jeudi 21 décembre 2017

Fiche Historique, les Châteaux-Forts. Dordives




















Fiche N° IV










۩   Le Château de Mez-le-Maréchal, à Dordives

Effleurant la Seine-et-Marne, Dordives, posé dans la vallée du Betz, est située dans un crocheton à l'extrémité Nord du département du Loiret, la commune, il y a quelques temps, a aceuillie le château de Mez-le-Maréchal. Placé au Nord de Montargis et à deux pas de Château-Landon, ce château-fort maintenant en ruine a servi de place forte en son temps.














Dénomination : Château-Fort 


Localisation :  45680, Dordives, département du Loiret

Région : Centre Val-de-Loire


Année de construction : XIIe siècle





L'Architecture

Le château forme un ensemble de constructions en ruines n'ayant pas subi de remaniements importants depuis sa construction, qui date de la seconde moitié du XIIe siècle. Ce château-fort était couronné d' une enceinte rectangulaire d'environ 60 m de côté, il était défendu par quatre tours placées aux angles. Sur l'une des faces, deux autres tours flanquaient la porte d'entrée. Excentré dans l' enceinte, un donjon rectangulaire flanqué de quatre tourelles faisait office de point d'appui, de guet, de défense. Appuyés sur deux faces des courtines s'étendaient, des bâtiments d'habitation, il reste quelques fragments et des substructions.

Au-dessus du chemin qu'on appelle encore, dans le pays, chemin de César, celui qui conduit au vieux pont, à 200 mètres du département de Seine-et Marne et à deux kilomètres à droite du village de Dordives, on voit au milieu d'une garenne, et sur une légère hauteur, un ancien château-fort, de l'aspect le plus pittoresque. Il a appartenu à la comtesse Ruau, laquelle possédait Egreville-la-Ville, et aujourd'hui cette curieuse habitation est occupée par un cultivateur.
 Cette forteresse, construite en petit appareil fort bien conservé, entourée de larges fossés garnis du côté du sud de leur contrescarpe, munie d'une bonne muraille avec quatre tours placées aux quatre coins, et d'un donjon de forme ronde, n'est abordable que du côté du nord. On y pénètre par une jolie porte flanquée de deux tourelles qui commandaient un pont-levis. Cette curieuse construction, qui doit appartenir au XIIe ou au XIIIe siècle, rappelle un peu par sa disposition, mais dans des proportions plus modestes, le château de Vincennes, dont il a l'aspect moins grandiose, quoique tout aussi seigneurial. Nous ne pouvons rien dire de son histoire: elle nous est inconnue; mais si les artistes veulent prendre, en fait de châteaux moyen-âge, ce que les plus charmants modèles du genre peuvent leur montrer, ils n'ont qu'à visiter ce curieux manoir. Une grande cour, de forme équilatérale, bornée par les fortifications qui l'entourent complètement, renferme du côté ouest le donjon ouvert et abandonné, mais d'un fort bel aspect, puis une antique demeure du coté du sud, qui sert aujourd'hui de bâtiment d'exploitation et auquel se trouve adossée une terrasse ou palier d'escalier soutenu par une arcade. Quant à la demeure de l'agriculteur, elle est plus moderne que les autres constructions et se trouve appuyée contre la muraille du côté est, à la suite d'une sorte de grange ancienne. Les pigeons et les autres habitués de la ferme se sont emparé du donjon, et sur le pavé de cette cour, de paisibles animaux remplacent aujourd'hui les coursiers bardés de fer que l'on exerçait jadis au combat sur ses dalles abandonnées. En dehors des fossés, et à une centaine de pas du château, du côté ouest, on voit une chapelle qui porte le nom de Chapelle du Château. Ce petit édifice, dans lequel on disait, le 15 août de chaque année, une messe était suivie d'une fête de nuit, laquelle fête a motivé depuis quelque temps, nous a-t-on dit, l'abandon de toute cérémonie religieuse. Cet édifice est extérieurement très-simple; cependant, il est pourvu, dans la partie qui regarde le château et qui forme l'abside, de deux éperons qui en soutiennent les murs latéraux et d'une porte d'entrée dans la partie qui fait face à l'orient. Au-dessus de cette porte, on voit un écusson grossièrement gravé sur la pierre, et qui porte sur un champ uni, coupé et endenté sur les bords, trois étoiles en chef. Un timbre grille de profil et orné de lambrequins surmonte ces armes, qui devaient appartenir à l'un des anciens seigneurs de Metz-le-Maréchal.





Matériaux : Pierre





L'histoire

Ce cas unique d'un château-fort construit à la même époque que le Louvre de Philippe Auguste a conservé toute l'élévation de son enceinte du début du XIIIe siècle. Le centre de la cour révèle la ruine d'un premier logis noble de la seconde moitié du XIIe s, son achat par Philippe le Bel en 1313 fait entrer le château dans la couronne. Les aménagements d'une résidence royale sont encore visibles.
Sur le territoire de la commune se situe le château-fort impressionnant construit par les premiers seigneurs du Mez, il appartenaient à la famille Clément, au temps de Philippe-Auguste (1190) mais dans la plaine et non sur le promontoire car il correspond à la fortification de l'ancienne place forte romaine qui rappelle dans son architecture le château de Vincennes.
































































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