vendredi 6 mai 2016

Fiche historique, les châteaux-forts. Bresles





















Fiche N° VII



Armorial appartenant à la France des capétiens

 





۩   Le Château-fort de Bresles, à Bresles.







Couvrant une superficie de 2 044 hectares, le territoire communal est constitué de paysages variés, faisant la transition entre le Plateau Picard et la vallée du Thérain. Au Nord, il empiète sur un vaste plateau calcaire dont les terrains sont propices aux grandes cultures en openfield.
Situé à 12 kilomètres à l' Est de Beauvais, sur la route de Clermont, là s' élevait anciennement un château-fort et une maison de plaisance des évêques de Beauvais.


















Dénomination : Château-fort


Localisation :  60510 Bresles, département de l'Oise.


Région : Hauts-de-France (Picardie)


Année de construction :  XIIIe siècle 





Architecture : 

Le château fut construit en 1210 ou 1212 par Philippe de Dreux, Louvet (Avocat-historien connu du XVIe siècle) dit: "Cette forteresse était proche et contigue des confins et limites de la comtesse de Clermont en Beauvaisis qui était parente du comte de Boulogne."

Une résidence, aussi prestigieuse soit-elle, se transforme au cours des ans. Le château qui a près d'un millénaire, n'a plus grand chose à voir avec ce qu'il était en 1013 où Bresles devint propriété de l'évêché de Beauvais, l'évêque prenant le titre de comte de Beauvais.
 Ainsi, en 1212, dans l'insécurité résultant du régime féodal, Philippe de Dreux, cinquante-septième évêque de Beauvais, célèbre à la guerre, compagnon de Philippe-Auguste, fait transformer sa maison de plaisance de Bresles en château-fort, avec fossés remplis d'eau et donjon. Une partie sera ruinée bientôt par la comtesse Catherine de Clermont et son allié le comte de Danmartin. En 1214, Philippe de Dreux fit réparer sa forteresse, non sans avoir rasé, pour se venger, celle que la comtesse de Clermont avait érigée en 1187 à La Neuville-en-Hez. Pendant la longue période où les rois de France luttent à l'intérieur pour asseoir leur autorité, le château-fort n'est pas épargné, les évêques, soutenant le plus souvent leur souverain (l'exception la plus célèbre sera Pierre Cauchon qui dirigea le procès de Jeanne d'Arc en 1431). A la fin de la guerre de Cent ans (1453) le château est en ruine.





Matériaux : Pierre





Historique :


Avec la défaite et la mort de Charles le Téméraire (1477) et le traité d'Arras (1482) rattachant la Bourgogne à la France, le calme revient.
En 1498, l'évêque Louis de Villers fait reconstruire le château. Celui-ci est encore défensif, bien qu'agrémenté d'un parc, de pièces d'eau, d'un jardin. Ses successeurs continueront son oeuvre. Pendant ce début de la Renaissance ils bénéficient, à Bresles, d'une résidence agréable.  Malheureusement, les troubles reprennent avec les guerres de religion. L'évêque Odet de Châtillon, qui avait fait du château un palais et un haut lieu de culture, adopte le protestantisme. Il est destitué en 1568 et remplacé par Charles de Bourbon puis par Nicolas Fumée qui sera bientôt trouvé trop tiède par les Ligueurs commandant Beauvais (la Ligue était menée par des nobles catholiques s'opposant à la venue d'Henri IV le protestant au trône ; Nicolas Godin, maire de Beauvais, était un de leurs chauds partisans). Nicolas Fumée se retire à Bresles où il reçoit Henri IV en 1589. Cependant les Ligueurs ne désarment pas. Le 19 novembre 1590, ils investissent le château, le pillent ainsi que le village, et emprisonnent l'évêque.
Le 5 janvier 1591 Bresles est repris par Lanoue pour Henri IV. Une première fois repoussés le 6 mars, les Ligueurs reprennent la forteresse le 24 octobre 1591. Mais le commandant de Gerberoy pour Henri IV est fait prisonnier par les Ligueurs. Pour sa libération, ceux-ci exigent le démantèlement des forteresses de Gerberoy, Ons-en-Bray et Bresles. Henri IV accepte, et le 28 octobre 1592, l'envoyé de Beauvais à Bresles rapporte que les fossés, les retranchements sont comblés, les ponts levis, les tours, abattus, et que la garnison est partie à Mouy avec ses canons. C'est la fin de la forteresse.
Le 5 novembre 1592, le commandant de Gerberoy est libéré. Le château est aussitôt restauré.  Pendant la "guerre de Trente Ans" (1619-1648), le nord est menacé.
En 1634 on tente de redresser la forteresse.
En 1636 les Espagnols ravagent la Picardie... et Bresles. Le temps des châteaux-forts est désormais révolu. Le cardinal de Forbin-Janson, de 1699 à 1708, fait aménager un véritable château de plaisance : les restes des fortifications et le pont-levis sont démolis, un corps de logis est élevé le long de l'église, à la suite du pavillon central, pour communiquer du château à l'aile ancienne. Des travaux seront cependant nécessaires en février 1715, quand la fonte des neiges et de fortes pluies endommageront le château et ses dépendances, inonderont le bas du village, et détruiront des habitations.
En 1779, la toiture sera refaite avec de l'ardoise et deux frontons seront construits, l'un donnant sur le parc, l'autre sur la cour.  Quand la Révolution arrive, le château est une riche demeure qui ne porte pas de traces visibles des constructions les plus anciennes car le chapitre de Beauvais, propriétaire des locaux, ne se souciait pas plus que ses contemporains de la conservation du patrimoine historique.


Une petite histoire autour du château 

Le château fut construit par Philippe de Dreux, il était proche et contigue des confins et limites de la comtesse de Clermont en Beauvaisis qui était parente du comte de Boulogne. L'évêque, Philippe de Dreux, pouvait dorénavant endommager le pays de cette dame, elle en fit part à Renault de Dammartin, comte de Boulogne, lequel tout aussitôt vint ruiner la forteresse. L évêque se ressentant injurié ne faillit d' user de revanche car sachant que Raoul comte de Clermont avait fait bâtir de nouveau en 1187, le bourg et le château de la Neuville en forêt de Hez, il le fit avec forces et rasa le château à fleur de terre. Ce fait fut la cause de la guerre entre les deux seigneurs; l' un d'eux, l' évêque, était favorisé par le pape et le roi de France Philippe Auguste, l' autre par l' empereur Othon et le roi d' Angleterre. Or la guerre que notre dit évêque avait contre le comte de Boulogne s' échauffa tellement qu' elle fut la cause de la bataille de Bouvines le 25 juillet 1214 où l évêque de Beauvais conduisit ses troupes avec l évêque de Laon, son frère. Le comte d' Armagnac commandait à Bresle en 1417, il battit Philippe de Joyeuse près de Beauvais. Pendant la ligue, le château de Bresle fut assiégé par les ligueurs et défendu par Nicolas Fumée, évêque de Beauvais, il s' y était réfugié après avoir refusé d' entrer dans leur parti. Les ligueurs attaquèrent le château, s' en emparèrent et firent l' évêque prisonnier.











* Le patrimoine à Bresles
http://www.culture.gouv.fr


Tourisme Aisne
http://www.evasion-aisne.com/fr/Patrimoine-de-France/Incontournables-du-patrimoine/




La ville de Bresles
https://fr.wikipedia.org/wiki/Bresles


http://www.bresles.fr/
























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