mardi 18 décembre 2018

Fiche historique, les édifices. Maillebois





































Fiche N° II


Ferme fortifiée du Rouvray, à Maillebois





Placé entre Dreux et Chartres sur l'axe de Rambouillet, au Nord-Ouest du département de l'Eure-et-Loir dans la région naturelle du Thymerais, ancien pays du Perche sous la dynastie mérovingienne,  cette ancienne place forte, sans doute un ancien château-fort transformé au cours du XVIIe siècle, fût une véritable forteresse vers l'an 960, elle a été fortifiée, ceint d'une enceinte.










Dénomination : Château-Fort


Localisation :   28 170, Maillebois, département de l'Eure-et-Loir.


Région : Centre-Val-de-Loire


Année de construction : Antérieur au Xe siècle





Cette ferme, sans doute un ancien château-fort transformé au cours du XVIIe siècle, a été très remaniée depuis. De tous les bâtiments qui la composent, seule la porte fortifiée a gardé son caractère. Elle présente un bâtiment carré dont l'accès se fait par un pont à arches en pierre qui a sans doute remplacé un pont-levis. Elle donne accès à la cour par un grand porche à arc surbaissé en briques, s'élevant sur la hauteur du rez-de-chaussée et du premier étage, donnant lui-même accès à un autre passage en plein cintre qui mène à la cour. Aux angles sont encore visibles les encorbellements d'anciennes échauguettes.
Ancien château-fort pendant la guerre de Cent ans, il ne reste aujourd'hui qu'une seule tour de cette ancienne place forte. Des fossés, qui devaient être emplis d'eau et consolidés par une muraille, entouraient cette forteresse. Les fondations des autres tours sont encore visibles. Il reste à voir le pignon et la croisée de la chapelle.

Situé au bord de la route de Verneuil, sur le Plateau, la ferme du Rouvray réunit autour d'une vaste cour, un ensemble de bâtiments de diverses époques, isolés par de larges douves, maintenues en eau par l’inclination naturelle du terrain qui permet aux eaux de pluie de ruisseler dans le bon sens.
Le nom de Rouvray, vient du chêne rouvre, commun au temps des Gaulois, devenu très rare et qui portait le gui sacré des druides. Ce gui n’a rien à voir avec celui qui parasite nos pommiers et auquel on ne peut guère trouver d’autre utilité que celle du bouquet de fin d’année sous lequel embrasser nos amoureux.
Le Rouvray, habité depuis fort longtemps, de par son nom revendique une origine celtique et probablement fut un lieu sacré. Les traces de cette civilisation sont nombreuses dans le périmètre : Mainterne, village voisin dont le nom a pour origine maën-tal (extrémité de la roche) et la ferme proche de la Lucazière , lieu vraisemblablement dédié au culte de Lug , dieu de la lumière. On peut supposer qu’au temps des Gaulois une forteresse était établie sur l’emplacement du Rouvray. Mais des constructions en bois des Gaulois, il ne reste plus rien, sauf le nom d’un hameau voisin : La Plesse. Une Plesse était une fortification avancée, défendue par un maillage de branches, de ronces et d’aubépine. Le mot de plesse désigne toujours dans le Perche une clôture végétale de préférence épineuse. Il en est resté le plessis qui désigne la défense avancée d’une forteresse.
En suivant l’ordre logique des choses, le Rouvray, situé à deux kilomètres de la voie romaine qui passe à Blévy, fut probablement une villa Gallo-Romaine. Vers 960, le Rouvray est une véritable forteresse, enceinte de murailles en silex renforcés de puissants contreforts et entourée de fossés alimentés par les eaux de pluie et maintenus en eau par la pente naturelle du sol. Ces douves sont toujours en état. En été, en période de sécheresse, on peut en se promenant le long des douves, voir des traces de ces constructions, en particulier sur la face Nord. Une seule tour subsiste, peut-être du XIIe, et on distingue encore les fondements des autres. Place-forte pendant la guerre de cent ans, les bâtiments actuels supportés par une charpente du XVIe, datent dans leur ensemble du XVIIe siècle, sauf bien entendu, les bergeries dont on peut situer la construction vers le début du XIXe.
Toujours est-il que de ce passé, nous n’avons aucune preuve formelle.
En 1460, un an avant la mort de Charles VII, le Rouvray dont la suzeraineté dépassait largement les limites de Maillebois, devint un simple manoir. François de Courseulles bailli et capitaine de Dreux, épouse Jacqueline Le Barrier, fille d’un écuyer, seigneur du Rouvray qui lui apporte en dot, outre d’autres seigneuries : le Rouvray. Les terres, alors d’une étendue considérable, jouissaient de droits seigneuriaux dont Maillebois dépendait. Plus tard, vers la fin du règne de Louis XV, les seigneurs du Rouvray en difficulté, furent expropriés et les seigneurs de Maillebois réunirent les terres à leur domaine ce qui leur donna les droits de haute, moyenne et basse justice. En 1552, Pierre de Courseulles achète le domaine de Dampierre.
En 1587, Jean de Courseulles est valet de chambre ordinaire du roi Henri III et possède un important patrimoine. Son fils François devient conseiller du roi Louis XIII, achète les domaines de Fortisle et de Tréon. Il meurt en 1649( la Fronde). Il est inhumé à Dampierre qui est resté le lieu de sépulture de la famille de Courseulles.
Sous le règne de Louis XIV, commence une période de difficultés. Les forges de Dampierre sont vendues au duc d’Enghien. Son acquisition par le marquis de Maillebois , vers 1740. S’ensuit une longue période de fermage jusqu’au rachat en 1860 par Mr Paris maire de Saint-Maixme. Le destin du Rouvray fut dernièrement lié à celui du domaine voisin de Maillebois.



































Le château





































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