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mercredi 7 septembre 2022

Fiche historique, les châteaux. Rozet-Saint-Albin













Blason de la France ancienne





Entre Château-Thierry et Soissons, au Sud-est de son département l'Aisne et bordée d'anciennes places fortes du moyen-âge sur une plaine se partageant en bois et culture, Rozet-saint-Albin au XVIIe siècle vit un château se bâtir. 

 







Dénomination : Château

Localisation :  Rozet-Saint-Albin, 02 210
Département de l'Aisne.

Région : Hauts-de-France






 Le château de Pringy s'abrite au pied de la falaise et au niveau du banc de tuf, il en a suivi l'orientation N.E.-S.O., et ne s'en écarte que de la largeur d'une cour étroite formant passage. Aucun vestige ne subsiste du manoir médiéval. Les éléments les plus anciens sont tournés vers la falaise et présentent des sections obliques sans caractères architecturaux, qui ne remontent guère au de-là du début du XVIIe siècle. Seule une tourelle carrée, d'âge voisin, éclairée par deux niveaux de petites meurtrières, témoigne d'un souci défensif qu'on conservait encore dans les manoirs du XVIe siècle.
La noblesse du Valois avait au XVIe siècle peuplé de manoirs toute la périphérie de la forêt de Retz, ce n'est que vers le milieu du XVIIe siècle que l'émulation gagna le seigneur de Pringy, un Saveuse. Dernier venu dans le mouvement et Père des manoirs révolue, l'architecte lui bâtira une maison de plaisance d'un genre qui est peu répandu dans la région. Les travaux furent entrepris avec souci d'économie, on devait conserver le revers du précédent local et greffer contre lui l'édifice nouveau. Celui-ci se compose d'un très long corps de logis avec étage, éclairé par deux rangées de 13 hautes fenêtres, et ce logis est flanqué par deux ailes courtes pour encadrer une cour.
La construction fut en pierre du pays, avec harpes (non saillantes) les intervalles moellonés cachés par le crépi ocré, caractéristique du pays d'Orxois. Les accès étaient ouverts dans les ailes, qui aussi contenaient les escaliers. L'aile de gauche garde encore son impressionnant escalier à balustres de bois, qui se poursuit jusqu'aux combles. Toute l'oeuvre est d'une très grande simplicité, mais non pas dépourvue d'harmonie. C'est une création de genre Louis XIII où l'on a négligé les rituels de surélèvement, lucarnes de pierre et toitures élancées. Peu de transformations ont depuis été apportées, sinon qu'au milieu du logis, il a été pratiqué un large vestibule, dans lequel on a placé un escalier monumental de pierre, avec rampes de fer forgé d'époque Louis XIV. Au palier de l'étage on montre la porte qui ouvrait à l'oratoire domestique qui débordait sur l'extérieur.

cette chapelle se trouve d’ailleurs signalée par Houllier en 1783. C‘est enfin pour répondre à cet escalier qu’on a, en façade, plaqué l’avant-corps surmonté d’un fronton. Derrière le château on a tenu à donner à la falaise plus de coquetterie et plus de solidité, on l’a revêtue d‘un haut mur de grès, épaulé de contreforts. Les nombreuses boves qu’elle recèle ont été perforées avec soin, elles sont profondes, larges, avec voutes en cintre ; elles servaient de dépendances à usages variés. L’une près du colombier montre deux rangs de niches, ce dut être un poulailler. Les boves se poursuivent dans la basse-cour. La basse-cour ou ferme jouxtait le château à sa gauche. La clôture existe encore mais les bâtiments ruraux ont disparu, le colombier seulement a été conservé. C‘est une tour carrée de pierre, de même âge et mode de construction que le château, elle possède deux ceintures de larmiers, ses côtes ont 7 mètres et sa hauteur sous corniche en atteint.
Il est exceptionnel de rencontrer un colombier de cette importance. Au devant de la cour d’honneur, le tapis de verdure s’incline au moyen de terrasses jusque les rives de la rivière d’Ourcq, distante de 90 mètres. 







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