Espace exposition

lundi 17 octobre 2022

Fiche historique, les château-forts. Chaussée d'Antin

 













۩   Le Château-fort puis château de Porcheron ou 
château du Coq, à Paris

Hameau autrefois situé en pleine campagne à son époque proche de Paris qui, en 1328, compte 200 000 habitants. Elle devient la cité la plus peuplée du monde occidental ! Le hameau de Porcheron est devenu par la suite un quartier,  qui se développera à l'entrée nord-est du domaine, autour de Notre-Dame-de-Lorette. Le château-fort était placé à ce qui correspond aujourd'hui aux rues Saint-Lazare, Cadet, du Havre et de Provence dans la propriété qui s'étendait sur un quadrilatère. 








Dénomination : Château-Fort puis château

Localisation :   75 009, Paris
département de la Seine

Région : Ile-de-France




Le château du coq, héritier de la grosse maison fortifiée édifiée au XIIIe siècle par une riche famille terrienne à l’origine du village des Porcherons.Le château des Porcherons, dit aussi château du Coq est un château construit en 1310 à proximité du chemin des Porcherons, suivant le tracé de l'actuelle rue Saint-Lazare à Paris. Dès 1290, une famille de riches bourgeois, les Pocheron ou Porcheron, possédait de nombreuses habitations autour du chemin suivant le tracé de l’actuelle rue Saint-Lazare. 
Le hameau prit le nom de « Village des Porcherons », qu’il gardera jusqu’à la fin de l’Ancien Régime. En 1310, la famille fit construire une forteresse, ou château des Porcherons. Le château et son fief s’étendaient jusqu’aux actuelles rues Saint-Lazare, du Havre, de Provence et Cadet. 
En 1380, la famille Le Cocq acquit la propriété et réalisa des travaux dans le château, désormais château du Coq. Il fut notamment la propriété d'Hugues Le Coq, prévôt des marchands de Paris de 1420 à 1429 et de 1434 à 1436. Il resta dans cette famille jusqu’au XVIIIe siècle. Le roi Louis XI s'y arrêta avant son entrée dans Paris, le 29 août 1461, après avoir été sacré à Reims le 15 août. Après la Révolution, le château tomba en ruines et il fut complètement rasé lors des travaux Haussmanniens. Cet ancien château, fortifié de tourelles et restauré au XVIe siècle, n'a entièrement disparu que dans ces dernières années. 

Par la suite, aux Porcherons, la bonne société, voire même les dames de la meilleure, ne craignirent point, disons mieux, trouvèrent piquant de s'aventurer au milieu des guinguettes, incognito, il est vrai. La vertueuse Mme de Genlis consacre une page de ses Mémoires au récit d'une équipée de ce genre. Elle s'était rendue aux Porcherons en compagnie de plusieurs dames, déguisées comme elle en grisettes, et eut toutes les peines du monde à échapper aux entreprises du coureur de M. de Brancas, qui s'était épris d'elle un peu trop ardemment.


 *   Situation, histoire 

Il s’agit actuellement de la rue Lamartine et de la rue St Lazare dans le 9ème arrondissement à Paris

 La fin de la Guerre de Sept Ans en 1763 marque le début de l’urbanisation du quartier de la Chaussée d’Antin, entre le boulevard et les Porcherons. Cet ensemble de terrains maraîchers propriété de congrégations religieuses (les Mathurins, l’Hôtel-Dieu) va faire l’objet d’une intense spéculation immobilière, se couvrira d’hôtels construits par les plus grands architectes (Ledoux, Brongniart, Bélanger, de Wailly) et deviendra à la fin du siècle et jusqu’à la Restauration le quartier à la mode, une des meilleurs adresses de Paris tout particulièrement pour les nouveaux riches - financiers, actrices et danseuses de l’Opéra.
 De la Révolution à 1850 la chaussée d’Antin reste le quartier à la mode, l’urbanisation se développe au nord. La chaussée d’Antin se densifie : rue Godot de Mauroy (1818), prolongement de la rue d’Artois, rue Lafitte en 1830, à travers l’hôtel de Thélusson (1823), cité d’Antin (1829) sur l’hôtel de Montesson… La construction de l’église Notre-Dame de Lorette en 1823 traduit l’augmentation de la population. Brongniart, lotisseur des terrains des rues de la Chaussée-d’Antin ou des Mathurins, est l’agent foncier et le dessinateur du plan du lotissement de la rue des Capucins [rue Joubert], pour le compte de Sainte-Croix. Au final, vingt lotissements seront réalisés entre 1769 et 1786.

Ces lotissements entraînent l’ouverture de nombreuses voies nouvelles : les rues Thiroux (1772), de Caumartin (1779) et Sainte-Croix-d’Antin (1780) [toutes trois formant l’actuelle rue Caumartin]

La propriété s'étendait sur un quadrilatère formé par les actuelles rues Saint-Lazare, Cadet, du Havre et de Provence. 
 Il avait été construit par la riche famille Pocheron, ou Porcheron, qui y possédait des maisons dès 1290. Elle donna son nom au hameau, devenu quartier, qui se développera à l'entrée nord-est du domaine, autour de Notre-Dame-de-Lorette. Le fief constitué autour du château s'étendait un peu au nord de la rue Saint-Lazare jusqu'au ruisseau de Ménilmontant au sud. Le chemin au nord appelé chemin des Porcherons longeait un fossé qui drainait le marécage et servait de limite à la censive Sainte-Opportune. Il faisait partie d’une liaison du village du Roule au Clos Saint-Lazare et devint pour cette raison la rue Saint-Lazare. Le fossé disparut progressivement et n’était plus connu au XVIIe siècle. au sud (actuelle rue de Provence) et d'ouest en est entre les actuelles rues du Havre et Cadet et dépendait de la censive Sainte-Opportune, Philippe-Auguste ayant accordé aux chanoines Sainte-Opportune le droit de concéder en baux à rentes à certains seigneurs, les terres qui leur avaient été cédées vers 866 par Louis le Bègue correspondant à une partie de la zone alluviale marécageuse du cours préhistorique de la Seine. 

Après la Révolution, le château tomba en ruines et il fut complètement rasé lors des travaux haussmanniens en 1854.
Aujourd'hui, il n'en reste que le nom donné à l'avenue du Coq (en fait une impasse) et la fontaine au fond de l'avenue.




Les places fortes entourant l'Ile-de-France

Châteaux, château-fort, donjons



*



La Chaussée d'Antin


Le Château des Porcherons




Vue des Porcherons