dimanche 30 août 2015

Fiche historique, les châteaux-forts. Châtenay-Malabry






















Fiche N° I







Armorial appartenant à la France des capétiens

 





۩   Le Château-fort de La Boursidière,  à Châtenay-Malabry.








La Boursidière (ou La Boursillière ou La Bourcillière) est un lieu-dit situé à la limite des communes de Châtenay-Malabry et du Plessis-Robinson, à l’extrémité nord de la forêt de Verrières et à proximité immédiate de l’A86..
À quelques dizaines de mètres, dans la forêt délimitée par une clôture, on peut encore voir deux, trois vestiges (soubassements) de l’ancien donjon de la Boursidière. 

Le site de La Boursidière et ses environs a été occupé depuis très longtemps: on a retrouvé des vestiges néolithiques au lieu-dit des Cent Arpents, et les restes d’un atelier de céramique gallo-romain sur le site même. Auxxe siècle, une importante briqueterie (briqueterie Lafontaine) avait pris le relais, en raison de la qualité de la terre argileuse du plateau.













Dénomination : Château-fort


Localisation :  Route de Saint-Cyr, 92290,  Châtenay-Malabry, département des Hauts-de-Seine.


Région : Ile-de-France


Année de construction :  X-XIe Siècle.




Architecture : 








Le donjon était construit sur un plan rectangulaire régulier, le style de construction semble avoir été le même que pour l’église Saint-Germain l’Auxerrois de Châtenay.

Sans doute détruit au XIVe siècle, le donjon est mentionné sur la carte des chasses, substructure d'une tour rectangulaire, talus et fossés à demi comble l'entourent, il s'agissait d'un plan rectangulaire régulier en moellons.
La seigneurie subsiste jusqu'à la fin de l'Ancien Régime





Matériaux : Moellons



Historique :

Les circonstances de l’édification et de la destruction du château-fort de La Boursidière sont très mal connues. Il aurait pu être construit au Xe ou au XIe siècle par le chapitre de Notre-Dame, pour être utilisé comme rendez-vous de chasse mais aussi comme élément d’une ligne de surveillance : d’autres donjons du même style existaient; l’un au-dessus de Buc, l’autre sur la route de Fontainebleau.

Le château aurait servi de prison au XIIIe siècle, avant d’être détruit au XIVe siècle, peut-être par les Anglais.
Selon une légende, la reine Blanche de Castille y serait venue délivrer les serfs de Châtenay et leurs familles emprisonnés par les chanoines pour non paiement de la taille. Elle aurait frappé de son bâton royal la porte du donjon, et à ce signal ses hommes d’armes auraient brisé la porte et libéré les serfs survivants, plusieurs ayant péri étouffés. Outrée par les protestations des chanoines, la reine aurait fait saisir leurs revenus temporels et détruire le donjon. Toutefois, selon d’autres sources, c’est à Paris que les serfs auraient été emprisonnés. Toujours est-il que les serfs furent affranchis quelques années plus tard suite au versement au chapitre d’une somme de 1 400 livres.







* Le patrimoine
http://fr.topic-topos.com/patrimoine-chatenay-malabry

http://www.culture.gouv.fr


Le tourisme
http://www.tourisme92.com/



 La ville de Châtenay-Malabry
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2tenay-Malabry

http://www.chatenay-malabry.fr/



La Boursidière














samedi 29 août 2015

Fiche historique, les forteresses; Nogent-le-Rotrou

























Fiche Historique N° 19






Le château a été bâti au XIe siècle à Nogent-le-Rotrou, ville du département de l'Eure-et-Loir, flanquée entre Le Mans et Chartres à l'intérieur du parc régional du Perche, par Geoffroi, fils de Rotrou de Mortagne. Brûlé par Salisbury et reconstruit sous Charles VII, il passa à Louis de Bourbon, à Sully qui le restaura en partie.
L'édifice comporte une enceinte circulaire flanquée de tours, protégée côté plateau par de profonds fossés dominés par un donjon roman rectangulaire, à cheval sur l'enceinte.




Armoirie du Perche






Dénomination : Forteresse


Localisation :  28230,  Nogent-le-Rotrou, département de l'Eure et Loir .

Région : Centre-Val de Loire


Année de construction :  XIe Siècle










Architecture : 







L'édifice comporte une enceinte circulaire flanquée de tours, protégée côté plateau par de profonds fossés dominés par un donjon roman rectangulaire, à cheval sur l'enceinte. L'accès est défendu par deux tours. 
Le donjon a perdu sa couverture, ses planchers et son crénelage. La cour a été nivelée au XIXe siècle, ce qui fit disparaître le fossé du donjon. 
Sur le rebord d'une terrasse intérieure, s'élève un puits du XVIe siècle, couvert par un dôme en pierre.


Le château Saint-Jean 


La partie la plus ancienne est une énorme tour carrée haute de 30 mètres et de 30 mètres de longueur sur chaque face formée et divisée par des murailles d' une épaisseur considérable. 
De cette tour part une enceinte de murs et de tourelles qui enclôt le haut du coteau, une partie plus moderne et mieux conservée est contiguë à la forteresse. Ce sont deux hautes tours à toits coniques qui flanquent la grande porte où l' on arrive par un pont. 
Derrière cette masse se trouvent des cours transformées en potagers et entourées de fragments d' autres constructions guerrières le tout, ensemble, est un édifice immense menaçant encore et majestueux.



Le château d'aujourd'hui possède de grandes salles pouvant accueillir régulièrement des expositions de peintures et de sculptures, mais surtout des expositions d'envergure sur des thèmes originaux aussi bien artistiques, historiques, ou ethnographiques. 

Au rez-de-chaussée, sont exposées dans les anciennes cuisines comtales les œuvres des peintres et sculpteurs locaux du siècle dernier.Camille Gaté et Louis Moullin en particulier, pour ne citer que les plus célèbres. 

Au second étage sont présentés les éléments de la vie quotidienne du Perche, témoins de l'histoire économique de la Région ; on y trouve donc le mobilier et les objets d'usage courant, issus des ateliers artisanaux et des industries : céramique, verrerie, vannerie, boissellerie, fonderie, etc... Gra vures, estampes, cartes anciennes font découvrir paysages et sites. Une place importante est désormais réservée au "cheval percheron", fleuron d'un élevage qui s'est répandu sur tous les continents.



Matériaux : Pierre



Historique :

A la fin du Xe siècle, le comte de Chartres installa l'un de ses fidèles lieutenants nommé Rotroldus, sur le site du château actuel dans le but de contenir les assaillants normands. Il y construisit le donjon de pierre. 

Aux XIIe et XIIIe siècles furent ajoutés sept tours et le mur d'enceinte afin de fortifier le site. 

Les comtes du Perche habitèrent le château jusqu'au début du XIIe siècle. En 1226, le Perche fut uni à la couronne de France faute de descendants. En 1428, pendant la guerre de Cent Ans, le château pris par les Anglais brûla entièrement. La carcasse du donjon fut alors laissée à l'abandon.

A la fin du XVe siècle, les demoiselles d'Armagnac firent restaurer les deux tours d'entrée en les surélevant et en édifiant un logis entre elles. Ceci leur offrit un logis agréable. 
Au XVIe siècle, Nogent et le château souffrirent des guerres de religion. 
A partir du XVIIe siècle il n'y eut plus de garnison au château. 
A la Révolution, le château servit de prison. Par la suite il passa par les mains de différents propriétaires, l'un d'eux entreprit même de le démolir pour revendre les matériaux. Il échoua heureusement dans sa tentative. 
Un autre au début du XXe siècle ajouta des créneaux au donjon qui n'en avait plus. Les dernières restaurations dont celle du donjon datent de 2003.
Classé monument historique et acheté par la ville de Nogent-le-Rotrou, le Château Saint-Jean après d'importantes restaura tions, abrite maintenant un musée municipal permanent sur l'histoire et les traditions locales comprenant de nombreux objets utilisés par les percherons au XIXe et au début du XXe siècle.








* Geoffroy du Perche
https://fr.wikipedia.org/wiki/Geoffroy_II_du_Perche

* Les seigneurs de Rotrou
http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Rotrou.pdf


* Le patrimoine
http://www.ville-nogent-le-rotrou.fr/patrimoine

http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee



























vendredi 28 août 2015

Fiche Historique, les forteresses; Goulancourt


























Fiche Historique N° 10






La forteresse de Goulancourt, située proche de Senantes, qui était le siège d' une châtellenie du vidamé de Gerberoy que Philippe de Dreux, prélat guerrier, fit fortifier pour la léguer ensuite à ses successeurs, elle fut réparée en 1307, mais on fut obligé de la démanteler vers 1420. Il ne paraît plus possible d' en restituer le plan.





Armoirie des comtes de Dreux








Dénomination : Forteresse


Localisation :  60650,  Senantes, département de l'Oise.

Région : Hauts-de-France (Picardie)


Année de construction :  Xe Siècle














Architecture : 

Au XIXe siècle les ruines de neuf tours, d'une porte ogive à tourelles hexagones, et du donjon encore haut de dix mètres sont encore visibles. Entourée de fossés et de boulevards, la maçonnerie des murs, en gris, a plus de deux mètres d'épaisseur.
La porte du sud était défendue par deux grosses tours dont les murs forment un massif de onze mètres.

Au XIXe siècle c'est une ferme, les restes de l'ancien château-fort sont des débris, dans une des tours il y avait la chapelle, fondée en 1312 par Simon de Nesle, dont les ogives étaient surmontées de roses. Un double fossé entourait les fortifications protégées par des ouvrages avancés. Une tour dite Houdan est encore debout au XIXe siècle, dans le bois du parc. Une autre, nommée Tour de Beigne, campe au bord du même bois, a été détruite depuis 1830.


Les vestiges de la forteresse de Goulancourt détruite au XVe siècle, existent encore dans la vallée de Bray près du hameau de ce nom commune de Senantes. C'était le siège d'une châtellerie du vidamé de Gerberoy que Philippe de Dreux, prélat guerrier, fit fortifier pour le léguer ensuite à ses successeurs. La place fut réparée en 1 307 mais on fut obligé de la démanteler vers 1420. Il ne paraît plus possible d'en restituer le plan L'une des tours montre les ogives à rosaces de la chapelle que l'évêque Simon de Nesles fonda en 1312, on remarque les traces d'un double fossé autour de la place et des restes d'ouvrages avancés notamment de tours dites Houdan et Baignecamp. Leur étendue atteste l'importance de cet ancien château.



Matériaux : Moellons





Historique :

Les vestiges remarquables de ce château-fort, là au milieu d'une prairie et traversée par les eaux vives et limpides de la rivière de Thève, étaient situés à Senantes, dans le comté de Beauvais, selon la charte du roi Robert, en 1015, le village avait une châtellenie considérable dont le siège était au hameau de Goulancourt, sous l'égide du vidam" de Gerberoy ".

Le château seigneurial était une forteresse importante, au voisinage de la Normandie. Elle fut réparée et fortifiée en 1357, lors de la visite générale des places du Beauvaisis et par ordre du Régent; mais les différentes guerres en amenèrent sa destruction en 1420, elle fut démantelée.
On établit un superbe palais qui fut la résidence des Evêques de Beauvais. Ce palais était au XIXe siècle une ferme. Les ruines de cette ancienne forteresse, qui subsistaient au XIXe siècle étaient remarquables par leur étendue. les murailles ont trois mètres trente de haut.

Goulancourt que l'on trouve aussi nommé Goulencourt, Goul lencourt et en latin Goslencurlis Goslenicurtis et Gidencuria, est situé dans la vallée de Bray, sur le ruisseau de Perez, qui prend sa source près d' Amuchy et va se jeter dans l'Epte.
C'était autrefois une importante châtellenie qui ressortissait du vidamé de Gerberoy, après sa fortification, Philippe de Dreux, évêque de Beauvais, la donna à l'évêché de cette ville. Depuis cette donation, les évêques de Beauvais ajoutaient à leurs titres de vidame de Gerberoy et de pair de France celui de châtelain de Goulencourt.La fortification du château fut effectuée pour résister, en cas de besoin, aux anglais, l'ennemi extérieur, et à la Jacquerie, l'ennemi intérieur.

Cette châtellenie comprenait; Senantes, Villers sur Auchy, Corbeauval, Amuchy, Hannaches, Epluques, Hanvoile, Glatigny, Orsimont, Hevecourt, Bazinecourt, Mousseux, Ville en Bray, Montreui,l Mollencourt, Avelon, Blacourt, Hodeng et Cuigy.

Après le second traité de Saint-Clair-sur-Epte, en 946, le roi de France fit construire près de la nouvelle frontière le château de Goulancourt. C'était une forteresse importante, le mardi avant la Toussaint de l'année 1312, Simon de Clermont, ou de Nesle, 64e, évêque de Beauvais, fonda par son testament au château de Goulencourt une chapelle sous l'invocation de Saint-ELoi et de Saint-Martin. Il assigna au chapelain 25 fr de rente sur le péage du pont de Mantes. Ce chapelain devait résider en son bénéfice et y dire la messe au moins cinq fois par semaine ainsi que le jour de certaines fêtes.

En 1315, après la mort tragique d'Enguerrand de Marigny, son frère, Jean de Marigny, 5e évêque de Beauvais, vint chercher la solitude dans son château de Goulencourt. Il y reçut, du roi, plusieurs lettres closes qui étaient comme un adoucissement à ses douleurs et un retour à la faveur. Une de ces lettres l'appelait à siéger à la cour des pairs devant laquelle était traduit le comte de Flandres, une autre pour juger avec quelques autres prélats; Pierre de Latilli, évêque de Chàlons et chancelier de France, sur lequel pesait une accusation capitale.

En 1419 le château de Goulencourt fut forcé d'ouvrir ses portes aux anglais, vers 1420, cette forteresse tomba en ruines. On construisit près de l'ancien château, une nouvelle résidence pour les évêques, qui, depuis le XIIe siècle, avaient presque toujours habité Goulencourt. Ce palais des évêques de Beauvais avait cinq viviers, un moulin, un parc et d'autres dépendances considérables.
En 1482, Jean de Bar, évêque de Beauvais, consacra en l'honneur de Saint-Cyr et de Sainte Julille, la chapelle de Goulencourt, qui avait été originairement fondée sous l'invocation de Saint-Martin et de Saint-Eloi.

En 1640, en réparant cet autel, on trouva écrite sur parchemin l'inscription suivante (qui rappelait le souvenir de cette pieuse cérémonie);
"o Anno Domini M CCCC LXXXII die dominicœ duo de cimo mensis Maii consecratum fuit hoc altare à R in Christo pâtre ac Dom D Joanne de Bar Belvac Episc ad laudem et honorem dei omni potentis gloriosce Mariœ nec non B Cyrici et Julitœ matris ejus martyrum et in eodem altari in hoc vase stameo osa Beatorum Bartho lomei Apost et Leodegarii Episc et Mart recondidit"

Les deux tiers des communes du Bray appartenaient à la châtellenie de Goulencourt, ces communes étaient les friches de la vallée qui s'étendaient sur les paroisses de Senantes, Villers sur Auchy, Ons-en- Bray, Blacourt, La-Chapelle aux Pots, Cuigy, Espaubourg-Saint-Germer et Saint-Aubin. L'autre tiers appartenait à l' abbaye de Saint-Germer.












* Les seigneurs de Dreux
http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Dreux.pdf

Philippe de Dreux



Le tourisme
http://www.oisetourisme-memoire.com/



 La ville de Senantes
https://fr.wikipedia.org/wiki/Senantes_(Oise)

http://www.conseil-general.com/local/mairies-villes-communes/mairie-senantes-60650.htm

















mardi 25 août 2015

Fiche historique, les châteaux-forts. Damartin-en-Goële






















Fiche N° X





Armorial appartenant à la France des capétiens

 





۩   Le Château-fort de Damartin,  à Damartin-en-Goële.









Le chateau-fort a été construit sur la commune de Damartin-en-Goële, dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. A une époque où il n'y avait ni route ni pont pour faciliter le passage, un chateau- Fort éxistait déjà, le bourg suit, autour du château, la destinée du Comté et vit une période faste après le mariage, en 1439, de Marguerite de Nanteuil avec Antoine de Chabannes.



















Dénomination : Château-fort


Localisation :  77230,  Damartin-en-Goële, département de la Seine-et-Marne .


Région : Ile-de-France


Année de construction :  Xe Siècle





Architecture : 

Vestiges de la forteresse





Une forteresse existe déjà vers 632, mais le premier comte de Dammartin connu est Manassès, décédé en 1037. Le château-fort, lui, était construit en briques et flanqué de huit énormes tours octogones. A la mort d' Anne de Montmorency, en 1567, il fut démantelé, mais ce n' est que sous l' empire que les ruines disparurent pour faire place à une promenade établie en grande partie aux frais du maire de la ville. En 1590 les ligueurs, maître du château de Damartin, soutinrent un siège assez long contre les troupes royales et ne se rendirent que par défaut de vivres.

Construites de pierres et de briques, Damartin était une puissante forteresse entièrement reconstruite par Antoine de Chabannes. Abandonné par les Montmorency, ses acquéreurs, le château sert dès lors aux Dammartinois comme carrière de pierre. Faute d'un sauvetage efficace, un maire, Hubert Lavollée réussit à acquérir le tout et à y aménager des promenades.



Matériaux : Pierre





Historique :

En 1230 la ville fut détruite par le feu, elle était autrefois défendue par un important château-fort qui existait déjà au Xe siècle. Le bourg suit, autour du château, la destinée du Comté et vit une période faste après le mariage, en 1439, de Marguerite de Nanteuil avec Antoine de Chabannes, capitaine des Ecorcheurs, compagnon de Jeanne d'Arc, tantôt embastillé et tantôt l'un des principaux personnages du royaume. Il rénove le château et construit la collégiale. Après son décès en 1488, plusieurs successions puis un procès épineux, la ville et son Comté sont acquis en 1554 par le connétable Anne de Montmorency, auquel par alliance, succèdent les Bourbon-Condé. Le site est alors négligé au profit de résidences plus agréables d'Ecouen et de Chantilly.









* Les seigneurs de Damartin
http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Montdidier-Dammartin-Ramerupt.pdf


* Le patrimoine
http://fr.topic-topos.com/patrimoine-dammartin-en-goele


Le tourisme
http://www.la-seine-et-marne.com/tourisme/offices-de-tourisme-77/



 La ville de Damartin
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dammartin-en-Go%C3%ABle

http://www.mairie-dammartin-en-goele.fr/




















vendredi 14 août 2015

Fiche historique, les châteaux-forts. Dormelles






















Fiche N° V



Armorial appartenant à la France des capétiens

 





۩   Le Château-fort de Challeau,  à Dormelles.











Le chateau-fort a été construit sur la commune de Dormelles, dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. A une époque où il n'y avait ni route ni pont pour faciliter le passage, le Fort de Challeau, à la sortie des marais défendait l'entrée du Gâtinais. Refuge et poste de garde, il fut édifié au XII ème siècle puis remanié pendant la guerre de Cent Ans. On peut apercevoir, sur la façade, une cononnière datant de cette époque, surmontée d'une fenêtre grillagée. La façade, encore intacte posséde aux coins des encorbellements dont les toits en poivrière ont disparu avec le temps.


















Dénomination : Château-fort


Localisation :  77130,  Dormelles, département de la Seine-et-Marne .


Région : Ile-de-France


Année de construction :  XIIIe Siècle, modifié au XVIe.





Architecture : 

Le château fort de Challeau est cité pour la première fois dans les Annales du Gâtinais. De plan carré, il est cantonné de tours en encorbellement, dont la partie supérieure est démolie. Son emplacement est choisi dans un but stratégique, à la sortie des marais de l'Orvanne, point de passage obligé entre les hauteurs surplombant la rive sud de la rivière, les buttes Beaumont et Montaigu.

Challeau est construit sur le modèle des forts de plaine, sans donjon. Ses mesures sont modestes : l'enceinte mesure 30 mètres de long sur 24 mètres de haut, alors que ces forts dépassent généralement 50 mètres. Outre sa fonction défensive, ce fort est également un refuge et un poste de gué, qui abrite une petite garnison.
La cour intérieure n'est pas couverte mais des constructions légères devaient être adossées aux murailles, comme en témoigne la présence de corbeaux en saillie. .

Ses murs ont une largeur de 24 mètres dont une épaisseur correcte pour l’époque de 1.30 mètres et une hauteur de 6 à 8 mètres. Il semble qu’il n’y a pas eu d’habitations mais de simples constructions légères adossées aux murs d'enceinte. Il est assez clair que ce fort spartiate n’était pas du tout préparé à un long siège ou d’une attaque frontale de grande envergure, il s’agit tout au moins de protection faible mais efficace face à des brigands ou autres.




Matériaux : Pierre





Historique :











Le fort de Challeau n’est pas à proprement dit un château fort, mais plutôt une place forte de taille réduite. Sa position stratégique dans la commune de Dormelles permettait probablement à l’époque de surveiller les alentours, malgré qu’il n’est pas du tout sur une position dominante, notamment très marécageuses et point de passage vers l’Yonne actuel.
Sa fonction principale était de servir de point de replis pour les villageois et les soldats. Sa taille très modeste ne comprenait donc à priori pas de garnison importante et permanente, tout au plus quelques gardiens ou une petite unité.

 Le château peut-être daté du XIIIe siècle. Il est cité en 1367. Il a appartenu à Bouchard III de Montmorency , Chevalier Conseille Chambellan , inquisiteur des eaux et forêts Seigneur de Saint Leu , Nangis et La Houssaye.
La guerre de Cent ans aura apporté une modification majeure, avec l’ajout d’une basse cour fortifié comportant des meurtrière canonnière, adapté aux nouveautés des armes à feux. On notera que les meurtrières canonnières sont à hauteurs d’hommes pour la basse cour et en hauteur pour la première fortification.









* Vicomte d'Orléans
http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Orleans_Vicomtes.pdf


Le patrimoine
http://fr.topic-topos.com/vestiges-du-chateau-fort-de-challeau-dormelles


Le tourisme
http://www.la-seine-et-marne.com/tourisme/offices-de-tourisme-77/



 La ville de Dormelles
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dormelles

http://www.dormelles.fr/






























jeudi 13 août 2015

Fiche historique, les châteaux-forts. Meulan






















Fiche N° XIV



Armorial appartenant à la famille des comtes de Meulan

 





۩   Le Château-fort de Meulan,  à Meulan.













Situé au confluent avec l'Aubette, sur la rive droite de la Seine, à 16 km environ à l'est de Mantes-la-Jolie, en Yvelines, Meulan loge encore les ruines d’un château-fort édifié au XIIème siècle.














Dénomination : Château-fort


Localisation :  78250,  Meulan, département des Yvelines .


Région : Ile-de-France


Année de construction :  XIIe Siècle.





Architecture : 








Pour arriver au pied du château il fallait d' abord franchir deux enceintes défendues par un fossé dont les crêtes étaient couronnées par des palissades qui protégeaient le chemin de ronde sur lequel étaient postés les archers. La porte en chêne massif de l'entrée de l'édifice, était suivie d' une longue voûte où tous obstacles imaginables avaient été accumulés ; tourelles saillantes portées sur des culs de lampe en défendaient l' approche, et du rang de machicoulis qui la surmontait, tombait une grêle de pierres, de poix fondue, de chaux vive et d' autres engins destruction.

 Le donjon était une énorme tour quadrangulaire d' un aspect formidable et d' une solidité de construction à toute épreuve, nulle saillie ne se détachait de cette masse sombre couronnée de créneaux et dont la seule porte étroite et basse se trouvait placée à plus de 4 mètres au dessus du sol. Comme dans la plupart des châteaux bâtis au XIIe siècle, on parvenait à cette porte au moyen d' une échelle. L' ensemble de ces fortifications offrait, dans son plan, un vaste triangle irrégulier flanqué de quatre tours principales.
Au milieu de cette enceinte s' élevait le Fort. C était un grand bâtiment, carré, percé de petites fenêtres et flanqué de tourelles de diverses hauteurs dont la toiture, en forme pyramidale, se terminait par des girouettes aux armes de France. Les murs de ce donjon avaient six pieds épaisseur, le fort était défendu à sa partie supérieure par deux étages de chemins de ronde, l' étage inférieur était muni de machicoulis, l' étage supérieur de créneaux et de meurtrières.
Un fossé alimenté par les eaux de la Seine entourait cette robuste citadelle qui communiquait avec la première enceinte par un pont, dont une partie, soutenue par une arche, était bâtie en pierre et dont l' autre portion se composait d' un pont-levis. Le même système de défense était appliqué aux deux ponts qui reliaient ile du Fort à la terre ferme.





Matériaux : Pierre





Historique :

Meulan a été une ville forte qui soutint de nombreux sièges. Du Guesclin la prit en 1364; les Anglais s'en emparèrent après trois mois d'efforts, en 1423 (La Guerre de Cent Ans); Mayenne dut lever le siège qu'il en avait entrepris, ce qui mérita à la cité la reconnaissance de Henri IV. En 1638, Louis XIII ordonna qu'on établît à Meulan une communauté de religieuses de l'Annonciade, en faveur de Charlotte du Puy de Jésus Maria, dont les prières venaient, disait-on, de faire cesser la longue stérilité d'Anne d'Autriche. Ce couvent, commencé seulement en 1670 et terminé en 1683, a fait place, depuis, à de jolies maisons bourgeoises.
La ville prit de l’importance au Moyen Âge, devenant le siège du comté de Meulan, zone tampon entre la Normandie et le domaine royal ; des ponts, des remparts et un château y furent alors construits. Pillée par les Vikings menés par Rollon en 878, la ville fut rattachée au domaine royal en 1204 par Philippe Auguste.

Sous le gouvernement des comtes de Meulan, une forteresse domine la ville ; les chemins de ronde partent de la citadelle et sillonnent la colline. Ce sont aujourd'hui des ruelles, serpentant entre les anciens murs d'enceinte. Certaines d'entre elles sont constituées en partie d'escaliers, comme la ruelle des 124 degrés. Le roi Charles V convaincu que les troubles de Paris ainsi que le pillage du vexin et de l'ile de France, n' avaient été que le résultat de la négligence apportée à la conservation des places fortes de la Normandie, et surtout de la citadelle de Meulan, résolut de remettre cette dernière en état de défense pour la guerre de l' époque, avec ses îles qui la rendaient maîtresse de la navigation et ses deux ponts qui lui permettaient d' opérer sur les deux rives du fleuve.
La ville de Meulan était en effet une position très importante, Duguesclin qui en connaissait la solidité, ne put qu' approuver la résolution du monarque. La nouvelle forteresse construite après la destruction de l'ancienne fut tracée par Pierre de Sarmaise, ancien gouverneur de Macé le Barbier, et par l ingénieur Jean Barde tous deux choisis par Duguesclin pour diriger ces travaux qui commencèrent en 1365 et se continuèrent jusqu en 1379.










* Iles de Meulan, leurs habitations, histoire de la ville
http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1823

http://www.persee.fr/web/revues/


* Les comtes de Meulan
https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_comtes_de_Meulan
http://racineshistoire.free.fr/LGN/PDF/Meulan-Beaumont.pdf


* Le donjon
https://maintenance-et-batiment.blogspot.com



Le tourisme
http://www.pnr-vexin-francais.fr/Meulan



Pour en savoir plus:




 La ville de Meulan
https://fr.wikipedia.org/wiki/Meulan-en-Yvelines

http://www.ville-meulan.fr/