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dimanche 3 mars 2019

Fiche historique, les châteaux. Le château de Parnes






















Armes de la maison de Valois







۩   Le Château d'Alincourt ou Hallaincourt, à Parnes












Parnes, est une commune qui fait partie du canton de Chaumont-en-Vexin, de la communauté de communes du Vexin-Thelle et de l’arrondissement de Beauvais, elle est installé au bord du ru du cuderon dans le département de l'Oise, sur l'axe Chaumont-en-Véxin-Vernon, à quelques kilomètres de la vallée de l'Epte et de Magny-en-Véxin, elle fait face à Saint-Clerc-sur-Epte et l'ancien Duché de Normandie autrefois situé de l'autre côté de la vallée de l'Epte, en Normandie. L' Ile-de-France étant encore le royaume de France. Village autrefois fortifié, Parnes est resté avec un pied dans le moyen-âge, encore lié avec son château.











Dénomination : Château


Localisation : 60 240, Parnes, département de l'Oise

Région : Hauts-de-France



Au château d’Alincourt à Parnes, les deux ailes du bâtiment ne sont pas contemporaines : la partie gauche en moellons crépis avec les angles en pierre de taille est la plus ancienne et date de la seconde moitié du XVe siècle, l’aile en brique et pierre date, elle, du tout début du XVIe siècle ; elle est due à Pierre Le Gendre, trésorier de France sous Louis XII et François Ier.
On trouve dans ce château deux éléments intéressants: les tourelles d’angle en encorbellement, très similaires aux précédentes ; l’appareillage des murs offre une petite variation par rapport au corps de bâtiment. La tour d’escalier octogonal est également intéressante. Elle est surmontée de créneaux percés d’archères, avec mâchicoulis sur consoles, qui sont totalement inutiles si l’on considère les autres ouvertures de l’édifice (et notamment celle du rez-de-chaussée du pignon) et qui ne sont là que pour souligner et mettre en valeur l’entrée principale du bâtiment. Un dernier point enfin reflète l’architecture défensive dans la terminologie. Il s’agit des donjons, symboles du pouvoir féodal par excellence. Ce terme de donjon est repris à cette époque charnière entre le Moyen Âge et la Renaissance pour désigner des tours carrées. Ce nouveau type de donjon n’a pas fonction de forteresse défensive. On le retrouve à Parnes, où effectivement la grosse tour qui fait office de porterie porte ce nom, tout en ne présentant plus les éléments réellement défensifs : épaisseur des murs, petites et rares ouvertures, mais en en conservant l’aspect général avec une forme carrée, des tourelles d’angle qui rappellent des échauguettes. On peut le voir également à Ambleville, château dont la façade est dans le pur style Renaissance et qui reprend l’emplacement d’un château plus ancien, où la forme carrée du donjon, agrémenté de tourelles d’angle en encorbellement a été gardée, essentiellement pour le prestige, et dont la fonction défensive est nulle. Le donjon reste associé à cette période encore au XIXe siècle.
Ces éléments sont l’apanage des plus riches demeures. Ce sont des organes superflus, réellement utilisés comme « marqueurs » du rang social et de l’autorité du propriétaire. Tous les petits seigneurs du Vexin ne pouvaient pas se permettre ces fantaisies.

Le château d'Alaincourt forme un ensemble étonnant de constructions disparates mises en scène sur un vaste terre-plein artificiel dont les arbres du parc constituent le décor. Un manoir existait déjà lorsque Pierre Le Gendre, Trésorier de France sous les règnes de Louis XII et François 1er, fait l'acquisition du domaine en 1488. Il agrandira considérablement le manoir primitif, travaux poursuivis aux XVIe et XVIIe siècles par la puissante famille de Neufville-Villeroy dont plusieurs membres seront titulaires de charges importantes pendant cette période. L'église, toute proche de Magny-en-Vexin, conserve les tombeaux de plusieurs d'entre eux.

Escortée par un puissant colombier, la chapelle est un édifice très simple et homogène composé d'une nef unique et d'une abside à cinq pans. Son seul ornement est le portail, percé au nord et composé de deux colonnes cannelées qui supportent un entablement couronné d'un fronton triangulaire. Un blochet de la belle charpente en carène porte la date de 1576, date qui se retrouve sur la petite tribune. Accessible par un escalier à vis, en pierre, elle débouche sur une petite galerie contemporaine qui communiquait avec des appartements aujourd'hui disparus. Une grille en bois sépare le chœur de la nef.

Vers 1565, Nicolas de Neufville de Villeroy (1542-1617) éleva le mur d’enceinte fortifié qui clos les 100 hectares de parc dont il ne reste que trois côtés. Ils poursuivirent l’agrandissement et la transformation de l’ensemble des bâtiments et du domaine, notamment la poterne, et le colombier de pied. Il fit édifier, de plus, une chapelle dédiée à Saint Eutrope (1576). Ce personnage avait une poste important à la cour puisqu’il était secrétaire d’état sous Charles IX, Henry III, Henry IV et Louis XIII. Il se faisait d’ailleurs appeler : « le Seigneur d’Alincourt ».


Un peu d'histoire

Pierre Le Gendre, trésorier de France de Louis XII et de François Ier était le fils de Jean Le Gendre, trésorier des guerres, seigneur de Villeroy (mort en 1512). Il a acheté en 1488 le domaine d'Alincourt avec les seigneuries de Parnes et de Saint-Gervais. Il a été receveur des tailles et subsides à Rouen entre 1485 et 1498. Il voyageait souvent entre Rouen et Paris, et cette implantation dans le Vexin français se trouvait assez proche de ces deux villes, dans une région d'où était originaire la troisième épouse de son père, Françoise de Damport.
À partir de 1498, il s'était fixé à Paris. Il y a été prévôt des marchands en 1508-1509. Il passa son temps, entre son hôtel particulier à Paris (aujourd'hui détruit), le Vexin et le château médiéval. Il a fait dans son domaine des travaux importants. Il a ajouté au manoir médiéval de nouveaux bâtiments lui donnant une physionomie singulière. Pierre Le Gendre, seigneur d'Alincourt et de Magny-en-Vexin, est mort en 1525. L'inventaire après décès a été dressé le 18 février 1525. Il s'était remarié en 1512 avec Charlotte Briçonnet, appartenant à une famille bourgeoise riche et anoblie. N'ayant pas eu d'enfant, il avait testé en faveur de son neveu, Nicolas II de Neufville. Son corps a été enterré au cimetière des Innocents, à Paris, et son cœur dans l'église de Magny-en-Vexin. La famille de Neufville-Villeroy a fait faire des travaux au XVIIe siècle. L'église de Magny-en-Vexin conserve les tombeaux de plusieurs d'entre eux. Le château a été la propriété de la femme politique FN Katherine d'Herbais de Thun et de son mari Pierre-Guillaume. Certain stages d'entraînement du DPS, le service de sécurité du parti, s'y déroulent, par exemple en mars 1992. Il sert aussi de lieu de tournage pour des films. Il a été racheté en janvier 2009 par Alain Duménil. L'ancien propriétaire ayant loué le parc à un camping, 80 familles y habitaient. Elles furent forcées de quitter les lieux. Le château a été classé au titre des monuments historiques par arrêté du 1er février 1944.




Matériaux : Moellons, pierre de taille, brique, pierre









Les places fortes entourant l'Ile-de-France

Châteaux, châteaux-fort, donjons


Le monde des châteaux







































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