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mercredi 6 mai 2020

Fiiche historique, les châteaux-forts. Villeconin











Fiche N° IX








۩   Le Château de Villeconin, à Villeconin


 Enchassée au centre-Ouest du département de l'Essonne proche d'Etampes et Dourdan, deux anciennes villes royale, Villeconin peut nous emmener au Sud vers le Loiret et les châteaux de la Loire, vers les Yvelines à l'Ouest et Rambouillet, vers Fontainebleau à l'Est, en Seine-et-Marne, un beau voyage dans le temps... Il fut d'abord une grande ferme fortifiée qui portait et porte le nom de "château de Villeconin", puis il fut transformé à la fin du XIVe siècle par Jean de Montagu, surintendant des finances du roi, puis à la renaissance par ses différents propriétaires...  









Dénomination : Château-Fort


Localisation :   91 580, Villeconin, département de l'Essonne

Région : Ile-de-France


Année de construction :  XIVe siècle (les bases du château actuel)




Le château de Villeconin a été construit à la fin du XIVe siècle par Jean de Montagu, surintendant des finances du roi Charles VI. Il est transformé à la Renaissance par les Cochefilet, belle-famille de Sully. A la Révolution, il est décrété bien national.
Au début du XIXe siècle, il devient une ferme inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926. Il est acquis par Henri de Jouvencel en 1932. Son petit fils Roland de Longevialle, propriétaire actuel, et sa famille vous font découvrir cette demeure de charme.

Cette grande ferme jadis, si curieusement fortifiée porte le nom de "château de Villeconin". L'abbé Massuchetti nous le dit faire partie de ce fief d'Ardenelle relevant de Saint-Maurise, taxé en 1370 à 24 livres pour la rançon du roi Jean, possédé en 1376 par Jean de Montagu, à l'époque de la révolution par Cézar Marie de Talarue, marquis de Chalmaséb et de Chamarande et entre temps par les d'Estouteville, les Cochefillet, les Mérault et probablement aussi par les Graville. Le petit hameau d'Ardenelle qui a donné son nom à cette seigneurie, est situé au midi de Villeconin, de l'autre côté de la rivière. Au XIVème siècle, le fief se composait d'un hôtel ou place messière (c'est à dire d'un lieu fermé de murs avec juridiction) consistant en maison, grange, étable, cour, colombier. Les dîmes des héritages tenus en censives qui en dépendaient, etc...et toute la série des droits féodaux. Un plan terrier levé en 1753, et relevé par Mr. Molletz nous présente le manoir sous la forme d'un carré long, ouvrant vers l'Est, entièrement entouré de douves profondes, flanqué sur la façade du Nord-Est de deux tourelles d'angle. Entre les deux, une petite saillie à angles aigus, prolongée en arrière et perpendiculairement, par un long bâtiment rectangulaire, figure la place du pavillon couvrant la porte cavalière cintrée, accostée de l'ouverture réservés aux gens de pied. Villeconin aux frères de Maintenon - Le Château de Villeconin

Le dernier occupant était un ermite décédé en 1940. La ferme était déjà abandonnée en 1899 quand un instituteur rédige une monographie de Villeconin. Au XIXe, il a servi de carrière: ses pierres étaient vendues. Archives et gravures font état d'une « tour de l'escalier » haute de 17,5 m dont il reste la base, l'une des sept de ce château de 58 m sur 60. Quand a-t-il été construit ? Où se situe sa chapelle ? Est-il lié à l'ordre des Hospitaliers, qui étaient présents à Villeconin ?

Demeure historique située au coeur d'un village fleuri dans la vallée de la Renarde. Le château de Villeconin a été construit à la fin du XIVe siècle par Jean de Montagu, surintendant des finances du roi Charles VI. Il est transformé à la Renaissance par les Cochefilet, belle-famille de Sully. A la Révolution, l'édifice est décrété bien national. Au début du XIXe siècle, il devient une ferme inscrite à l'inventaire des monuments historiques en 1926. La bâtisse est acquise par Henri de Jouvencel en 1932. Son petit-fils, Roland de Longevialle, propriétaire actuel et sa famille vous font découvrir cette demeure de charme.












- L'ancien Château de Villeconin ou manoir des Ardenelles








Gravure du château au XVe




La cour de l'ancien château











samedi 2 mai 2020

Fiche historique, les châteaux-forts. Verdelot












Fiche N° XXXI








۩   Le Château de Launoy-Renault, à Verdelot

 Enchassée à l'orée du département de l'Aisne, à l'Est de la Seine-et-Marne proche de Coulommiers entre Provins et Château-Thierry, Verdelot est insérrée dans la Brie cette vaste région naturelle courant assez loin... Verdelot sous son aspect villageois a accueillit sa place forte au moyen-âge, son château et des remparts, cette forteresse antérieur à 1458 fut un point stratégique...








Dénomination : Château-Fort


Localisation :   77 510, Verdelot, département de la Seine-et-Marne

Région : Ile-de-France


Année de construction :  XVIe siècle
















La forteresse de Launoy-Renault, construite à Verdelot, en Seine-et-Marne, et dont la construction est antérieur à 1458, est partiellement détruite à la guerre de cent ans. Le château fut reconstruit au XVIe siècle avec une superbe façade renaissance. Jadis entourée de bois et d’étangs, il est devenue, à cet emplacement stratégique, une simple demeure appartenant à la famille d’Espence. Puis le château a été la propriété de la famille protestante de Bauveau. La chapelle sert au culte réformé jusqu'en 1685. Le château est un rendez-vous des seigneurs Huguenots. La seigneurie de Verdelot appartenait au Comte d'Allonville qui y possédait quatre fiefs dont Launoy-Renauld. Émigré en 1791, le Comte Armand Jean D'allonville seigneur de Verdelot et Launoy-Renauld, mourut à Londres le 24 janvier 1811.

Un acte de décembre 1456 entérine le dénombrement fait par « noble homme Claude Toignel, seigneur de Guivry et de Launoy-regnault », lieu où il a « toute justice haulte, moyenne et basse », à son suzerain robert de sarrebruche, comte de roucy et de Braine, seigneur de Montmirail et de La Ferté-Gaucher en Brie. Le descriptif mentionne : « le chastel et forteresse dudit Launoy regnault ainsi comme il se comporte avec les grans fossez et les petis ensemble la basse court et arrières fossez assis devant ledit chastel ainsi tout se comporte lesquels chastel et basse court à l’occasion des guerres qui ont esté par long temps en ce royaume, ont esté par longue espace de temps ruynez et inhabitez et depuis peu de temps ont esté reddifiez et remis sub audit chastel basse court… ». Ces termes prouvent l’existence d’un château de Launoy-renault avant la guerre de Cent Ans. Château et seigneurie n’apparaissent pas dans les rôles des fiefs du comté de Champagne au XIIIe siècle, recueillis jusqu’en 1275. Le domaine pourrait avoir été constitué, après cette date, par un premier seigneur inconnu. En 1456, le château venait d’être remis en état, vraisemblablement par Claude Toignel, à sa reprise du fief, après une longue période d’abandon et de ruine, mais l’équipement économique associé, notamment « aucuns saunoirs estant ès fossés et arrière-fossés de ladite place pour mectre et garder poisson », n’était pas encore rétabli. Ce contexte confirme accessoirement que les fossés du château étaient en eau, comme ils le sont encore aujourd’hui. il est cependant difficile de reconnaître, dans cette description d’un château à basse-cour et avant-fossés, le vaste plan quadrangulaire du château aujourd’hui conservé, avec angles et porterie flanqués de tours.
L’homogénéité de conception et de réalisation de l’œuvre architecturale du XVIe siècle exclut toute hypothèse d’un chantier échelonné en plusieurs étapes et plaide en faveur d’un achèvement vers 1530 au plus tard. Cette même unité architecturale permet d’affirmer que le logis de Launoy-renault, tours d’angle comprises, n’est pas une construction du XIVe et du XVe siècle largement remaniée au XVIe siècle, mais un édifice neuf datant du premier tiers du XVIe siècle. De plus – on y reviendra ‒ la distribution fait référence à celle des logis de quelques châteaux de grands officiers de la couronne réalisés dans le premier quart du XVIe siècle

Le seul vestige probable du château médiéval restauré en 1456 semble être l’ouvrage d’entrée fortifiée, pavillon de plan carré flanqué de façon asymétrique de deux tourelles cylindriques dont le soubassement baigne dans l’eau des fossés. La mise en œuvre de cet édifice, plusieurs fois remanié au point d’avoir perdu la plupart de ses aménagements d’origine, est différente de celle du grand logis sud, plus rustique et moins unitaire. Étayées après coup par deux gros contreforts frontaux, les tourelles sont construites en blocage de petits moellons de grès et de silex depuis le soubassement massif jusqu’au niveau du rez-de-chaussée inclus. Au-dessus, le reste du corps cylindrique est monté entièrement en briques, tandis que les murs du pavillon sur lequel se greffent ces tourelles sont en blocage de petits moellons sur toute leur élévation, sans mauvais raccord d’une maçonnerie à l’autre. La tourelle nord abrite au rez-de-chaussée une petite chambre de tir circulaire couverte d’une voûte sur croisée d’ogives rudimentaire et équipée d’une ouverture de tir de type archère, à fente simple au-dehors, permettant de contrôler le passage sur le pont d’accès. Cet élément pourrait appartenir au château ruiné pendant la guerre de Cent Ans, et les élévations en briques à son rétablissement en 1455. La grande arcade d’entrée actuelle couverte en anse de panier, appareillée en grès, et le pont dormant ont sans doute remplacé, avant 1770, un ancien dispositif de porte à pont-levis, avec arcade charretière plus étroite et guichet, dispositif usuel au XVe siècle. La tourelle sud contient un escalier tournant en bois qui peut remonter au XVIIe siècle.


Le grand corps de logis

À l’instar des modèles fournis par les prestigieux châteaux neufs des grands dignitaires du temps de Louis XII et de François Ier, le grand corps de logis de Launoy-renault est conçu comme une suite d’appartements ‒ salles, chambres, garde-robes et cabinets ‒, tout en intégrant une composante défensive. Long d’un peu plus de 49 m pour une largeur moyenne de 9,50 m hors œuvre, flanqué de deux tours d’angle de 7 m de diamètre, abritant deux niveaux résidentiels, il s’apparente nettement au schéma des logis de deux de ces grands châteaux, malheureusement détruits, Bury en Blésois bâti en 1512-1515 pour Florimont robertet (1458-1527) , secrétaire des finances de Charles VIII, Louis XII et François Ier et Bonnivet en Poitou, bâti de 1516 à 1524 pour Guillaume II Gouffier, amiral de France (1481-1525).


L'enceinte

Le parti d’ensemble, une ample enceinte quadrangulaire cantonnée de tours circulaires, formant un rectangle imparfait (env. 49 x 78 m), ceinte de fossé en eaux, est assez classique pour des châteaux ou grandes maisons fortes de plaine à partir du XIIIe siècle. il est bien représenté en Brie jusqu’au XVIIe siècle.
Les dimensions assez modestes de l’ouvrage d’entrée à deux tours – autre poncif architectural inauguré au XIIIe siècle ‒ et l’absence de tours de flanquement intermédiaires sur les longs côtés de l’enceinte, sont des indices du rang secondaire de Launoy-renault, par comparaison avec des châteaux de seigneurs de plus grande envergure. rien, dans l’absolu, ne s’opposerait à ce que le plan général de Launoy-renault ait été fixé tel qu’il l’est encore dès le premier « châtel et forteresse », présumé fondé vers le début du XIVe siècle


Lire la suite page 432  http://corvisier.mesqui.fr/Chateaux_francais/pdf/Launoy-Renault.pdf








La ville



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Fiche de l'enceinte du château



Les seigneurs de la ville




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dimanche 6 octobre 2019

Fiche historique, les châteaux-forts. Saint-Prix













Fiche N° XIV








۩   Le Château de la chasse, à Saint-Prix

A demi enchassée dans la forêt domaniale de Montmorency, Saint-Prix, située sur le flanc méridional de la vaste butte-témoin portant la forêt de Montmorency domine la vallée de Montmorency. Au coeur de la triangulation Saint-Denis, Roissy-en-France, Auvers-sur-Oise, dans l'axe Sud-Sud-Est de Pontoise, Saint-Prix fut place forte, résidence de chasse, son petit fort accueilla des rois de France et a appartenu à des grandes familles.








Dénomination : Château-Fort


Localisation :   95 390, Saint-Prix
département du Val d'Oise

Région : Ile-de-France


Année de construction : IXe siècle



L'existence du village de Tour est attesté en 1099 lorsque Raoul Deliès, Comte de Pontoise donne ses droits sur ce village ainsi que le village voisin dénommé de Métiger à l'abbaye Saint-Martin-des-Champs. Le village ne compte que 40 habitants en 1470, il est alors la seigneurie des Montmorency qui fondèrent au XIIe siècle dans la forêt de Montmorency, un prieuré transformé en rendez-vous de chasse en 1460 et qui reçut la visite de Louis XI. Pendant la Révolution française, la commune prit le nom de Bellevue-la-Forêt. Elle devint, pendant la Terreur, le refuge de Roland, La Révellière-Lépeaux, Bosc et des proscrits girondins.

Saint-Prix, place forte
Petit château féodal, il est constitué d'une bâtisse carrée de 20 mètres de côté, flanqué de quatre tours rondes de 6 mètres de diamètre. Situé au cœur de la forêt de Montmorency, il est entouré de deux étangs, un de six arpents devant, et l'autre de trois arpents derrière. Au IXe siècle, l'historien de Charlemagne (Eginhard), fait mention d'un château fort dans cette région de la Forêt de Montmorency sous le nom de Castellum de Chassia, qu'il décrit comme château fort imprenable.
Au début du XVe siècle, le château de la Chasse eut un rôle militaire : au mois de décembre 1418, les Bourguignons étaient à Paris depuis le 29 mai, et le château fut confié à cinq « serviteurs ». A Noël, ont cru nécessaire d’y ajouter huit arbalétriers et un archer pavoiseur, sous le commandement d’un capitaine. Le château fut également le théâtre d’évènements guerriers de la lutte entre Armagnacs et Anglais. Les Anglais s’étaient emparés du Château de la Chasse qui leur servit de base pour aller piller les alentours.
Les courtines tiennent en même temps lieu de murs au logis, elles sont reliées entre elles par des courtines. Les tours se situent exactement au Nord, à l'Est, au Sud et à l'Ouest. Elles ont été arasées en 1728 et dotés de toitures à pente unique, couvertes de tuiles plates. Ce remaniement confère au château sa silhouette bien particulière, mais va à l'encontre de son architecture d'origine. De même, la démolition de la courtine Sud-Ouest, la construction d'un nouveau logis, le bouchage des fenêtres d'origine et le percement de nouvelles fenêtres apportent davantage de confort à l'habitation, mais dénaturent fortement le caractère authentique du château médiéval.

Le château servit aussi de garnison pendant la guerre de Cent Ans. Le musée de Chantilly possède plusieurs quittances datées de 1418, données à des soldats pour avoir gardé le château de la Chasse.


L'histoire
Le château de la Chasse, qui appartenait aussi aux Montmorency, passe pour avoir été édifié dès le XIIe siècle. Ses douves et ses étangs étaient alimentés par le ru du Nid-d'Aigle qui recueillait les eaux des vallons situés en amont.
En 1207, Matthieu II (1189-1230), grand connétable de France, y donna une fête en présence de son beau-frère, Simon IV de Montfort (~1165-1218), et du comte Mathieu III de Beaumont (~1155-1208). Plusieurs fois pris et repris pendant la guerre de Cent ans, ce rendez-vous de chasse accueillit les rois de France jusqu'à Henri II (1519-1559).
En 1392, Jacques de Montmorency (1370-1414) avait bâti à proximité deux tuileries et un logis pour sa mère, Pernelle de Villiers.Ces constructions ont été brûlées en 1429 par les Anglais qui pillèrent le couvent du Bois-Saint-Père.
Au XVIIe siècle, un petit hameau s'élevait au sud-est de la forteresse, dont le corps central sur plan carré était flanqué de quatre hautes tours. Le Grand Condé (1621-1686) y fit quelques réparations. Un document daté de 1692 décrit un « fort château bien ancien, fossé sur lequel il y a un pont-levis pour rentrer [...], basse-cour fermée de hautes murailles, devant un étang de six arpents, derrière un autre étang de trois arpents. » Après son dérasement partiel en 1728, on peut citer parmi ses propriétaires Louis Bonaparte (1778-1846) ou le dernier prince de Condé, Louis VI Henri de Bourbon (1756-1830). Le château (inscrit au titre des monuments historiques) appartient aujourd'hui à l'office national des forêts. http://www.valdoise.fr/778-saint-prix.htm

« Si nous en croyons Eginhart, dans sa Vie de Charlemagne, le Château de la Chasse, jouissait d’une réputation de forteresse presque imprenable, grâce à un double rang de fossés, qu’alimentaient plusieurs rapides cours d’eau » expliquait l’historien Lucien Double, en 1869, dans ses Chroniques des pays de Rémollée. Avant lui, c’est André Duchesne (1584-1640), géographe et historien, qui en narrant l’histoire de la maison de Montmorency, parle « d’un viel château avec double fossé qu’on nomme le château de la chasse ». Auguste Rey, historien, maire de Saint-Prix de 1884 à 1893, précise quant à lui qu’il s’agissait d’un bâtiment carré de 12m de côté, avec des angles engagés dans des tours rondes de 16 m de diamètre. Ce château est donc des plus anciens. A la limite des communes de Domont, Bouffémont et Montlignon, il est aujourd’hui l’un des plus remarquables édifices de la Commune de Saint-Prix.

L’origine la plus probable du toponyme viendrait du gaulois cassanus, le chêne, nom qui s’accorde parfaitement avec son implantation sylvestre. La famille de Montmorency reste longtemps propriétaire du domaine. En 1207, Mathieu de Montmorency y reçoit, au nom du roi, Philippe Auguste, le serment du comte de Saint-Pol pour deux fiefs. Guillaume de Montmorency, quant à lui, y accueille le roi Louis XI pour une chasse en forêt. Le château devient ensuite propriété des Condé, puis de Louis Bonaparte, qui l’acquiert sous le premier Empire. Le roi de Hollande y réside avec la reine Hortense (d’où le chemin Madame entre Saint-Leu et La Chasse, passant par Saint-Prix) et son fils, futur Napoléon III. Puis la famille de Condé reprend possession du château, qui est ensuite cédé à la baronne de Feuchères, à la suite de la mort du dernier Condé.

Histoire de la ville
http://www.valmorency.fr/30.html





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samedi 6 juillet 2019

Fiche historique, les châteaux-forts. Tillières-sur-Avre














Fiche N° XVII






۩   Le Château de Tillières, à Tillières-sur-Avre


Au coeur de la vallée de l'Avre, à la frontière entre la Normandie et le royaume de France au moyen-âge, la commune flirte actuellement avec le département de l'Eure-et-Loir, elle se trouve au Sud d'Evreux, proche de Dreux. Tillières, placé au Sud de son département, l'Eure, bénéficia d'un château-fort au XIe siècle, qui, sur un éperon rocheux, domina le village et la vallée. Un tout premier château fut construit par Richard il fut détruit en 1040.








Dénomination : Château-Fort

Localisation :   27570, Tillières-sur-Avre 
département de l'Eure

Région : Normandie




D’après la topographie actuelle de Tillières, l’Atlas Trudaine (ill. no 9) et le cadastre du XIXe siècle (ill. no 12), le bourg trouva sa place en s’insérant en longueur, entre la basse-cour Sud du château et de la rivière, sans toutefois franchir celle-ci. En contrebas du château et séparé par un mur, le bourg était donc totalement dissocié des structures castrales.

Le château de Tillières lui, placé sur un éperon rocheux domine le village et la vallée, un tout premier château fut construit par Richard, il fut détruit en 1040.
Apparement à accès unique, ce château faisait apparement partie de ses forteresses contemporaine du royaume anglo- Normand.
Le château reconstruit et modernisé par le roi de France, résista jusqu'à la guerre de cent ans, détruit par un incendie en 1492, il fut restauré en 1546 par la famille Le Veneur.
La partie sommital de l'éminence naturelle, du château était constituée d'une grande cour, close de murailles et pont-levis, elle englobait des bâtiments

Le château-fort de Tillières a été fondé vers 1013 par le duc Robert de Normandie, père de Guillaume le Conquérant. La forteresse occupe une position majeure en dominant la vallée de l'Avre, à la frontière entre la Normandie et le royaume de France. Incendié par Henri Ier de France en 1040, le château est reconstruit dès l'année suivante. La place forte est récupérée par Guillaume le Conquérant en 1057 et n'est rattachée à la France qu'en 1203 suite au siège de Philippe-Auguste. Le château est ruiné par les anglais lors de la guerre de Cent ans. Un incendie l'endommage une nouvelle fois en 1492, peu de temps après sa reconstruction. Restauré à la fin du XVIe siècle, le château est finalement détruit en 1823. Une grande maison à deux étages a été rebâtie vers 1835 tandis que le reste du domaine a été aménagé avec un parc à l'anglaise. Il subsiste encore d'importants vestiges des fortifications médiévales (tours, courtines, fondations du logis) qui témoignent de l'ancien intérêt stratégique du site.

 Au XVIe siècle, se château était formé de corps de logis, de communs et de jardins, il sera détruit en 1823 puis reconstruit en 1835

Dès le début du XIe siècle, le pôle dominant de Tillières fut constitué par son château. Ducal à l’origine, il n’avait pas vocation à être un chef-lieu seigneurial mais surtout à défendre l’accès méridional de la Normandie contre le comte de Dreux-Chartres. En 1040, ce premier château fut détruit par le roi de France qui, dans un premier temps, exigea du jeune Guillaume qu’il ne le reconstruise pas avant quatre ans, mais qui décida finalement de réédifier la forteresse pour son propre compte et la garnit de ses propres chevaliers. Dès les environs de 1057, le château revint à la Normandie et Gilbert Crespin y fut remis en place. Tillières subit ensuite quelques sièges, tous dus à sa vocation de défense frontalière. Guillaume de Chaumont, gendre du roi de France, y échoua en 1119. En août 1152, à défaut d’atteindre le château, Fouis VII brûla une partie du bourg. En 1198, la comptabilité ducale montre le soin particulier de Richard à mettre Tillières en défense. Le château accueillit de nombreuses troupes : 21 sergents à cheval (40 jours pour 208 livres), quatre garnisons de 10 mercenaires gallois (chacune pour 6 livres, 13 sous et 4 deniers pour quarante jours), ainsi que du matériel lourd : 8 balistes (pour 76 livres). Des « œuvres », probablement des travaux de renforcement, y furent effectuées pour la somme de 200 livres. En juin 1201, 80 marcs d’argent, puis 100 livres furent octroyés par l’Échiquier pour les « œuvres communes » de Tillières. Les 27 et 28 novembre de la même année, le roi Jean vint à Tillières. Des travaux y eurent encore lieu en 1203, pour 50 livres.

Le château de Tillières prit place sur un site naturel particulièrement bien adapté, un éperon dominant la rive française de l’Avre, probablement colonisé dès l’époque protohistorique. Les premiers vestiges du château sont extrêmement réduits du fait des modernisations successives, de destructions importantes au cours de la guerre de Cent Ans, puis de ses reconstructions aux XVIe et XIXe siècle. Il subsiste néanmoins quelques éléments éclairés par les sources écrites et iconographiques : l’Atlas Trudaine qui en donne un excellent plan masse réalisé avant 1747 et une reconstitution de 1734, où les éléments principaux semblent avoir été correctement observés mais leur agencement fut idéalisé autour d’une simple cour quadrangulaire, au lieu de deux cours successives.

Wace relata en détail sa construction suivie immédiatement du premier assaut du comte de Chartres15. Richard l’aurait fait garnir d’ouvrages de terre et de bois (fossés et palissades), construction rapide et économique, ainsi que de mortier et de pierres taillées. De leur position dominant la vallée l’Avre, les trois connétables purent suivre de loin l’avancée de l’armée chartraine. Ils se rangèrent pour la bataille devant la porte du château, Néel de Cotentin au centre, Raoul de Tosny à sa droite et Roger à sa gauche. Ce poème épique, bien que correctement documenté par les chroniques de Guillaume de Jumièges et de Robert de Torigny, reste cependant une œuvre littéraire largement postérieure aux événements, car composée dans les années 1160-1170. Wace n’a en aucun cas pu décrire le tout premier château de Richard, détruit en 1040. La description de ce château, apparemment à accès unique, a plus certainement été reconstituée idéalement à partir de toute forteresse contemporaine du royaume anglo-normand. Le château, reconstruit parle roi de France et progressivement modernisé, résista jusqu’à la guerre de Cent Ans malgré sa prise par les Anglais en 1417. Il fut détruit par un incendie en 1492 et restauré en 1546 par la famille Le Veneur, peut-être d’après des plans de Jean Goujon et de Philibert Delorme. Cœxistaient ainsi aux XVIe-XVIIIe siècles deux corps de logis d’époques différentes, plusieurs cours et jardins comprenant divers bâtiments et communs. L’ensemble fut finalement détruit en 1823 et le château reconstruit vers 1835 dans un style néoclassique très épuré.












rempart









dimanche 9 juin 2019

Fiche historique, les châteaux-forts. Vétheuil












Fiche N°XV







۩   Le Château de Vétheuil, à Vétheuil

Village agréablement situé sur une boucle de la Seine à 6 kms de La Roche-Guyon, Vétheuil était, avant la révolution, un bourg assez considérable, quelques hameaux voisins qui forment aujourd' hui une commune détachée en dépendaient. On y remarque encore les ruines d'un château-fort très ancien qui concourait ainsi que la tour de la Roche Guyon à défendre cette partie du Vexin et à couvrir Paris de ce côté.









Dénomination : Château-Fort


Localisation :   95510, Vétheuil
département du Val d'Oise

Région : Ile-de-France


Année de construction: Xe siècle



 A l'époque féodale, Charles le Chauve avait obligé les seigneurs locaux à réparer les anciens châteaux-forts et à en construire de nouveaux pour s'opposer aux ravages des Normands et défendre les bords de Seine. Vétheuil eut donc aussi son château-fort comme nombre de cités. Il en est fait mention dans des actes datant de 1067. Défendu par 3 tours de 5 mètres de large dont la hauteur était proportionnée, ce château a par la suite soutenu de longs sièges.
Au XVIII siècle, alors que les tours n'existaient déjà plus, il était habité par la famille Morin de la Sablonnière, puis il passa en diverses mains jusqu'à celles de M. Séguin, marbrier de l'empereur. En 1898, la Générale Margueritte et ses fils Paul et Victor, écrivains de renom, l'acquirent.
Ce château-fort fut détruit par Bertrand Du-Guesclin en 1364, il en reste quelques souterrains.  Louis-Jean-Baptiste-Étienne Vigée, frère de Mme Vigée-Lebrun dit « La maison que je décris dans des vers, simple, mais assez considérable a été construite sur une partie de l’emplacement qu’occupait un château-fort qui, après avoir été, au dixième siècle, pris par les Anglais et repris sur eux, a été depuis entièrement démoli. On voit encore dans le jardin un mur de terrasse qui faisait partie des fortifications et les ruines de trois tours, dont les fondations formant bassins, reçoivent l’eau d’un ruisseau qui fait tourner plusieurs moulins placés sur différents points de la côte qui protège le village. »

Les anciens seigneurs de Vétheuil possédèrent ce fief jusqu’au XIVe siècle, la terre devint ensuite propriété des comtes et ducs de la Roche-Guyon. Vétheuil possédait un château fort, bâti au Xe siècle et dont on trouve mention dans un acte de 1067.






Le patrimoine, l'histoire du village 




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dimanche 2 juin 2019

Fiche historique, les châteaux-forts. Montréal
























۩   Le Château de Montréal, à Montréal

Situé à moins de 10 kilomètres au Nord-Est d'Avallon et placé au Sud-Est du département de l'Yonne, Montréal est une ancienne place-forte construite en hauteur sur un monticule qui dominait le village et la vallée du Serein. La commune est assise entre le duché de Bourgogne et le comté de Champagne dont elle dépendait, sur un vaste territoire constitué des comtés de Nevers, Auxerre et Tonnerre, soutenu par le roi. Le village devint prospère, ce qui permit à Montréal de devenir une véritable ville, au point de rivaliser avec Avallon, elle fut une clef défensive de la Bourgogne.








Dénomination : Château-Fort


Localisation :   89420, Montréal, département de l'Yonne

Région : Bourgogne-Franche-Comté


Année de construction : XIe siècle




Le château se composait de cinq tours muni d'un fossé, il datait de l'époque des Anséric, XIe siècle, les guerres lui fit subir un bons nombres de dommages, il subit donc des remaniements.
L'intérieur se composait d'une magnifique salle de 33 mètres de long sur 10 m de large munie d'immenses cheminées, elle servait de lieu de fête, de bienvenue..


Antérieur au XIIIe siècle, la place forte se composait de trois enceintes percées de portes en arc brisé surmontées de tours. Une première enceinte isolait le château et la collégiale du reste du sommet de la colline, ou logeaient les chanoines et très certainement la garnison, lui-même à l’abri d’une deuxième enceinte. La porte qui en fermait l’accès a disparu, mais la base d’une échauguette toute proche est encore visible. Une troisième ligne de remparts protégeait la ville à flan de colline.
En étudiant la charte d'affranchissement d'Anséric, il apparait que le village s'étendait déjà à l'extérieur des enceintes, toutefois, c'est dans la partie haute que l'on trouve le plus de demeures anciennes, des XVe, XVIe, XVIIe siècle.

La municipalité propose en 1792 d'en faire une vaste prison ainsi qu'une manufacture qui emploierait les prisonniers. Sans suite... En 1794, les autorités avallonnaises envisagent de remettre le château en état de défense, avec un corps de troupe de mille hommes. Là encore, aucune suite ne sera donnée... C'est une loi de 1794 sur la destruction des châteaux forts et forteresses de l'intérieur, qui scelle définitivement son sort.

Les quatre portes établies au XIIIe siècle, étaient des tours carrées surmontées de mâchicoulis et équipées de doubles portes et de herses en fer. À l'extérieur de ces fortifications s'étalaient les faubourgs, non protégés et donc les premiers pillés et incendiés dans les périodes de troubles.

Le village possède encore des portes, on y pénètre par la porte d'En Bas pourvues de belles arcades de pierre, la porte du bas et la porte du milieu.



Quelques travaux

En 1345 des travaux permirent des remettre en état les murs, les créneaux et de construire des eschiffes sur la porte du Belle

En 1362 d'autres travaux eurent lieu, ils permirent : de ré-appareiller les angins (engins) pour faire getier (), de recoigner (réparer) les portes des quinquez, remettre les pans des arches et faire quatre portes neuves.

En 1366, des travaux permirent d'élever toutes les tours du château et  faire de nouvelles eschiffes
En 1367, des travaux eurent lieu à la tour cigogne

Au XIVe siècle, pour loger sa femme et son fils le Duc Hugues IV du faire de gros travaux

De 1530 jusqu'en 1556, il y eut de grands travaux au château, en 1557 un édit ordonna la fortification des villes de Bourgogne.

A partir de 1599, il n'y eut plus de travaux, ces consolidations durèrent jusqu'à la révolution. En 1800, le château fut détruit.

Il a été réparé et fortifié par les sires de Montréal et par les ducs de Bourgogne, il avait 4 belles portes en tours carrées à herse et mâchicoulis un donjon environné de 19 tours d un fossé d un cavalier, il protégeait 28 villages en cas de besoin, ceux-ci devait, en contrepartie, participer aux travaux de restauration et d'entretien.

On regardait cette forteresse comme la clef de la Bourgogne du côté de la Champagne. 



L'histoire


Vers 1005, Landry, comte de Nevers vint l'assièger plusieurs fois pendant les guerres du roi Robert sans pouvoir s'en emparer.
Vers la même époque, les seigneurs de Montréal fondent le prieuré Saint-Bernard, puis en 1068 le  chapitre de cette ville.
Après la croisade de 1147, Anséric fit bâtir l'église.
La puissante famille de Montréal, qui a jouée un rôle brillant durant trois siècles, perdit son nom, mais une branche distincte de cette famille, les Beauvoir, dont descende les Beauvoir-Chastellux (qui laissérent leur titre de Beauvoir pour ne garder que Chastellux) possédait le château.
Il fut fort endommagé par les Anglais maîtres de Flavigny et de Guillon en 1359, Eudes IV y conclut un traité d' alliance avec Amé, comte de Savoie, en 1348 et y ratifia le contrat de mariage de Jeanne sa petite fille, avec ce prince, en présence de plusieurs de ses barons.
 Le duc Jean, résidant en 1404 dans ce château, rédige une célèbre ordonnance qui rend à ses sujets le commerce libre des grains dans les pays étrangers, sur le jugement fait par les élus que la Province avait une production excédentaire en grains. Il amena au château des munitions et de l' artillerie en 1419. Les Etats s' y tinrent sous François Ier qui les honora de sa présence.
Apparemment, pendant son séjour, on bâtit les halles sur la façade de laquelle on voit la Salamandre, sa devise chérie. Le baillage d' Avallon y fut transféré au temps de la ligue comme dans un lieu de sûreté. Ce fut aussi l'asile des autres royalistes de cette ville décidée, pour le parti de la ligue, tandis que Montréal était resté fidèle au roi qui fit réparer les fortifications démolies depuis, sur ordre d'Henri IV. On a prudemment desséché un étang qui baignait le pied du château.

La chambre qu' il occupait se trouve dans une tour qui porte encore le nom de Tour du Roi.



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