samedi 2 décembre 2017

Fiche Historique, les Châteaux. Le Malesherbois



























Armorial du royaume de France (ancien)

 








۩   Le Château de Rouville, à Le Malesherbois


Aux Nord du Loiret et de la vallée de l'Essonne, pratiquement à la limite de deux départements francilien, la Seine-et-Marne et l'Essonne ou, à une quinzaine de kilomètres il serait possible d'apercevoir la forêt de Fontainebleau et sa ville royale, ce joli château privé néo-renaissance mérite un détour. Fortement restauré au XIXe siècle, il fut édifié sur les ruines d'un ancien château-fort en 1492 par Hector de Boissy, panetier de Charles VIII. La forteresse primitive a jouée un grand rôle durant la guerre de cent ans.










Dénomination : Château


Localisation :   45300, Le Malesherbois, département du Loiret.


Région : Centre-Val-de-Loire


Année de construction :  1492, XVe siècle....



L'architecture : 

Autour du château, deux autres bâtiments font partie de l'histoire du domaine. Tout d'abord, le pigeonnier, dont le toit en pente douce est typique de la Beauce. L'endroit a abrité jusqu'à 1.000 nids. À l'époque, plus un seigneur avait de pigeons, plus il était considéré comme riche. L'utilité du volatile était multiple. « Il était utilisé comme voyageur, mais servait aussi de nourriture. De plus, ses fientes étaient un bon engrais pour les cultures », raconte Paulette Sailler. Le pavillon de chasse est à côté. Aujourd'hui, seule la chasse aux sangliers est pratiquée. Les anciennes écuries servent au rangement du matériel. Quant à l'ancienne ferme, elle fait désormais office de chambres d'hôtes.

Le château de Rouville, reconstruit en 1492, adopte aujourd'hui un plan rectangulaire en U autour d'une cour centrale terrassée. La courtine est a été démolie au 18e siècle. Ce logis défensif médiéval a été restauré vers 1846 par les architectes Châtelain et Lavenant, qui proposaient l'adjonction d'une tour polygonale demi-hors-oeuvre au centre de la façade est. Une tourelle suspendue reposant sur un cul-de-four était prévue dans l'angle sud-ouest. L'intérieur a été fortement modifié. A partir de 1863, Ernest et Alphonse-Gabriel d'Aboville ont fait restaurer le château par l'architecte Magne dans un style néo-Renaissance en construisant notamment une galerie adossée à la courtine ouest et en régularisant les ouvertures. Certaines boiseries intérieures ont été complétées par d'autres provenant des châteaux de Chemault (démoli en 1850) et de Rumont (aujourd'hui en ruines). L'ancienne église paroissiale médiévale de Rouville a été rachetée en 1816 par les propriétaires qui en ont fait une chapelle privée et qu'ils ont restaurée (porche, vitraux, maître-autel). Les communs sont conservés à proximité du château, autour d'une basse-cour, ainsi qu'un pigeonnier. L'ensemble est situé au nord-ouest d'un vaste parc paysager planté après 1850 en conservant des essences déjà en place, qui descend vers le cours de l'Essonne. L'orangerie du 18e siècle a été conservée dans le parc.

Flanqué de quatre tours, dont la plus grosse est un donjon percé de meutrières encore visibles aujourd’hui, ce château fut un point fort pendant la guerre de Cent ans et plus tard à la Révolution. Vers 1580, il devient la propriété de la famille italienne de Fera-Rouville avant d’être racheté en 1846 par la famille d’Aboville, toujours maîtres des lieux. Habité, la visite du château ne concerne que les extérieurs.

Passé la chapelle, le chemin longe la façade nord, considérée comme la plus ancienne (les fenêtres ayant été percées au 19ème). En contournant le logis des seigneurs, on rejoint la cour d’honneur du château : celle-ci fait face à une grande prairie qui s’étire jusqu’à la vallée de l’Essone. Entourée d’une enceinte allant du bas de Malesherbes jusqu’au village de Rouville, la propriété est en effet limitrophe à la Seine-et-Marne, le Loiret et l’Essone dont le cours d’eau s’écoule en contrebas sur 2-3 km. Sur la droite, s’élance l’arbre le plus majestueux du château : un noyer d’Amérique de 4,5 m de circonférence. Côté architecture, la cour d’honneur affiche un style neogothique. La courtine qui la fermait a été abattue et refaite au 19ème siècle par Magne. Trois galeries superposées ont ainsi été aménagées pour ouvrir sur la vallée et faire communiquer les deux ailes du château. À droite, on notera un chemin de ronde en haut de la quatrième tour surmonté du blason des d’Aboville et à gauche la poivrière réstaurée en 2009.

Le château était à l'origine pourvu d'une cour intérieure close. Il était constitué de deux corps de logis; l'un au nord, flanqué de quatre tours servait d'habitation et l'autre au sud qui servait de communs. Ils étaient reliés par deux courtines qui fermaient la cour. A la Révolution, la courtine Est fut abattue et les fenêtres élargies. Puis au XIXe siècle, le comte Ernest d'Aboville fit restaurer le château par un élève de Viollet-le-Duc.



Matériaux : Pierre



Historique:


 C'est un vaste domaine de trente hectares, bordé par la forêt de Fontainebleau et l'Essonne. Place importante de la Guerre de cent ans et de la Révolution française, le château-fort de Rouville reste pourtant méconnu. Situé à quelques encablures de Malesherbes, il domine la vallée avec ses quatre tours. Les archères et meurtrières ont été conservées, bien que bouchées.

En effet, le château est la résidence principale de la famille d'Aboville, qui en est propriétaire depuis 1850. Plusieurs familles se sont succédé à Rouville, comme l'explique Paulette Sailler : « Le château a appartenu à Hector de Boissy, qui était le panetier du roi Charles VIII. Ensuite, la famille De Fera Rouville en a été propriétaire durant 250 ans, avant la famille d'Aboville. » Les corps des anciens propriétaires du domaine, Jean Victor De Fera et son épouse, ainsi que Louis de Boissy (héritier d'Hector de Boissy), reposent au sein de la grande chapelle ouverte au public. L'édifice religieux date du XIII e siècle et regorge de symboles. Outre les vitraux qui impressionnent tant par leurs couleurs que par leur réalisme, une épitaphe réalisée par M. Magne – qui a participé à la restauration du château au XIXe siècle – retrace la vie de Louis de Boissy, et renferme le cœur de ce dernier.















* Sur la base Mérimée
http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee

* Sur wikipédia
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Rouville



La Ville de Les Malesherbois




































Aucun commentaire: