vendredi 2 février 2018

Fiche Historique, les Châteaux-Forts. Bonsmoulins


























 




۩   Le Château de Bonsmoulins, à Bonsmoulins


Située à la limite de la Normandie et du Perche, au Nord-Est du département de l'Orne, Bonsmoulins appartint longtemps aux comtes du Perche. La commune est ancré entre de deux villes, Evreux et Alençon, proche du parc régional du Perche,  Bonsmoulins fut jadis un centre important relevé de ses ruines vers 1100 par Henri Ier d'Angleterre, qui, sur l'emplacement du vieux château, fit construire une place-forte redoutable.












Dénomination : Château-Fort 


Localisation :  61 380, Bonsmoulins, département de l'Orne

Région : Normandie






L'Architecture

La forteresse de Bonsmoulins, Bonum, molendinum, bâtie par Henri Ier roi d' Angleterre vers 1100 sur les débris d' un château primitif, ne conserve plus qu' un vieux pan de muraille fort élevé avec un reste de tour dans laquelle il y a un puits profond solidement construit en grison gris. Le triple rang de fossés qui entouraient son enceinte était visible au XIXe siècle.

Les ruines actuelles ne donnent qu'un très faible aperçu de ce que pouvait représenter la forteresse à l'époque. A partir de documents d'époque, la forteresse semblait formée d'au moins deux enceintes circulaires (murailles) et de trois fossés dont le second communiquait avec la rivière à proximité (l'Iton).
Le lieu semble avoir été l'enjeu de luttes importantes au XIIe siècle. Pendant la guerre de Cent Ans, le château est occupé par une garnison anglaise. Afin de contribuer à son entretien, le roi Henri VI lève un impôt en 1431.

Un grand pan de muraille fort élevé, avec un reste de tour, en font la partie principale, un puits profond solidement construit en grison gris est également bien conservé. Entre la tour et le pan de muraille s'élève une haute butte de terre traversée en tous sens de murs épais, dont il est assez difficile de reconstituer le plan d'ensemble; cependant la partie qui longe le dernier fossé de l'enceinte laisse voir très visible la penture d'une des deux portes d'entrée. On distingue également les murailles formant la seconde enceinte, auprès de laquelle on remarque les restes d'un bâtiment assez élevé et qui, d'après sa forme circulaire à une extrémité pouvait être une petite chapelle; c'est contre cette deuxième enceinte que se trouve le second fossé communiquant avec la rivière d'Iton; il est encore en partie rempli d'eau et sert d'écluse au moulin voisin.
Le troisième fossé, qui porte comme les deux autres le nom de Fossé-le-Roi, n'est plus maintenant, sur une certaine longueur du côté de Saint-Aquilin, qu'un petit ruisseau, limite des deux communes. Enfin, l'on rencontre à quelque distance de larges tranchées ou de vieilles routes, se dirigeant vers Verneuil ou Essay; elles marquent l'emplacement de chemins qui conduisaient au château.





Matériaux : Pierre





L'histoire

Le lieu semble avoir été l'enjeu de luttes importantes au XIIe siècle.
Relevé de ses ruines, vers 1100, par Henri 1er d'Angleterre, qui sur l'emplacement du vieux château fit construire une place forte redoutable, Bonsmoulins avait été donné à Richer de Laigle par Rotrou, gendre du roi, en 1137. Devenu un vrai repère de brigands, il fut repris, treize ans après, en 1150, par Geoffroy d'Anjou. Après plus de deux siècles de tranquillité relative, quand les luttes avec l'Angleterre recommencèrent, la forteresse déjà vieille, subit le sort de toutes les places fortes du Perche et tomba au pouvoir de l'envahisseur. C'était en 1418 : Jean Triptofs, qui avait eu les honneurs de cette capture, s'empressa de remettre en état le château dont il venait d'être nommé capitaine; ce qui ne l'empêcha pas dix ans après, en 1429, d'être repris par le compagnon de Loré, le capitaine Ferbourg. Celui-ci, par ordre du duc d'Alençon, le conserva sous son commandement pendant quatre ans. Elles suffirent à peine à réparer les ruines causées par le dernier siège. En 1433, le comte d'Arondel s'empara de nouveau du château à la suite de combats longs et sanglants, et le fit complètement raser. Les débris accumulés redisent la triste histoire de Bonsmoulins et les boulets en pierre trouvés dans ces ruines démontrent ce fait fort remarquable, de l'emploi du canon dans le siège des forteresses normandes, durant les premières années du XVe siècle.
Pendant la guerre de Cent Ans, au XIV-XVe siècle, le château est occupé par une garnison anglaise. Afin de contribuer à son entretien, le roi Henri VI lève un impôt en 1431. Après les guerres de religion et la restauration du pouvoir royal par Henri IV, de nombreux châteaux sont démantelés après l'édit de Nantes afin d'éviter les sièges de résistance : le château de Bonsmoulins est démantelé ainsi que ceux d'Exmes et Essay à partir de 1600.
Le château sera détruit en 1443 par le Comte d'Arundel qui, envahissant la Normandie, fut vexé de la farouche résistance de Ferbourg de Bonsmoulins. La forteresse fût alors brulée et démantelée (murailles, tours, donjons, ...).

Bonsmoulins appartint longtemps aux comtes du Perche.
































































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