mardi 18 décembre 2018

Fiche historique, les châteaux-forts. Souppes-sur-Loing






















Fiche N° XXVI




 






۩   Le Château de Souppes, à Souppes-sur-Loing


Souppes-sur-Loing s’inscrit dans l’entité géographique du plateau du Gâtinais, il est entaillé du Nord au Sud par la vallée du Loing. La commune est située à l’extrémité Sud du département, en limite de la Région Centre et du Loiret. L'ancien château se présentait sous la forme d' un petit fort flanqué de quatre tours commandé par les seigneurs du Boulay, il fut par la suite détruit.










Dénomination : Château-Fort


Localisation :   77460, Souppes-sur-Loing, département de la Seine-et-Marne.


Région : Ile-de-France


Année de construction : XII-XVIe siècle








De l'ancien site médiéval fortifié, on peut y retrouver les restes d'une tour, d'une ancienne chapelle du XVIIIe siècle et d'un ancien château où résidaient les seigneurs du Boulay.
Située à l'est de Souppes sur Loing, l'actuelle ferme du Boulay rassemble les restes d'un important ensemble féodal :

- Une grange où le seigneur recevait ses revenus féodaux.
- Un premier château fort du XIIIe siècle dont il reste une tour devenue pigeonnier.
- Peut-être les bases d'un grand château XV-XVIe siècles de cent mètres de côté, inachevé ou détruit pendant les guerres de Religion.
- Un château construit par les Trousset d'Héricourt au XVIIIe siècle, représenté sur le carte de Lattré vers 1750 et détruit en 1863.
- Une chapelle aménagée dans ce dernier château et consacrée en 1778 subsiste sous forme de grange.

Bourg remarquable qui contient un pont très ancien le traversant dans toute sa largeur. Dans un vallon où coule le Loing, ce pont paraît dater du XVe siècle, il est composé de plusieurs petites arches bâties en forme d' ogive, une interruption qui se trouve au milieu de cette maçonnerie indique qu' il y avait là autrefois un pont-levis qui fermait la route lors de danger.


Les châteaux du Boulay :

L'ancien château semble avoir été un petit fort flanqué de quatre tours. Il en subsiste une tour transformée en pigeonnier. Le reste a été détruit pour laisser la place au nouveau château des Trousset d'Héricourt, construit au XVIIIe siècle, dont il ne reste que la chapelle transformée en grange au XIXe, représenté sur le carte de Lattré vers 1750 et détruit en 1863. Le grand espace carré de cent mètres de côté peut avoir été aménagé pour un projet de château élaboré au XVe ou XVIe siècle et jamais achevé. En fait, devant le manque de documents écrits, et l'état énigmatique de certains bâtiments existants, une étude archéologique d'ensemble serait bienvenue.
Le Boulay apparaît dans les textes en 1236. Le château-fort doit avoir été construit à cette époque. Dans la ferme actuelle, il subsiste une tour du XIIIe siècle encore visible dans un angle de la ferme du Boulay. Elle a été sauvée de la destruction parce qu'elle a été transformée en pigeonnier.La grange où le seigneur recevait ses divers revenus féodaux peut elle aussi remonter à cette époque.On connaît mal les familles de seigneurs du Moyen Âge.


La ferme
Découverte est un vaste établissement rural de 2 500 m2 de plan trapézoïdal. Elle reprend l’emplacement de la plateforme élitaire des XII-XIV e siècles et s’étend sur un espace dorénavant totalement ouvert du fait du comblement des fossés antérieurs. La voie de circulation pour s’y rendre n’a pas été conservée, mais il est concevable que l’accès carrossé s’effectuait par l’ouest, reprenant ainsi la même organisation/orientation que la maison forte médiévale. Les bâtiments de la ferme s’organisent le long des murs d’enceinte créant, au centre, une cour fermée. Cette composition est représentative des fermes de la fin du Moyen Âge et de l’Époque moderne. Le mur de clôture présente dans son angle nord-est une tour dont l’usage reste énigmatique ; il ne pourrait s’agir que d’un élément à but ostentatoire. Quelques dates :


 Au XVIe siècle, le seigneur, Guillaume de Beaumont, dont le frère est chevalier de Malte, devient un célèbre capitaine protestant. Il pille Ferrières, Larchant, Milly, avant d'être tué à Courtenay après la Saint Barthélémy.

Au XVIIe siècle la famille Brulart possède le Boulay

Au XVIIIe siècle les Trousset d'Héricourt qui deviennent marquis du Boulay.

Les seigneurs du Boulay étaient seigneurs de Souppes en partie, Poligny, Le Coudray, Montapot, Chignard, Glandelles, Chaintreaux, La Tonnelle, Chamaux, Jarville, Rosiers, Bouchereau, Villiers, barons d'Obsonville...En 1748 la seigneurie du Boulay est érigée en marquisat.

















































Fiche historique, les édifices. Maillebois



































Fiche N° II


Ferme fortifiée du Rouvray, à Maillebois





Placé entre Dreux et Chartres sur l'axe de Rambouillet, au Nord-Ouest du département de l'Eure-et-Loir dans la région naturelle du Thymerais, ancien pays du Perche sous la dynastie mérovingienne, cette ancienne place forte, sans doute un ancien château-fort transformé au cours du XVIIe siècle, fût une véritable forteresse vers l'an 960, elle a été fortifiée, ceint d'une enceinte.










Dénomination : Château-Fort


Localisation :   28 170, Maillebois, département de l'Eure-et-Loir.


Région : Centre-Val-de-Loire


Année de construction : Antérieur au Xe siècle





Cette ferme, sans doute un ancien château-fort transformé au cours du XVIIe siècle, a été très remaniée depuis. De tous les bâtiments qui la composent, seule la porte fortifiée a gardé son caractère. Elle présente un bâtiment carré dont l'accès se fait par un pont à arches en pierre qui a sans doute remplacé un pont-levis. Elle donne accès à la cour par un grand porche à arc surbaissé en briques, s'élevant sur la hauteur du rez-de-chaussée et du premier étage, donnant lui-même accès à un autre passage en plein cintre qui mène à la cour. Aux angles sont encore visibles les encorbellements d'anciennes échauguettes.
Ancien château-fort pendant la guerre de Cent ans, il ne reste aujourd'hui qu'une seule tour de cette ancienne place forte. Des fossés, qui devaient être emplis d'eau et consolidés par une muraille, entouraient cette forteresse. Les fondations des autres tours sont encore visibles. Il reste à voir le pignon et la croisée de la chapelle.

Situé au bord de la route de Verneuil, sur le Plateau, la ferme du Rouvray réunit autour d'une vaste cour, un ensemble de bâtiments de diverses époques, isolés par de larges douves, maintenues en eau par l’inclination naturelle du terrain qui permet aux eaux de pluie de ruisseler dans le bon sens.
Le nom de Rouvray, vient du chêne rouvre, commun au temps des Gaulois, devenu très rare et qui portait le gui sacré des druides. Ce gui n’a rien à voir avec celui qui parasite nos pommiers et auquel on ne peut guère trouver d’autre utilité que celle du bouquet de fin d’année sous lequel embrasser nos amoureux.
Le Rouvray, habité depuis fort longtemps, de par son nom revendique une origine celtique et probablement fut un lieu sacré. Les traces de cette civilisation sont nombreuses dans le périmètre : Mainterne, village voisin dont le nom a pour origine maën-tal (extrémité de la roche) et la ferme proche de la Lucazière , lieu vraisemblablement dédié au culte de Lug , dieu de la lumière. On peut supposer qu’au temps des Gaulois une forteresse était établie sur l’emplacement du Rouvray. Mais des constructions en bois des Gaulois, il ne reste plus rien, sauf le nom d’un hameau voisin : La Plesse. Une Plesse était une fortification avancée, défendue par un maillage de branches, de ronces et d’aubépine. Le mot de plesse désigne toujours dans le Perche une clôture végétale de préférence épineuse. Il en est resté le plessis qui désigne la défense avancée d’une forteresse.
En suivant l’ordre logique des choses, le Rouvray, situé à deux kilomètres de la voie romaine qui passe à Blévy, fut probablement une villa Gallo-Romaine. Vers 960, le Rouvray est une véritable forteresse, enceinte de murailles en silex renforcés de puissants contreforts et entourée de fossés alimentés par les eaux de pluie et maintenus en eau par la pente naturelle du sol. Ces douves sont toujours en état. En été, en période de sécheresse, on peut en se promenant le long des douves, voir des traces de ces constructions, en particulier sur la face Nord. Une seule tour subsiste, peut-être du XIIe, et on distingue encore les fondements des autres. Place-forte pendant la guerre de cent ans, les bâtiments actuels supportés par une charpente du XVIe, datent dans leur ensemble du XVIIe siècle, sauf bien entendu, les bergeries dont on peut situer la construction vers le début du XIXe.
Toujours est-il que de ce passé, nous n’avons aucune preuve formelle.
En 1460, un an avant la mort de Charles VII, le Rouvray dont la suzeraineté dépassait largement les limites de Maillebois, devint un simple manoir. François de Courseulles bailli et capitaine de Dreux, épouse Jacqueline Le Barrier, fille d’un écuyer, seigneur du Rouvray qui lui apporte en dot, outre d’autres seigneuries : le Rouvray. Les terres, alors d’une étendue considérable, jouissaient de droits seigneuriaux dont Maillebois dépendait. Plus tard, vers la fin du règne de Louis XV, les seigneurs du Rouvray en difficulté, furent expropriés et les seigneurs de Maillebois réunirent les terres à leur domaine ce qui leur donna les droits de haute, moyenne et basse justice. En 1552, Pierre de Courseulles achète le domaine de Dampierre.
En 1587, Jean de Courseulles est valet de chambre ordinaire du roi Henri III et possède un important patrimoine. Son fils François devient conseiller du roi Louis XIII, achète les domaines de Fortisle et de Tréon. Il meurt en 1649( la Fronde). Il est inhumé à Dampierre qui est resté le lieu de sépulture de la famille de Courseulles.
Sous le règne de Louis XIV, commence une période de difficultés. Les forges de Dampierre sont vendues au duc d’Enghien. Son acquisition par le marquis de Maillebois , vers 1740. S’ensuit une longue période de fermage jusqu’au rachat en 1860 par Mr Paris maire de Saint-Maixme. Le destin du Rouvray fut dernièrement lié à celui du domaine voisin de Maillebois.



































Le château





































mardi 4 décembre 2018

Fiche historique, les Châteaux. Prémery






























۩   Le Château de Prémery, à Prémery











Prémery, charmant village de la Nièvre placé au nord de son département sur la ligne Auxerre-Nevers, à la hauteur de La-Charité-sur-Loire située à deux pas, est né sur un éperon dominant une vallée. Prémery posséda son château, dont il reste des ruines, il fut la résidence des évêques de Nevers au XIIe siècle, et fut, comme le village, entouré d'une enceinte installée sur une langue calcaire, correspondant à l’extrémité sud d’un important plateau calcaire de basse altitude du centre nivernais (353 m d’altitude maximum). 










Dénomination : Château


Localisation : 58 700, Prémery, département de la Nièvre


Région : Bourgogne-Franche-Comté


Année de Construction : XIIe siècle






L'architecture : 

Bâti sur l'éperon barré des Chaumes-Grand-Jean, particulièrement impressionnant, par la taille de ses structures défensives, Prémery est encore armé de son vaste château doté d'une tour ronde et d'une porte fortifiée du XIIe siècle : ainsi le village compte d'imposantes ruines féodales, vestiges de l'enceinte féodales, en plus des charmes bucoliques de la cité. La plate-forme du château actuel a été construite au début du XIIIe siècle. Le logis a été reconstruit en 1510. Primitivement, le site, un quadrilatère muni de fortes tours aux angles, dont il ne reste plus actuellement que le quart de l'édifice, était muni d'une porte fortifiée donnant accès à la cour, elle fut édifiée au début du XIVe siècle. Son aspect massif et sévère accentue son caractère défensif.
Quelques remaniements datent des XVIIe et XVIIIe siècles. Le château est bâti sur un espace quadrangulaire de 50 à 60 m de côté. L'ensemble se compose d’une plate-forme ceinte de courtines reliant quatre tours d'angle, dont une a disparu. Adossé à la courtine nord, il reste le corps de logis du XVIe siècle, le porche fortifié au N.O, De l'époque de la construction subsistent une tourelle d’escalier hexagonale qui était surmontée d’une pièce en encorbellement. L'autre tour construite au XVIIIe siècle, présente un décor plus classique. Le porche d'entrée est la partie la plus emblématique du château, À l'Ouest la tour ronde de la fortification primitive. À l'Est, il est flanqué d'une tourelle en encorbellement à culot mouluré sur contrefort, elle est aussi découronnée et percée d'une canonnière. L’ouverture du porche est surmontée d'un arc surbaissé sous un autre en tiers point. Le pavillon surmontant ce porche ne comporte, de ce côté aucune ouverture à l'exception d'une petite niche murée.

Le château des évêques de Nevers du XIVe siècle,fut jusqu'à la Révolution le fief des évêques de Nevers, comtes de Prémery, ils ont fait du château leur résidence d'été. Des châteaux qu'ils y bâtirent il ne subsiste que le porche sombre et massif du début du XIVe siècle et le corps de logis reconstruit vers 1508. Cette résidence d'été fut abandonnée à la fin du XVIIe siècle au profit du château d'Urzy, nouvellement érigé et plus proche de Nevers. Vendu comme bien national à la Révolution. L'histoire «récente» de Prémery a été marquée par l'arrivée de Belgique, en 1886, de la famille Lambiotte, venue pour créer une usine de carbonisation et de distillation du bois. Toute la ville s'organise autour de cette activité industrielle jusqu'à sa disparition totale en 2002.



























































vendredi 30 novembre 2018

Fiche historique, les édifices. Massy


































Fiche N° 2






Ferme fortifiée 

 Le château de Vilgénis autrefois place forte dessinée sous forme de ferme fortifiée, est situé sur la commune de Massy en pays Hurepoix, aujourd'hui dans le département de l'Essonne en région Île-de-France, à quinze kilomètres au sud-ouest de Paris. A proximité des frontières avec Verrières-le-Buisson et Igny, sur la rive droite de la Bièvre, aux confins de la vaste forêt de Verrières, Massy, sur sa position défensive dominante acceuilla, au XIIe siècle, sa ferme fortifiée édifiée par Jean de Macy alors seigneur.







Dénomination : Ferme fortifiée


Localisation : 91 300 Massy, département de l'Essonne


Région : Ile-de-France  


Année de construction : XIIe siècle






* Les origines

La plus ancienne occupation de Massy remonterait à l’époque gallo-romaine, comme semble l’indiquer son étymologie. Il faut toutefois attendre le IXe siècle pour voir apparaître l’une des premières mentions écrites de la terre de Massy, dans le Polyptyque de l’abbaye de Saint-Germaindes-Prés. A cette époque, le territoire est partagé en plusieurs fiefs, dont l’un de grande importance, celui d’un seigneur dénommé Vulfradus. Situé sur le Mont Gaudon et relevant du monastère - peut-être déjà depuis le milieu du VIe siècle - il comporte une exploitation agricole et de nombreuses dépendances. C’est autour de ce domaine et sur cette éminence qui surplombe la vallée de la Bièvre (l’actuelle colline des Sablons), que se développe peu à peu le bourg de Massy, dans une position défensive dominante et à proximité de terres faciles à travailler. A partir du XIe siècle s’établit à Massy une lignée de seigneurs, dont les noms sont cités dans le cartulaire du prieuré de Notre-Dame-de Longpont. Cependant, « comme il y eut autrefois et en même temps plusieurs seigneurs sur cette terre, chacun d’eux donna son nom à la portion qu’il possédoit », note l’abbé Lebœuf, dans son Histoire du diocèse de Paris publiée en 1757.
Au XIIe siècle, Jean de Macy partage ainsi le domaine entre ses trois fils : Guillaume, qui prend sa succession, Aymon, qui reçoit la terre de Villaine, où un hameau se constitue progressivement autour de la maison seigneuriale et Jean, qui fait élever une ferme fortifiée, ou villa Johannis, à l’emplacement actuel du château de Vilgénis. Seul le village de Massy est toutefois doté d’une église, édifiée au XIIIe siècle et dédiée à sainte Marie-Madeleine. Une léproserie y est également mentionnée en 132910. Ravagé par la guerre de Cent Ans, le fief de Massy change de mains à plusieurs reprises au cours des siècles suivants. Erigé au rang de baronnie, il passe en possession de Martin Ruzé d’Effiat, qui, en 1635, le réunit au marquisat de Longjumeau et de Chilly. Après l’extinction de la branche Ruzé d’Effiat, la baronnie de Massy connait le même sort que les terres de Chilly et de Longjumeau : elle revient aux ducs de Mazarin, puis, à la fin du XVIIIe siècle, aux princes de Monaco.


 http://patrimoines.iledefrance.fr/Massy.pdf






* Les trois châteaux

1216 : Il est fait mention d’un certain Hugues de Villa-Genis, premier seigneur cité pour ce lieu. Se trouve sans doute ici une ferme fortifiée.
1502 : 1er château, famille Fourquaud, noblesse de robe du Parlement de Paris : construction du premier château seigneurial avec donjon et basse-cour entourés d'une enceinte flanquée de quatre tours.
1697 : la ferme est mentionnée dans l'héritage d'Albertas,"seigneur d'Igny et de Villegenis"
1719 : le seigneur de Vilgénis est Claude Glucq des Gobelins, magistrat et industriel (héritier de la moitié de la manufacture paternelle de teinturerie). Il est amateur d'art, a possédé plusieurs toiles de Watteau, une autre de Desportes.



http://massystoric.fr/dossiers




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Historique du château et du domaine de vilgenis


XIIe siècle: la villa Johannis devient le fief du 3e fils du seigneur de Macy.

  .1216: un ferme fortifiée y est implantée.

.1502: construction d'un premier château par Jacques Foucaud, seigneur de Villegénis et Villemoisson.

.1748: Elisabeth Alexandrine de Bourbon-Condé fait reconstruire la demeure pour en faire un des plus beaux châteaux d'Ile de France.

. A la Révolution, il est pillé. En 1795,il devient une filature de textile.

.1823: Charles Delorme, avocat au Parlement, fait détruire le château et le remplace par une "maison bourgeoise".

.1860: Jérôme Bonaparte, nouveau propriétaire, agrandit la demeure et les communs, fait construire les écuries et fait creuser les étangs.

.1946: l'état rachète le domaine à la dernière famille propriétaire, les Corey, au profit d'Air France.

.2010: Air France quitte le site, à l'exception de 8 hectares; le château et son entourage sont vendus à la société Safran; une autre partie, la plus importante, est transformée en Zac pour y construire 1000 logements; la partie nord , de 18 hectares, est acquise par la mairie qui en confie la gestion à la SIAVB: celle-ci projette d'en faire un espace naturel voué à la biodiversité.


2018: ouverture au public de cet espace naturel sous le vocable "parc de Vilgénis".
































lundi 19 novembre 2018

Fiches historique, les châteaux-forts. Harcourt























Fiche N° VIII




 




۩   Le Château d'Harcourt, à Harcourt













Harcourt est fixée dans la région naturelle de la campagne du Neubourg, en région Normandie, au coeur de sa terre, le département de l'Eure, proche de Brionne et Le Neubourg sur la ligne menant à Evreux, plus au Sud.
Harcourt était le fief d'origine de la famille ducale d'Harcourt, une des plus anciennes familles nobles de France et d'Angleterre (première moitié du IXe siècle). La terre d’Harcourt échoua à Bernard le Danois (Xe siècle). Il serait le premier d’une lignée qui prit le nom d’Harcourt deux siècles plus tard. Le premier château fut un donjon au XIIe siècle, le second au XIIIe siècle celui-ci, remanié au fil du temps.










Dénomination : Château


Localisation :   27 800, Harcourt, département de L'Eure.


Région : Normandie


Année de construction :  XIIe siècle....


La tradition attribue l'origine du château d'Harcourt à Bernard le Danois, compagnon de Rollon, auquel auraient été données ces terres, peu après le traité de Saint-Clair-sur-Epte (911). Le premier seigneur d'Harcourt connu sous ce nom, Anquetil, apparaît à la fin du XIe siècle. Le château de cette époque était vraisemblablement construit sur une motte, précédée d'une basse-cour, chacune défendue par des fossés. La terre d’Harcourt échoua à Bernard le Danois. Il serait le premier d’une lignée qui prit le nom d’Harcourt deux siècles plus tard. Mais sa filiation avec les d’Harcourt n’est pas assurée. Les premiers ancêtres dont on soit sûr sont Turketil et son fils Ansquetil vers l’An mil. Le premier château de pierre remonte au XIIe siècle, construit par Robert II d’Harcourt, compagnon de Richard Cœur de Lion. Il consistait en un gros donjon carré, encore visible, sur une motte isolée par un large fossé, avec basse-cour. Au XIIIe siècle, l’ensemble est repris, réutilisant les structures déjà en place. Le château actuel permet de bien comprendre l’évolution de la forteresse, car il subit d’une manière générale peu de changements. Sur la motte du premier château, on adjoignit à la tour carrée un château de forme polygonale, à cinq tours rondes. Elle était entourée d’un fossé inondable. On accédait à la basse-cour par un pont avec, à l’origine, sans doute un « pont dormant », c’est-à-dire un tablier de bois que l’on pouvait ôter en cas de besoin. La basse-cour est aussi de forme polygonale, entourée d’une enceinte flanquée de neuf tours à archères. Cette enceinte aurait pu éventuellement se poursuivre derrière le château.

Au regard du site, il semble probable qu'à l'origine, le château d'Harcourt consistait, comme beaucoup d'autres châteaux du XIe siècle, en un ensemble fortifié en terre et en bois, avec une motte et une basse-cour, le tout entouré par des fossés.
L'édifice, tel qu'il est connu aujourd'hui, conserve probablement le tracé primitif de cet ensemble fortifié. En effet, la motte d'origine a certainement servi de base à la construction de la tour carré romane du XIIe siècle qui succède aux constructions de bois. Puis, au XIIIe siècle, elle a fait l'objet d'une extension afin d'y accueillir le logis qui est venu s'accoler à la tour.
Le logis forme un polygone irrégulier composé du donjon carré au nord-ouest, d’un logis abritant l’escalier d’honneur, du châtelet d’entrée flanqué de deux hautes tours circulaires et de la tour sud-est avec latrines. Un puits, avec cage à écureuil et voûte décorée en bâtons brisés, décor typique du XIIe siècle, s’appuie sur le logis. Cette arcade n'est sans doute pas d'origine, mais plutôt un élément appartenant à un édifice religieux roman aujourd'hui détruit, remonté au château pour y apporter une touche décorative.
Au XVIIe siècle, le logis a perdu sa courtine orientale, le dernier étage de son donjon, son chemin de ronde et ses mâchicoulis. En revanche, il a gagné une façade intérieure d'époque classique, de grandes baies et une cour d’honneur. Toutefois, l'apport de cette nouvelle façade a bousculé la structure de l'édifice et les deux parties, médiévale et classique, tendent à s'écarter dangereusement.
À l'extérieur, sur la terrasse qui permet d'accéder au château, un puits datant du XIIe siècle a été creusé à même la roche. Au XIVe siècle, il s'est vu agrémenté d'une roue en bois.
À l'intérieur, le logis comprend un escalier monumental du XVIIe siècle, formé de marches en pierre avec une rampe en ferronnerie, puis en bois.


Historique de la construction 

La motte féodale, le premier château fut construit en bois, puis vint au XIIe siècle un donjon carré en pierre puis au XIIIe siècle, le mur d'enceinte fut érigé avec douze tours ; les fossés et l'enceinte faisaient le tour complet du château. La basse-cour, à laquelle on accédait par un châtelet d'entrée reliant deux tours, contenait un véritable village : logement pour soldats, chapelle, écuries, etc.
Au XVIIe siècle, le château fut remanié par la princesse de Brancas qui fit combler les fossés et raser le mur d'enceinte côté est ; avec les pierres, elle refit la façade du château. A l'intérieur, un escalier monumental du XVIIe siècle est formé de marches en pierre avec une rampe en ferronnerie, puis en bois. A l'extérieur, sur la terrasse d'accès au château, se trouve un puits creusé à même la roche au XIIe siècle ; il a été doté d'une roue en bois au XIVe siècle. Après la confiscation du château à la Révolution, celui-ci fut vendu en 1804 à un avoué parisien, Louis-Gervais Delamare, qui introduisit massivement la culture du pin. En 1828, le domaine fut légué à l'Académie d'agriculture qui y créa un arboretum en 1833.
Classé Monument historique, le château des XIIe-XIVe, fortement remanié au XVIIe, est entouré d'une partie du mur d'enceinte et bordé d'un double fossé. Une exposition permanente présentée à l'intérieur permet aux visiteurs d'appréhender l'histoire du château, l'évolution de son architecture et l'histoire de la famille d'Harcourt.



* Le châtelet d'entrée

Le château est construit sur le bord sud-est d’un vallon sec de la plaine du Neubourg, délimitée par les vallées de la Risle et de l’Iton. Il domine la rive droite de la Risle, située à 5 km à l’ouest. Au même titre que le château de Sébécourt, il s’intègre dans un réseau de fortifications qui bordent la vallée. L’ensemble de la fortification se présente sous la forme d’une motte arasée, sur laquelle se trouve un château polygonal entouré d’un fossé intérieur précédé par une basse-cour. Celle-ci est ceinturée par une enceinte.

D'après le relevé des maçonneries il semble que le châtelet ait été construit à l'origine comme une porte de l'enceinte avec deux tours circulaires, probablement avec un pont au-dessus du fossé extérieur. Cette porte était défendue par des archères, certaines sont encore visibles à ce jour. Cette première phase est estimée aux alentours de la fin du XIIIe s.

Dans une deuxième phase de construction un bâtiment rectangulaire est construit dans la basse-cour pour se greffer aux tours. C'est alors que l'on peut parler de châtelet. Le plan au sol de ce bâtiment est quasiment le même que celui d'aujourd’hui avec un niveau de circulation environ 1 m au-dessus du niveau actuel. L’ajout du bâtiment rectangulaire montre une volonté d’améliorer la défense de l’entrée. Le bâtiment est constitué de deux salles dans le prolongement des tours et d'un couloir de 14 m avec une portée de 2,20 m entre ces deux salles. Le couloir était défendu par au moins deux archères. Elles sont visibles dans la salle ouest du rez-de-chaussée. Il était également équipé de deux herses et d'un assommoir, créant ainsi un système de sas. L’ensemble est clairement visible sur le relevé du plafond du couloir. L'absence de chaînage entre le bâtiment rectangulaire et les tours permet de déterminer qu’il y a bien deux phases distinctes.

(Le châtelet du château d'Harcourt  a fait l'objet d'une étude englobant les maçonneries et la charpente dans le cadre d'un master recherche en archéologie à l'université de Rouen, sous la direction d’Élisabeth Lorans, Anne-Marie Flambard-Héricher, Frédéric Épaud et Emmanuel Pous. Cette étude a révélé quatre phases de construction et de modification de l'édifice entre le XIIIe et le début du XVIIIe s.)






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L'histoire

Les origines du château remontent à 911, quand le roi de France céda la Normandie à Rollon à Saint-Clair-sur-Epte. Sur la motte féodale, le premier château fut construit en bois.

 Au XIIe siècle, un donjon carré en pierre fut construit.

Au XIIIe siècle, le mur d'enceinte fut érigé avec douze tours ; les fossés et l'enceinte faisaient le tour complet du château. La basse-cour, à laquelle on accédait par un châtelet d'entrée reliant deux tours, contenait un véritable village : logement pour soldats, chapelle, écuries, etc.

En 1338, peu avant le déclenchement de la guerre de Cent Ans, la châtellenie d'Harcourt est fusionnée, sur décision royale, à cinq autres (Brionne, Boisset-le-Châtel, Elbeuf, Lillebonne et Gravenchon) pour former le comté d'Harcourt.

 En 1356, le comte Jean V de Harcourt est décapité à Rouen, sur ordre du roi de France, Jean le Bon, pour avoir soutenu Charles de Navarre, comte d'Evreux, allié aux Anglais. Ses biens, confisqués par le roi, sont rendus en 1358 à son fils Jean VI. En signe de réconciliation ce dernier épousera une sœur de la reine, Catherine de Bourbon.

A partir de 1364, la défense du site est renforcée par Jean VI d'Harcourt avec la construction d'un châtelet d'entrée.
Le château est pris par les Anglais en 1418 après trois semaines de siège et est confié au duc de Clarence, frère d'Henry V, roi d'Angleterre. Il restera sous domination anglaise (comme presque toute la Normandie) jusqu'en 1449 repris par Dunois  à l'aide de l'artillerie. Il revient à Jean VII d'Harcourt en 1450, après la fin de la guerre de Cent Ans.
 En 1452, à la mort de Jean VII, sa fille épouse Antoine de Vaudémont, et fait entrer le château dans la famille des ducs de Lorraine.
La forteresse perdit son intérêt militaire tout en servant encore durant les Guerres de Religion au XVIe .
A la fin du XVIIe siècle, le château est complètement réaménagé : Françoise de Brancas, épouse d'Alphonse-Henri de Lorraine, "prince de Harcourt", y réside de 1694 à 1715. Cette amie de Madame de Maintenon fait entreprendre des travaux afin de rendre le château plus habitable : A l'Est, les fossés sont comblés et l'enceinte détruite pour créer une terrasse donnant sur un parterre. Toute la façade est reconstruite, les autres murs du château percés de grandes fenêtres. Le sommet du donjon est arasé pour le mettre au niveau des autres bâtiments. Des appartements sont aménagés à l'intérieur et décorés de boiseries et de parquets, un grand escalier à la française est construit pour les desservir. 

A partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, le château d'Harcourt, n'est plus régulièrement habité. Seuls les terres et les revenus du domaine sont exploités par un régisseur. Hypothéqué par ses derniers propriétaires pendant la Révolution, il échappe à la vente comme Bien National et donc à la destruction. Il est acheté aux enchères en 1802 par un avoué parisien, Louis-Gervais Delamarre, qui s'était spécialisé depuis 1789 dans la gestion des biens des nobles émigrés. Auteur par ailleurs d'un traité d'arboriculture, Delamarre met en pratique ses théories et implante à Harcourt un vaste domaine forestier basé essentiellement sur la culture du pin. A sa mort, en 1827, l'ensemble est légué à l'Académie d'Agriculture de France.
L'arboretum est crée à partir de 1833. Les rapports des académiciens soulignent le délabrement du château, qui est classé Monument Historique en 1862. Depuis la fin des années 1960, le château a été progressivement dégagé de la végétation qui recouvrait une grande partie de l'enceinte et sa restauration s'est poursuivie jusqu'au début des années 1990.
 En 1999, l'Académie d'Agriculture de France cède le château et l'arboretum au Conseil Général de l'Eure, responsable de la gestion du domaine depuis 2000. Sa première priorité a été de réparer les dégâts occasionnés par la tempête du 26 décembre 1999.





























































mardi 23 octobre 2018

Fiche historique. Les donjons. Meulan





















۝   Le donjon de Meulan à Meulan.












Situé en Yvelines au confluent de la Seine et de l'Aubette, sur la rive droite de la Seine, face aux Mureaux, Meulan loge encore les ruines d’un château-fort édifié au XIIe siècle, qui, bloqué entre deux places royales; Pontoise à l'Est et Mantes-la-Jolie à l'Ouest, eut elle aussi une place importante dans cet axe majeur.











Dénomination : Donjon, château


Localisation : 78 250
 Meulan, département des Yvelines.

Région : Ile-de-France


Année de construction :  e siècle

Anciennement : Donjon 


Année de destruction ou démolition du donjon : 







L' ensemble des fortifications offrait dans son plan un vaste triangle irrégulier flanqué de quatre tours principales. Au milieu de cette enceinte s' élevait le Fort, il se présentait sous la forme d'un grand bâtiment carré percé de petites fenêtres et flanqué de tourelles de diverses hauteurs dont la toiture, en forme pyramidale, se terminait par des girouettes aux armes de France. Les murs de ce donjon avaient six pieds d' épaisseur. Il était défendu à sa partie supérieure par deux étages de chemins de ronde, l' étage inférieur était muni de mâchicoulis, l' étage supérieur de créneaux et de meurtrières. Un fossé alimenté par les eaux de la Seine entourait cette robuste citadelle qui communiquait avec la première enceinte par un pont dont partie soutenue par une arche était bâtie en pierre, et l' autre portion se composait d' un pont-levis. Le même système de défense était appliqué aux deux ponts qui reliaient l' île du Fort à la terre ferme.

Cette énorme tour quadrangulaire d' un aspect formidable et d' une solidité de construction à toute épreuve ne laissait transparaître aucune saillie, cette masse sombre couronnée de créneaux, pourvue d'une seule porte étroite et basse se trouvait placée à plus de douze pieds (3.96 m) au-dessus du sol, comme dans la plupart des châteaux bâtis au XIIe siècle. On parvenait à cette porte au moyen d' une échelle.


Le roi Charles V convaincu que les troubles de Paris ainsi que le pillage du Vexin et l' Ile-de-France n' avaient été que le résultat de la négligence apportée à la conservation des places fortes de la Normandie et surtout de la citadelle de Meulan, résolut de remettre cette dernière en état de défense pour la guerre de l' époque avec ses îles qui la rendaient maîtresse de la navigation et ses deux ponts qui lui permettaient d' opérer sur les deux rives du fleuve. La ville de Meulan était en effet une position bien importante, Duguesclin, qui en connaissait la solidité, ne put qu' approuver. Les travaux mis en adjudication furent accordés à un entrepreneur de Mantes nommé Philippe Roussel. Ils commencèrent par la démolition du vieux donjon à demi ruiné par le dernier siège. Une partie des matériaux fut employée à la reconstruction de l' église Saint-Nicolas, on transporta le reste dans l' île Saint-Nicaise pour servir à l' édification de la nouvelle forteresse. Celle-ci fut tracée par Pierre de Sarmaise, ancien gouverneur de Macé le Barbier, et par l' ingénieur Jean Bardel, tous deux choisis par Duguesclin pour diriger ces travaux qui commencèrent en 1365 et se continuèrent jusqu' en 1379.


   



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