mercredi 8 février 2017

Fouilles archéologique, Blois
























۩   Enceinte castrale, Blois



Classé monument historique depuis 1845, le château royal de Blois présente un magnifique panorama de l'art et de l'histoire des châteaux de la Loire. Ses quatre ailes, entourant la cour, forment un exemple unique de l'évolution de l'architecture française du XIIIe au XVIIe siècles. L'édifice évoque, par sa diversité de styles, le destin de 7 rois et de 10 reines de France.




Les vestiges d'une tour d'angle de l'enceinte castrale du XIIIe au XVIe siècle

Située dans l'ancienne avant-cour du château de Blois, dans l'angle nord-est de l'enceinte castrale, érigée au cours du XIIIe siècle sur la place de l'ancienne armurerie, appelée la Grange de l'Artillerie, une partie trouvée comprend une des tourelles de l'enceinte. La construction d'un petit pavillon d'habitation au XIXe ou au début du XXe siècle a entraîné la démolition de la partie arrière de la tour : seule reste la moitié extérieure, saillante par rapport au tracé de l'enceinte. Une étude archéologique a montré que la partie subsistante de la tourelle correspond plus ou moins au dernier niveau. Deux ouvertures partiellement conservées représentent des ouvertures contemporaines à la construction de la tour (construction primitive ou reconstruction) : il s'agit peut-être des vestiges d'archères qui devaient couvrir les murailles de chaque côté de la tour ou, plus probablement des portes qui assuraient la circulation entre la tour et le chemin de ronde. 
A l'intérieur, le piquetage partiel des enduits a mise en évidence l'insertion d'au moins deux fenêtres, sans doute vers la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle. Une phase de réaménagement de ces deux ouvertures représente une condamnation partielle suivie par la mise en place d'un décor d'enduits peints dont l'état de conservation a permis d'observer l'organisation générale du décor. Celui-ci consiste en au moins trois panneaux rectangulaires composés de cadres dé couleur vert clair, peint sur un fond de badigeon blanc. A l'intérieur de ce cadre, on observe successivement un cadre jaune puis une fine lisière noire, séparés par des espaces blancs, qui encadrent des motifs figuratifs. Ces derniers sont peu distincts mais les couleurs vert et marron évoquent des paysages. Ces panneaux sont rythmés par des colonnes peints en imitation de marbre rose avec des chapiteaux d'ordre ionique dorés. Le percement des fenêtres et la création du décor peint pourraient s'inscrire dans les transformations de l'avant cour entre la fin du XVe et le début du XVIe siècle. L'arrivée de Louis XI et de sa cour initie un mouvement de lotissement de cet espace à la faveur des propriétaires privés pour la construction d'hôtels particuliers pour loger les proches du roi, ses officiers et le personnel. Les maisons actuelles qui occupent le côté nord de la Place du Château conservent encore des éléments de ces bâtiments. Les transformations opérées dans la tour correspondent alors à la perte progressive des fonctions défensives à la faveur de celles de l'habitation, un processus observé pour la tour de Foix, aménagé en trésor et logis pour la Chambre des Comptes à partir des années 1540.



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La tour circulaire du Foix, située légèrement en retrait, près de l'aile Gaston d'Orléans, est un vestige des fortifications féodales du XIIIe siècle. Plus caractéristique d'une forteresse médiévale, elle offre un panorama sur la ville, la Loire et l'église Saint-Nicolas de Blois. Cette tour défendait au Moyen Âge l'angle sud-ouest du château ainsi que la porte du Foix, située au pied de l'éperon rocheux. Perdant son rôle défensif au XVIe siècle, Gaston d'Orléans fit aménager à son sommet un observatoire astronomique qui se présente sous la forme d'un petit pavillon en briques rouges et pierres, accessible par une tourelle d'escalier garnie de bardeaux de bois, elle aussi édifiée au XVIIe siècle. S'élevant sur quatre niveaux, dont trois voûtés, éclairés par des meurtrières en étrier, son niveau inférieur aujourd'hui situé en sous-sol formait autrefois le rez-de-chaussée avant le remblaiement de la terrasse au XVIIe siècle.

















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