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samedi 7 novembre 2015

Fiche historique, les édifices. Courpalay































Fiche N°4







Le château de La Grange-Bléneau est situé à Courpalay en Seine et Marne au milieu de la triangulation Melun, Provins, Coulommiers, il est voisin (30kms) avec Chessy un peu plus au Nord-Ouest, il flirte avec l'Yerres et se dessine derrière une floppée d'arbres. 
La Grange-Bléneau est une ancienne maison forte ayant appartenue à Lafayette, dont l'origine remonte en partie au XIVe siècle, il fut remanié au XVIIIe siècle.

Le château et sa chapelle font l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques le 15 avril 1942.








Dénomination : Maison-forte


Localisation :  77540,  Courpalay
département de la Seine-et-Marne.

Région : Ile-de-France


Année de construction :  XIIIe Siècle







Le château et la ferme existent au XIIIe siècle. Au XVIIIe siècle, il s'agit d'une petite paroisse ne comptant que quatre feux : le château, la ferme, la maison du jardinier et celle du garde-chasse. La seigneurie, comme celle de Courpalay, relève directement du roi à Melun. Pendant les troubles de la minorité de Louis XIII, le prince de Condé et ses troupes s'emparent du château de la Grange. Composé de trois corps de logis flanqués de cinq tours en grès, ce château possède une entrée voûtée et accostée par deux tourelles. Le marquis de La Fayette, qui participe à la fondation des États-Unis d'Amérique, s'y retire lors de son retour en France, après le 18 brumaire..

En 1363, Ancel de La Grange dans un aveu décrit sa résidence comme : « Ancel de la Granche, chevalier seigneur dudit lieu et de la Grange du Breuil en brie, tieng et avoue tenir en fief... Premièrement ma maison fort de la Grange, chastel, pourpris et appartenances à tous les fossés et la basse-cour et le colombier, la ville close de fossés si comme tout se comporte laquelle maison et chastel est forteresse ancienne ».
Le droit de pêche y est réglementé, et tout contrevenant s'expose à une amende : « Item la pescherie et seigneurie en la rivière d'Ierre, de la pont de rosay jusque assez prez du moulin de Courtemer et en rivière toute justice haute moyenne basse et de corriger et punir les pescher poessons prenables tant a gens nobles et aultres »...
 Le prince de Condé et ses troupes s'en emparent lors des troubles de la minorité de Louis XIII. Adrienne de Noailles le transmit à son mari, le général de La Fayette, qui y vécut de 1802 à sa mort en 1834. Le château a été repris par René de Chambrun Pineton de son cousin Louis de Lasteyrie en 1955, descendant de Lafayette. Il est aujourd'hui la propriété de la Fondation Josée-et-René-de-Chambrun.

Une chaussée séparant l' étang de Vizi de celui du Grand Moulin, qui réunit toutes les eaux, située au sud, permettait seule l'accès au château. A l'Ouest, un pont-levis s'abattait, il faisait parti d'un donjon quadrangulaire faisant bastion d'angle, et servant d'entrée au château; on l'appelait la Tour du Gouverneur. 
Une longue voûte, sur les pieds droits de laquelle sont creusées les coulisses de la herse, formait l'arrivée ou vestibule, elle était protégée par des archières ou meurtrières verticales dirigées en tous sens vers les courtines. Un corps de garde voûté avait été pratiqué à droite dans l'épaisseur des constructions. Toute la chaussée de ce donjon est bien conservée, mais les trois étages qui la surmontaient n'existent plus, l'escalier seul a survécu sous un beffroi hardi, qui, construit entièrement en grès selon l'usage de la Brie, s'élève à plus de 33 mètres. Dans ce donjon, défendant l'entrée d'une citadelle, se trouvait l'appartement du gouverneur et les prisons d' État. Un mur dont on voit encore les arrachements, formait la clôture méridionale du château et supportait une galerie de communication entre l' habitation du chef militaire et le premier étage d'un édifice religieux consacré à la sainte-Vierge par Charles V en 1352. Divisé en chapelle basse et en chapelle haute, comme la Sainte-Chapelle de Paris, ce temple était situé à l'angle du château que les eaux des étangs protégeaient contre les attaques. L' entrée du gouverneur dans la chapelle haute s'annonçait par une porte biaise pratiquée dans la façade et qui, par sa position, déterminerait suffisamment la hauteur du plancher qui divisait les deux étages si l'on n'en retrouvait la place indiquée par des trous de solives dans les parois intérieures du temple. Ce plancher n'éxiste plus, il était soutenu dans la longue portée des poutres par des colonnes dont les fragments furent trouvés en place lors des fouilles pratiquées.



Matériaux : Pierre






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Châteaux, château-fort, donjons
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