvaient pas se permettre ces fantaisies.

Le château d'Alaincourt forme un ensemble étonnant de constructions disparates mises en scène sur un vaste terre-plein artificiel dont les arbres du parc constituent le décor. Un manoir existait déjà lorsque Pierre Le Gendre, Trésorier de France sous les règnes de Louis XII et François 1er, fait l'acquisition du domaine en 1488. Il agrandira considérablement le manoir primitif, travaux poursuivis aux XVIe et XVIIe siècles par la puissante famille de Neufville-Villeroy dont plusieurs membres seront titulaires de charges importantes pendant cette période. L'église, toute proche de Magny-en-Vexin, conserve les tombeaux de plusieurs d'entre eux.

Escortée par un puissant colombier, la chapelle est un édifice très simple et homogène composé d'une nef unique et d'une abside à cinq pans. Son seul ornement est le portail, percé au nord et composé de deux colonnes cannelées qui supportent un entablement couronné d'un fronton triangulaire. Un blochet de la belle charpente en carène porte la date de 1576, date qui se retrouve sur la petite tribune. Accessible par un escalier à vis, en pierre, elle débouche sur une petite galerie contemporaine qui communiquait avec des appartements aujourd'hui disparus. Une grille en bois sépare le chœur de la nef.

Vers 1565, Nicolas de Neufville de Villeroy (1542-1617) éleva le mur d’enceinte fortifié qui clos les 100 hectares de parc dont il ne reste que trois côtés. Ils poursuivirent l’agrandissement et la transformation de l’ensemble des bâtiments et du domaine, notamment la poterne, et le colombier de pied. Il fit édifier, de plus, une chapelle dédiée à Saint Eutrope (1576). Ce personnage avait une poste important à la cour puisqu’il était secrétaire d’état sous Charles IX, Henry III, Henry IV et Louis XIII. Il se faisait d’ailleurs appeler : « le Seigneur d’Alincourt ».


Un peu d'histoire

Pierre Le Gendre, trésorier de France de Louis XII et de François Ier était le fils de Jean Le Gendre, trésorier des guerres, seigneur de Villeroy (mort en 1512). Il a acheté en 1488 le domaine d'Alincourt avec les seigneuries de Parnes et de Saint-Gervais. Il a été receveur des tailles et subsides à Rouen entre 1485 et 1498. Il voyageait souvent entre Rouen et Paris, et cette implantation dans le Vexin français se trouvait assez proche de ces deux villes, dans une région d'où était originaire la troisième épouse de son père, Françoise de Damport.
À partir de 1498, il s'était fixé à Paris. Il y a été prévôt des marchands en 1508-1509. Il passa son temps, entre son hôtel particulier à Paris (aujourd'hui détruit), le Vexin et le château médiéval. Il a fait dans son domaine des travaux importants. Il a ajouté au manoir médiéval de nouveaux bâtiments lui donnant une physionomie singulière. Pierre Le Gendre, seigneur d'Alincourt et de Magny-en-Vexin, est mort en 1525. L'inventaire après décès a été dressé le 18 février 1525. Il s'était remarié en 1512 avec Charlotte Briçonnet, appartenant à une famille bourgeoise riche et anoblie. N'ayant pas eu d'enfant, il avait testé en faveur de son neveu, Nicolas II de Neufville. Son corps a été enterré au cimetière des Innocents, à Paris, et son cœur dans l'église de Magny-en-Vexin. La famille de Neufville-Villeroy a fait faire des travaux au XVIIe siècle. L'église de Magny-en-Vexin conserve les tombeaux de plusieurs d'entre eux. Le château a été la propriété de la femme politique FN Katherine d'Herbais de Thun et de son mari Pierre-Guillaume. Certain stages d'entraînement du DPS, le service de sécurité du parti, s'y déroulent, par exemple en mars 1992. Il sert aussi de lieu de tournage pour des films. Il a été racheté en janvier 2009 par Alain Duménil. L'ancien propriétaire ayant loué le parc à un camping, 80 familles y habitaient. Elles furent forcées de quitter les lieux. Le château a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 1er février 1944.




Matériaux : Moellons, pierre de taille, brique, pierre









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